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€ outu eterie ‘ Oest de cous ces usages qu’esl formée laç ett , e me âe Normandie, qui fut réformée en 1/83.Ve coutume est. favorable aux maris , aux femmeskerté^' aUX °^"ós de familles; mais elle laisse peu de lî-c orda C àfofer de son bien. Comme Louis Hutih ac-de c Une càarcre aux Normands pour la manutentionp rivi i é r coutume, Le pour rétablissement de quelquesfut Cn Laveur de la nation , & que cette chartregé dai U ^? lent ^ e P ar P^^'PP e de Valois, on a été obli-d u t .J? S a ^ìre d’employer dans les édits 8c déclarationsLe ' .îì c ^ au ‘" t dérogatoire à la chartre Normande.av 0 j t ' n ^ u . na ^ supérieur que Rollo, duc de Normandie,s e i lQ CC . Pour juger lès appellations des jugesinférieursLasti T ' ai0 ' c ^Echiquier. 11 étoit composé de juges ecclé-tf 1Tl j UCs éc -laïcs. Rollo avoir aussi établi en même-y, c Un Stand sénéchal pouí redresser les sentences desjuger tCS ^ àb baillis, pour visiter la province, & poureedx po^cs les causes provisoires, en attendant la féan-qu’ij jaquier, qui se tenoit en tel tems, & en tel lieuler f a 'foìt au prince. L’échiqùier, à proprement par-°Uun° U ^ a fLemblée de tous les notables de la province,à ft. 0 , f at L‘nient ambulatoire qúi se tenoit deux fois l’an,r oit t r • 5 a Cae'n , & quelquefois à Falaise, & qui du-que J e 0l j ^ois ou environ chaque fois. Aux échiquiersfait S . l 'cs de Normandie , successeurs de Rollo, ontv °Ù^ r ’ les ecclésiastiques 8c les nobles avoient ainsiL R delit| érative ; mais les rois de France ayant réunile L1 j f'^andie à la couronne, députoient tels juges qusilhges'r ° ìr pour tenir le parlement ou Féchiquier, & cessu®- ‘euls décidoienc, comme on le voit par celui quifyquç 1111 en où les évêques-&jlcs autres ecclésia-cç ? > les comtes & les nobles eurent feulement séan-iti Cnt n °>i pas voix délibétative. 11s y croient unique-a PP f llés pour la décoration, & pour y donner l'or-a >usi que porte le titre.
g Çï ls Xll, qui avoir été gouverneur de Rouen, chah-état s a , la forme de Féchiquier à la prière desylitiaj a- »' a province, & principalement à celle du car-ìuft ice oinboise. 11 établit donc à Rouen un corps desidéras o? Uvera ‘ ne & perpétuelle, composé de quatre pré-2e ç j e vingt-huitconseillers, dont il y en avoir trei-su ite i Rustiques. Ses successeurs augmenterent dans laOn y sombre des officiers, 8c depuis quelques annéesÌuri S( j:V eta EH une seconde chambre des enquêtes. Ladìç, q u .'° n de ce parlement s’étendfur toute la Norman-siégea 1 E divisée en sept grands bailliages, 8c autant depre fidiaux.
, ^ I
Le bureau des finances de Rouen fut établi en J/y t.11 eil compose de vingt-six officiers, y compris les gensdu roi 8c le greffier. Cette généralité comprend quator-ze élections, qui font
Rouen,
Pont de l’Ar-che,Andely,Evreux,
Magny »Gisors,
Lions,Caudebec,Montivilliefs,
Arques,
Eu,
Neuf-Châtel, .Pont-Audemer,& Pont-l’Evêque*
Le bureau dés finances dé Cae'n est auffi de Fan iyy i,& composé d’u n pareil nombre d’officiers que le précé-dent; mais cette généralité ne renferme que neuf éle-ctions , qui font
Caen,
Valogne,
Morráili,
Bayeux ,
Coutance,
Vire ,
Cafentan,
Av ranches,
Sc Saint Lo.
Le biireau des
finances d’Alencon
n’est compoí®
ie de vingt-un officiers, 8c comprend neuf élections *ii sont
Bernai,
Verneuil,
Falaise,
Lisieux ,
Alençon,
Argentan,
Conchés,
Domfiom *
8c Monagncdans le Perche.
ces
baiùi
la ges font
5;0ue n ,-aux,
Evreux, Caen, 8c Gisors*Alençon, Coutance,
1
r oì Piégés pfcésidiaux ont été établis p fl r édît du
Gilles si J 1 H 1 donné à Rheims en i/t i , & font dans lesvivantes.
Ev.
°u en _
s eux.
Caudebec,Cae'n,
Alençosi,Andely.
8c Coutance.
Ce der,-,-
, Dès l> a 1£r avo * t d’abord été mis à Saint Ló.
*A°tien" fÎi^ 0 •» une chambre des comptes fut ctééeIeca blì e e'i e ^ Llt supprimée en 1/53 , par Henri II, 8c^ Ua he prVa ^°* P ai Elenri III. Elle est composée dep huit e 'dens, de vingt neuf maîtres des comptes,Acteurs, Sc de trente auditeurs servant paf
P r ^, CS a ’dcs de Normandie fut établie à Rouen
Caê‘n eil ^ lan 1483.II y e n eut une seconde érigée àJ» édit d ' ' ma * S clic fut unie à celle de Roilen paraes a ldes°n rl T> a ^ a * nt Germain en Laye en 1641. La courCotïl ptes 1 ou » n f Llt unie à son tour à la chambre des
^>N>en?^ême ville cni 70 /.
* e > celle u» ^oord que deux généralités en Normân-^ent q u , ouen Sc celle de Caën , 8c par consé-,°1 créa cell UX , ! ureaux des finances ; mais en 1636, le
Ss deux a ,., e d Alençon, qui est un démembrementautres.
Outre cës jùrisdictións, il y a à Rouen une table démarbre, une juridiction appellée la. vicomté de l’Eau >qui est très-ancienne, 8c dont le juge cohnoît de tout cequi arrive fur la rivière, depuis Vernon jusqu’à la mer ,& de tous les poids & mesures de Rouen : il y a auffidans la même ville un siège d’amirauté , 8c un con-sulat.
Comrrtela Normandie est uné dés grandes provincesdu royaume, il y a trois grands maîtres des eaux & fo-rêts. L/un a le département de Rouen, le second celuide Cab'n, & le troisième celui d’Alençon.
Le commerce de la ville & généralité de Roúen esttrès-considérable. II consiste eil laines, draperies , toiles,cuirs , chapeaux , peignes , cartes, papier , sc une infi-nité d’autres marchandises. Èn particulier lé commercedes draperies Ôc autres étoffes est fort avantageux pourtoute la province. Toutes ces étoffes se vendent 8c seconsomment en France, ou sont utiles aú royaume euempêchant F argent d’en sortir pour l’achat des draperiesétrangères. Le commerce clés toiles qui se fabriquent dansCette généralité, qui sortent pour la plus grande partiedu royaume, attire beaucoup d’argent dans la France.Ces toiles sont envoyées en Espagne , & passent poufla plupart aux Indes occidentales, où elles sont eh gran-de réputation fous le nom de Toiles de Rouen ; les re-tours s’en font en or 8c en argent. L’on compte qu’entems de paix, il s’en débite pour plus d’un million paran.
Il sc fait d’autres toiles dáhs le pays de CauX proprespouf faire des chemises, des mouchoirs, & pour tousles usages du ménage. On en fabrique encore d’autrespropres pour les voiles de vaisseaux & les emballages.On en fait d’autres à carreaux dont une partie passe enla Nouvelle France ; mais la fabrique la plus considéra-ble est celle des toiles brunes qui fervent à doubler leshabits. II s’en fait jusqu’à six ou sept mille pièces pafan , & cinq ou six mille ouvriers y font occupés.
Les verreries sont dans cette province en très-grandnombre , & y attirent beaucoup d’argent. On y fabriquedu verre de toute espèce, & des glaces de miroir d’unégrandeur extraordinaire ; de sorte que le profit de ces ma-ri u facture s est un des plus avantageux à la province.
Les cuirs des bêtes que l’on tue aux boucheries, 8cquantité de ceux qui viennent des isles sonr tannes aRouen 8c aríx environs, & de-là transportes dans léreste du rovaume.
La pêché est encore un des principaux commerces détoute la province. Ce sont principalement lts habitans déDieppe qui la continuent toute 1 annee. En tems de paisla pêche du hareng commence avec le mois 0 Août futles côtes d’Angleterre au nord , proche d YaEmamffi
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