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France, y faisoic sa résidence ordinaire avant & aprèsTannée 610 ( a ), & ce fut à Orbe que la reine Brune-haut fut arrêtée, comme le raconte Fredegaire , & qu onla ramena de-là au roiClotaire II, qui la fit mourir {b).La rivière d’Orbe sert pour le commerce des habitans.On a su la rendre depuis quelques années navigable de-puis Orbe jusqu’à Yverdunqui est à deux lieues de-là ,Sc comme elle est fort rapide , on fait ce chemin bienvite en descendant-, mais elle est fort dangereuse lors-qu’elle vient à se déborder. Toute cette ville est de laconfession Helvétique ; le bailliage n’est pas de mêmecomme nous dirons ci-après. ( a ) Longuerue , Deicr.de la France , part. 2. p. 2.69. ( b ) Etat & Délices de LaSuisse , p. 3 12.
4. ORBE (Le bailliage d’), petite contrée deSuisse , au pays de Vaud , près du mont Jura. C’est undes treize bailliages du pays Romand. La souverainetéen est partagée entre les cantons de Berne & de Fribourg.11 s’étend plus en long qu’en large, &s’avance vers lemidi jusqu’à deux petites lieues au-dessus de Lausanne,entre les bailliages de Romain-Motier, de Morges,deLausanfie & d’Yverdun-, celui de Granson lui est con-rigu Sc le sépare de la principauté de Neufchâtel. Se-lon de Longuerue, Descr. de la France , -part. 2.p. 2 69.le bailliage d’Orbe & d’Eschalans est tout enclavé dansle pays de Vaud; les Suisses s’en emparèrent, quand ilseurent vaincu le duc de Bourgogne ; les cantons de Ber-ne Sc de Fribourg conservèrent cette conquête , quoiquetout le pays des environs eûr été remis au duc de Sa-voye par le traité de paix de Tan 1476. Selon Tétât 8 cles délices de la Suisse, les deux bailliages d’Orbe & deGranson appartenoient autrefois aux comtes de Mont-beliard; après cela ils vinrent, je pense, ( c’est cet auteurqui parle toujours) par mariage, dans la maison de Châ-lons ; & les cantons de Berne & de Fribourg les conqui-rent fur cette maison Tan 1475, du rems de la guerre deBourgogne. Les deux bailliages font ensemble 17318 pa-roisses. Dans celui d’Orbe , la religion Catholique & laProtestante font également permises ; & leglise parois-siale sert aux uns & aux autres à des heures différentes.
y. ORBE ( L’ ), riviere de France dans le Languedoc.Elle a fa source au diocèse de Lodeve , au nord de laville de ce nom, sur la frontière du Rouergue. De-là ellecoule vers le sud-suest > passe à Ceilíes d , serpente versle midi, Sc reçoit au-dessous de Bederieusun ruisseau quivient de S. Gervais, Sc plus bas le Jaure qui vient deS. Pons Sc d’Olargue , puis un autre qui vient de l’ab-baye de S. Chignan , passe à Cassenon d , à Beziers g ,Sc traversant le Canal royal, elle baigne Villeneuve d.& Serignan g , Le se jette enfin dans le golfe de Lyon ,par le Grau de Serignan. * Sanson , Atlas.
ORBEC, petite ville de France, en Normandie , dansle diocèse deLisieux, entre Bernay, Montreuil, Vimons-tier Sc Livarot, fur une petite riviere qui tombe dans laTouque à Essieux qui n’en est éloigné que de quartelieues. Les Capucins ont un couvent à Orbec. Le ter-ritoire de la ville consiste principalement en prairies &en gras pâturages, dans lesquels on nourrit beaucoupde bétail. On en fait une vente considérable au marchéqui se rient en cette ville. A trois quarts de lieues de-làest un prieuré claustrai de chanoines réguliers de S. Au-gustin , en un lieu nommé Frialdel. De l’Iíle écritFríardeí II ne fait qu’un bourg d’Orbec. Baudrand luidonne titre de baron nie, & le met fur une riviere demême nom. Le vrai nom de la riviere est I’Orbiquet.On ne rappelle la riviere d’Orbec que de la même ma-niéré que les Flollandois', pour ne point trop chargerleur mémoire, nomment la Loire la riviere de Nantes,Sc la Seine la riviere de Rouen. * Corneille , fur desmémoires manuscrits.
ORBEGA (L’), d’autres disent TOrbego, Urbictts , ri-viere d’Espagne,au royaume de Léon. Elle a deux sourcesdans les montagnes qui sont au couchant septentrionalde Léon. Elles s’unissent à S. Miguel de Caminho. Ellea fur ses bords trois ou quatre villages où passe la routede Léon à Astorga; plus bas elle reçoit lá Tuerta , ri-viere qui vient d’Astorga, Sc plus bas encore un ruisseaunommé la Tera. Elle se joint ensuite au-dessous de Be-navente à l’Essa, avec laquelle elle va tomber dans leDuero, au-dessous de Zamora. * Jaillot, Atlas.
ORB
ORBELIA, contrée au nord de la Macedoine, dansles montagnes. Ptolomée , 3. c. 13.3 écrit Orbelia ,
’Of|2íA<st, que quelques copistes ont changé enCe qui prouve que ce doit être un E dans la feconae l/ 1labe, c’est que ce nom vient d’Orbelus, mou'àgne auprès de laquelle Cê pays étoit situé. Ptolomée y 111 £Cune ville unique, savoir Gaîvescus. ,
ORBELUS, montagne, ou plutôt montagnes, au nWde la Macédoine, entre la Péonie au midi > les ôcot > ^ques au nord, les Dantelethes à l’orient, ou , p ouí spliqiier d’une maniéré moins sujette aux révolutions^entre l’Axius au couchant, & le Strymon au levant ,l’orient d’Uscopia. Ces montagnes sont aujourd’hui Pla plus grande partie dans la Servie. Les rivières de Mrava, de Liperitza Sc de Lietniza y prennent leurs l° lces. Le lieu d’où sort cette derniere s’appelle Mo*Negro. Lazius nomme l’OrbelusKAROPNiTZH. P r °mée , l. 3. c. 9. Hérodote, L y. c. 17. Sc Tabréviareude Strabon en font mention.
ORBESINE ’Op/ 3 >Nrwt , contrée de la petitenie , selon Ptolomée , l. y. c. 7. C’en étoit la parn eplus méridionale.
ORBESTIER , Orbiflerium , abbaye d’hommes,France, de Tordre de S. Benoît, dans le Bas-P 0 * 10 ^’fur le bord de la mer, à deux lieues au couchant
fondée en
d’A‘
Talmont , au diocèse de Luçon. Elle a été1007, par Guillaume IV, surnommé le Grand, ducquitaine, comte de Poitou. On en a la chartrededation dans l’histoire des comtes de Poitou > par Be 1* Piganìol de lit Force, Description de la France , u >'pag" 8z. p
ORBETANE, ville d'Asie , dans TA rie , selon rilomée. Quelques exemplaires portent Orbitane ,
filTMX. ■
ORBIEU ou Orbiou » Orbìo ou XJrbïo , P et ' te usí cviere de France , au Haut-Languedoc ; elle a la 1 °à la Grasse, Sc se rend dans T Aude à deux lieuesdessus de Narbonne.
ORB1L1A. Voyez. Orbelia. ,j
ORBIS. Ce mot latin a plusieurs significations > ^toutes se rapportent à la principale, savoir la ^ , c j C jComme la ligne que les planettes décrivent dans I e ^à notre égard est circulaire , Cicéron appelle Or b* c
gnifer le Zodiaque ; Sc Orbis Aftrorum , le mouvecirculaire des astres. Pline appelle par la même aï - 1gi c Orbis Rot arum, la circonférence des roues. > c
me le globe de la terre & de l’eau est une masse f <ou approchant de la ronde , les Latins Pont eX B uspar Orbis , ou Orbis Fer r arum, Sc de mêmefi l ' e 0 cemployons en François le mot Monde, pour sig nit l,^//,multitude d’hommes, Ovide s’est servi du m ot ,^pà-dans le même sens : Ingens Orbis in urbe sud , C jq ol jsdre, il s’amassa beaucoup de monde dans la ville-disons dans le style géographique & astronomifi ue ’ ,
be de la terre, TOrbe d u soleil, TOrbe de a c 0 ( pS>pour exprimer le contour , la circonférence de ces u p a geL’astronomie a encore un autre sens qui est en •
c’est de dire TOrbe , pour signifier tout l’espace fi c6enfermé dans le cercle qu’une planette décrit ; nn’est pas ici le lieu de s’étendre fur cette matiÇ re ' q^ìsLes géographes qui écrivent en latin app e * Ien c ’est-Vêtus , le golfe tel qu’il a été connu des anC lf N 0 'à-dire l’hémisphère que nous habitons, & , est^A'
vus , ou Orbis recens deteélus , ThémifphèrL ° umérique. Voyez, aux mots Monde Sc TeR rB ’ i e gémORBITzE, peuple des Indes, selon d ° l1
graphe , qui cite Apollodore. Ortelius > TbeJ aque c’est pour Arbiti. Voyez. Arbiti. j e pay s
ORBITANIUM, ancienne ville d’Italie, d ^U v£ -des Samnites. Elle fut prise par Fabius, selon Ob'ORB 1 TAON, ou, avec la terminaison ^ joc (ore
est
Sicile. onta gne de l a Pannonie, selon Dio*
orbitellf
d Italie , en Toscàn^ RBlT . ELLO ou Orbetello ,de la riviere tjomm ' 30 7* Jenn °is, dans un étang P c f.
bengio. par Léanrso. ^^begsta par Baudrand, Sc £ecoit autrefois 4- , ’ f u P ied du mont Argentans. Eu
Ie ,/ oi dFspi.J rVT b J ,qUC de Siennc; maislorsqu-
l'eserva OrbiJl/ Cedaíe & en n ois au grand duc, jí ‘
telle avec les places de Telamone,
Hetcoie ,