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qu’au tems de l’empereur Aurelien. La beauté 8c la com-modité de la situation du nouveau Genabum engàge-renc cet empereur à augmenter la ville 8c à lui donnerson nom {a). II l’érigea même en cité; de sotte qu’onl’appella Auïeliana Cwitas ou Aurelianum , en sousen-tendant Oppidum ( b ). D’autres prétendent que ce furMarc Aurele, & la nommèrent Aurélia Cwitas. Ilsfondent leur sentiment sur ce qu’en 1643, on trouvadans les fondemens de l’ancienne enceinte des muraillesplusieurs médailles de M. Aurele. Mais cet empereur nevint point dans les Gaules > & aucun auteur ne lui at-tribue le rétablissement d’Orléans. Le sentiment de ceuxqui sont pour Aurelien est plus probable. Orléans de-vint alors indépendante des peuples Chartrains , & futTune des plus considérables des Gaules. Comme elleétoitdu tems de Valentinien 111 , lórsqu’ellefut attaquéeen vain par Attila, dans le milieu du cinquième sié-cle , on ne voit pas que Childeric se soit rendu maî-tre d’Orléans, quoique quelques modernes bayent écrit.Ainsi elle ne vint au pouvoir des François, qu après queClovis eut vaincu Siagrius, 8c eut détruit le reste del’empire Romain dans les Gaules. ( a ) Longuerue ,Description de la France , part. 1. p. 108, ( b ) Pigamolde la Force , Description de la France, t. 6 p. 82.
Après la mort de ce roi, ses cnfans ayant partagéen quatre fa monarchie , Orléans échut a Clodonnr,qui y établit fa résidence. Clorait e, son frere, réunirtoute la monarchie Françoise ; mais après fa mort ellefut de nouveau partagée entre l'cs quatre fils, 8c Con-tran eut Orléans, où il faisoit souvent sa résidence. Aptesla mort de Contran, Chsidebert, roi d’Ausltasie, eut lésétats & Orléans. Clotaire II réunit toute la monarchie:mais elle fut encore partagée après lui, & Orléans échut& demeura toujours aux rois de Neustrie. Les ducs & lescomtes s’étanc à la fin rendus propriétaires, Orléansvint au pouvoir d’Hugucs le Grand, 8c de son filsHugues Capet, qui le réunit à la couronne. Ainsi ksrois demeurèrent propriétaires de cette ville jusqu’autems de Philippe de Valois, qui donna Orléans érigé enduché à son fils Philippe. Ce prince étant mort fansenfans, Charles VI donna le duché d Orléans à sonfrere Louis, Fan 1391. Ses successeurs jouirent de ceduché jusqu’à la mort de Charles VIII, que Louis XII,étant monté fur le trône, son apanage fut réuni audomaine. Louis XIII donna le duché d’Otiéans à sonfrere Gaston , qui étant mort sans enfans mâles Fan1660 , ce duché fut donné par Louis XIV , à son frerePhilippe, qui étant mort en. 1701 , le laissa à son filsPhilippe , 8c son petit-fils en jouit aujourd’hui.
Cette ville est a trente-deux lieues de Pâtis, à dix huitau-dessus de Blois & à trente quatte de Tours. C’estune des glandes, des plus connues 8c des plus agréa-bles du royaume. On y entre par six portes, fans parlerde quatre autres, ou poternes, qui ne fervent que pouraller à la riviere , ni des portes de XEvang'ile 8c de V.Euvcrte , qui ont été bouchées. Sa forme est une espèced’ovale allongée le long de la Loire. Les rues font peti-tes , mais il y en a d’assez droites. La grande me qui vade la porte de la Alagdeléne jusqu’à celle de Bourgogne ,a mille dix-huit toises de longueur, & est assez large.Les maisons font mal construites, 8c font un assez vi-lain effet par elles-mcmes. II y a quatre places publi-ques , en y comprenant le Alarché , & celle que l’onappelle ies Quatre Coins, qui est parfaitement carrée.Dans ia grande place est la croix qu’ils appellent leMirtroy. L’églife de sainte Croix, qui est la cathédrale,est une des belles qu’il y ait dans le royaume. Gillesde Pat ay , évêque d'Orléans, mit la premiere pierrede certe église l’onzicme de Septembre 1287. II y a aujambage de la tour des cloches, à main droite en en-trant, une inscription ancienne d’environ six cens ans, gra-vée fur la pierre. C’est l’acte de manumiífion 011 d affran-chissement d’un esclave nommé Letbert, par Albert sonmaître. 11 est conçu en ces termes : Ex benefìcio SanciaCri, ci s per Johanmm , Episcopum , L? per AlberiumSantD Crucis Cafatum faclus est Liber Letbertits ,te/fehác Santlâ Ecclejìâ. La plupart des éciivains qui ontrapporté cette inscription, se sont copiés & ont misLembertus pour Letbertus , comme le remarque de Mo-leon,dans son voyage Liturgique. Le séminaire est n n
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assez beau bâtiment qui a été fondé & bâti par J?cardinal de Coisltn. On y instruit les jeunes ecctct 121 ^qu es 8c on y enseigne la théologie. Les Bénédictinsla congrégation de saint Maure ont à Orléans st 1110nastere de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle > ou est unebibliothèque publique donnée pat Guillaume proutmaU'professeur en droit à Orléans , dont on a quelques oL1vrages. L’enceinte de la ville est de 3950 pas communs»& consiste en une muraille du côté de la terre , aveedetr^gros bastions du côté de la riviere. Le mail est dans.fossé de la ville & a 430 toises de long ; il est beaudroit, & ie fossé est revêtu d’une bonne muraille-pont dont on a parlé traverse la riviere sut une ilst-tre la ville & cette isie , il y a trois statues de bronze si uChâties VII y fit mettre, Fan 1438 ; l'une représt 15 ^la sainte Vierge assise au pied de la croix, tenant c 11ses.bras le corps de son Divin Fils ; d’un côté est I e 1Charles Vil, armé de à genoux , & de Faune est ^ ean ^ £d'Are, surnommée la Pucelle d’O.léans, aussi altJ!& à genoux. 11 y a dans cette petite-iíle , dont une P 3tie s’appctie Mote Saint Antoine , Faune Mote des 2 "fonniers , quelques bânmens & tine petite églist' *pont est fermé du côté du fauxbourg par un peso cteau appelle les loutelles, couvert par une double 1nailíe ou bonnet de prêtre, avec un fossé tiré deLoire. ( , , £[
i 1 s’est tenu à Orléans plusieurs conciles ; le P rffl3 ssous le règne de Clovis 8c sous le pape Symmaq l,e ,.3 11 , ie second, sous le pontificat de Jean 11 , en 11 ^le troisième sousSilvere, cn 338; le quatrièmeVigile, en 341 ; le cinquième en 3 45, sous le même P 2 l (j ’le sixième sous Théodore , en 643 ; le septième ‘Paul I, en 766 ; le huitième sous Benoît V'Hl '1022 ; le neuvième sous Jean XIX , en 1029 ; I e ., , cme sous Honorius II , cn n 27 ; & enfin 1 ’° nZl />ésfous Jean XX 111 , Fan 1411. On a outre cela st s ‘ 1 . rde quatre synodes d’Odéaus ; savoir, de BertauddeDenys, lan 1300;de Jean de Conflans , cn 1 3)1 ’ j eJean d’Orléans, cn 1323 ;& de Germain de Vale |,s ^Goel, en 1387. * Vvyez* Labbe , Concilior. gêner- 'Synopsis, p
ORLEANS ( L’universite d’) n'est qn’unc »té de droit civil 8c canonique. Cette école est fort> t
ne, Scie Pape Clément V lui accorda plusieurs F r '|, c , [Sges le 27 Janvier 1303. Les régens & les f. c .Kppcn’syant pas pensé à les faire approuver par le roi H 11le Bel, & ayant voulu en 1309, dans une 2 ^ L ' ll }, 0 iítconvoquée exprès, en faire lecture & pubiicari°j’les faire observer , les habitans s’assemblerent 8c a , e -tumultueusement au couvent des Dominicains ° l ) jj C rSnoir l’assemblée, & menacèrent les régens 8c st s ct s -jlsqu’ils n’auroicnt jamais ni repos ni paix avec ci lX ’ ^ne renonçoient aux privilèges qu’ils avoient °k rC . 1 . stpape. Les professeurs eurent recoins au roi Ph> 1 * 7 j’li-Bel en 1512 ; il confirma les privilèges, & ct 21 ? ^Qí'Diversité de droit civil & de droit canon en la vli c0 r>d'léans. Les brouilleries des régens & des écoh ct5 ^^,isnuant toujours avec les habitans d’Orléans, ^ eS : -
& les professeurs se rerirerent à Nevers, & firc nt . 1 ' j £ f<»ité avec les habitans, le 27 Mai de Fan 1316; n1íU ere nt 2Philippe le Long, 8c le Pape Jean XXII, e " v °ptend sCces mutins des personnes propres à leur faire £[ , 3l , r resraison , 8c l’université fut rétablie à Orléans- ^ pré-disent que les écoliers ne furent pas moins tnllt de ^vers qu’ils Pavoient été à Orléans , 8c qu’ils eut s ,uitSfréquens démêlés avec les habitans, que si ll£ ^ ja jet'de ces derniers prirent la chaire des professe 111 ’ 5 ^ ^J-itterent dans la Loire, en disant ib) : que de P af ç c5 part 1 "elle retournât à Orléans d’oh elle étoit veW ie - a(ï) ende Sculiers séditieux fuient condamnés à de groste faenvers le roi, à cause que les universités ° onC iam n f ’sauve-garde. L’arrêt du patientent qui l eS lìn i\-£th cC ’est du premier de Juin de Fan 1320. Cette ^ d n"ou plutôt cette faculté, est aujourd’hui f°Y^ c ath^ ra *chancelier, qui est une des dignités de l’éghm t e çonS»le , de six professeurs qui font tous les jours f^ctio' 1& de douze docteurs aggrégés , dont 2 vC ustj lCest d’assister aux examens & actes de ce u* si f aC uh e ’prendre les grades. Le recteur est chef e , ^ [ it W8c toujours l’un des six professeurs. ( a)Pig am
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