NYO
J à îsc de Genève, & chef-lieu d’an bailliage def Q emC norn- Cette ville est médiocrement grande &^Lienne. On volt à Nyon , & dans les lieux voi-tu d* ° CS * n fcripri° ns Romaines qui marquent qu’il y avoi CS domains établis dans ce territoire ; mais on n’y■p pas le nom de la ville , que Pline nomme Colonia/ e J* ns > ainsi appellée, parce qu’elie avoir été peu-aut 6 ” 6 cava ^ ers vétérans, lien est fait mention dans lescin eUrs > ont écrit fous les empereurs|Romains jusqu’auy?r/ * eine ^êcle > & ils la nomment simplement Eqtie-tin ' ^% ue ft res au pluriel, comme on peut voir dans l’i-er aire d’Antonïn, & dans la carte de Peutinger. Ce lieuj, nt une colonie & une cité fous l’empirc Romain, aa voir un évêque, selon fauteur de l’histoire des Se-M^noi Sj r, , p ar[i z. p, y S. U croît qu’Amandus, nom-dans la vie de saint Lautein , en fut évêque. Tâuri-a llUs , qui a assisté au concile d’Espagne en y 17, en*ussi été évêque, selon d’aurres. Les mêmes écrivainsg ? lent que le siège de Nyon a depuis été transféré àlla y. * Longuerue , Defc. de la France, parc. 2. p. 266.fur N y° n située Pour la plus grande partie
Csl une colline quis’éleve auborddu lac de Genève, &^ Partie dans la plaine, qui s’étendle long du lac au pieda colline. Le quartier d’en-bas, quon appelle la Rive ttie f ? u * un ssiuxbourg tour ouvert ; au lieu que le quar-d/ ^cu-baut, qui est proprement la ville, est ferméj diurailles, Nyon a été autrefois, c’est-à-dire, sousQ S ,empereurs Romains, beaucoup plus considérablea u clle n’est aujourd’hui. On y voir encore quelquesj uges de son ancienne splendeur. Une des portes de? v ille est faite de gros quartiers de pierre dure &g^àtre, dont il y en a qui ont jusqu’à dix pieds de longv . 5 u atre ou cinq de haut. Au bord du lac on voie unétour, construite aussi de beáux quartiers de lapierre > & qui sonr ornés de feuillages ; mais com-ces pierres font mises la plupart à contre-feus, onllt juger que cette tour a été bâtie des débris de quel-ec ^ ce pk s anc ' en dc plus riche, Au haut de cetteq jî on apperçoit une statue qui paroît être celle détou Ue Empereur, habillé à la Romaine, en guerrier,dç . r , 0n oé de lauriers, & qui semble regarder du côtéjj Italie: cette figure est arrachée à la muraille en de-jjj S> Dans un endroit tout près de la ville , on a trouvéjy Ua vant dans la terre un beau pavé à la mosaïque.11 q 1S ' a v '^ e EMC il y a un bon nombre d’inscriptionsíjç ^tnes ; & dans un coin de maison on voit une têteOu , àife en relief fort bien représentée. Le château ,<^>^de le bailli, est à l’extrémré de la ville . du côtélç s e regarde fur le !ac. 11 y a de cecôté-là, derrièret t ' grailles, une jolie promenade où l’on jouit d’uni e j e * aspects on a la vue sur le bas de la ville, fur^ 5 e , fur les campagnes voisines , fur toute la Savoiet te j. Ur le pays de Gex, jusqu’à Genève, qui est à qua-itj e de-là. A l’autre extrémité est le temple qui n’aì 3 ae bien remarquable ; mais en y allant on voit danséçtjj.^'lle du cimétiere qui 1 environne, une statue àlit f c ° r P s , fort défigurée > & au bas de laquelle onIw ClJn marbre l’inícription suivante, faite pour unte qui étoit l’un des ch<
h'c
d’A,
ugusle.
chefs de la colonie & pré*
C. LuccoNr. Co,
Tetrici Pr^efec.
Arcend. latroc,
PR^FECT. PRO- IIVlR.
HVXR. BIS F1AMINI. S*
August.
hiçrc e V ^ e Nyon est fort bien située pour ìe CotU-t>e au j ’ dans l e voisinage de Genève & au bord d’un4 c l près de la Bourgogne, d’oùelle tire quantitéfoìre s v! ' , es Bourguignons y viennent toujours auxkt . tr ^ S Auvent aux marchés de semaine. Ellecendres en 1399. Elle commence à se
2. C7“ délices de la Suisse , r. 2. p. 282.
, e tn en ON, bailliage de Suisse,dans le canton deV-a/çy f n e e P a ï s dc Gex , le lac de Genève & le montde c j la > comme tout le voisinage, un pays de vignes ,f ïUit s> ^ de prairies, & abondant en excellensur-tout en châtaignes. Ce bailliage est compo-
NYS 6 ij
se d une ville , d’un bouig & de plus de trente villages.Les endroits les plus remarquables sont
Nyon » Gopet, Pvangih,
Avànt le changement de Religion introduit par îeaBernois, Nyon étoit du diocèse de Genève avec toucson territoire, qui contenoit douze paroisses & quarantevillages.
NYPHAïUS, montagne delà Phtiotíde. Pli ne , l, 4.c» 8. dit quelle étoit remarquable par quelques figu-res que la nature avoir pris plaisir d’y reprefenrer.
> NYRAX, ville Celtique, selon Etienne le géographe,
1. NYSA ou Nyssa : on veut, dit Diodore de Si-este, l. i.c. iy , qu Osiris air été élevé à Nyfa , villede i’Arabie Heureuse, aux confins del’Egypte, & quece soit de-là qu’il ait été appelié Dionyjius , nom for-mé de celui de Jupiter son pere, & de celui de laville de Nyfa. Diodore de Sicile répete la même chosedans un autre endroit, l. 3.c.yq, où il dit que Jupi-ter porta le petit Bacchus son fils à Nyfa , ville del’Arabíe , asm qu’il y fût nourri par les Nymphes.Cependant le même auteur, /. 4. c. 2. dit plus bas *que la ville de Nyfa étoit située entre 1 a Phénicie &le Nil ; position qui ne s’accorde guère avec celle qu’ila marquée plus haut; mais cela ne suffit pas pour niéequ'il n’y ait eu anciennement dans l'Arabie une ville »nommée Nyfa, quoique pourtant l’on 11’en trouve au*cune trace dans les autres écrivains.
2. NYSA ou Nissa, Voyez. Nyssè.
3. NYSA 011 Nyssa , en François Nysse, ville dela Cappadoce. Par la position que lui donne l’itiné-ràire d’Antonin, elle devoit être dans la Garsaurie. Pto-lomée, /. y. c. 7. néanmoins la marque dans la Mu-riane. Dans l’itinéraire d’Antonin elle est placée fur laroute d’Ancyre à Céfarée , entre Parnaffus & Osiana *à vingt-quatre milles de k premiere de ces places, & àvingt-deux milles de 1 a seconde. S. Grégoire, appellecommunément S. Grégoire de Nysse, fut établi évê-que de cette ville en 371 par son frere saint Ba-sile, archévêque de Céfarée, dont l’évêché de Nysse étoiesuffragant.
4. NYSA ou Niìsa, ville de la Carie, selon Etien-ne le géographe, qui dit qu’on 1a nommoit aupara-vant Antiochia. Voyez. Antioche, n° 3. C’estlâ mê-me ville que les notices Ecclésiastiques appellent Ni*sA , n° 3.
y. NYSA ou NissA , ville del’Inde , entre les fleu-ves Cophenes & Indus, selon Arriéra, lib. 1. incuntc ,Sc Strabon, /. ly. qui sont pour la derniere orthogra-phe, Diodore de Sicile , Pline & Pòmponius Mêla écri-vent Nisa ; & il semble que c’est ainsi qu’il faut écri-re , du moins si on regarde U origine que l’on donnecommunément à cette ville : car on prétend qu’ellefur bâtie par Bacchus, qui lui donna son nom. Leshabirans font appelles Nissaei par Arriéra, qui ditqu’ils envoyerent des députés au-devant d’Alexandrcpouílè soumettre à ce conquérant. La ville de Nyfa étoitcommandée par uné montagne, nommée Merus, motqui j en langue grecque, signifie une cuíffe. On voitâssez que ce nom fait allusion à la seconde naissancede Bacchus, sorti de 1 a cuisse de Jupiter. En effet, Dio-dore de Sicile > /. 2. t. 37. ràpporte que Bacchus §c sonètmée fe retirerent fur cette montagne, & qu’ils yfurent préservés de la peste qui regnoic dans k cam-pagne.
6. NYSA ou Nyssa, ville de la Lydie, au voisina-ge de Trahis, selon Strabon’. C’est le même qu’Eticnneile géographe met dans k Carie. Voyez. NysA , n° 4.Prolomée qui écrie Nyffa , k place aussi dans k Carie,parce que quelques géographes étendent les bornes dela Carie au-delà du Méandre. Elle étoit néanmoins pro-prement dans l’aiicienne Lydie que le Méandre bornoieprincipalement vers la mer. J’ai vu, dit Wheler, voyagéde L’Anatolie 339. une médaille de Nyfa, frapée
du tems de l’empereur Maximin, dont elle poste ktête & le nom , & fur le revers il yà une Fortune quitient en fa main une corne d abondance, & un gou-vernail en 1 autre, avec ces lettres flII ATP. iìPYMOT,poycunoy NxCEíiri, c’est-à-dire , que cette médaille de