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mes en France, de l’ordre de S. Augustin, dans Fran-che-Comté, au diocèse de Besançon, sur c °. *
au-dcffous de Pontarlier. Elle a commencé par un na-mitage, que bâtit un nommé Benoît, & dont ePût le nom. Les chanoines réguliers s’y etabhrencommencement du douzième siécle, fous le gouvetnkncnc du nommé Hardouin, en qualité de prieur, oPeu après cette maison sut érigée par i’archevequeabbaye , quì pafîaen commende dèsl'an ijoi. buebuit mille Uvres. , , xinr-
MONT-BOSSE , montagne en France , dans la JNomandie. 11 y a une mine de fer.
Mont - BIìENTOS , monastère de Onartreux
SuiUe j ' ■ — —
bo 5 «ns la partie occidentale du canton de Fri-
p. 6j ’ d'Estavayer. * Délites de la Suijse , t. z.
ctr^^^'CALVAIRE (Le), où Jesus-Christ fut0 Al e ' au couchant septentrional de Jérusalem. Voyez.
1 Ur\ AlRE ’
j» n ^,T-CAPITOLlN. Voyez Capitole.j^^T-CARMEL. Voyez Carmel.d e vr ^T-CASSIN , montagne d’italie, au royaumebaye a j/ S ’ & au sommet de laquelle est la célèbre ab-p at(; . du Mont-Cassin , où saint Benoît , cet illustreç e * arc be des moines de l’Occident > fonda fa règle.t et( ; l0n astere acquit une si grande réputation de sain-v * c d es tois quitter leur couronne pour yR a , bnir leurs jours. De ce nombre furent entr'aimess oi d S ’ r °* des Lombards, Carlcnnan , frere de Pépin ,^ e ftan ce , 6c plusieurs aunes.tagn ^ abbaye est située fur la pointe d’une haute mon-d e j. ’ a trois milles de la petite ville de San-Germano,sp ac j° rte qu'on i'apperçoit de fort loin. Les cloîtres fontïe Co eux > & les religieux en très-grand nombre. On ypt-L ^ on y défrayé les étrangers. L'eglífe est fortpq. E 6c parée d’oniemens 6c de peintures. Les ern-cj eil rs > les rois & autres grands princes lavoient an-U )a j etlle nt enrichie, à l’envi, de présensconsidérables ;Pstmḭ UCes ces trehestes furent pillées plusieurs fois >les Lombards , ensuite par les
S ^ rCl " ent
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s e ‘ ns * Après que les Lombards l’eurent détruit, iln e b a ,P'ès de cent quarante ans, pendant lesquels onêc n ç en!a point à le rétablir. II fur quelque tems désertsûli t e - servir de retraite qu’aux bêtes sauvages. Quelquesre t j , 1,Cs s’y établirent , & y menerent une vie très-rp^ ee ' Le pape Grégoire 11 pern.-i: à Perronax de le
tirent
& d'y mener des Bénédictins de Rome , quiavec les solitaires qui y étoient déja. Le pape
ju t j a û c favorisa cet établissement, 6c l’exempta dc lade f *^'00 de l’évêque du diocèse. * Abrégé de l'HìJl.
ç' rcire de S. Benoît , 1 . 4. c. 2.subsn faint Leu, qui avoit été si heureusement rétabli,H„ ç * a encore, 6c fur dans un état florissant pendantèvite r ° llne P a ' T 'e du IX siécle ; mais ensuite il ne putcans/. * a tempête des Sarrazins, & ces barbares h’yL° ni b ent P as moins de désolation qu’avoient fait lesav 0 j t as ds trois cens ans auparavant, puisqu’après cnles a tUe Labbé & quelques religieux, ils obligèrentïéane res ^'abandonner leur cloître 6c de se retirer àdit ou Us emporterent ce qu’ils avoient pu sauverD a 0t êc des titres du monastère.rep eu ? des tems plus tranquilles , le Mont-Cassin seHag es P a dc religieux, 6c fut fécond en saints person-ele j Us ’ e î nt t , autres depuis le commencement du XI fié-a ' J milieu ; on en compte jusqu'à douze. *Pag, ^ e Fleury , Histoire ecclésiatique , liv. y9.
1 mÍ?* NT ~ ŒNIS - Voyez Cenis , tfi . t .
Moht c ^ T -CENIS , Mons Scnum , Mons Sems ,Fraucç lnt f us > Moniicimum , Mons Cenifîmis , ville dede Dn ' tíans duché de Bourgogne, à quinze lieuescette de' 1 ’ ^ à quatre d’Autun. Elle est du diocèse de^' r une/'^ ^ 2 titre debaronnie. Sa situation esttablez - p 1T,inencc , entre trois montagnes assez confide-nt, nord, aU ^di, l’autre à l’occident, la troisièmea >ie>e, a U trouv 5 Fur cette derniere les ruines d’unv ille qu’ ateau st u .‘ étoit assez fort. II n’y a dans certe^ierg c . U ” e P ai °isse, fous l’invocariou de la sainte^c de s/ e r\' t0 -* t autrc L ) is sous celle de saint Laurentmt Denis, On y trouve un monastère d’Ursu-
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lines, & un hôpital. Mont-Ccnis est la vingt-uniémeville, qui députe aux états de Bourgogne ; son circuitest d environ quinze cens pas. 11 y a un siibdélégué dePintendant de Bourgogne, grenier à sel, un corps deville, un bailliage royal , auquel est unie une chancel-lerie ressortissante au parlement de Dijon. 11 y avoirautrefois une châtellenie royale ; maïs elle a été sup-primée avec la plupart des autres châtellenies royalesde la province, Sc réunie au bailliage par un édit dumois d'Avril 1 / 49 - Entre les hommes illustres que cetteville a produits , on compte Jean de la Vesvre, vivantdans le seizième siécle, connu par plusieurs ouvragescn langue hébraïque & latine; N. Boiveau , grand-croix de saint Louis, gouverneur des Invalides; Mel-chtor Cochet de Saint Valiter, président aux requêtes dupalais de Paris, auteur d’un excellent traité de 1 in-duit.
On fabriquoit autrefois des draps, des étamines 6cdes serges à Mont-Cenis; mais ces manufactures fontpresque entierement tombées.
Le bailliage royal de Mont-Cenis est très-ancicn. LeCharollois en dépendoit ; mais on l’en a désuni depuisplusieurs siécles, pour en faire un bailliage particulier.Celui de Mont-Cenis a douze lieues de longueur de-puis Créôt jusqu’à Usseau ; quatre de largeur de-puis le Pont d’Anjou jusqu’à Bianzy. II est limité àl’orient par le bailliage de Châlons , au midi par celuide Charolles , au couchant par celui d’Autun , & ailnord par le dernier & par celui de Beaune. Une partiedu bailliage- de Mont-Cenis est dans la plaine ; l’autreest coupée par des montagnes assez considérables, furlesquelles on trouve beaucoup de simples. Le terroirde ce bailliage est en général sablonneux Sc aride; lesvins qu’il produit font foibles; le froment y est rate;mais le seigle y vient en abondance.
On y trouve une quantité prodigieuse d’excellentcharbon de terre, & le pays est tout rempli de forêts;mais les habitans n’en retirent aucun avantage, parceque la difficulté des chemins rend le transport dw char-bon & du bois trop dispendieux, ce qui ne scroit pas ,si l’on consiruisoit le lac de Long-Pendu. Voyez ce mot.Si l’on rendoit la Dehune flottable, elle faciliteroit lcdébit du bois ; faute de ce secours, les habitans lelaissent périr fur pied. En pratiquant des grands che-mins, le débit du charbon de terre deviendroit aussi plusfacile. Les vallons, qui font entre les montagnes , four-nissent de très-bons pâturages; le gibier 6c le poissonde ce bailliage passent pouu être excellais.
On trouve dans ce pays, près du hameau de la Cou-ronne, paroisse de Torcy, un banc de cailloux d’unrouge pale: ils font ordinairement gros comme un grainde bled > taillés naturellement à cinq faces, 6c se ter-minent en pointe triangulaire. Quelquefois ils fontséparés; mais ordinairement ils font joints ensemble6c forment des grouppes ir réguliers à peu près de lagrosseur d’une noisette. 11 est, pour lors, presqti’impos-sible de les désunir fans les casser. Ces cailloux sent sidurs, qu’on peut s’en servir pour couper le verre ;mais ils s’égrainent à la longue. Outre cette curiositénaturelle, il s’en trouve une autre qui paroît encoreplus digne d’attention. C’cst un rocher mouvant qui estcomme planté dans la partie la plus rapide, 6c du cô-té du midi de la montagne d’Uchon, laquelle est si-tuée dans le bailliage de Mont-Cenis. Ce rocher estcomposé de deux pierres; celle de dessous est un peuconcave ; celle de dessus a environ sept pieds de hau-teur, vingt-sept ou vingt-huit détour ; le dessus est pres-que plat, 6c dans fa circonférence elle présente six facesinégales ; fa base est de forme ovale ; elle est posée surcelle de dessous, à laquelle elle est, selon les appa-rences, unie par un pivot d’une forme si pariculiere,que la moindre impulsion suffit pour la mettre en mou-vement, un enfant même qui la pousse avec les mains,l’agite assez pour qu’une petite croix d environ deuxpieds de hauteur, qu’on a placée dessus, decrive une:portion de cercle de plus d’un demi-pied. Les forcesréunies de plusieurs personnes ne font pas faire à cettepierre un mouvement plus considéiable; mais il nefefait que du nord au sud 6c du sud au nord , quelquechose qu’on ait faite pour lui en donner un du coujTom. IV, Z z ij