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Tome quatrième. M - P.
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OBASINE, Obdcina , abbaye d’hommes en France,de Tordre de Cîteaux , dans le bourg de même nom,dans le Bas-Limousin, à trois lieuesau midi de Tulle,ôc à une demie de Brive , pioche la Coureze. Elle a étéfondée par Etienne , lequel issu de condition honnêtedans le Limousin, eut pour pere Etienne , & pour me-re Gauberte ; il fut d’abord clerc, puis prêtre. Au lieud’habits, il fe vêtit d’un cilice, ôc ne vouloir d’autrenourriture que celle du pain qu’il trempoit de ses lar-mes. 11 se baignoir souvent dans seau gelée, dont il rom-poit la glace ; il s’associa un autre saint personnage nom-mé Pierre, lequel étoit ausiì prêtre, ik ils chercherentensemble un lieu écarté du commerce des hommespour s’y retirer. Us arrivèrent enfin au bois d’Obasine ,ífe trouvèrent un endroit à leur gré , éloigné seulementde trois lieues de la ville de Tulle, environné de tou-tes parts de rochers escarpés , près de la rivière nomméela Coureze. Ils s’y arrêtèrent ôc le choisirent pour en faireleur retraite. Us y eurent beaucoup à souffrir de la faimdans les commencemens. Euflorge tenoit alors le siègeépiscopal de Limoges. Ce prélat ayant ouï parler deces deux saints personnages, seconda leurs pieuses in-clinations , ôc les fit bientôt devenir les peres d’une gran-de communauté. Le monastère qui s’y établit fut dansle Commencement pour l’un & pour l’autre sexe. L’auhé-rité y étoit extrême , & le silence également rigoureux ,auffi bien que le vêtement & la nourriture. On en peutvoir le détail dans la vie de saint Etienne, que Baluzea mise au jour, r. 4. Miscdlanea , ôc dans les Act a San-ôlorum de Bollandus die Martii 8. Etienne étant demeurélong-tems incertain fur le choix qu’il feroit oú de l’insti-tutdes chanoines réguliers, ou de celui des moines; en-fin , par le conseil d’Acineric, évêque, en Auvergne,il se détermina au dernier, dont il embrassa la réglé avectous ses disciples, ôc reçut du monastère de Dalon tousles meubles, dont ils avoient besoin pour s établir ; en-suite l an 1142, le jour du dimanche des rameaux, ilreçut l’habit de l’ordre, ôc fe sic moine en présence deGeraud, évêque de Limoges, Ôc dès le même momentil fur aussi élu Sc béni abbé. Quelques années après , lepape Eugene III, étant venu en France , la seconde an-née de son pontificat, & ayant fait quelque séjour à Cî-teaux, Etienne vint y voir sa sainteté , la priant de lerecevoir lui & les siens dans l’ordre de Cîteaux. Le plusgrand obstacle à cette réunion étoit qu’il auroit à con-duire les hommes aussi bien que les femmes, ce qui étoitcontraire à l’institut de Cîteaux ; mais il y eut espéranced’abolir peu à peu tout ce qui se trouveroit contraire àTordre. Après cela, Etienne fonda encore deux autresmonastères, l’un au diocèse de Cahots qui est celui dela Garde-Diexj ( Garda Dei) ; faune au diocèse deSaintes, dit la Frenade ou la Frenaye (Frenada ),auquel il donna pour abbé Robert, qui fut ensuite lepremier abbé d’Obasine. On compte quarante-trois ab-bés de ce monastère jusqu’en 1713.

OBBA , ville d’Afrique , dans la Mauritanie Céfaricn-se. La notice d’Afrique fournit dans cette province Eu-sebius Obbitanus , Eufébe, évêque d’Obba. Entre lesévêques qui assistèrent au concile de Carthage tenu foussaint Cyprien, on lit Pattlus confejj'or ab Obba. Dansquelques manuscrits ôc dans saint Augustin. on lita Bobba. Pline, /. y. c. 1. met dans la Mauritanie Bab-ba. Quelques-uns lisent Bobba. Quoi qu’il en soit, cettecolonie paroit différente d’Obba. Au cinquième concilegénéral assista Valérien, évêque d’Obba, en Afrique. Laconférence de Carthage fournit Félicissime, évêqued’Obba - Obbenfis.

OBBE, bourgade de l’Amérique, dans la Californie,fur la côte de la mer Vermeille. Elle est dans la missionde saint François Xavier, au nord , & à huit lieues deBiaundo , selon le mémoire du pere François-Marie Pi-colo , Jésuite. * Lettres édif. t. y. p. 261 ôc z 6 z.

OBDACH, bourgade d’Allemagne, dans la Stirie,fur le Levant. Voyez Badacum.

OBDORA ou I’Obdorie > autrefois Lucomorie,contrée de la Tartarie Moscovite, au couchant du Jé-niscéa, Sc à l’orient de l’Oby , qui la sépare de la Con-dora. Selon la carte du monde, Tille de ce pays est ha-bitée par des Samoyedes, qui ont les Ostiaques au mi-di. Ce pays est coupé par le cercle polaire en deux par-

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ries à peu près égales. La partie septentrionale est n0tnniée la côte d’Oby , ôc bordée de montagnes de glaces »qui figurent assez bien avec celles de la Nouvelleble, dont le bras de mer qui les sépare, est borde 31nord. De l’Isie y met trois espèces de villes ; favoa *n Mangaseia ou Taasofstat . sor une riviere 4sort d’un lac nommé comme elle Ta.as , ôc est app e1 ^vers son embouchure Mangaseia ou Malca.msei > *-jSerrofka , fur le bard oriental de la même riviere,confluent de la Stour. 3. Turuganskoi au bord ocdental du Jéniscéa. II y a quelques bourgades le *de l’Oby. La nouvelle carte de l’empire Russien esousces notions. Elle met les Samoyedes tout au nord; ^Mantzela entr’eux «Se le cercle polaire, & les 0 ‘ 1 {kes au midi de ceux-ci dans TObdorie, quoique ce 1n’y soit point marqué. Elle met Stara MangasE- 4la Mangaseia de de l’isle, presque sous le cercle Flaite, «Se Turukan fous le 60 deg. de latitude. U 1 .outre cela, k monastère de Kolskoi, fur le bord oí ' iC f l \tal de l’Oby , vis-à-vis de Tembouchure de la B £í£ ^va. Ce pays au reste fait partie de la Sibérie, kkft £Grand y avoir commencé quelques habituions. 0 erius en fait quelques détails ; mais comme dansvoyage de Moscovie, il n’a point approché de ces catons-là, il n’en peut rapporter que des ouï-dites.OBEA , ville d’Afrique. Voyez, ObbA.

OBE L/L, ancien peuple de la Marmarique, selon 1lomée. Ils étoienr entre les peuples Sentîtes «Se

OBER, préposition , qui en Allemand signifieélevé : elle fe compose avec un nom propre , ôc alors 6signifie haut, pour distinguer ce lieu de quelqu’aurrfmême nom v Le mot opposé est Nieder , bas',2. inl*Allemands cfiscnt

Ober-Baden , Nieder-Boden , le Haut , le Bas P 3 'de Bade. 5 «

Ober-Bayern , Nieder-Baycrn , la Haute & la h 4Bavière. s g

Ober-Elsasz. - Nieder-Elsas , la Haute ôc la ^Alsace. A

Ober-Oeftcrreich , Nieder-Oesterrelch> la H 4tfTla Basse Autriche.

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Et ainsi des autres lieux ou pays distingues en Ha 1 jen Bas ; ainsi au lieu de répéter ici tous les ai tid eScommencent par ces deux syllabes, il faut cherchernoms mêmes ; c’est-à-dire > par exemple, atix mots B 4 cBavière » Alsace , Autriche , Ôcc. Le dict>° ll!de la France fait trois articles d’OBER-EHENHEi^’^- .la Baffe Alsace , fous cette orthographe , sous ceH £ ^benheim , ôc enfin sous celle d’OBERNHEiM. Ce [[C ^,111’est point différente d’Ehenheim, ville d’Alsa cC ’ Jepeu plus bas, fur la même riviere , il y a un fi'même nom , comme je l’explique au mot hheim. „ vi-

OBERBRONN, lieu d’Alface. U est fertik fiegnobles ôc en autres biens de la terre. II fait F 3 ^ vcla seigneurie de Licchtenberg & Ochseijstei» > ~~ t suflnu à titre d'hérédité aux comtes de Westerbtngj f 0 uï £e 'y a fait bâtir un château. Ce nom signifie ba^ te é* Zeyler, Alfat. p. 40. P Sí c ^‘

QBERKIRCH ou Haute Eglise , petite viff ^j-as-t eau d’Alsace, dans TOttnau, à trois miff eS ^ eS m 0 'bourg, au delà du Rhin, vers la forêt Noir £ * j 3 siniP edenies la nomment en latin ou plutôt en ë lC . c elJ s d £Ypergr^cia. En 1428, elle appartenoi': 3 fcç>u($ »Strasbourg. C’est pour cela quel’évêque deS tl e ]qtieSqui étoit mécontent de cette ville, fit f a ’ re ç c déf £t1 'fortifications croyant Taffamer ; cependant e T 30

dit a fiez bien durant six mois, jusqu’à ce si u partie*suivant, ceux de Strasbourg abandonneient et>'

Dans la fuite du teins ce lieu Sc son baillkSf^ uC jus'core à ceux de Strasbourg & appartint a 1 £ rfl foourg*qu’en Tannée 15 9 2 ; alors dans la guerre de ^ ^ fure llCce lieu ôc les environs, y compris Nor^Ei^^ q £ oï'cédés au duc de Wurtenberg > par le margt‘ ive , ^ qiiouge dc Brandebourg , élu évêque de Stral ou j^ orra joC »que le margrave eût été forcé, le cardina d’opP 0 ^° &de concert avec son chapitre, ne fit P° jnC