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Tome quatrième. M - P.
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^ Ul a kpare dn Languedoc. Sa capitale Orange, doiitj, mocc ft corrompu d ' Araujio, est très-ancienne, étantl, ne des quatre villes des peuples Cavares, commeE t0 omée le marque. Pline rappelle Colonia Secun-do rum , &Méla marque le même nom, Secunda-siu’on avoir donné à cette ville, parce qu’on/ avoir établi des soldats vétérans de la seconde légion.

pnguerue, Descrip. de la France, part. i.p. 336.^ Range a toujours été de la premiere Viennoise ,car* 1 leconnu Arles pour fa métropole ecclésiastique ;

°n ne voie point que les archevêques de Vienne7 c nt jamais eu aucune supériorité sur l’église d’Oran-’ e ,r e hune des plus anciennes des Gaules , puisqueprêtre Faustin aíTista au nom de cette église, lan 3 14,11 premier concile d’Arles.

ville, après la chute de l’Empire Romain en^ scient, tomba fous la domination des Bourguignons> ,, Qes Goths, d’où elle vint au pouvoir des François^^vingiens & Carlovingìens ; & enfin elle obéit dc-I '" s neuvième siécle aux rois de Bourgogne & d’Ar-

r^’^onr le dernier fut Rodolfe le Lâche, qui mou-r an 1031, Sc après lui ce royaume fut soumis auxCstl Perem-s Allemands,

cl LCS P lem ' ers comtes d’Orange, dans l’onziéme sic-a » n’étoient proprement que des gouverneurs, qui° len t au dessus d’eux les comtes ou marquis de Pro-en ce ; st n ’y a aucune fuite dans l’histoire de ces pre-. lliCl ' s seigneurs d’Orange, qui ne patoissent pas avoircte propriétaires & héréditaires, les auteurs les plus^acts ne donnant que des conjectures, dont on nei R tien tirer de certain ; on fait feulement que l’an9 » un seigneur, nommé Rimbauld, étoít comte d’O-d î- ^ a ^ a à l a Terre Sainte avec Raymond, comte^ oaint Gilles. Tiburge , fille de Rimbauld, épousaI . Cert ain Guillaume, dont l’origine est obscure; ill^ 1 a deux fils qui partagèrent Orange également : Gnil-n ^ a ' e étoit l’aîné, & Rimbauld le cadet. Celui-ci don-g ia part à Tiburge fa sœur , mariée à Bertrand desfìo UX ' P ar e ^ e à prince d’Orange, & prit posses-n de toute cette principauté, après que Rimbauld,f ’^Tls de Guillaume , frété aîné de Tiburge, fur morthé - ^hans. Bertrand des Baux & Tiburge eurent pour’ders d’Orange leur fils Guillaume , qui prit le pre-de f 1 t ’ cre âc -prince pat la grâce de Dieu. II obtintt j ern pereur Frédéric Barberousse , & de son fils Hen-rov ^ u ^ eurs privilèges. Frédéric second lui fit don dusos fi 1 ?” 16 â'^ries, mais il n’en jouit pas non plus que1 s & pedts-fiís, qui cédèrent leur droit à Charlesfç ? lTlt c d’Anjou & de Provence, l’an 12/7 ; mais ilsV jl^ c erv erent dans les terres de leur patrimoine, les pri-^; es qui leur avoienr été accordés par les empereurs.p 0rt . 0c dre de Saint Jean de Jérusalem avoir obtenu uneg ae 1011 de ia principauté d’Orange d’un des cosei-x^ en ^ S âe cet état ; ce qui avoir servi à fonder la com-qy.-i erie d’Orange. Les chevaliers ayant échangé ce^ C S av °* e nt à Orange avec Charles II, roi de SicileB eitr mt , c de Provence, il céda le tout libéralement àj e a °d des Baux > prince d’Orange.clesce re * ne de Sicile & comtesse de Provence . qui• t à Charles 11 , poursuivit Raymond desde fes k- r ' nce d’Orange , comme rebelle, & le dépouilla^issa A ens * Elle l’y rétablit quelque rems après ,& luide le droit de battre monnoie, non feulement

h'isaïeyV'v mais d’argent & d’or. Le roi Charles II,l'h 0lTj de Jeanne, avoir reçu à certaines conditionsdroit à a ^ e êc la principauté d’Orange, & il laissa cedu re ^ es successeurs. Raymond des Baux , qui étoicc 'Paiité S à Jeanne, réunir toutes les portions de la prin-®aux * H laissa entiere à fa fille unique Marie des

h>u a i^ 1 .' nceí l' e Marie des Baux, épousa Jean de Chal-ltl °urant°r f Alla ï - dans la Franche-Comté ; Marie, eneu étabrìr‘bstitua sa principauté d’Orange à ses enfans,Jean l e 1 a j K I e droit d’aînesse. Louis étoit l’aîné, &qui époi^r 5 e ds avoient une sœur nommée Alix,r ange * ", laume de Vienne ; Louis fut prince d’O-de SicjU h° lu siu'nze mille francs de René, roi

hans, ouvetaineté d Orange : Louis eut deux en-

fci-L, au ™e, prince d’Orange , & Jeanne dc Chal-^ de Louis, comte de la Chambre.

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Guillaume sor pris prisonnier par Louis XI, roi deFrance, qui le contraignit à lui vendre la souverainetéde fa principauté pour quaìrante mille écus. Le roi con-sentit que Guillaume prît toujours le titre , par la grâ-ce de Dieu, qu’il fît battre monnoie, & pût donnergrâce aux criminels de son état d’Orange, & ce droitque le roi avoit acquis sor cette principauté , fut uni auDauphiné.

Jean de Challon succéda à son pere Guillaume enla principauté d’Orange , & obtint de Louis XII la cas-sation dc ce contrat passé entre Louis XI & Guillaume,comme fait par force & par un prisonnier : ainsi le prin-ce Jean fut rétabli dans fa souveraineté libre & indé-pendante l’an 1500,après que les lettres de Louis XIIeurent été enregistrées à Grenoble.

Quelques écrivains peu exacts ont òsé assurer , quéles princes d’Orange de la maison des Baux & de Chal-lon avoienr, avant le régné de Louis XI, rendu hom-mage de leur principauté d’Orange aux Dauphins:mais l’hommage rendu par Raymond des Baux , ne re-gardoìt que la terre du Poct dans le Gapencois, & lesautres hommages rendus ànic Dauphins par ceux dela maison de Challon, ne peuvent concerner que lesterres â'Orpierre & de T r es cloux, qui avoienr été don-nées en fief par les Dauphins à cette maison, ainsiqu’on l’a fait voir à la p. 400. dans les exccllens mé-moires du Dauphine, donnés au public il y a quelquesannées.

Pour revenir à Jean de Challon , il eút deux enfans.un fils & une fille. Son fils unique Philibert de Chal-lon lui succéda en lá principauté d’Orange, & mourutsans enfans l’an iy 31 , ayant institué héritier son ne-veu René de Nassau, fils de fa sœur Claude , & d’Henri,comte de Nassau, à la charge de porter le nom & lesarmes de Challon, René mourut fans enfans l’an 1544,ayant institué par son testament Guilhume de Nassau ,son cousin germain , héritier de la principauté d’Oran-ge, & de tous ses autres biens, au préjudice de ses hé-ritiers maternels, contre la substitution de Marie desBaux, qui avoit apporté cette principauté à la maisonde Challon, & contre uhe seconde substitution de Louisde Challon, prince d’Orange, faite l’an 1462 ; le mê-me Louis étoit bisaïeul de Claude, femme de Henride Nassau, & tneredeRené, prince d’Orange.

Comme les princes Philibert de Challon & René deNassau tenoient le parti de Charles-Quint & de làmaison d’Autriche, leurs païens de France prirent de-là occasion de former diverses instances au grand con-seil & au parlement de Grenobe, pour la totalité , oupour une partie de la principauté d’Orange, qui socadjugée au prince Philibert de Challon , par les traitésde Madrid 8 c de Cambrai. Son successeur, René de Nas-sau, fut tué devant Saint Dizier, l’an 1544, & il étoitalors ( à cause de la guerre ) privé de sa principauté d’O-range , & de ses biens de France.

Les héritiers naturels de René de Nassau croientdescendans de Jeanne de Challon , femme de Louis dcla Chambre; ils obtinrent des arrêts au parlement deGrenobe , qui les mirent en possession de la principautéd’Orange. Les ducs de Longueville prérendoient excluretous les autres qui descendoient de Jean de Challon& de Marie des Baux , parce que ces ducs repréfentoiencAlix de Challon , femme de Guillaume de Vienne,dont la fille, Marguerite de Vienne , avoit épousé Ro-. dolphe , marquis de Bade-Hochberg, dont la petite-fille Jeanne, avoit été mariée à Louis d’Orléans, ducde Longueville, de laquelle Alix de Challon > ícs des-cendans éroient appelles à la succession, au défaut desenfans mâles de Marie des Baux , par son restamenn IIfur accordé par le traité de Careau Cambresis, queGuillaume de Nassau feroit mis en possession de là prin-cipauté d’Orange , dont il jouirait en toute souverai-neté; ce que Charles IX confirma par son edir de 1 áii1370, 8 c en conséquence, Guillaume de Nassau , princed’Orange, qui à cause des troubles avoir ece dépouilléde fa principauté , y fut rétabli. Le droit de souverai-neté de la maison de Nassau sur la principauté d’Oran-ge fut confirmé au traité de Veivirìs de lan 1558. U faété depuis par ceux de Nimégue eiv ttS 7 8 . & de Ris-wyck l’an 1697. Les princes de la maison de Nassaa