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cieux de toute l’Asie, qu’ils appellent les quatre Para-dis. * DHerbelot , Biblioth. orient.
OBOM . ville desMoabites, selon Hesyche.
OBORIT ANUS, siège épiscopal d’Afrique. II yenavoir deux de ce nom dans la Mauritanie Césariensc , 8cla notice d’Afrique les distingue de cette maniéré. Aprèsavoir nommé Pierre, évêque d’un de ces deux sièges,Tetrus Oborìtanus , entre les églises qui avoient leurspasteurs, elle met encore une fois Oboritanus entre lessièges qui n'avoient point alors d’évêques, Cathedrœ quaepiscopos non habuerunt.
OBORKOW, petite ville de Pologne , au palatinatde Bekz, environ à quinze milles italiques ou cinq lieuesde cette ville ,en tirant versKrasnoslaw. * Sanjon , Atlas.
OBOTRITES ouObotrita, Obotriti, Obodri-tï , ObodriTìE Abodritte & ABODRm , peuplesd’entre les Vandales. Une chronique du moyen âge,dont l’auteur est inconnu, & que Lambécius a inséréedans son recueil des écrivains, rerum Germanie arumseptentrionalium , nous marque assez juste la positionde ce peuple, en marquant ainsi ses voisins en com-mençant à l’orient par la Poméranie. Pofl Pomeranosad occidentemsunt Vinuli idololatrœ , deinde venitur adCircipanos est Kicinos ubi civitas est Demmyn. Ultrail los sunt Lingones est Varnavi. Hos sequuntur Obo-tríti civitas illorum Mekelenburg , inde versusnos Polabi , civitas illorum Racisburg. inde tranfìta Tra~vena vel potius Trabena , venitur in nostram Vagiren-sem provinciam , cujus quondam fuit civitas Maritimanobilis valdè Oldenburg. On voit par ce passage queles Obotrites avoient pour ville Mecklenbourg, dontnous parlerons en son lieu , & qu’ils étoient entre lesVarnaves d’un côté, peuple qui habitoit le long duVarnaw, & de l’autrc , qu’ils confinoient aux Polables,dont la ville est Ratzbourg , & à la Trave, rivierequi coule à Lubec. Comme l’auteur de cette chroni-que la finit à l’an i 263 , il est par conséquent moinsancien qu’Helmold, qui a écrit pareillement une chro-nique des Slaves, & qui finit en 1170. On va voitque l’anonyme a copié Helmold avec bien du déchet.Après avoir parlé de Rethré , capital ou peuple Re-darii ou Tholenzi, Helmold, continue ainsi : Deinde ve-nitur ad Circipanos & Kyzinos quos à Tholenzis & Re-daris Jeparat flumen Panis ( la Pene ) & civitas Di-mine ( Demmyn ) Kyzjini est Circipani , cis Panim : Tbo-lenzi est Redari trans Panim habitant. Les Kyzins &Circipaniens étoient donc au-delà de la Pene, lesTho-íenscs 8c les Rédaires étoient autour de Réthré , au-delà de la même riviere. Hi quatuor populi à fortitu-dine Wiltzi five Lutici appellantitr. Ces quatre peuplesavoient un nom qui leur étoit commun. On les ap-pelloit les Wiltzes. Voyez ce mot. Ultra illos , c’est-à dire, au couchant de ces derniers, sunt Lingones estWarnavi , étoient les Lingons, autrement nommés Lini ,8c les Varnaves. Hos sequuntur Obotriti , civitascorum Miklinburg. Inde versus nos Prolabi , civitaseorum Racisburg. Inde transitur fiuvius Travenna , innostram Vagirensem provinciam , civitas hujus provin-cu quondam fuit Aldenburg maritima. C’est ce quedit Helmold (b ), auteur qui parle de tous ces peuplescomme existans de son tems. On voit par-là que lesVarnaves occupoient ce qu’on appelle aujourd’hui laseigneurie dc Rostock, l’évêché ou la principauté deSchwerin où est Butzow, & une partie de la véritableVandaiieoù est Guíìrow. Les Wagres ou habitans dela Wagrie occupoient la partis du Holstein qui estau voi-sinage de Lubec, & le long de la mer Baltique ; au midi dela Wagrie étoient les Polabes, aujourd’hui la princi-pauté de Ratzebourg, 8c entre ces peuples étoient lesObotrites , qui par conséquent occupoient le duché deMecklenbourg, proprement dit, avec le comté deSchwerin, où sont Wismar , Schwerin , &c. (a) IncertiAuPloris Chronica Sclavica, capitul. 3. (b) Cbron. Sla-vor. 1. 1. c. 2. n. 8. & seq,
C’étoit bien-là le pays des Obotrites, mais la domi-nation de leurs princes s’étendoit bien plus loin. Ilsétoient originairement Vandales, comme nous disonsà l’article.des Vandales. Un auteur de ces pays-là ,nommé Nicolaus Mareschalcus Turius, a écrit un livreintitulé, Annales Vandalonm & Herulorum , où il
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prétend donner fur les archives de la cour de GustroVune généalogie des rois Vandales, qu’ii fait remonterà Anthyrius, l’un des capitaines d’Alexandre le Grand-Pour ne pas me copier ici moi-même, je renvoie I electeur à l’histoire générale & politique des principauxétats de l’univers, ouvrage commencé par Samuel Pufte |Vdorff, 8c auquel j’ai fait des additions importantes-Voyez ce que j’y dis à l’occasion de la maison des ducsde Mecklenbourg, r. 3, p. 312. édit. Amslerd. cherChâtelain 1732.se vais donner une fuite des rois Obo trl "tes depuis Charìemagne, où ils commencent à etr econnus dans l’histoite, 8c je n’en dirai rien qui ne I 01appuyé fur des historiens célèbres. Lorsque Charlem 3 'gne mena son armée en 789. contre les Wilses (° aWiltzes) peuples dont nous avons expliqué la situatio 11 >Witzan (b) regnoit alors fur les Obotrites. IÎ étoit ah iede Charìemagne, 8c lui amena quelque renfort de > etroupes. Depuis ce tems-là les Obotrites sc joignisde tems en tems aux François, soit par la persuasion à»leur roi, soie par la.crainte des forces de l’empere) 11 *soit que se sentant appuyés d’un tel allié, ils crussent et r ®plus redoutables à leurs voisins , & sur-tout aux W llr 'zes qui les incommodoient par des hostilités continuels *L’empereur , voulant sc les attacher, prit les Sa* 0 * 1d’en-deçà del’Elbe du côté de Breme , &les transfe s3ll _en 804. dans la France, donna leurs terres aux Ohotrites. Leur roi Witzan, que Sigebert de Gemblo 11appelle Withan, ne vivoit plus ; car dès l’annéeles Obotrites ayant été appellés par Chatlemagne coUtre les Saxons septentrionaux, Witzan, en passant l’D jjpérit dans une embuscade qu’ils lui avoient préparee-^est nommé Visislas dans la chronique manuscriteLatome , qui lui donne pour fils & successeur Th s3con, ou leThrascon des annales.En 798. les S^°‘d’en-deçà de l’Elbe, ayant tué les officiers de Ch 3tmagne, 8c attaqué les Obotrites ses alliés, Thtstffleur prince, soutenu par Eberwin, Annal. Franc.™risius, Annal. Fuld. ou Helbruin, Regino. tna^jLcontre les Saxons, & leur tailla en pièces quatre t® 1 ,hommes auprès de la riviere de Suentine. Dix ans aen 808 , le même prince gouvernoit encore les O®trites, qui s’étoient soumis à Charìemagne , & dootpartie penchoitvers le Christianisme; cette dispoj irí .avoit redoublé pour eux la haine des Wilscs, qtU 3 ^merent le roi de Danemarck Godefrid, avec qui J ‘ s 3joignirent pour les mieux opprimer. Le Danois eldans les terres des Obotrites, chassa Thrasicon, ^dre le duc Gotlieb , 8c initia plus grande P alC ' epays à combustion. L’empereur envoya au secouéObotrites ses alliés (r) un fils nommé Charleslui, & Godefrid , ayant perdu dans une bataille se 11 ^ ^veu Rheinhold avec l’élite de son armée, fut re y ,,\tsc retirer. L’année suivante 809, Thrasicon a/ 3 '/ oí ,la paix avec le Danois, & donné son fils ens’assura d’un renfort que les Saxons lui donnere 1,r > cla guerre contre les Wiltzes, & saccagea enr ' e , r£l je g cleur pays ; mais peu après le roi de Danemat^ pstassassiner à Reriche. L’an 813 l’empereur Louisbonnaire envoya du secours à Harald,roi de Dan est T ^contre les fils de Godefrid. Ce secours fut renf 01 ^,un bon nombre de (d) Saxons 8c d’Obotrites-Tabul. p. 287. (b) Eghinart. in vita Carol.
Annal. Reg. Franc. Annales Fuldenses. Régin 0,
\.Krantzius , Vandales ,/. 2 .c. 19. & 23, & c ‘ {c)
Stad.
pol. I. 1. c. 13. Saxon. I. 2. c. 19. & /. 3- c ‘ i, f Re-Annales 8c Pontan. 1 . 4. ad ann. 808. {d) A nnagiœ. Franc,
Thrasicon eut pour successeur Slaomir, 8c c ° v , oll -laissoit un fils nommé Céadrog, & que renip cr£ ^ mive r- •loit obliger Slaomir à partager avec Céadrog ^ e n-nemerjt de l’état, le premier de ces deux P rI P f( 5 [S degagea les Obotrites en 817 à abandonner les ’ nr . (fl ^ e del’empereur. Deux ans après on envoya une a ^ esleFrançois & de Saxons pour le réduire. H f ur r^Jion seà Aix-la-Chapelle, où les principaux de fa 1 aCC usa'rendirent, & comme il ne put se justifier don ,lS
rions portées contre lui , il fut exilé, 8c le int érê £Sà Céadrog, qui n’en fut pas plus attache at \e$de Louis. En 821. on le soupçonna de caba oJJ rap'fils de Godefrid ; il fut détrôné à son tour,