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Tome quatrième. M - P.
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PARACANDA. Voyez. Maracandà & ParAcâ-

vi.

. ^ARACARESUS , nom d’tin sieuve dont fait men-tî0 *i Phavorinus , Lexic.

PARACEL } rocher d’Asie , fur les côtes de la Co-chinchine , le long desquelles il s’étend l’efpace de pluse cent lieues. Ce rocher est effroyable , & décrié pars naufrages qti’on y a faits de tout tems. Faire naufrageur ce terrible rocher & être perdu fans ressource , n’estP re $que qu’une même chose. On ne sait que sept ouu,c matelots Chinois qui en ay en t apporté des nou-c ”cs par une aventure des plus surprenantes. Leur vaìs-f a u s'étant brisé , ils gagnèrent à la nage quelques pe-lirs iílots ou rochers qui s’élevoient au-dessus de la mer;^ n étoit que pour prolonger leur vie de quelques jours,s'attendoient d’y mourir de faim tôt ou tard;bandes d’oiseaux venoient se reposer sur ces ro-j er s, se laissoient prendre à la main. Le poisson nemanquoit pas ; ils n’avoient qu’à descendre auPied des rochers, où ils trouvoient toujours des hui-J' es ou des crabes. L’ingénieuse nécessité leur avoit mê-E Appris à se faire des habits avec les plumes de ces“«aux qui leur servoient de nourriture. 11s buvoientj^. au stui tomboit du ciel : quand il avoit plu, ils Tal-. ramasse* dans les creux des rochers. Ils vécurentUni pendant huit ans dans ces rochers. Un vaisseau quie brisa sur le Paracel, vers la fin du dernier siécle,Ieur fournit du bois pour faire une espèce de garima-r °n ou radeau, fur lequel ils osèrent bien enfin bra-Ve r les dangers de la mer. Ils furent assez heureux pourSagner la grande isle à’Haïnarta . au midi de la Chine.V is-à-vis la partie occidentale de la province de Can-ton. * t. 3. p. 70.

PARACHjFLOIS. Voyez Paracheloït^.PARACHANA, ville de Médie : Pcolomée, l. 6.c - 1. Ia place dans les terres, entre Cuberas a & Ar-Jacia.

. 1. PARACHELOlTAï, peuples de la Thessalie,J'ojsins de la ville de Media , fur le bord du fleuve Ache-Ns, selon Strabon , l. 9. p. 454. Ce même géographeans le livre suivant, p. 458. met le pays, nommé Para-elottis chez les Aîtoliens ; mais il avertit que c’étoit lee Uve Acheloiis qui causoit ce changement par ses dé-ordemens, qui confondoient souvent les bornes desCa rnaniens 8c des yEtoliens. Tite-Live , L 39. c. z6.°>inoît une ville nommée Paracheloida : elle devoirj.^Partenir aux Parachelo'ites ; car quoiqu’il la place dansa naanie, il ajoute qu’elle avoit été unie à la Thes-

gt \PARACHELOmR, peuples qu’Etienne legéo-^^aphe met dans la Phthiotide. Si cette position est certai-salig ^lloit qu’ils fussent différens de ceux de Thes-

P ARACHOATRA. Voyez Taurus.

PARACLET ou Paraclit , abbaye de France,ç, n f; * a Picardie, au diocèse & à deux lieues d’Amiens.fut f Uíle a bbaye de filles de l’ordre de Cîteaux. Eller^d^ée en I2 r8, à deux lieues d’Amiens par Engue-fille ^ 0ve ^ Ade fa femme. Marguerite de Bave leurWelf n ssit la premiere abbesse. II n’y a pas un siécleJy e ~ e fut transférée dans la ville d’Amiens. * Piganiol,, Cr ‘ la France, t. 3. p. 141.

' ! ARACLET ou Paraclit , abbaye de France ,li eiJ a Champagne , fur le ruisseau d’Ardusson , à deuxC J au ^ïdi de Nogent-fur-Seine. Cette abbaye, quiPi €rr e l’ordre S. Benoît, doit son établissement àét 0 j t e obailard ou Abélard, qui voyant que sa doctrinetr es combattue par plusieurs Théologiens, & entr’au-p 0 ; P ar firint Bernard, & depuis condamnée en certainsK[ 0 ts > fo retira à dix lieues de Troyes, & à deux deq lle g ^ nt 'fur-Seine, où Hatton, cinquante-sixiéme éve-^quelf ^roves, lui fit donner en 1130, une place furSte q- ? 11 fit bâtir une petite église en l’honneur de làav ec rinic ^- H y demeura quelque tems comme ignoré'éc°ii e ^ C * e l” es a nais qui l’avoit suivi ; mais plusieursP°urvi ' a y ant découvert fa retraite , vinrent le trouverCa banpJ rC , stU ^^ rc . ment avec Pô- l' s fe logèrent dans des§ r os ria - b at l rent - dc ne v!voient que d’herbes & desa du n ’ 1 endant ce tems finger, abbé de S.Denys, chas-Monastere d’Argenteuil les religieuses, persuadé

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ou prévenu que leur conduite étoit mauvaise. Helo'ùc ,qui en etoit la supérieure, se retira avec ses religieuse*au Pataclet, auprès de son époux , qui leur céda la so-litude, & fe retira à Clugny. Héloïse & ses religieusesreiterent au Pataclet, où plusieurs filles fe joignirent àelles, & commencerent à y vivre suivant la régie désaint Benoit. Fie lotie etoit soft savante; car outre la lan-gue latine qu’elle enfendoit & parloir avec éloquence,elle savoir parfaitement le grec, & saison chanter îámesse en cette langue tous les ans le jour de la Pente-côte » qui étoit la principale fête de ce monastère ; cequi s’obferve encore aujourd’hui. Le pape Innocent IIconfirma cet établissement par fa bulle du 28 Novem-bre 1131. Pierre Abelard obtint encore une bulle dupape Eugene en 1145. L abbaye du Pataclet est chef-d’ordre, quoique petite : elle a plusieurs monastères &prieurés dans fa dépendance. * Baugier , Mémoír. deChamp. t. 2. pag. 225.

Héloïse fut fort aimée & respectée de la comtesse Má-hault, veuve de Thibaud II,.surnommé le Grand, comtede Champagne, & elle obtint de cette princesse degrands biens pour son abbaye : la comtesse Mahaultfonda même à fa priere l’abbáye de Pomeraye , dans lediocèse de Sens, & voulut qu’elle fut sujette à l’abbes-se du Pataclet, qui devoir y aller une fois Tannée yfaire fa visite. Gertrude , religieuse du Parader, suc làpremiere abbesse de ce monastère.

Pierre Abelard resta auprès de Pierre le vénérable jabbe de Clugny , ou il continua de vivre dans fa péni-tence. 11 y tomba malade ; ce saint abbé renvoya aúprieuré de saint Marcel de Châlons-sur Sône, pour yêtre plus aisément traité; mais il y mourut le ri Avril1142, en bon catholique, étant soumis aux décisions dusaint Siège. Son corps y fut enterré, à on y voir encoreaujourd'hui son tombeau. Héloïse, qui aimoic tendre-ment la mémoire de ce cher époux, obtint son corpsdu saint abbé de Clugny , qui le lui porta & lui envoya ,ensuite , une absolution par écrit scellée & signéede lui en ces termes : Ego Petrus Clumacenfis abbas , quiPetrum Alexandrum w monacbum Cluniacenfem.rece -pi , corpus ejus furtirn delatum Hélois#, abbatijfs: &monialibus Paracleti concejjì , autoritate OmnipotentisSanElorum omnium > absolvo eum pro offeio ab om-nibus peccatïs fuis. Héloïse sit mettre ce corps dans uncaveau de Toratoire , qui étoit la premiere église duPataclet, & qui ne subsiste plus. A l’égard d’Héloïsejelle mourut en 1163, après avoir gouverné cette abbayependant rrente-trois ans. Elle ordonna en mourant queson corps fût mis auprès de celui de son époux. En1497 , ces deux corps, qui étoient dans le même tom-beau dans le petit monastère, furent transportés dans lagrande église, & le corps d’Abelard mis proche de lagrille du choeur du côté droit, & celui d’Héloïfe ducôté gauche où on voir leurs tombeaux.

Quelques-uns assurent que ces corps furent mis ehdernier lieu dans un même caveau devant Fautel de laTrinité , derriere le chœur des religieuses, fous les clo-ches, & qu’ils y sout encore aujourd’hui fans aucuneinscription ; que cette erreur vient de ce que quelquespersonnes ayant vu cet autel de la Trinité, qui estd’uue feule pierre , & remarqué quïl étoit curieux , con-seillèrent à Tabbesse de faire mettre cette pierre en unlieu où elle pût être aisément vue , ce qu’elle exécuta ;la faisant mettre dans le chœur des religieuses, près délà grille , avec une inscription au bas, qui insinue qu’ony a aussi transféré les corps d’Abelard & d’Héloïst.Cette abbaye jouit dé quinze mille livres de rente. Lacommunauté est nombreuse.

' PARACY , bourg de France, dans le Berry, lu r leBougerà , à quatre lieues de là ville de Bourges, oc àdeux de celle d’Henrichemont, en latin de Paractaco. ily a dans le bourg une juridiction avec ritie é ai ra-ge , & dont les causes sc portent par appe a a P^ v y, cde Bourges. Deux villages situés du core 11 mi1 ^ e ~pendent de ce bailliage : l’un se nomme eauvais, &l’ature la Rougere. Tour le reste ne consiste qu en mai-sons éloignées les unes des autres. II y a dans Paracy imprieuré dit de Micharaur. II etoit autrefois séculier ;maintenant il est réuni a la maison des chanoines i’egu-Bers dc S. Ambroise de Bourges. Le terroir de ce bail-Tom. JVi F f f .f f