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OWEN , ville d’Allemagne, dans le duché de Wir-tenberg , au sud-ouest du château de Teck. C’est une desquatre villes qui sonnent le bailliage de Kircheim. *Zeyler , Suev. Topog.
OWERFLAKÉE. Voyez. Overflakée.
OWERRE, Ouwerre ou Oveiro , rivière, villa-ge 8c royaume particulier d’Afrique, fur la côte méri-dionale de Guinée, & particulièrement fur celle de Bé-nin. Bosman, dont nous avons une relation de la Gui-née (a ), nomme ce village Awerri , & le place furun des bras de la riviere de Bénin. Quand, dit-il, onest avancé environ une lieue & demie dans la riviere(de Bénin), on y trouve deux bras éloignés l’un deTautre d une demi-lieue, fur l’un desquels les Portugaisont une loge & une église auprès du village á‘Awerri ,qui a auíh son roi particulier, que celui de Bénin re-garde comme son voisin 8c son allié , quoiqu’il n'estimeguère personne, &c. Dapper nous en donne une idéeplus détaillée. On volt par fa description, que la rivie-re qui passe à Owerre est la même que les Portugaisappellent Rio Forcado , ou riviere Fourchue. Voiciau reste ce qu’il dit de ce pays. La ville ou bourgaded’Qwerre (b) où le roi tient fa cour, est à quarante lieuesde la mer fur les bords de Rio Forcado , qui la baigned’un côté & de l’autre. Elle est ombragée de forets. LesMaisons y font à peu près comme à Bénin ; celles desnobles sont assez jolies > 8c couvertes de feuilles de pal-mier : mais au lieu qu’à Bénin les murailles des mai-sons sont de terre rouge , elles sont ici de terre grise.Le palais du roi d’Owerre est bâti fur le modèle decelui de Bénin ; mais il est beaucoup plus petit, 8c la villen’a pas plus de 1500 pas de circuit. L’air est plein,de va-peurs chaudes , épaisses 8c malignes , & par conséquentfort mal-sain. Le terroir est maigre 8c sec, & ne porteque des noix de coco, des oranges douces 8c des aigres,du poivre, mais peu , à cause de la négligence des ha-bitans,qui ne le cultivent pas ; du bananas en abondance,ôc d’une graine nommée Mandiboca , qu’on réduit enfarine, dont on fait du pain. II n’y a point de bétail,faute de pâturages. Tous les animaux privés qu’on ytrouve sont des poulets. La pêche y est bonne, & on yprend quelquefois du bœuf marin qui est de bon goût.Les habitans du pays sont bien faits pour des Nègres, 8cont même plus d’esprit cn beaucoup de choses que ceuxde Bénin.11s peuvent, fans demander permission au roi,comme on fait à Bénin , porter des habits de coton & desoie, qu’ilsceignent au-dessus du nombril, comme on faitdes langes d’enfant.Tous ces Nègres, tant hommes quefemmes, sont marqués de trois incisions, une fur le front& les deux autres fur les deux temples. Ils portent lescheveux longs ou courts, comme il leur plaît ; ils ontautant de femmes qu’ils en veulent. Les veuves ap-partiennent au roi, qui les donne à qui il lui plaît. LesHollandois amenent à Owerre, fur la riviere de For-cado , les mêmes marchandises qu’à Bénin , qu’ils échan-gent contre des esclaves ; on en tire de-là tous les ansenviron 400 , tous gens bien faits. II y a aussi des jaspes8c de l’acori, mais en petite quantité. Ce sont d’en-nuyeux négocians que ces Nègres. Ils marchandent desmois entiers ; mais aussi quand le prix est une fois fait,-on ne le change jamais. Les Portugais leur faisoient cré-dit , mais les Hollandois les en ont désaccoutumés, 8cprétendent recevoir les esclaves en même tems qu’ilslivrent les marchandises. Hommes 8c femmes, fans distin-ction , viennent en leurs magasins pour négocier aveceux. Le roi d’Owerre est allié Sc vassal, en quelque ma-niéré, du roi de Bénin , d ailleurs fort absolu dans sesétats. II y a trois conseillers qui ont chacun leur dépar-tement , & jugent de tout en dernier ressort. Le roi quiregnoit í’an 1644, étoit Mulâtre ou de race Portugaise,8c s’appelloit don Antonio de Mingo. Son pere avoirété en Portugal, & en avoit a me ne une femme , de la-quelle il eut ce fils. Aussi le prince fe ressentoit-il beau-coup de fa naissance, allant habille à la portugaise, 8cportant 1 épée au côté, comme font les autres Mulâtres.Sur les matières de religion , ces Nègres pratiquent à peuprès les mêmes cérémonies qu’à Bénin ; si ce n’est qu’ilsfont plus raisonnables, qu’ils ont les démons en horreur,qu’ils ne souffrent point de magiciens, & qu’on n’entend
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point parler d’empoisonnemens chez eux ; de sorte qferoit assez aisé de les convertir. Le roi & la plu pat thabitans, ont quelque penchant à la religion Gatno iq ^11 y a une église dans Owerre avec un autel sor lequeun crucifix , deux chandeliers, 8c les images de la ainVierge & des Apôtres. II y vient des Nègres portant ^chapelets priant Dieu à la portugaise. 11 y en a qui alire & écrire, &c qui recherchent avec empressementlivres Portugais, (a) Lettre 21. p. 433. (b) Dafi er >que, p. 3 r4.
OUVESE, petite riviere de France, en P rovedans le corn ta t Venaison. Sanson , Carte de laécrit ainsi ; mais de l’Isle, Carte de Provence , écrit ^
vese ; de sorte que selon fa carte , l’L n’est pas un ^
cle , mais la premiere lettre du nom. Quoi qu’il enelle a fa source dans le Comtat, à son extrémité, ‘ ,frontières mêmes du Dauphiné, près du bourgs 10111 ^le Buis. De-là , courant d’orient en occident, elle fe re ^à Vaison , qu’elle arrose du côté du nord; ^ ..’ c pcourbant vers le sud-ou est, elle entre dans la P 11 ^pauté d’Orange, 8c fe divise en plusieurs bras, dontplus occidental passe à Jonquieres Sc à Courteso 11 j ^plus oriental va droit rentrer dans le Comtat, ou ^charge de plusieurs rivières , qui sont le SaletoBergon, déja unies à Sarrian ; l’Auson 8c le Nesque, 1 ~
tes à un bras de la Soigne j plus bas, cette riviere
fe va per sll
nie & enflée d’un autre bras de la Sorgue ,
d'Avi'
la
dans le Rhône au port de Sorgue , au-dessus ,gnon. II n’y a que de l’Isle qui écrive Louvese» ,son, Jaillot, Nolin écrivent Ouvese, Sc c’est a , j equ’on l’appelle dans le pays, près du bourg nommeBuis. C’est une faute , fa source est plus vers le ®° r -sprès de Montauban, qui est du Dauphiné, au di° c ^ ; _de Gap, & non pas dans le Comtat. Elle passe à S* eban , à Buis, à Vaison, à Courteson. Elle entre en 1dans le Comtat, où elle fe joint & à la Sorgue de aNesque, &fe rend dans le Rhône avec ces deux rlVres au port de Sorgue , au-dessus à’Avignon.
OUVILLE , bourg de France, en Normandie.pays de Caux, avec une abbaye de Feuillans. Il est f ia,e esept lieues de Rouen, 8c à cinq ou six de Dieppe >soEstouteville, Basqueville 8c Englesqueville, près ^ville, dans une campagne très-fertile en bled- h >dans ce lieu un marché par semaine 8c deux foires P ar ^Cette abbaye étoit un prieuré de chanoines régu^ 1 ^.Saint Augustin ; mais en 1603 ils firent place atix ^lans. * Corneille > Dictionnaire. Mémoires dressesles lieux.
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OWNY , baronnie d’Irlande, dans la pr°
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de
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Y Y i. ^ i > utuv/umv Mirnuiuc , uauo ia V ~ j
Munster. C’est une des quatorze baronnies du cotíì 'f e ntTipperari, au couchant de celle d’Ilingh. * Etat? r Jde la Grande Bretagne , t. 3. e
OWNYKEH , baronnie d’Irlande , dans lade Munster. C’est la plus septentrionale des neufnies qui composent le comté de Limerick, * ^sent de VIrlande. . -
OWRUCZE , petite ville de Pologne, au Pj^pcti-de Kiovie, aux frontières de la Lithuanie > f ur j a u-te riviere de Noren > qui sort d’un marais, & quidessous de cette ville va grossir la riviere d’UsJ _j^ jus-Ce perd enfin dans le Boryslhène : tout ce pays, ~ „fé-qu’à Czernicow, étoit autrefois presque noyé. 1 boiU'Lentement bien peuplé & bien cultivé, pso' n „ p cr jpt.gades & de villages. * Andr. Cellar. Po Ion. Dp. 402.
OUX. Voyez. Oulx.
OUYATANONS. Voyez. Miamis. .^, r -
OUZOIR SUR TREZÉE. Tous les lieux 4“' g icnrem le nom d’Ouzoir, ou Ozoir, ou OzouerOroer, ou enfin Oroir, viennent du latin j^ce éeCelui-ci qui est en France, dans la petite P r , ^ q~,e-Puifaye, au diocèse d’Auxerre, est surnomme ^, i a -zée, qui est le nom de la petite riviere qm ? B re> So 11quelle communique ses eaux au canal de j^ ar tin>église, qui est assez belle, est sous le titre . Q ra tord ir!ice qui fait qu’anciennement on l’appelloR j^ 0 jre»
sanUi Martini. La Trezée fe jette à Briare a