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Tome quatrième. M - P.
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nit

porte le nom de saint Macaire, à qui son église estdediee. C’est un bâtiment très-vaste > dont les débrisannoncent l a beauté : l’on y volt encore cinq on iix ta-oies d'autel de marbre. Le corps de son fondateur yJ- c P° se clans un sépulchre grillé de fer. 11 y aaussi plu-neuts autres saints inhumes dans cette église, qui estficore seutnie de tous les ornemens nécessaires pourf service divin. La plus grande partie de cette mai-on , qui êroir fort nombreuse , a été détruite : auínr^^oieure-t-il qu’iui petit nombre de religieux. Le

nieiliei

entre

1 on P !!^ e seur bâtiment j est une tour carrée, où

ncnt i tC l 3ar un ?etir pont-levis ; c’est-là qu’ils tien-l ant , eurs provisions & leurs livres , dont ils fontVertir ^ CaS ’ ^u'il est défendu aux religieux d’en di-v etis d Un ^ous peine d’anàthême. Les autres cou-ses,. j e ce désert, ont chacun une tour semblable , quit aqué letr aite aux solitaires quand ils se voient at-Nus. r quelques Arabes qui ne leur font pas con-d‘au tl . 6 Premier > qu’on appelle saint Macaire, n’aSc ^ e eau que celle d’un puits, qui est un peu salée ,esi p. ,q ue de jardinage, parce que le terrein où ilL e U s C 1 u'est qu’un sable stérile.

cl°ign^ on d , qui porte le nom d’AMÈACiocHÉ, estl’on t r Premier d’envirort dix ou douze milles, Scha UteL ,° Uve dans cet espace, de petites éminences ouls âe terre qui ont deux ou trois pieds d<? Iar-itii’fj font disposées par intervalle le long du ehe-ttiìtç , âit qu’elles furent faites pour guider les her-s 0u ; re Pandus dans le désert ; parce qu’ils s egároientqne ,*ï le Dimanche en venant entendre la Messe à^ "n de S monastères, dans le tems qu’il n’y enter Q ^ lllln petlr nombre. II leur étoir aisé de sega-tra V ç U s an d le vent soulevoit les sables de la plaine. EnHç s ^ ailt ces petites éminences , on apperçoit des rui-nais,, to u s côtés : ce font les restes de trois cens mo-tte s, ; Tant de graves auteurs ont marqué ce nom-lW.^ U 011 nc sautoir guère le révoquer en doute :fiait i le cependant que dans ce nombre, on compre-ns Petites demeures où quelques-uns des religieuxP°Ur v P ar faits sc retiroient deux ou trois ensemblefie f^jj. yivre avec plus de solitude Sc d’áustérité qu’onffirç S lt dans les communautés. Entre toutes ces ma*he tjj’ 011 voit encore un petit dôme qui faisoit par*cè S 0n ne église dédiée à saint Jean le Petit ; Sc tout au-e b atQ Contre l’arbre que produisit, à ce qu’on dit >0,1 luì 11 ^ ec q«’st arrosa par l’ordre de son supérieur :dire^ _ a donné le nom de Chadgeret-el-Taa, c’est-à-Mus a , le d’obéissance. Ambacioché est le couvent leyirigt ^ . E & le mieux bâti des quatre : il y demeurék e Cl ' X > & 1 église est dune belle sculpture.btau Co dédiée à la Vierge sans tache. Les eaux font? 0r ïU'ii ç U ^ Meilleures en ce lieu qu’à saint Macaire ; ëC^ r di n ^ terrein n'en est pas si sablonneux, il y a un

Ê

( Le ttoY^ ëtandeur raisonnable,dédié 4 ^setue monastère, qu’on appelle des Syriens, estqued't,^ aint George, & n’est éloigné d’Ambaciochéìth tr, a(1p ? et *t mille. Ces trois monastères forment commej Cu habj ' ’ ^ regardent l’un & l’autre. Ce dernier est. nt r Un te ^ tombe en ruine. II y a deux églises,v tfite r Ce e sert pour les Syriens ou Jacobites qui vontle liquç s ,"êsert. On a conservé jusqu’ici beaucoup deqt>e p Q a >« ces deux églises. C’est dans ce couventq^e de ^ lìl °ntre l’arbre de saint Ephrém, qui est uni -r[.°éuQj 0 n 5 S P ece dans toute ì’Egypte. On attribue fa

ét an a Uï ] miracle. On dit que le serviteur dev jfiter t j. r fell tré dans la cellule d’un solitaire pour leC " le ôc .^ aCon qu’il avoir laissé à la porte pritsette 1T ,..p Uric pendant l’entretien qu’il eut. L’eau

ra-

de

_ m-,:.- "" ícnucucu qu

a ^ c z n» r° n cst assez bonne , & les jardins y produisentLé tru,t s.

r? c eluj , 'j I ^ rne monàsteré est éloigné d’iine journée, ec he es Syriens, & en y allant on voit la metCe H'à- d j e es Sens du pays appellent Èahr-el-fnalame jc lle de f a ^ er à reproche. C’est présentement une

très.- ^ lable . & lesCophtes assurait que c’étou au& p ,s une anse- ou baie. Ils disent qufc saint Macaiiees religieux ayant apperçu des barques pleines equi venoient parcepetit golfe, se prosterne-i, 1 Cn terre pour implorer l'assistance divine, oc qttlçr Octant eu M instant tetstée de la baie, rom ce

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qui s y trouva d’homnies, d’animaux Sc de barquesfut pétrifié ; du moins la chose pasiè t-elle pour cer-taine en Egypte. On allègue pour preuve de ce grandmiracle les pétrifications dont cet endroit est parsemé.En effet, on y en voit d assez curieuses : on y trouvedes os humains qui n ont rien de reconnoìssable quela figure. Ce dernier couvent qui porte le nom deNotre-Dame est assez éloigné de ìa mer Sèche. Onne s’y rend qu’aux approches de la nuit. li c st fortgrand, mais un peu ruiné; & quoique l’eau y soit sa-lée , il est le plus rempli de religieux, à cause des re-venus qu’il tire du nitre. II y a une assez belle église& un jardin avec une tour, òù l’on entre par un pont-levis, comme aux trois autres. A quelques mille parde ce monastère , on trouve le lac où le fait le nitre;Voyez, l’article suivant.

z. NITR 1 E ( Le lac de ). On appelle ainsi un lac qui setrouve dans le désert de même nom, parce qu’il s’yfait du nitre , que l’on appelle communément Nationen Egypte. Il paroît comme un grand étang glacé, furlequel il seroit tombé un peu de neige. 11 est plus longque large, & il rétrécit par le milieu , en forte qu’ilest presque divisé en deux parties. Celle qui est auseptentrion est formée par des eaux qui sourdent dufond , sans qu’on puisse remarquer de quel endroit pré-cisément ; mais celle qui est au midi, est formée parune grosse source qu’on voit bouillonner, & qui de-meure liquide trois ou quatre pieds à l’entour de labouche qui la vomit. Par tout ailleurs cette eau, quiest rougeâtre, se congelé d’abord ; cependant elle ne s’en-durcit pas sitôt : elle reste pendant long tems commeune glace assez tendre -, & il faut le cours d’une annéepour achever d’en former le véritable nitre. Quand Icnitre est dans fa perfection, lé dessus du lac est unéglace qui ressemble à un sel rougeâtre , Sc dë l’épaisseurd’un demi pied , au-dessous de ce premier couvert estun nitre hoir, donc on sc sert pour faire la lessive estEgypte ; & quand on a ôté tout ce qu’il y a de noir,on trouve le véritable nitre ou nation, qui est sem-blable à la glace de dessus, excepté qu’ìl est plus dur& plus solide. Il s’en fait un grand commerce ^ parcequ’il est utile à plusieurs choses. Ce nitre a une qua-lité détersive qui blanchit ÔC qui nettoie. * Coppin *Voyage d’Egypte , p. 347.

3. N 1 TRIË, bourg d’Egypre. Voyez. Nitrie t.

NITRIOTìE, peuples de la Libye. Ptolomée , !.. 4^c. 5. les place avec les Oasiu , auprès des Maftiu , maisplus au midi. Ortelius, Thcs , soupçonne qu’ils prenoiencleur nom du mont Nitria.

NlTPJOTES. Voyez. Nitrzeje.

NIVALIS. Voyez. Nivigella.

1. NIVARIA , une des iílcs Fortunées , selon Pline,/. 6 . c. 3 r. qui dit qu’elle avoit pris ce nom de láneige qu’on y voyòit perpétuellement. Tous les manu-scrits , dit le pere Hardottin, portent Ninguaria ; Sc.Ptolomée , L 4. c. 6. écrit Kívrupia pour n ivyxpía. ou vuy-féuptci. C’est l’iflfc de Teneriffe ou l’isie d’Enfer ; car dansles autres Canaries , on ne voit point de neige ; on n esttrouve que dans celle là.

i. NIVARIA, ville d’Espagne, selonl’itinéraire d’An-tonin, qui la met sut la route d ’ Kmerita à Cœjarea ai.-gufla , Cntre Sepiimanca Sc Cauca , à vingt-deux mil-les de la premiere Sc à égale distance de la seconde.

NIU-TCHE ou Niu-tchir (les Tartares ) ont en-core été áppellés Y-leou , So-ehin , Ous-kjs , on Moka.Ils font situés au nord de la Corée , & s’étendent jus-qu à la mer Orientale , Sc au fleuve Amour. 11 s fontles mêmes que ceux qui portent à présent lé nom deMan-Tehéous. Dès la plus haute antiquité , ils ont étéconnus des Chinois, auxquels ils payoient des tributs;Ils étoient soumis aux Kitans, Sc avoient différens chefs;Dans la fuite, ils se révoltèrent contre les Kitans,fur qui ils prirent uné grande étendue de pays. Ils prò Jclamèrent iin empereur , firent alliance avec cs Chi-nois : mais sitôt qu’ils eurent mis le pied dans la Chi-ne, ils n’en vouiurent plus sortir, s empaterent de tou-te la partie septentrionale de cet empilé , oc contrai-gnirent Tempereur de se retiier au midi. C est aii.íique les Chinois ont souvent, par leur imprudence at-tiré les étrangers chez eux , Sc se sont donné des tïiaî-