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affis^si grand, que sa tête'touchoit presque au hautdu temple , 8c il scmbloit qti’en se levant il devoir em-porter le comble de cet édifice. C’est ce que PomponiusMêla, /. 2. c. J. a exprimé en peu de mots. In ElideFanum Delubrumque Olympii Jovis } certamine gymni-co & fingulan sanclitate , ipso quidem Jimulacro quodFhidiœ opits eft, maxime nobile. Pline, /. 4. c. y. dit :A douze mille pas de Pylos, plus dans les terres , eftle temple de Jupiter Olympien , qui par la célébrité deses jeux renfermait les fafies de la Grèce, Gomme ces jeuxse célébroient tous les quatre ans, on s’accoutuma àprendre ces quatre ans pour Tespace d’une Olympiadeà l’autre, & à marquer de-là les dates des événemensremarquables : c’eíì pourquoi on trouve dans les hi-storiens, telle année de telle Olympiade. Etienne legéographe dit qu’Olympia s’appelloit anciennement Pis a ;de-là viennent les noms de Pisaei , & de Pisat/e pourles habitans de cette contrée ; 8c de Pisâs Ager -de Regio , ou Terra Pisatis pour la contrée mê-me, dont Strabon 8c Polybe, /. 4. c. 74. se sont servis.Strabon, /. 8 ,p. 356, dit : Quelques-uns dérivent lenom de Pisaride de Pise , ville qui porte ce nom , aussibien qu’une fontaine : D’autres disent qu’il n’y a jamaiseu de ville de Pise, mais seulement une fontaine ; maisla ville de Pise est suffisamment prouvée par Pausanias,Eliaco 1. c. 10. qui dit que les Eléens détruisirent Pisedurant la guerre , 8c ensuite, /. 1. c. 22. qu’il ne restoitaucune trace des murs ni des édifices, mais qu'on avoirplanté des vignes au lieu où Pise avoir été. Pindare dit :O bois de Pise bien garni d’arbres au bord de l’Alphée !Etienne le géographe dit : Pise > ville 8c fontaine d’O-lympie. Ptolomée , /. 3 .c. 16. joint les deux noms en-semble , & dit Olympie Pise, 'Oz.vfj.7iia nícreai. Ce qu’ily a de certain, c’est que tous les historiens parlent d’O-lympie , & ne parlent non plus de Pise que si elle n’eûtjamais existé. II paraît qu’Olympie succéda à la villede Pise, qu’elles n etoient pas fur le même terrein,maisen des lieux très-voisins & à côté d’1111 même bois ; quel’une se forma des ruines de l’autre ; 8c que quand , dansles rems historiques, il y eut occasion de parler d’Olym-pic , il n’étoit plus question de Pise . dont le sol étoit alorscouvert de vignes. Cette ville d’Olympia est aujourd'huiappellée Longanico, fur la riviere d’Erafino, autrefoisl’Alphée.
2. OLYMPIA. Philostrate , in Palastra. met un lieude ce nom dans I’Arcadie.
OLYMPIAS, fontaine du Péloponnèse, dans l’Arca-die , selon Pausanias, l. 8. c. 29. qui dit quelle jette al-ternativement de l’eau d’une année à l’autre ; c’est-à dire,qu’eíle coule durant une année, 8c qu’clle ne coule plusTannée d’après. Auprès de cette fontaine la terre jettedes flammes. Les Arcadiens regardoient cela comme unefuite du combat des Titans contre les dieux.
OLYMPICUM TEMPLUM, temple de JupiterOlympien en Sicile, à quinze cens pas de Syracuse, selonTite-Live, /. 24. c. 33. Les nouvelles éditions portentOlympjum. Diodore rappelle de même ’OA vp.7nov.Thucydide en fait aussi mention, 8c rappelle Olym-pieum.
OLYMPIENI, les mêmes qu’OLYMPENi.
1. OLYMPIEUM. Voyez Olympicum,
2. OLYMPIEUM, lieu particulier de Pille de De-íos, où il y avoit des Athéniens établis. C’est de cettecolonie qu’il faut entendre ces paroles d’Etienne le géo-graphe : Olympìeum , lieu en Delos , qui ayant été bâtiaux dépens d’Adrìen, fut nommé pat les Athéniens Lanouvelle Athènes d’Adrien. Cet établissement desAthéniens à Delos est prouvé , non seulement par cepassage, mais encore par quelques inscriptions de Gru-ter. On lit dans une A©HNAiílN ton en ahaíi , 8cdans une autre , A 0 HNAOI 2 TOI 5 EN AHAíl. A quoion peut en ajouter une autre trouvée à Delos, & por-tée de-là à Constantinople chez l’ambassadeur de France,fur laquelle on lit AHtoOS AeHNAíílN , ce qui doit s’en-tendre des Athéniens établis dans liste de Delos ,*Mis-cell. erudìtá. Antiquìt, p. 345.
OLYMP 1 S , place forte du Péloponnèse, près desmontagnes, aux confins des pays de Lacédémone 8cd’Argos. * Polybe , / 3.
i» OLYMPIUM. Voyez, Olympicum,
OLY
1. OLYMPIUM , lieu du Péloponnèse, prés de Cótinthe, selon Pausanias, de Caujìs Plant. L J- ■*phraite dit que Corinthe-Cranium & Olympium s° ndes lieux voisins.
OLYMP 1 US MONS. Voyez Olympus.
OLYMPUS , cc nom étoit commun à trois villesà un promontoire 8c à douze montagnes. Entrons d alle détail. Oh dit Olympe en François, quelques-u' 1écrivent Olimpe.
Villes nommées Olympe, en latin Olympus .
1. OLYMPUS , ville d’Asie, dans la Pamphyhe,^Ion Etienne le géographe.
2. OLYMPUS, ville d’Afie, dans la Lycie,Ptolomée , /. y. c. 3. Elle étoit auprès de la mer, enstPhasclis & le promontoire Hyeron ou sacré, sei° n c £auteur. Ortelius, T hesaur. dit que Socrate le ScholastÉss\
So-
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en fait mention. Pline, l, y. c. 27. dît qu’elle n efistoit plus de son tems. Olympus Oppidum ibilin, c. 39. edit. Salmas. qui 1 e copie d’ordinaire > d>plus qu’Olympe avoit été une ville fameuse , mais qu ^ ^le étoit détruite & qu’il n’y avoit plus qu’un fort ( ^Jìelium). Strabon, /. 14. p, 66 5. la compte entre les 1principales villes de la Lycie , & dit qu’elle étoit g ratl8c voisine d’une montagne de même nom ; mais dansmême livre, il nomme une forteresse & une mon r fgne Olympe, & dit que Zenicete, brigand, s’y renr°i •Si Ptolomée la nomme, ce n’est pas une preuve qu c *subsistât de son tems. Saumaiíe, in Solin, p. 802. °b^ er \.que cet auteur nomme comme existantes des villestruites. Solin avoit lu dans Strabon 011 ailleurs, q 11
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avoit une forteresse; & dans Pljne, que la ville nesisloit plus ; il en a conclu que la ville avoit fait pl ace .la forteresse. Voilà les raisons dont í'e sertSaumaise : lïia , til falloit bien que cette ville sc fût relevée, puisqu’ilun évêque. La notice de Léon le Sage y met bien ^pressentent un évêché. Leunclavius met entre les évest u ^de Lycie celui d’Olympe , ò ’oaú/zwk, Le P. Elardor 111 .in Plinium. rapporte à cette ville d’Olympe l’Attus Olympenfis , dont il est parlé au concile de C* 12cédoine; mais il étoit de la province de Paraphy^lselon le P. Hardouin lui-mêmc. Et par conséqn^.^appartenoit à l’Olympe d’Erienne le géographe. Ort^^soupçonne que cette Olympe est la même deAthénée dit que le roi Cyrus avoir fait présenta Py [nque ; mais il la nomme Òiympium. ,
OLYMPUS , ville d’Asie , clans la Cilicie. Cet rcniere n’est pas tort connue : je fuis même persuadé ss' .le n’est point difiérente de celle de Lycie. Orteh l,:s „fournit cette troisième ville d’Oìympe , s’appu» e é etotité de Florus & d’Asconins Pedianns. Or le P lCll ^. )ir ,à Fendroit cité par Ortelius, /. 3. c. 6 dir seul- 111 j^yque dans la guerre contre les Piia r es > Publius b £ L vlfl -alla ruiner leurs plus sortes villes, Phaseles 8cpe, qu’ils avoient enrichies depuis long tems àe l ^Q-leurs prises, 8c ísaure même le boulevard de tou rÊ , £licie , &c. Asconius Pedianus fur la troisième ' sCií lq y! nP tCicéron, appelle villes de Cilicie, Corycum^ ^0'8c Phafelis. Pline donne Phasclis a l’cxnémíté py-licie & Olympe à la Lycie. Ptolomée les place d a ° s er recie Tune 8c Tautre. Strabon parle de cette mêh lC o dS
à l’occasion de son Olympedonc que c’est la même.
de Lycie. U or!C
Bah-
Après cela il est aisé d’appprécier TarricR jjj.jldrand qui fait trois villes épiscopales. OlyME* >étoit anciennement une grande ville épiscopal ffn jx ,cie , fur la côte de la mer, au pied du wont al itreentre Phafele 8c Corice. 11 ajoure : II y avoit aU ,7,1-grande ville épiscopale de même nom cn fie
lieu des terres. Elle étoit suffragante de Tare ^ ftjrMyre. Dans les terres est une faute. Ptolowe ^ n ’ e nmaritime. On voit que ces deux villes ^P- sc f. arl d, llll . efont qu’une. 11 y en avoit aussi, continue Eau 1 ^ tcS t roistroisième dans la Pamphylie ; mais elles font toruinées depuis long-tems.
Promontoire.