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Les fontaines (b) Sc les ruisseaux qui coulent de cfesmontagnes y produisent quantité d’herbages , qui fontla principale ressource du pays, pour la nourriture &l’engrais des bestiaux. La montagne qui est entre Châ-teau-Chinon & Châtillon , se trouvant directementexposée au midi & à l’abri du nord par le moyen desautres montagnes qui la couvrent de ce côté-là , est lafeule où il y ait des vignes. La douceur de cette ex-position Sc la bonté du plant, font que le vin en estfort bon. Le Morvan s’étend le long de la riviered’Yonne : il est presque tout du diocèse d’Autun ; maisil n’est pas des dépendances du duché de Bourgogne,du moins pour la plupart. Les lieux les plus remarqua-bles de cette contrée font
Vezelay, Château-Chinon, Auroux.
(a) Longuerue, Description de la France, part 1.p. m. ( b) Figaniol, Descript. de la France, t. 6.p. 169.
Morvìnnm Pagus a toujours été le nom d’une con-trée. Les preuves qu’apporte de Valois pour assurerque c’étoit un village , font très-foibles. La vie d’un S.Eptade, solitaire, écrite au sixième siécle, celle de saintGermain de Paris, les miracles de saint Germain d'Au-xerre écrits au neuvième siécle, & plusieurs autresmonumens font mention du pays de Morven, & au-cun des anciens qui puissent passer pour authentiques ,n’en fait ni un bourg ni un village.
1. MORVEDRO ou Morviedro , ville d’Espagne ,au royaume de Valence, à quatre lieues au nord dek ville capitale de ceìyaume , environ à deux millesde la mer, fur un rocher élevé , au bord d’une rivierequi porte son nom , Sc appellée anciennement Turu-11s. Cette ville est ancienne, & ce font les restes de1a fameuse & infortunée Sagonte, qui avoir été bâtiepar les Zacynthiens, qui lui avoient donné le nomde leur patrie. Voyez. Sagonte. Aujourd’hui on knomme Morvedro, en latin Muriveteres , à causedes vieilles murailles qui s’y trouvent, & qui font con-noître la grandeur & l’étendue de l’ancienne Sagonte.En y entrant on voir fur la porte de la ville l'inscrip-tion suivante, à demi effacée, faite à l’honneur del’Empereur Claude II, successeur de Gallien :
Sénatus populusquiSaguntinorumClaudio
I N V I C T O. P I o. F E L. I M P.
C A E S. PONT. MAX,
T R I B. P O T. P. P.
P R O C O S.
A une autre porte, qui eslr près de l’église, on voltune tete d’Annibal, faite de pierre ; près de cette égli-se, on monte au-dessus du roc, où l’on voit les mu-railles Sc les restes d’un vieux amphithéâtre de 357pieds romains d’étendue dans son dcmi-cercle, com-posé de vingt-six bancs l’un fur l’autre , taillés dans leroc. Les voûtes en sont si épaisses Sc d’une structurest massive & si forte, qu’ellçs se sont conservées avecles bancs jusqu’à présent depuis tant de siécles ; & ilseroit bien difficile de les démolir. Au-dessus de l’am-phithéâtre paroît un vieux château ruiné. + Délie es d’Es-pagne » pag. 565.
2. MORVEDRO ou Morviedro, riviere d’Es-pagne , au royaume de Valence. Elle traverse ce royau-me du couchant au sud-esl ; & elle se jette dans lamer au-dessous d’une ville dont elle porte le nom,après avoir passé à Se gorbe. C’est le Turulis de Ptolo-mée. * Délices d’Espagne , p- J 4 k
MORVILLIER , bourg de France, dans la Nor-mandie > élection de Neufchâtel.
MORUINNUM. Voyez. Morvan.
MORUMA. Voyez. M u ru M.
1. MORUNDA, ville de Médie. Ptolomée, /. 6. c, 2.U place dans les terres, entre Laraffld Sc Tigrana.
1, MORUNDA , vijle de l’inde , cn-deçà du Gan-
MOS
ge, Ptolomée, l.j.c.i. la donne aux peuples Att>la met dans les terres.
MORUNGEN, petite ville d’Allemagne, au ^de la Baffe-Saxe, dans le duché de Brunswick,P re .f ebois de Solling, à deux milles d’Einbeck. Elle tut F*en 1466 par les troupes que les villes AnseawCmirent en campagne contre les princes de Bruns* Zeyler , Top. Infer. Saxon. ,
MORUNTES, peuple des Indes, selon Pline»v. 20. II les fait voisins des Masua.
MORUS. Voyez, Marisus Sc Sycaminos. t , j a
MORYLLOS, ville de laChalcidie, contrée a ^Macédoine , selon Ortelius qui cite Ptolomée, í ' ^ trC13. cependant ce dernier la place dans la Parax» e >
Chatte. Sc Antigonia PJasphara. - r |é
i. MOSA , nom latin de la Meuse. Nous en av011 ^ 0 nssuffisamment sous le nom moderne où nous matsi ^le cours de cette riviere, lequel n’a guère change,n’est vers son embouchure. César , B. Gall. I- 4 - c ' ^dit qu’elle a sa source au mont de Vosge qui e ^confins du pays de Langres , M osa pr osait ex tVose go qui est in finibus Lingonum. De fa source >» c ^jusqu’à fa jonction avec le Wahal, qui est une b sadétachée du Rhin, & parte quadam Rheni ret'.p íU s^appellatur Valis , insulam esprit Batavorum. ll v ’ eUt a; 0 nque la Meuse forme Tisse des Bataves par fa í° n \\avec le Wahal, dont elle porte les eaux dans la Jjp;dit qu’elle s’y jette à quatre-vingt mille pas Set ^ ^par où il a voulu marquer la distance des emhou . ,res de ces deux fleuves : Ne que longiùs ab eo M 1 ntpajsuum lxxx. in Oceanum Quelques-uns v °l f
le cours de ces rivières changé en beaucoup de cn° ^se sont mis en tête que la jonction du Wahal &Meuse se faisoit assez près de leur embouchure cotí,íí> ^(edans la mer. En ce cas César auroit eu t° rr ,^ e n.joflque la Meuse forme Tisse des Bataves. Lepr j°° , £ ^,se faisoit aux mêmes lieux où elle se fait encore, c ^à dire , auprès du fort faine André, entre Megh clïl ^ rBommel. Ces rivières setant ainsi mêlées en eeldroit, & ne trouvant pas qu’un seul lit fûtpour elles, sc partagèrent de nouveau pour sedre entre Dalem, Vorcum Sc Louveslein; mais la ^f. s>avant que d’y arriver, se partageoit encore en deux ^L’un , dont il ne reste plus que le nom , s’app e ®°vieille Meuse , St passoit par Heusden, en r ' ial1 j’tiU»Gertruydenberg , traversoit le pays, caché aujoulsons le Bielbos, passoit au midi de Dordrecht, & r ( ,loit dans le cannai qu’on appelle encore la vieille sL’autre branche, qui passe à Vorcum Sc à Louveste> n, ^ a -pelloit la nouvelle Meuse. Quand elle a rejoint le ^ ££hal, cette branche prend le nom de Merve î us£ *que toute la Meuse se rejoigne vis-à-vis de Vlae fau-dessous de Rotetdam ; cette riviere n’a pas eu P ^ jsèment les mêmes contours dans son lit, q u e Ji-présent. Une grande riviere qui charrie autant Smon que ceileTà, a pu boucher son lit en P lu ^ 0 n
endroits, Sc faire des atterrissemens considérables-
joint à cela les débordemens ausquelsle Rhin etSc dont elle recevoir fa part par le Wahal, o® ptf
pas de peine à comprendre que d’un côté en ç Q{l
changer de cours, & que de l’autre elle a po rrC c oU-embouchure des terres dans des lieux que la & j e jïvroir. Tacite appelle immense Tembouchure fl . a1 st.commune au Wahal & à la Meuse : Ad GalH ca ^ tû YfcRhenus latior & placidior affluent verso cugtion 16halem accola dicunt : Mox id quoque votabul u JP 00tMosa flumine. ejusque immenso ore eumdem i ft . f el jle»% effunditur ; mais cette embouchure n’étoit pasCésar, /. 6. c. 33 dit que l’Escaut se jette dans pg s -
se, ce qui doit s’entendre d’une des branches j 0 iit
caut. Entre, ces deux embouchures de la M etl ^ duTune lui éroit commune avec une braneRhin , Tautre avec une branche .de l’Escaut, aOC jeoSavoir fans doute encore quelques autres ;rnais I ene parlent pas assez distinctement fur cette Qessse doit débrouiller par les écrivains du rooyen ^ ^ fiesce que Ton voit exécuté savamment dans I e ^ stlúantiquités des Bataves, composé par VK» 'nal, 1. r. c. 6.
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