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Tome quatrième. M - P.
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S 18 NEï

une ville. II fit couper une grande quantité de roseauxqui étoienc à l’cntour, & défricha ainsi la place , où ilprétendoit établir le siège de son empire Sc sa'ré-sidence. Çe fut alors que cette ville prit le nom deNeïschabour , qui est composé de Neï , qui signifie enpersien un roseau, & de Schabour qui étoit le nom dufondateur. Sa statue a demeuré long-tems fur pied auprèsde cette ville, & on 1 ’y voyoit encore lorsque les Mu-sulmans fe rendirent maîtres de cette place ; mais ils larenversèrent & la mirent en pièces. Cette origine dela ville de Neïschabour est rapportée par Al-Meïdani,dans son livre intitulé Alanfab , c’est-à-dire des gé-néalogies & des origines, & par Ben-Khalecan , dans lavie d'Ahmeth-al-Thálebi, surnommé Al-Niscabouri, àcause qu’il étoit natif de cette ville. * D’Herbelot ,Biblioth. orient.

La "ville de Neïschabour a toujours passé pour unedes quatre villes qui ont été successivement capitalesSc royales dans la province de Khorassan. Les sultansSelgiucides y ont fait leur résidence ordinaire depuisque ThogruI Beg, le fondateur de cette dynastie, s’yfit couronner.

Sous le régné de Sangíar, sultan de cette même dy-nastie , Neïschabour fut tellement désolée par les Tur*comans, que les habitans, après la retraite des ennemis,ne pouvoient reconnoître ni le quartier, ni la situationde leurs maisons. Le poète Persien Khacani , qui fleu-rissoit en ce tems, a déploré le misérable état de cetteville , d'tine maniéré fort touchante. Neïschabour futencore réparée Sc possédée par les sultans de Khoua-rezm ; mais elle fut une seconde fois ruinée par les Mo-gols & Tartares de Ginghizkhan , fous le régné du mal-heureux Mohammed Kouarezm Schah. Cette ville estgrande & bien peuplée , Sc l’on y fait beaucoup de com-merce en toutes sottes d’étoffes de soie & en tapis. Lesplus belles turquoises de Perse sc trouvent dans les mon-tagnes qui sont proches de cette ville/mais il n’est permisLux habitans de négocier que les plus petites : les plusbelles sont réservées pour le trésor de la Couronne.tìift. des Tatars , pag. 3 24.

f . NEI SS ou Neisse, ville d'AIIemagne,dans la Hau-te-Silésie > proche d une riviere dont elle a pris le nom ,Sc arrosée d’une autre riviere nommée Biela. Cette ville,qui est la résidence ordinaire de l’évêque de Bressan,égale en grandeur celles de Lignitz & de Brieg dans lamême province ; mais elle les surpasse beaucoup en ma-gnificence. La plupart de ses maisons , qui sont fortélevées, sont bâties de pierres de taille > & forment debelles rues Sc de belles places publiques. Elle est envi-ronnée d’une bonne muraille & défendue d’ttn fossé pleind’eau : ses fauxbourgs sont fort spacieux, 8c son terri-toire est rrès-fertile. Entre un grand nombre d’édisicespublics, on remarque le palais de l’évêque & la maisonde ville. Ces deux bâtimens ont un air de grandeur. Laparoisse de saint Jacques est la pins ancienne Sc la plusremarquable. L’églife des chanoines de fiât Jean , celledes Freres Mineurs & celle des Jésuites peuvent pas-ser pour belles. Le collège qui appartient à ces derniers,fut richement fondé en lózy par l’empereur FerdinandII. II y a aussi différens hôpitaux pour les malades ,pour les pauvres habitans Sc pour les étrangers. Le bonair dont on jouit dans cette ville , Sc les autres avan-tages que fa situation lui donne , y ont fait souvent re-nir l’assemblée des princes & des états de la Silésie. *Zeyler , Topogr. Silefite , pag. 164. Cette ville fut bom-bardée par les troupes du roi de Prusse l’an 1741 > Sc lagarnison fut obligée de sc rendre prisonnière de guerre.

2. NEISS , riviere d’AIIemagne , dans la Silésie. Elleprend fa source dans les montagnes du comté deGlatz, en-viron à une demi-lieuede Mittelwald. Après avoir passéàGlatz sous un pont,& enfiiite auprès de la ville deNeiss,où elle a aussi un pont, elle va sc perdre dans l’Oder ,au-dessus de Brieg. * Zeyler , Topogr. Silesix , p. 164.

3. NEISS, riviere d’AIIemagne ,dans la Silésie , &différente de la précédente : elle prend fa source dansles montagnes de Bohême , d’où elle entre dans la Hau-. te-L11 face . arrose Zittaw & Gotlitz , traverse un coin

de la principauté de Sagan, où elle baigne Prybus,au - dessous duquel elle entre dans la Baffe-Luface,©ù elle forme une isle qui renferme I? ville de Ferst,

EL

passe ensuite à Guben, & va se joindre à l’Oderdessous de Croffen. * Zeyler. top. Bohem. Jaillot , Af *NE 1 TRA, ville < 5 c comté de Hongrie. Voyez. EstTRACHT. I,

1. NEIVA ou Neyva , riviere de Portugalprovince d’Entre- Minho & Douro. Elle prend fa se ,ce à quelques milles de Braga, à l’ouest de cette vi ^elle court, en serpentant, du nord-est au sud ouest, P ^à Ponte , sc rend à Neiva , au-dessóus de laquelle

Ce décharge dans l’Océan occidental. Elle a sen ^bouchure entre celles des rivières de Lima au ^ 'Sc de Cavado au midi. Cette riviere s’appelloit aunement Nabis. * Sanson , Carre de Portugal. , f

2. NEIVA ou Neyva , petite ville de Portugal> ^la province d’Entre-Minho Sc Douro , fur ^ c0 j e - vâ ,cidentale, Sc à l’embouchure de la riviere de N eJ |qui lui donne son nom. Elle est capitale d’un c °qui appartient au roi en qualité de duc de Brag an

* Délices de Portugal , pag. 704. f j e

■ NEIUM , montagne de l’iste d’Itaque , d° nt f.Homère, Odyjf. I. 3. v. 81. Strabon , 1 . 10. dit q u ’ j cincertain si Homère, par le mot Nehtm , entenmonr Neritum , ou une autre montagne, o u Q ue ^jj cautre lieu. Ortelius , T htfaur. dit que Suidas apP,cette montagne Hyponeium ; mais qu’Etienne I e ®graphe écrit Hyperneium.

NEKERKOUS , pays rempli de montagnes : » jjla dépendance deLahor,au royaume du Mogol, ^

y a une forteresse Sc un château très-élevé. L’on v ° t ,pied de la montagne où est le château , une pie rredinaire , sous un dôme , pour laquelle les Indie 11 *une grande vénération. 11 y va deux fois l’an pl u ’^rmilliers d’hommes, la tête les pieds nuds : i‘ s 1 ^une procession autour du dôme ; se coupent le b°, c cla langue, le mettent fous le seuil de la porte ^j,dôme, Sc demandent avec ferveur ce qu’ils defiren^.^.l’obtiennent » ils se persuadent que leur langue se^ ^dra comme elle étoit auparavant. * ManujeriVbibliothèque du Roi. ■„$

NEKHIL-BANI-HELAL , c’est-à-dire les P 3 '^des enfans de Helal. On donne ce nom à un l> eUl’Arabie, à treize journées de la ville de Cousis’ ta *quatre de Médine. C’est un des entrepôts de l a A-vane des pèlerins de la Mecque. * jb'Htrbelot»blioth. orient. - dí fe

NEKSHCHEB, ville de la Transoxane > c ’ £Í Vj ol i,du pays qui est au-delà du fleuve Gihon ou A ^que les auteurs on nommé Oxus. Les Arabes o«t ^la prononciation du nom de cette ville : ^ s / a ?,isordinairement Nessef ou Nassaf. Elle est situéegrande plaine arrosée de plusieurs ruisseaux q^ 1 e ófile terrein rrès-fertile , Sc elle n’est éloignéedeux journées du mont Imaiis. Les fruits q t"aux environs, Pont rendue fameuse; on n’en P^ni de plus beaux ni de meilleurs : les gi‘ a11 Ql nmes qui en font sortis, & qui ont porté le f ut futNassafi ou Nessefi, l’ont aulîì rendue célébré* ^ 0 isiCNckshcheb, que le fameux imposteur ^ ^

pour le théâtre de ses prestiges, & où il ^ ^ j u0 e>fond d’un puits une machine qu’il disert erre jq e ]c s ^& que l’on a toujours appellée depuis la Lune qiifcheb. Abulfeda Sc Ahmedben A’rab Schah £cC , l J^ c est^certe ville porte auísi le nom de Carschi, ^j-sts ^tuée fur le chemin qui conduit depuis les a geGihon jusqu’à la ville de Kasch, Sc que seg

ce fleuve jusqu’à Nekshcheb, le pays est “ e £ v jjie °stérile. Le Canoun de Baïnouri donne à c£ s% tí del c Vdegrés de longitude & 39 degrés yo min. è e 3 j e s J®tentrionaie. Quelques-uns pourtant retrancnmin. de latitude. > E l0 ^°

NELAXA, ville de Syrie, dans la Bataf *mée, /. 5. c. 15. la met entre Elere Sc ^draW j a jpe

NELCYNDA, ville d’Arabie, sor la cote ^Rouge. Arrien, Peripl. 11. p. 30 & 3 1 ' eI Q(ie^ S>tion, & dit qu’il s’y faisoit du commerce- j oI neC >Thefaur. crois que c’est la ville Melertda ^de ^

L y. c. x. que ses interprètes écrivent M e c y

NELEA. Voyez. Pylus. . relse s ’

NELEUS , fleuve de l’Euboée, selon ; *

saur. qui cite Antigonus, U est nomme