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Tome quatrième. M - P.
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rourcz font profession de la religion Catholique, 8cpour en régler le spirituel, il y a cinq amies paroissesconsidérables ; savoir , celles de

Lubanizjce, Losino grand, & Cberz.o.

Caisole , Losino picciolo ,

Cette derniere est la plus considérable de toutes. IIy a ensuite les cures desservies par des chapelains ; &répandues çà & là dans les villages ; savoir, celles

De saint Jacques de Nérêfìne ,

De sainte Marie Magdeléne de Nérêfìne , où estaussi un couvent de Freres Mineurs de l’étroiteObservance

De - Chiunskf ,D ’Uflrine ,

De Saint Jean ,Belley

Ponte di croce,

Saint Martin en vallée,Varana ,

Or lez ,,

Buchieva ,

Dragoz.etichi ,

De Vier, où est un couvent du tiers-ordre de saintFrançois.

Et ensin trois autres fur des écueils, S. Fier deNembo , Sansego 8c Ortie,

Autant que la ville est dépeuplée, autant les lieuxde Losino, tant le grand que le petit, sont peuplés.Les anciens ne les nomment point ; mais les écrits dumoyen âge les appellent Lassinium ou Lassinum.Les villages de saint Jacques deNéresine & de Chiuns-ld, éloignés d’environ deux milles de la cité, sont peu-plés médiocrement. Les trois écueils de d. Fier deNembo, Sansego 8c sont sous la jurisdicLion de la cité.Le premier, se divisant en deux islots, forme un portassez gran d & assez com m ode, for t fréquenté par toutessortes de navires. Outre le couvent des peres conven-tuels établis dans le village, il y a une petite forteressepour la fureté du port. Sansego , quoique couvert defable, ne laisse pas d’êcre fertile. Onie a un port quiest grand 8c sûr. Cette isle abonde en bois ; on entire beaucoup pour le chauffage, &on renvoie à Ve-nise où il s’en consume beaucoup. Elle produit quan-tité de miel, a des bestiaux en abondance. On y pê-che beaucoup de poisson, particulièrement la sardine8c le maquereau , qu’on y sale pour les envoyer ail-leurs. II n’y a ni riviere, ni torrent, ni fontaine, nivallée considérable. Les deux vallées de Copfagna & deValdagorsla font ensemble au-dessus du petit Losin, unexcellent port d’environ cinq milles de tour, où l’onentre par deux passes, 8c où Ton peut ranger toute uneflotte.

OSPHAGUS , petite riviere de la Macédoine : ellcn’é-toit pas fort éloignée de TErigon, autre riviere , versla source de cette derniere, selon le récit de Tite-Live ,L 31. c. 39.

OSPITENSIS ou Hospitensis , siège épiscopald’Afrique, en Numidie. La notice d’Afrique met danscette province Gedaliui Ospitenfìî ; 8c Benenatus ,Episcopas plebis Hospitenfis , se trouve dans la confé-rence de Carthage, p. 770. édit. Dupin.

OSQU 1 DATES , ancien peuple de la Gaule , dansTAquitaine. Quelques exemplaires de Pline, /. 4. c. 19.portent Oscidates. Pline les distingue en deux branchespar leur situation ; Osquidates montant , dans les monta-gnes, 8c Osquidates campefires, dans la plaine. Peut-être , dit le pere Hardouin, sont-ce les AaT/o/que Pro-lomée , /. 2. c. 7. place entre les Auscïtani 8c les Ga-bali.

OSQUII. Voyez. Vosuqui.

OSRHOENE, scion les Grecs, Osdroene, selonles Latins, contrée de la Mésopotamie, le long de TEu-phrate, depuis le mont Taurus au nord , jusqu’au Cha-borras,au midi & à Torient, selon Cellarius, qui enprend les bornes pour la partie septentrionale de TAn-themusia de Ptolomée, qu’il croît être la même queTOsthoene. 11 est certain que ce dernier nom est in-connu à Ptolomée, & à tous les géographes qui Toutprécédé. On y trouve bien Anthemusia, contrée de

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la Mésopotamie , & il la fait confiner avec TAimetu •D’un autre côté, Ammien Marcellin , /■ M* C çsnomme Bathne, ville 8c municipe de TAnthemuil dit quelle étoit à peu de distance de TEuphrate,quelle avoir été bâtie par les anciens Macédonien >mais il dit ailleurs, /. 23.c. 2. Bâtions,, municipeTOsdroene. II est vrai qu’il y avoir deux Bathna:, 00Tune étoit dans la Syrie, au couchant 8c en-deçal’Euphrate, 8c Tautre au-delà. Ce ne peut être q ue eederniere dont il est question dans les deux P acités d’Ammien Marcellin ; car l’Anthemusie dont 1parlé dans le premier, 8c TOsdroene qui est n o Mdans le second , étoient au-delà du fleuve.

L’Anthemusie tiroir son nom d’Anthemuse, fl ue .,cite nomme Anathemusiade , dont il parle au sone ^livre de ses annales , où il dit que Nicephorium & eavoient été bâties par les Macédoniens. At TirAvolentibus Parthis Nicephorium & Anthemifìud* 1 » s ,terasque Urbes , qu s Macedonibus fìts Grœca vocafìusurpant .... recepit. II est probable qu ’AnternUps,tiroir son nom d ’Anthemus , Anthemonte , ville de Vcédoine. „ [0 ,

Quant à TOsthoene dont il est ici question, 1cope nous apprend Torigine de ce nom. Voicirôles traduites par Cousin , Hijioire de la guérît,tre les Perses , /. 1. c. 17. Edesse Sc le pavs datour ont été nommés Osrhoene, du nom d’Osrhoes > ^y commandoit au tems que cette ville étoit da nS rhoS ,liance des Perses. Ce nom étant aspiré devient ^roès. Dion Cassius, l. 40. p. 129. racontant I e 01 'heur de Crassus , parle d’un certain Abgarus , O 11 , ^nie n , qui par ses conseils perfides , hâta la perte 'général. 11 parle des Orrhoéniens dans la fuite de ^récit 3 mais quoique-Ton convienne, qu’il s’agk e °deux passages de TOsthoene , 8c que les traducteur ^tins les rendent ainsi, on ne peut conclure ssi 1 - rpays s’appellât ainsi du tems de Crassus, Si cela et gce nom auroit-il pu être ignoré de Plutarque > ssi

vhcs,

écrit la vie de Crassus, & de tant de gcogr a r tcomme Mêla , Pline , Ptolomée , 8c autres q 111 _. uSvécu 8c écrit avant le régné des Antonins 1 Dion Ç 3ne s’en est servi qu’après coup. Quanta la ^ , c0 ped’Orrhoeni pour Osrhoeni , elle n’elt point rare. P s0 rCqui dit Osrhoeni, au premier livre de la guerre cc ' s

les Perses, dit Orrhoeni , ’Oppowot au troisièmeédifices. Etienne le géographe, au mot Bárvui dit ~i > ’ fìlì eOrrhoéné. Le nom d’Abgare que Dion Cassius jJjCà TOsrhoenien, qui trahit Crassus, étoit ce ^ 0l ,> Assis-famille considérable dans cec état. L’Osrhoene 8cbene avoient été soumises à TEmpire , par Lu cl ° s ^ Q ,rus. Elles se révoltèrent sous l’empire de Sévei & ,logese, roi des Parthes, s’empara de la MésoP ota co0 -8c par conséquent de TOsthoene, & poussa en-quêtes jusqu’à Nisibe. Sévere marcha en perso 110 j etre lui ; à son arrivée, Abgare, roi de l’Osrh 0 .reconnut pour son prince 8c son protecteur, Assi-ses enfans pour otages, & lui amena un g r3 ° lt jeii,bre d’archers pour le servir dans ses guerres. ^ ^pepour qui le nom d’Osrhoene étoit nouveau,. ^3-Sévere subjugua Abgare, roi de Perse. C’é c0! v r p 0 usremmens le même Abgare, qui, dix ans ap s u i olâ -le même Sévere, vint à Rome avec une tC , so° sgnifique, qu’on la compare à celle de Tu 1 , a piral cNéron. Dion le qualifie roi d’Edesse, qui ctoU ^ qde TOsthoene. On peut voir aux mots E DES r SE ch 11 ^ ’pha , que durant les dernieres années de so ^ y ail y avoir à Edesse un roi, nommé Abgare,apparence que cette famille royale subsista q 10fur le trône, 8c que le Chosroès ou , lt flou 1donna le nom à ce pays, fut un conqu<p° ssi^bg 3 'régné ne fur qu’une interruption de cette , Sct' e 're. * Voyez Tillemont, Hist. des empereurs,rc íirt * des ^

Quoi qu’il en soit, Sévere se trouva E^oulM c,ichers, qu’Abgare lui avoit donnés, st l ï 1 n ( a ) Q lí favoir toujours dans son armée ; aussi voi r, 0^°%Caracalla , son successeur, avoit des 3 j? man ds jniens, dans l’armée qu’il opposa aux A e *.

ayant tourné ses armes vers TOrient, 1 , acnC . st ^crème perfidie envers Abgare, roi *