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de sainteté le 23 Juin l’an 1203. Gazet dit qu’on ybâtit depuis un monastère de chanoines réguliers. Ce lieuétoit anciennement de l’évêché de Liège, mais il est pré-sentement de celui de Namur. Cette abbaye fut fondéeen 1192 pat un saint prêtre,nommé Gilles de Walcourt.Entre les personnes que la réputation de Sainte Maried’Oignies y attira, le plus célèbre fut Jacques de Vitri,doósteur de Paris, qui s’y fìt chanoine régulier , qui de-vint par ía fuite cardinal. On y voit dans le trésor sadiscipline, son missel, son pontifical, sa crosse d’yvoire& deux de ses mitres, dont une est de parchemin, &les reliques qu’il y envoya d’Italie. Son tombeau est enmarbre noir dans le sànctuaire. Le corps de Ste Marieest dans une très-belle chasse d’argent. On y voit aussison couteau & sa chemise de laine , en laquelle les fem-mes ont grande confiance dans le rems de leur accouche-ment , au rapport de Gazet. * Notes manuscrites deLebeus
2. OGNIES , Seigneurie de France, en Arrois, dansle voisinage d’Espinoi, à trois grandes lieues de Lens, furles confins de la Flandre. Dkt. géogr. des Pays-Bas.
OGRYLLIS. Voyez. Olbia 1.
OGUELA , beau bourg & château de Portugal > dansla province d’Alentejo aux confins, de l’Eslrcmadure.entre C.ampo M ay or & Alcgrette, & à l’orient de cesdeux places, fur une haute montagne, au pied de laquellecoule la Chevora. On y voit une fontaine merveilleusequi tue tous les animaux qu’on y jette , à la réserve desgrenouilles, 8 c dont l’eau, quoiqu’échauffée par le feu,ne peut cuire , ni la chair, ni les légumes. * Délices del’Espagne & d u Portugal , p. 791.
OGURZA , province particulière du pays de Cha-rasen, située vers le rivage de la mer Caspienne. Elleétoit fort fertile autrefois, lorsque le bras septentrionalede la rivière d’Amn la rraversoit encore, pour venirse dégorger de ce côté dans la mer Caspienne : maisdepuis qu’il a pris un autre çoprj s cciso province n’estplus qu’un désert. parce qu’elle est dépourvue de l’eauqui lui est nécessaire pour arroser ses terres. C’est de lagrande quantité de concombres qu’elle produifoit, qu’el-le a pris son nom-, carlemotOgurza veut dire un con-combre , en tartare comme en russe. * Hj'l. généalogiquedes Tatars , p. 54J.
1. OGYGIA , grande ville de Thrace , fur le montHcmus. Nicetas & Ccdrcne en font mention, selonOrteiius , Thcjaur.
2. OGYGIA. C’est ainsi qu’Homere dans l’Odyssée,nomme Piste de Calypso. Hesyche dit de même Ogv-gie, nom de Fisc de Calypso. Pline, /. 3. c. 10. par-lant du promontoire Latynium ( Capo delle Colonne )dit: Devant la côte, à dix milles du continent, est Listedes gémeaux Castor & Políux,& une autre, savoir,Liste de Calypso qu’Homere a nommée Ogygie, à cequ’on croit ; outre cela Tiris, Eramisa & Méloessa. Cesisles que Pline nomme ici, sont ou couvertes d’eau, outellement diminuées, qu’on n’en fait plus mention. Voyez.au mot Calypso.
3- OGYGIA, autre iíle de la Méditerranée, entrela mer de Phœnicie & celle de Syrie, selon un modernequi cite le troisième livre de Varron, de re Rustica ,8 c qui est lui-même cité par Orteiius.
4. OGYGIA, ancien nom de I’Attique , selon Etien-ne le géopgraphe.
y. OCYGIA. On a aussi anciennement donné cenom àl’EGYPTE, selon le même.
6 . OGYGIA. Cet auteur l’attribue aussi à la Béotie.
7. OGYGIA. Plutarque semble décrire sous cc noml’Irlande dans son opuscule d’un visage sur le disquede la lune.
8. OGYCIA . ancien nom de la Lycie , selon Etien-ne le géographe.
9. OGYGIA, surnom de l’isle Thassus, dans L Ar-chipel , fur la côte de Thrace. ,
10 . OGYGIA, surnom de Thebes, selon Fauteurdu poème slss l’Etná, attribué à Virgile.
Nunc juvat Ogygiií çircumdata mœnia Tbebis ,
Cernereque hîcfratres , &0. v. Í 7 °*.
Rien n’est plus fameux dans l’antiquité que le déluge
OHI
d’Ogyges. C’est le nom d’un roi de Thebes antérieur^l’arrivée des Phœniciens dans ce pays. Paissants »Bcotic. dit : On dit que les premiers habitans du teritoire de Thébes étoient les Ecténes , & qu’ils a volpour roi un homme né dans le pays nommé Ogjs& que c’est de lui que beaucoup de poètes ont donà Thébes le surnom d’Ogygienne. .
OGYGIANUM, colonie Toscane, selon les fiagn 36attribués à Caron. * Ortelii Thés. ç.
OGYGIUS ou Ogyus mons > montagne fiibuHdont parle Strabon.
OGYLOS. Voyez. AEgialie. Etienne le geog>a?semble lui donner ce nom. , ^
OGYRIS, isie de la mer des Indes. Pline > • ^c. 28. dit qu’elle est en pleine mer , & qu’eí!e- e ^me use par le roi Erythras, qui y a son tombeau, ^ ^ U p e .le est à cent vingt milles du continent. Denys Ltiégete & ses deux paraphrastes parlent conforme 111Festus Avienus, v. 80;. dit :
Ogyris indè salo promit caput , aspera rupes ,Carmanides quaje pelagi proeìd invehit undttí ,Régis Erythrœi tel.us h.ic notasepitlchro ,
Per/ìcus bine <&ftus sauces hiat.
Priscien dit dans fa périegèse, v. 604.
VItcrhts pergas, fipojl Carmanida summum ,Ogyris occurrat : qua dicitur ejse jepilchrum ,Régis Erythr&i ; dederat qui nomïnaponio »
Perfcus inde Sinus penetratur.
Denis le Periégete, v. 606. avoir dit plus ^ lT1 Ju-ment : Plus loin au-delà du promontoire de la G anie, vous avez l’isle d’Ogyrisoù est le rombean _p e [>Erythre, de-là vous passerez à Leurrée de la meísk. Cette situation avoir iàit croire a quelques-uu^^^cette isle doit être çellç d’Ormus,mais Ormus ne £l i
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pas aux marques données par ces auteurs. Ogyris ^pleine mer, selon Pline , de-là on passe au déu°golfe Persique, selon Denis ; on ne peut pas du e ^, 11 >d’Ormus, qui est dans le détroit même. Ledouin quia bien vu qu’Ormus ne pouvoir s' trC , ,a été chercher l’ìsle de Mazira fur la côte d N■' yen quoi il íè trompe ; car en venant du cap de Gnie faudroit-il passer devant l’embouchure du gol‘ e ^ if qrir une centaine de lieues pour trouver cette ist e r secôte d’Arabie, & revenir d’autant sur ses pas P jj s e,rapprocher du golfe î A la vérité il est plus aile 1qu este isle ce n’est pas, que de la trouver. . ^
OGYS. Joíèphe , Antiq. I. 1. c. 11. dit : Ab ia ^meuroit alors aux environs du chêne d’Ogys j c e ^yeLd’un champ peu éloigné de la ville d’Hebromles articles Luza & Mambré.
OGYUS, Voyez. Ogygius.
OH AN , pays situé dans le Petcheli, proche futde muraille de la Chine. 11 n’est guère habits cet reles bords du Narkonipira, dans les endroit r-^ak 3 'rivière reçoit quelques petits ruisseaux, tels st l Ej| a gekol ou Chalan-kol, qui donne son nom au , y m*
Chakakol-Kaïan. On voit de ce côté, à 4 1 s p a n,° l1de lat. les ruines d’une ville , qui se nommoir , £ jstuch a ‘Kurban Subharan-Hotun ,sur la petite riviere ce
ka, qui se jette dans celle de Talenho. Le rel eJ itt £iriC 'pays est sablonneux & nitreux. II est cepeudaii ^fisseisslé de petites montagnes buissonneuses, q L1 * .^jer* siH'
du bois à chauffer, & qui sont remplies de & ' ^jast 1 "tout de cailles, qui volent, fans frayeur cl \ > ra lebes des passans. II est très-froid. * JrJift- ê eHuns par de Guines , í. 4 p. 237. , . . e sep tÊir
OHIO (L’) , grande rivière de l'A™ 5 ^ ain sitrionale, dans la nouvelle France. Luc , eS qt>emée par les Iroqnois, & pat les autres ?, a íe ~
le arrose, & ce nom marque sa beaute. ^ n a,
sources chez les Iroqttois, à l’orient du 3 rcn a»tverse lç pays où étoit la nation du Chat ^ Toi -
cours vers l’occident méridional, d e p oU rce
goria, reçoit une grande riviere , dont a | S> fc
sine d„ ìi Eric, & qui coule cto 1 « ic D-
prend alors le nom de riviere d Oua