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Tome quatrième. M - P.
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mentàYorck, & cependant letat de la Grande Bre-tagne, dans la description d’Yorck, fait mention del’Ouse, & ne parle point de l’Youre. C’est donc la mê-me rivière sous deux noms différens. C’est de quoi lemême auteur auroit dû avertir , quand, en parlant desrivières d’Yorkshire , il nomme entre autres la Nyd,l’Ousc, le Swal, la Youre, le Wars, &c.

OUSIUN (Les). On ne tire des historiens Chinoisque des connoissances fort imparfaites fur ces peuples quihabitoient le long du fleuve Ili» 8 c dans les pays circon-voisins. Leur capitale, ou principal campement, étoitsitué fur le bord de ce fleuve, 8 c à peu près où est au-jourd’hui Xarcas. Us tiroient leur origine des fron-tières occidentales de la Chine. Us ont les mêmesmoeurs que tous les peuples Tartares : ils font fortbraves, mais fourbes, avares & voleurs. Us avoientpour voisins, du côté de Torient les Huns, au midi lapetite Bucharie , à l’occident le Capschac & le Maoua-rennahar. Le roi de ce pays pouvoir mettre fur pied centquatre-vingt-huit mille huit cens hommes. 11 prenoit letitre de Ta-kuen-mi, ou grand Kuen-mi, Cet empireparoît avoir commencé vers l’an 174 avant Jefus-Christ;mais on ignore le nom de ceux qui régnèrent jusquevers l’an ioy avant Jésus-Christ. On fut près d’un siéclefans entendre parler des Ousiun : mais vers l’an 2 deJefus-Christ ils furent souvent aux prises avec les Geou-gen , qui faisoient des courses continuelles fur leurs ter-res , & les obligèrent enfin à quitter leur pays. Enfin lesOusiun passerent du côté de l’occident > vers les mon-tagnes qui séparent la petite Bucharie du Maouarennahar.* Hifl. génér. des Huns par M. de Guignes , 1 . 1. p. 300.

OUSSIERE , bois de France , en Poitou . 11 a cinqcens soixante-deux arpens d’étendue, & dépend de lamaîtrise des eaux 8 c forêts de Poitiers.

OUST ( L’ ), Ulda , riviere de France, dans la Bre-tagne : elle a fa source au village de Saint Gilles, évê-ché de Kimper, d’où, coulant vers l’orient, elle arriveaux confins de l’évêché de Saint Brieu, auquel ellesert de borne occidentale ; 8 c dans son cours, qui estvers l’orient méridional - elle arrose Uzel 8 c Loudeac ;ensuite Rohan, qui est de l’évêché de Vannes, qu'ellesépare de celui de Saint Malo. Elle baigne Josselin dansce dernier, & entrant ensuite entierement dans l’évê-ché de Vannes au-dessus de Malestroît où elle passe ,elle y reçoit la Claye , l’Ars & autres ruisseaux, dontelle porte les eaux dans la Villaine , au-dessous de Rhe-don , & au-dessus de Rieux. * Jaillot » Atlas.

i. OUSTIOUG , JJfliuga , ville de l’empire Russien,dans une province à laquelle elle donne son nom. Elleest située sur la rive occidentale de la Suchana, qui ,fort près de-là, est grossie par la riviere d’Youg , & Tu-ne & Tautre riviere perdant leur nom, leur lit com-mun s’appelle la Dwina , qui commence à leur jon-ction & finit dans la mer Blanche , au - delà d’Ar-changel.

La ville d’Oustioug est le siège d’un archevêque Grecdu lit ruffien. Elle est fur la route d’Archangel à Wo-logda, a cinq cens werstes de la premiere. Elle a dix àdouze églises de pierres çoutes blanches à la réserve desdômes, dont il y en a deux couverts de fer blanc, auffi-bien que les petits clochers. Les autres églises & lesmaisons font de bois. Le palais où Tarchevêque fait farésidence est un grand bâtiment, &la plus grande par-tie de la ville est íur^lagauche de la riviere : le reste,qui est de Tautre coté , est moins considérable. Cellequi est à gauche s’étend en demi-lune le long de la ri-viere , & a bien une lieue de long, & un quart de lieuede large en quelques endroits. L’auteur qui me fournitce détail lui donne 6r deg. ij min. de latitude septen-trionale. Il écrit ce nom à la hollandoise Oeftjoega , cequi revient à la même prononciation. * Corn. Le Brun ,Voyage de Moscov. c. 89.

2. OUSTIOUG ( La province d’) , province del’empire Russien. Elle est bornée au nord par la pro-vince de Dwina , à Torient par la grande forêt de Zïra-ni, au midi par la province de Wologda , & au couchantpar le Cargapol & par la province de Waga. Elle estarrosée de trois rivières considérables : savoir, la Su-chana, qui vient de Wologda , & partage, cette pro-

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vince en deux parties presque égales ; l’Ioug » qui» corn-me nous avons dit, forme avec elle la Divin st , dontle nom signifie jonction; 8 c la Witsogda, qui appor-te avec elle les eaux de beaucoup d’autres rivières. Lesautres moindres rivières qui tombent dans la Suchanadu cote de 1 orient, font la Peetsenga Reca , qui si-'pare cette province de celle de Vologda, la Brous-naia & la StriEinska, Celles qui y entrent au cou-chant font la Pelsma , TOustiouga , la Sousenga , I aVerchna Iorga , 8 c un ruisseau à l’embouchure duquel est situé le monastère de Teelego. Les principauxlieux de la province font

Oustioug, capitale-.

Widsogdskaia SolTotma,

Staraia Totma, ou Tancienne Totma,Wotlasemeets Gorodeck ,Brouscnskoy Gorodeck.

La riviere de Vaga, qui grossit aussi la Dwh 13 ' *rose encore une lisiere de cette province au couchant"Robert de Vaugondi , Atlas.

La riviere d’OusTiouc a fa source dans la P l0 , V ^ e sde même nom à l’orient, & à quatre ou cinq .du cours de la Waga. Elle a le sien d’occident en °t' ^& va tomber dans la Suchana , auprès de SlobotNcent trente werstes de fa source , en n’ayant pointgard dans ce calcul aux détours qu’elle fait en R r Ptant. .

OUTABITIBIS ( Les ), peuple de T Amériquetentrionale, au Canada. 11 habite le long d’une Ei^ ^qui porte le même nom , & qui a fa source alin £ l - ett cfort des Abitibis vers le 49 deg. de longitude. EU e * e ! j oCvers le 5 i e deg. dans la riviere de Monfony ou de 0 ^Louis, qui tombe dans la baie de Hudscn vis-à- vlSl’isie de Charleston.

OUTAGAMIS , nation sauvage de TAmériqu^ ^tentrionale , dans la nouvelle France, Le pays p r °P ^ e .ces peuples, qui font plus connus fous le nom des ^nards , est le long d’une petite riviere appellée a j aviere des Renards , laquelle se jette dans le fond ebaie des Puants : elle a fa source assez près de la rI 'Ouiscousing, 8 c c’est par là & par le moyen d un P^ tÇrage , que le pere Marquette & Joliet entrerent ^ a . nS ^- e ]jederniere riviere, qui les conduisit dans le MissiEpt-des Renards arrose un très-beau pays, mais este cnavigable à cause des rapides dont elle est enrbaf 13Les Renards dans ces derniers rems, ayant contupresque toutes les nations de ce continent œ c ,François, ont été si souvent battus, qu’ils fontd’hui réduits à très-peu de chose. * Le P. de Ch# riHist. de la nouv. France . t. 2. et fe

OUTAKOUAMI ( Le lac de ), grand lac Ae S>de Labrador, aux confins du Canada 8 c des Kil 1 1 o0 ni-à Torient septentrional du lac de Mistasin- On e j,^ri-me aussi lac de Timagaming. Les peuples qu^.^ JeSronnent, s’appellent Outakouamiois , du w

de

s a uvag e

zlk.

François les nomment ainsi.

OUTAOUAIS ou Outaouacs , nationla Nouvelle France, dans T Amérique septe ntl * f 0 jsC’est une tribu Algonquine, &on appelle qu^ p oíi tces peuples Algonquins Supérieurs, parce q u ^ [0 jenEau-dessus de Quebec, comme les Montagn als t ali ,nommés Algonquins inférieurs, parce qud s fi L ifle uvedessous de cette capitale, par rapport au cours ^ ce pewSaint Laurent. Le vrai pays des Outaouais edant fur les bords de la grande riviere , 011 ríV s ’étan cOutaouais. Dans les derniers siécles, ces fauvag j r o'malheureusement trouvés alliés des Hurons, utrar i-quois, qui faisoient la guerre à ceux-ci à coU j ors très"ce, tombereiv ami; fur ceux-là, qui croient ^ zste-nombreux, 6c - M furent obligés de s’éloigne .

rent par hv •)■■■■ avec fies Hurons en dinetc^ l ^ oUl ÇcS ,

jusque chez les Sioux , & après ces