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celui où l’on tient les comptes de tout ce qui appartientà rentretien de la cour ; le Posnene , où font les.registresde toutes les terres de Ja Russie, celui des streljtz, ougens de guerre. Tous ces bureaux sont autant de bâti-mens de pierre, où il y a toujours un grand nombred écrivains ou de cpmmis dans plusieurs appartemens,qui ressemblent plus à des prisons qu’à autre chose. 11sfervent souvent aussi a cet usage , & on y tient des cri-minels enchaînés dans des lieux séparés , 8c même desprisonniers pour dettes, qui s’y promènent les fers auxpieds. Les- principaux commis y ont des chambres àpart, 8c en quelques-uns de ces bureaux, ils sont assisà une longue table , couverte d’un tapis rouge , sem-blable à la tenture des chambres. Les registres des char-ges de ceux qui ont le manîment des affaires etrangeres,fe tiennent dans celui d’iNosENs. Ceux des terres desroyaumes de Cafan & d’Astrakan , & des provinces quiy sont annexées , dans celui q u'on nomme KasansDwores. II y en a un pour l’amirauré, nommé Rus-chewne , où l’on garde le registre des armes. L’apo-thicairerie, dont nous parlerons ensuite , est aumême endroit, aussi bien que le registre du nom desorfèvres qui sont au service du czar, & que l’on y paye.Ceux de la meilleure partie des revenus de l’état, sontdans le Bolschaia Kasna. On fait les procès à la no-blesse , aux chancelleries & aux commis , dans ceux deSuDNOI WÒ LODS M ERS KOI & de SuDNOI MoSKOWS-koi. Les droits des sceaux sc payent dans ceux de Pet-sutnoi > & y sont enregistrés. Tous les cloîtres sontsoumis au bureau des monastères, & les causes spiri-tuelles sc jugent dans celui du patriarche; savoir, cellesqui regardent les mariages , les héritages, les différonsmis en arbitrage , les brouilleries qui surviennent dansles familles, les adultérés, 8cc. Lorsque fauteur passapour la premierc fois à Moskow , le patriarche existoitencore; peut-être ce bureau a t il subsisté sous la dire-ction du czar ou de quelque métropolitain. Celui deJamskoi sert àl’enregistrement des charretiers employéstoute l’année au service de sa majesté. En 170a cesdix-huit bureaux se tenoient dans le château , hors du-que! il y en avoir plusieurs autres ; savoir, celui de Pus-chkarifch , où l'on enregistre le canon ; le Sibirschpour les affaires de Sibérie; le Rosboina , où l'on jugeles homicides & quelques autres crimes. Ces bureauxont ordinairement pour chef un des premiers officiersde l’état. C’est un degré pour parvenir aux plus grandescharges.
L’Apothicairerie de Moskpw, dont on vient de tou-cher un mot, égale toutes celles de 1 Europe, si ellene les surpasse pas. Elle fournit feule les armées & tou-tes les grandes villes de la Russie. On met tous lesans vingt mille roubles à en renouveller les provisions.Le bâtiment est un des plus beaux de la ville. Ce sontdes Allemands qui y travaillent.
II y a dans une maison bâtie exprès, un joli globeterrestre fait en Hollande il y a long rems par un ha-bile homme, & une petite chaloupe à quatre rames,que le czar Michel Fecférowitz a construite de ses pro-pres mains, 8c que l’on montre comme une rareté. Leparc qui est au bout de la ville est peuplé de lions, detigres, de panthères, d’ours blancs, de renards noirs,de loups cerviers, & d’nue infinité d’oíseaux de touteespèce. 11 y a aussi des martes zibelines, elles ressem-blent tout à fait a un chat. On les tire avec l’ai.c & unebaguette de bois en guise de flèche. Les bois dont Mos-kow est environne sont fort agréables & remplis d’oi-scaux de chant. Comme les environs de Peteríbourg enmanquoient, on en acheta quantité à Moskow & auxvillages voisins, & on les lâcha dans les buissons quifont autour de Peteríbourg où ils se sont multipliés.En 1700 le czar avoir commencé à Moskow de fairebâtir un arsenal d’une grandeur extraordinaire ; maislorsque les fondemens en furent posés , & que la ma-çonnerie en fut dejà avancée, il fit interrompre cetravail, pour s’atracher à ceux de fa nouvelle ville dePeteríbourg , où les principales familles de Moskowsont allé s’établir.
11 est pourtant resté dans la capitale quantité deboyars de grands seigneurs » dont les traîneaux fontfigure dans les rues par la quantité de valets Sc de che-
vaux. Lés vieux portent-çncore leurs cheveu? T°_ uplupart , 8c ne coupent leur barbe qu’avec des ci ea11s ont des justaucorps, & on volt qu’ils ne soi* 1 P,accoutumés dès l’enfance à les porter. La ville 0 ^mille de monde, & on y leveroit une armée assez ^breusc de tous les fainéans & jeunes gens inutiles. ^tretien, les vivres & le logement sont troismeilleur marché à Moskow qu’à Peteríbourg. Le Pdes denrées a considérablement diminué deptsts 1 ahde la cour ; mais en revenche cela est cause qP evenu dxs terres abaissé, parce que ce qu’ellesp r0sent ne se vend pas comme autrefois ; ainsi testegneurie qui valoir dix mille roubles, sc dontse lo-fent pour quatre mille, c’est ce qui appauvritblesse ; mais les étrangers qui n’ont point de b icn " v j an -en Russie s’en trouvent fort bien. Grains, gibiers,de de boucherie, légumes, tout sc trouve en a ^dance. II n’y a que le poisson qui est cher, à eaugrand nombre d’habitans & de jours maigres qu** sservent durant l’année. ,
Les environs de la ville sont délicieux, &l esC m.gérs qui y sont établis ne sauroient assez vanter Rs r ^sirs qu’ils prennent l’été sous de belles allées dan* ^bois du voisinage, dans les jardins, les tnatl' 0l,splaisance 8c les métairies dont la ville est environQuelques marchands Anglois, qui y font bien k u í’ s ffaires, avoient au mois de Février des roses h at1 ,. lS<des œillets & d’excellentes asperges dans leurs Ì ar ^, eJ£ -Quoique le climat soit froid, il produit cependant ^cellens melons, qui ont une écorce verre , 8c sont t pcomme des oranges. Ils ne valent qu’un sol d e a „lande. II y croît aussi une sorte de pommes si tra Quprentes , qu’on volt le jour au travers ; elles ont be al,£ . .de suc 8c sont d’un goût exquis. * Hifl. gértést°0des Tatars, , „ . x \h
Outre les églises & les monastères dont j’ al Pdans le cours de cette description, il y en a pi* 1 * 1très-remarquables situés hors de la ville. Le D eV Í llrtMonaster , ou le Monastère des Filles , en est * tquart de lieue. C’esl-là que la fameuse Sophie, ^de Pierre I, fut confinée après les troubles qu’elle aV .excités. II est situé dans une belle plaine & une a 8 r ^ble vue tout-à-l’entour. Les religieuses, qui,so’ 1 /^ jnombre de trois cens , menent une vie fort regust^^8C ne sortent jamais. Elles ont seulement la P erslll £ |> 0 tìide se promener les jours de fêtes fur des serrasses».^ felles voient la campagne. A une demi-lieue de lail y a d’autrcs monastères, entre autres SimoSoP ukoi, habité par des moines venus d’Ukraine 8c des ^du Don. II a été bâti à l’occasion d’une image de la sVierge , que l’on trouva au bord de la riviere.
,ces monastères sont d’une architecture massive : j~. eíì },des murailles enferment Péglisc & les autres bat* ..
Le monastère de Wqskresonskoi a été bâti P a£ A
triarche Nikon , fur le modèle du saint Sé P a } c ^ 1 Dí crJérusalem. On y trouve intérieurement les merneSH e.portions, les memes ornemens , en un mot f
fabrique que dans sature. Ce patriarche se st’ rvsI D [ès icet édifice d’architectes habiles, qu’il envoya e! T c0 -Jérusalem , afin de voir le modèle qu’ils devoie**pier , ce qui coûta des sommes immenses. Ce 1 £cà huit milles de Moskow, entouré d’une i 0l *| ^haute muraille, & d’une riviere fort poisson ne 11 ' ^rdedans de la muraille il y a des cellules, occup ^quatre-vingts moines - . L’églisc du saint Sépulch re Qfl ytie de pierres de taille comme tous les autresstères. On y voit, comme à celui de Jérusek** 1 \ cí te,les mêmes compartimens en haut > en bas & ^ ol £jiaq° c& autant de petites chapelles & de galeries-. an[e Scchapelle a son autel, & il y en a plus de sot* all ..dix dans toute 1 église. A la porte du fiépuk g a r-près de la pierre remuée, & de l’endroit ol Ì T ji c oii estdes étoient peints,brûle unelampe.Le patriarches
..-j--!. . o. x _ j» .-nilJe sl yj n gc
enterre en cet endroit ; 8c à un quart de w
ille
vécu
naslerc est un hermitage où ce patriarche a v£L ue |quesans. II y a une petite chapelle, entourée de f£)Urn antarbres. On entre dans la cour par un escaliet - r étfibâti de pierres si étroit, qu’il ne semble p aS c j 13 pelí ífait pour l’usage des hommes. II y a une petit lQi (çoù Nikon faisoit ses prières. Elle n’a guere qti