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lie, à demi*lieue à l’orient de l’embouchure du Var,dans les états du roi de Sardaigne , au 43 deg. 43 min.de latit. & au 24 d. j 2 m. de longit. Les Phocéens, fon-dateurs de la ville de Marseille, voyant leur colonie ac-crue considérablement, détendirent le long de la côte,8c ayant trouvé sur le Var un endroit fort agréable,ils y bâtirent une ville, au retour d’une expédition con-tre les Saliens &les Liguriens. 11s nommèrent cette nou-velle ville Nicaa. Leander, qui l’appelle Nicia , prétendqu’elle fut fondée par Nicius Laërtes , duc d’Etrurie ;cependant tous les anciens géographes 8c les modernesattribuent la fondation de cette ville aux Marseillois 8cnon aux Etruriens. * Tbeatrum Pedemontii , p. 141.
André Thevet, Géographie universelle , dit qu il n’apoint vu de ville si agréablement située. Les Romainsfaifoient leurs délices de ce lieu, où croissent en abon-dance tous les fruits que produit l’Italie. C’esl une erreurgrossière de dire que la ville de Nice se forma des rui-nes de Cemellenum ; car celle ci subsista, selonSidoniusApollinarís, jusqu’au rems de l’irruption des Lombardsdans les Gaules, & la ville de Nice, dès le tems dePtolomée, étoit regardée comme une des plus célèbresde l’Italie. En effet, ce géographe la met immédiate-ment après Rome. Aujourd’hui cette ville est déchueconsidérablement de son ancienne dignité. Elle a beau-coup souffert durant les guerres, parce qu’elle se trou-voit sur le passage des armées françoises qui alloient enItalie ; mais le plus grand désastre qu’elle ait essuyé arri-va en 1543 que François I l’assiégea avec une arméede terre,. tandis que les Turcs la pressoient du côté dela mer. Elle fut prise , pillée & presque réduite encendres par Barberousse II , roi d’Alger. Depuis ce tems ,le nombre des habitans est beaucoup diminué. * EuropœTabula VI.
La citadelle de Nice fait cependant regarder encorecettq ville comme une place très-ímportante. Au milieud’une plaine, s’éleve fur le bord de la mer un gros rocher »qui fut prefnierement fortifié par Louis 8c par CharlesIII, duc de Savoie, de forte qu’il n’y avoir guère deplaces en Europe capables de faire une meilleure dé-fense & qui fussent plus en fureté contre le canon &contre la mine. Du côté de l’orient & du midi, le ro-cher se rrouvoit tellement escarpé , qu’il n’avoit pas be-soin de murailles pour être hors d’attaque. L’endroit leplus foible étoit du côté du nord, à cause d’une hau-teur contigue au rocher, & surlaquelleles Turcs avoientmonté leur canon , qui avoir presque renversé route lamuraille de la citadelle de ce côté ; mais Emmanuel Phili-berr, duc de Savoie , fit fortifier cette hauteur, qui, de-venue une seconde citadelle, pourroit donner une re-traite assurée aux habitans, au cas que la ville vînt à êtreprise. Les fortifications ont été élevées de façon qu’il setrouve une triple muraille > dont la plus'baítè est défen-due par la plus haute. Quand on y est entré, on trou-ve une grande place , à la gauéhe de laquelle on a bâtiune église magnifique toute de marbre, sous l’invocationde la Sainte Vierge ; & à l’extrémité de cette place , ona ménagé une longue batterie de canon > qui donne furla mer. Au pied de cette batterie, il y a un puits d’uneprofondeur extraordinaire 8c dont l’eau est très-bonne.Quelque forte que soit cette place , elle ne put résisteren 1691 au maréchal de Catinar, ni au duc de Bar-wick, sous le régné de feu Louis XIV.
La ville est bâtie au-dessous de la citadelle du côtéde l’occidenr , ou le rocher a une pente douce, & n estpoint escarpe comme ailleurs. La hauteur des maisonssupplée à la petitesse de 1 enceinte, qui d’un côté est baignépar la mer, 8c de l’autrepar le fleuve Polone, & il ya sur ce fleuve un pont de pierres qui donne la com-munication avec les fauxbourgs. La ville est aussi forti-fiée.
Elle fut anciennement soumise aux comtes de Pro-vence» rois de Naples. Dans le tems des demeles de La-diflas & de Louis II, elle prit le parti de la maison deDuras contre le duc d’Anjou. A u bout d’une guerre desix ans. Ladislas lui permic de se mettre sous la pro-tection du prince qu’elle choisiroit, pourvu que ce nefût point le duc d’Anjou. En conséquence de cette li-berté, elle sc donna à Amé ou Amédée VII, comtede Savoie en 1388 -, elle lui fit serment de fidélité, Sc ce
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de
prince devint par-là souverain de tout le comteNice. . -j
On prétend que dès le tems des Apôtres, sa> nt P*raire prêcha l’évangile dans cette ville , 8c que du te®des premieres persécutions, quelques-uns de ses eques eurent la gloire de souffrir le martyre. Apresruine de Cemele, on transporta à Nice le corps du mtyr saint Pons, 8c l’on y bâtit sous Charlemagne unj 11nastere de son nom. Au dixième siécle, une partie de^saint corps fut porté à Tomières, en Languedoc,Fautre demeura à Nice. Saint Hospice , reclus en lveiice, étant mort près de Villefranche, àuneli eue ,
Nice l’an 581, son corps fut transporté dans la ea
drale de cette ville. Outre la cathédrale, il y a àîyun grand nombre d’églises anciennes ; celles de sa J ^Réparate , vierge & martyre, de saint Dominique, ^saint François, de saint Augustin , de saint Jacques,saint Rqch, de sainte Croix, du -saint Sépulcre, ^saint Suaire , du Saint-Esprit ; celles des filles de fa>uClaire >' de la Visitation, & des Bernardines ; cellesJésuites, des Minimes, des Augustins déchaussés oíThéatins ; & celles des religieux des quatre ordres m edians; outre un grand nombre d’hôpitaux fondés p°le soulagement des pauvres 8c des malades. La villeNice est le siège d’un évêque suffragant d’Embrtin > ^le tribunal d’un sénat ou parlement , que le duc Cssles-Emmanuel y établit dans le siécle dernier. * B® ’Topogr. des Saints, p. 341. , , ^
Le gouvernement de Nice est une espèce de 0 ^crade. Elle est divisée en quatre classes, qui so nt ^des nobles, celle des marchands, celle des artisanscelle des habitans de la campagne.'Chaque classe ch [ ^consul annuel, qui a pour conseillers dix person sleSsa classe. Je
II y avoir autrefois de grands fauxbourgs aiip re j £SNice ; mais on n’en voir plus aujourd'hui si ueruines. , .
Le comté de Nice s’étend du sud au nord I’esp^c ,quatre-vingt-dix milles. Comme les Alpes séparent hde l’ancienne Gaule, il est assez surprenant commeiff ,
biles géographes ont placé dans l’Italie le comté dc E"^,qui est en deçà de ces Hautes montagnes, 8c qui a ff’ r $rant plusieurs siécles partie de la Gaule Narbon» 01 ’ 0lJensuite partie du comté de Provence. II fut , c0lfll ï: t aiiîl’a vu, démembré de ce dernier en 1388, que les h a y 0 ,du pays se donnerent à Amé VII, comte de Savoie* ^lande d’Arragon, mere & tutrice de Louis 111 , roi uc ^pies, le céda à Amé VIII par le traité de Chambj Octobre 1419, pour quelque somme d’argent q u ^le Verd avoir autrefois prêtée à Louis 1 , coM ^ j,Provence. * La Forêt de Bourgon , Geog.
P* J07* est
Ce pays, quoiqu’entrecoupé de hautes montage ^,assez fertile en vin & en huile. Ses bornes sont ^1 . j j
le marquisat de Saluces ; le Piémont propre aMéditerranée au sud , 8c la Provence à l’ouest. . eS , #due du septentrion au midi est d’environ treize fi e lJS Jecelle d’orient en occident de près de dix-huir* jj e r»comté de Nice, on entend le comté de Nice par 11ôc d’autres états qui lui sont annexés, savoir :
Le comté de Nice pro- Le comté de Beuil »prement dit, La principauté de
Le comté de Tende , Barcelonette.
Le comté de Nice particulier est entre le j a $fi-de Saluces, le comté de Tende, l’état de GènesMéditerranée, la Provence & le comté de Beurprend deux villes qui sont
Nlce K Villefranche.
àamksém sd E LA ? AÎLLE > Petite ville durivière de Belbo ^ * ? ardai 8 nc - EI,e est slrue£
fans doute Aíi-\\ CnCre ^ es villes d'Acqui&d'Api’ í z g
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la v,' ville de Bichynie, aujourd’hui' L ni
Î, N ; w Ptolomée, l. /. r . Strabon J. ^onne le même nom ôc le titre de prïmarin
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