NOV
j NOVIUS, fleuve de l’ifle d’Albion, selon Ptôlontée,‘ c ’ 3 ■ qui place son embouchure entre celle du fleuve,7^ se golfe Ituna. Ortelius, Thesaur. croie que^ aiJ jburd’hui le Nyd. Cambden est de même senti-j ent i lnaîz au lieu de Novius , il voudroit lire NodiusXt^o^mée. Voyez. Pons /Elu.n OVOB A RDUM. Voyez. Nebopridum Sc Noro-
^OVOCOME. Voyez. NoVum-Comum.^°VO-COMUM. Voyez. Come.
^ NOVOGORD - SEVIERSKI ou Novogrodick,^ em P' re Ruffien, dans la partie méridionale dude Sëverie , entre la rivieie de Nevin à l’orient,D Ce Ue d’Ubiecz ou Dubica à l’occident. Là riviere de_ ezria la traverse du nord au sud. On lui donne vingt-li> a í 1 ‘ e lieues d’Allemagne de longueur, Sc fa largeur1 Pas de beaucoup moindre.
Pìte' Í^VOGOROD ou Novogrod , ville de l’em-de Vi/ 6 ^ffie , de la grande Novogorod, fur la rivierela ^olchov/a. Lundorp dans la continuation de Sleidan,tïiaí^ 1 à ^z deg. d’élévation, & Paul Jove à 64deg.l ‘ s /ans l’observarion qu’Olearius en flt le 15 de Marstizo 5 d trouva qn’à midi le soleil étoit élevé sur l’ho-à a n 33 deg. 4; min. & que la déclinaison d u soleil,8 a . u ^ e du bissexte, à raison de yy deg. étoit de 1 d.cell 1 * 1, les quels etant déduits de l’élévation du soleil,j e de la ligne équinoctiale ne pouvoir etre que de ; ll 7 min. lesquels ôtés de 90 deg. il n’en pouvoit de-à eute r que j8 deg. z3 min. Cette observation s’accordeq u ^ u près avec le calcul qu’en avoir fait Bureus, quel-cq C tClìls auparavant étant ambassadeur de Suéde en Mos-de lu’ ^ si 11 * dans fa carte géographique de Suéde &n^scovic, met la ville de Novogorod à 58 deg. 13l e Cette ville est située dans une grande plaine furd ç .° r d de la riviere de Wblchovoa ou PVolchou , qui sortlieu* ^ art ’ e septentrionale du lac d’Ilmen, à une demi-p 0 jj a u-dessus de la ville, & qui est très abondante enl etJt ° n - Particulièrement en brêmes, qui y sont excel-SUe Kt ^ 3 sl'and marché. Mais le plus grand avantage^er Novogorod tire de cette riviere , c’est celui du com-q Ue C . e ‘ Comme elle est navigable depuis fa source, &$ Ç Pays est très-riche en bled , lin, chanvre, ciret 0f j Ulr ) de Russie , que l’on prépare mieux à Novogo-du t ^ U en aucune autre ville de Moscovie ; la facilitéliv^port de cës marchandises attiroit autrefois lesles > les Suédois, les Danois, les Allemands Sc°llandois. Les villes Anséariques y avoient leur
otite;
so Us ? °u comptoir, Sc les privilèges dont elle jouiffoicl' aVo . 0,1 prince, qui ne reconnoissoit point le grand duc,v erb ‘ ent tendue si puissante, qu’il étoit passé en pro-gtdlj '• Çt}ii efl-ce qui peut s’oppofer à Dieu & à laq e v iHe de Novogorod ?
à-cli C ç ^ a PPelle communément IVeiiki Novogorod , cess-ion V • ^and Novogorod ; elle a beaucoup diminué ;de m ° IC âans son voisinage les restes des murailles &de ] a ‘ettts clochers, qui faifoienr, fans doute, partiePtôses e - ttombte des clochers qu’elle a conservés«n effl^lque chose de plus beau que ce qu’elle estftintaiu ’ ^orsqu'on en approche. on ne voir que desde s 0 jj es d e bois & des maisons bâties de poutres Scy it ^ Cs de sapin entassées les unes fur les autres.‘déedep' 1 ,’ grand duc de Lithuanie, & général del’ar-14^ , °ëne, sot le premier qui contraignit cette villetnil^ to ? P a ver tribut. On prétend qu’il étoit de cent^’etre tfg f es ' tyran Jean Basili Grotsdin, après unedue g Ca le Pt ans, remporta,au mois de Novembre 1467,seise p Ur , c victoire fur une armée que cette ville avoirCev cù r ' & força les habitans de sc rendre Se de re-pas a(T gouverneur de fa parc. Ensuite ne s’y croyantPtét exte a °folu , il y alla en personne , se servant duVr c i a p e , 1 a religion, Sc les vouloir empêcher de fui-^Ui y olique Romaine. L'archevêque Théophile,r 9llta Se sp C *. e Plus d’antorité, fut celui qui favorisa da-. e >à a desseins. II en fut mal récompensé dans laPHla. E n p lne . tyran fut-il entré dans la ville, qu’il laV'ots charp- ,le j> rant ’ d emmena avec lui trois cens cha-^oftes &■ jp S ot > d argent & de pierreries, des riches"for; autre* ™ eu . bles précieux, qu’il sir mettre fur plu-chariots Sc porter à Moscou. II y transporta
NOV óoi
aussi uii grand nombre d’habitans Sc envoya des Mosco-vites tenir leur place à Novogorod.
La cruauté de Jean BasiJowitz, grand duc de Moscovie^fut encore plus funeste à cetee ville. Sur la seule dé-fiance qu il eut de la fidélité des habitans, il y entra en1569, & y fit tuer, ou jetter dans la riviere, deux millesept cens soixante Sc dix personnes, fans distinction dequalité , de sexe ni d’âge, outre une infinité de pauvresgens qui furent écrasés par la cavalerie qu’on lâcha soreux. On jetta tant de corps dans le Wolchowa. queles eaux sc deborderent sor toute la campagne voisine.La peste, dont la ville sot infectée à la fuite de ce dés-ordre, tut si furieuse, que personne ne voulant sc ba-zarder d’y porter des vivres, les habitans furent réduitsà manger les corps morts. Le tyran prit prétexte de cetteespèce d’inhumanité ponr faire tailler en pièces la plusgrande partie de ceux qui avoient échapé à fa premierecruauté, à la peste & à la famine. L’archevêque de laville, croyant adoucir le tyran, lui fit dans son palaisun grand festin, pendant lequel le duc envoya piller leriche temple de sainte SophieSc tous les trésors des autreséglises qu’on y avoir retirés, comme dans un lieu defureté. II n’en demeura pas-là ; après le dîner, il sir aussipiller l’archevêché , déclara à l’archevêque qu’il vouloirqu’il sc mariât, & que tous les autres prélats & abbésqui s’étoienc réfugiés dans la ville fussent des noces; &il ordonna à chacun la somme dont il vouloir qu’ils fissentprésent aux nouveaux maries. Tous apportèrent ce qu’ilsavoient pu sauver, dans 1 esperance que leur archevêqueen profiteróit : mais le tyran , après avoir pris l argeur,sic amener une cavale blanche » & lier l’archevêque in-dignement dessus, avec des flageolets pendus au cou,une vielle & un cistre, Sc l’obligea de jouer du flageolet.O11 le mena ainsi à Moscou ; tous les autres prélats ,abbés Sc moines furent taillés en pièces, ou chassés àcoups de piques Sc de hallebardes dans la riviere.
On dit qu’anciennement, avant que la ville de No-vogorod eût embrassé le Christianisme, il y avoir uneidole qu’on appelloit Ferun, c’est-à-dire, le dieu diìFeu. Cette divinité étoit représentée la foudre à la main;Sc on entretenoit auprès un feu perpétuel de bois dechêne, Sc s’il s’éteignoit, ceux qui étoient chargés dele conserver, éroient punis de mort. On dit que le Mo-nastère Peninski Monaster, a été bâti au lieu où étoitauttefois le temple de l’idolc.
Hors de la ville Sc de l’autre côté de la riviere , oiitrouve un château ceint de murailles de pierres. C’est lademeure du vaivode& de l’archevêque. Ce château estjoint à la ville par un grand ponr, d'où le duc IváiïBasilo-wicz fit précipiter dans la riviere ce grand nom-bre d’habitans, dont il a été parlé. Vis-à-vis du châteaudu côté de la ville, on voit un couvent dédié à saintAntoine. Les Moscovites disent que ce saint étoit venude Rome en ces quartiers sor une pierre de moulin ,avec laquelle il descendit par le Tibre, passa la mer &remonta la riviere de Wolchowa jusqu’à Novogorod. Usajoutent qu’en arrivant il rencontra des pêcheurs aveclesquels il fit marché de tout ce qu’ils prendroient diipremier jet; qu’ils amenerent un grand coffre plein d’or-nemens sacerdotaux, de livres Sc d’argent appartenantà ce saint, Sc qu’ensoite il bâtit dans ce lieu une cha-pelle, où ils prétendent qu’il est enterré, Sc que soiicorps y est encore aussi entier que le jour de fa mort.On assure qu’il s’y fait beaucoup de miracles ; mais onne permet pas aux étrangers d’entrer dans la chapelle.On montre seulement la pierre de moulin > sor laquelleon prétend que le saint a fait le voyage : elle est cou-chée contre la muraille. Les grandes dévotions qui s*yfont, ont fourni de quoi bâtir le couvent de faine An-toine. * O le arias, voyage de Moscovie, 1 . z. p. 89. SCsoiv.
1. NOVOGOROD WELIK.I, duché dans les étatsde l’empire Ruffien. La ville de Novogorod Wc iki qu!en est la capitale , lui donne son nom. II est borne aiinord, partie par le lac d Onega » P arrie P a î; e Carga-pol; à l’orient par le duché dc Belozero & par celuide Twete ; au midi par la province de Rzeva ; Sc aucouchant par l’Ingrie & P™ ^ seigneurie de Plesko*,* Robert de Vattg°udi, Atlas.
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