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Tome quatrième. M - P.
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leurs mœurs, qu’ils í'e plongèrent dans toutes fortése dissolutions Sc de crimes, ce qui porta Philippe5 bel, qui regnoit en France , à prendre larcíòlu-tton de les exterminer dans tout le Royaume. II enobtint le consentement du. pape Clément V, avec^eqtiel M s’abûucha à Poitiers, Sc en fit brûler à petit^ oinquante-sept à la pointe de l'Isle du Palais oùj a présent la place Dauphine.'Par cette expéditionE, ^ e mple demeura aux rois, qui y tinrent leur cour,^ dui en firent ensuite un don aux chevaliers hospi-a hers de Saint Jean de Jérusalem. Ces chevaliers enObt fait leur maison provinciale du grand Prieuré dera nce. Ce lieu est fort spacieux, entouré de mu-ra >Jles antiques, soutenues de tours. La grande porte,9 °* donne fur la rue, est au milieu d’une longue fa-de bâtimens, accompagnée d’un ordre dorique,“ colonnes isolées. Gomme le Temple est un lieufranchise, quantité d’ouvrier's qui ne font pas maî-j res , s’y retirent, & font exemts de la visite que^ jurés des communautés de la ville font ordinaire-Jpcnt chez ceux de la profession.- L’église des relìgieu-^ de Sainte Elisabeth, qui ont leur couvent vis- à-v *s du Temple , fut commencée Pan 162.8, & laseine Anne d’Autriche y mit la premiere pierre. Elle est°rnée d’un portail, où il y a deux ordres d’architec-* dre en pilastres, le dorique Sc Pionîque : le de-dans est embelli de ce premier ordre. Les peres deIVasareth ont leur Eglise du même côté, un peu plusava nt, & doivent leur fondation à M. le chancelierSeguier.

L’Hôpital dés Enfans Rouges est dans ce mêmerpiartier, rue Portefoin. II fut fondé Pan IJJ4, parMarguerite , reine de Navarre , sœur de François I,pour des enfans orphelins originaires de Paris. Quel-ques auteurs rapportent au contraire que, selon leurInstitut, ils ne doivent point être de Paris, tnais deslieux cicconvoisins. François I voulut que ces enfansPortassent des robes rouges, parce que c’est fous la cou-ieur de rouge Sc de feu que la charité est représentéedans lecriture. Les Carmes ont un couvent dans laIu e nommée des Bïlletes. C’étoit la maison d’un Juif,qui per^-a de plusieurs coups de couteau une hostiec 9 n facree. Cette sainte hostie fut recueillie par unerieille femme, qui étoit allée par hasard chez cequi la porta au curé de Péglise de Saint Jean,laquelle elle est conservée avec beaucoup deVe nération. Ce malheureux fut brûlé vif, & on don-sia i" a maison aux Augustins, qui après y avoir de-? eur é long-tems, la cédèrent aux Carmes, qui enaujourd hui en possession. Le savant Papirius*Iasso n Est enterré dans leur église; & le cœur derail çoís-Eudes de Mezerai, historiographe de France,^ ed aussi. La rite des Biiiettes donne d’un bout dansle de Sainte Croix de la Bretonnerie. Cette der-v ,ete a pris son nom d’un couvent que l’on y trou-& qui sot fondé par saint Louis en 12.68. 11 y£ lc ùes religieux de i’ordre de Saint Augustin. Plu-v . eUrs personnes de piété leur ayant fait du bien, ils]p Venc a présent de leur revenu. La menuiserie dej ) Ur autel est assez belle, & on estime beaucoup unas-resief p e mai -bre placé sur les chaises des religieux.lust tel de Ouise, bâti par les princes de cette il-re Maison, est peu éloigné de là. II occupé unq e atad terreìn. La porte est à l’antique, accompagnéefur 1 UX Losses tours rondes. La chapelle se trouvese -1 3 & rande porte. C’est aujourd’hui l’hôtel de Soubi-fon CS que les seigneurs de Rohan y ont faits,

p tre s-considérables, depuis qu’il est à eux. Les ap-ss e ten ? ens font d’une grande magnificence; la portele nt n ee Est à présent du côté de la rue Paradis : el-déc ' dans un enfoncement de forme circulaire, &bes° ree de ELaque côté de groupes de deux colon-sam t C ° rÌnthieni *s - avec leurs couronnemens en res-â' sor lesquels on a placé les figures d’HerculeB 0llr j dallas, ouvrage de Coustou le jeune & dea riîjes^"j ™l‘ eu > en attique, est occupé par lesd e j. de Soubise. On a mis encore des trophéesd’acc' VC ' :seS s ° rteS d ’ armes sur les côtés, pour servirtyi e owpagnement. La cour est embellie d’un péris-soutenu de colonnes couplées, d’ordre compo-

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site » avec des pilastres qui y répondent pour sonnesun corridor, à la faveur duquél on va à couverttout autour. II régné sur Tenrablemenr continu -,nebalustrade, avec des piédestaux sor les colonnes;elle est terminée par une façade d’architeéhire pla-quée sor le vieux bâtiment, pour en cacher la diffor-mité. Cette façade est formée par une dééòra ion dehuir colonnes couplées d’ordre composite -à- ìez-de-chauffée entre lesquelles font trois 'Ouvertures ceintrées,qui conduisent dans le veitibnle' au bas dis grand es-calier. Le même nombre- 'dé 'colonnes, niais d’ordrecorinthien, forme un fécond ordre sor le premier :le tour terminé par un grand fronton, dans le tym-pan duquel font les armes de Soubise exécutées parLorrain, sculpteur habile ; on a placé deux figures àdemi couchées sor le fronton, Sc des groupes de gé-nies fur les encoignures, qui font un fort bel ester.Pour accompagner ce morceau d’architecture, ou pourle raccorder avec le péristyle qui enferme toute lacour, on a encore ajouté de chaque côté des groupes decolonnes du même ordre, avec leurs entablemens,sor lesquels on a placé les figures des quatre faisons,avec les attributs qui les distinguent, d’une propor-tion un peu plus grande que nature. Le cardinal deRohan a fait élever un hôtel dans une partie de lantaifon , dont la principale entrée se rrouve du côtéde la vieille rue du Temple. Cet édifice est décorésur le jardin d’un ordre dorique à rez-de-chaussée ,avec un corps avancé dans le milieu , formé de qua-tre colonnes : Tordre ionique régné au dessus, & unattique au troisième, terminé par un-fronton accom-pagné de trophées. Le jardin de cet hôtel 11’a riende remarquable. 11 est public. Vis-à-vis de cet hôtel,où Ton a fait de grands changemens par-tout , de-puis la mort de mademoiselle de Guise , est Téglísedes peres de la Mercy, donr le portail est soutenu decolonnes ovales. On y vok le tombeau du Maréchal 'de Themines, Sc celui de l’ancienne famille de Bra-cy, à laquelle ces religieux doivent en partie leur fon-dation, leur église ayant été bâtie sur une chapellefondée par des anciens de certe maison. Leur institutest daller en Barbarie racheter les captifs chrétiens,comme font ks Mathutins.

Le couvent des Blancs- Maiiteaux est une maison dereligieux de Tordre de saint Benoît, dont Téglíse aété rebâtie depuis peu. Elle est ornée en dedans depilastres corinthiens d d’une grande corniche qui rég-né tour à Tentour. Le fond de-l’église est terminépar une tribune, soutenue de quatre colonnes torsesde menuiserie , qui écoient autrefois à l’autel de l an-cienne église, & qui sont disposées de sorte qu’ellesforment un corps d’archireóluré d’un assez beau des-sein. Jean le Camus, lieutenant civil fort estimé, yest enterré. Sòri mausolée occupe la premiere arcadedu chœur, qui est tout revêtu de marbre, avec desornemens de bronze d’oré, Si les attributs de la ju-stice dans des cadres. La figure de ce magistrat est demarbre blanc ; elle a été faite par Mazere. La rue oùest ce couvent aboutit à la vieille rue du Temple,d a us laquelle est l’hôpital de Saint Anastafe, dit deSaint Gervais , parce qu'il fut fondé Tan 1171 , dansl’enclos de Téglíse paroissiale de ce nom, par GuerinMasson, & son fils nommé Harcher, qui donnerentune maison, qui étoit à eux, pour loger les pauvres.Foulques, soixanre-deuxiéme évêque de Paris, mit danscet hôpital quatre religieuses de Tordre de faine Au-gustin , avec un maître & un procureur > pòur cr j av011soin ; Sc Pierre de Gondi, Cardinal, & aussi evequede Paris, augmenta leur nombre. Leur premiere c a-pelle fut dédiée en l’honneur de saint Anastafe n maisces religieuses n’ayant pas ássez de logement dans en-droit qu’elles occupoient, cet hôpital fut transférédans la vieille rue du Temple; on y reçoit tous lesjours tous ceux qui se présentent à la porte , Sc onleur donne à souper Sc à coucher. e cette rue onpasse dans celle de Saint Louis , a 1 extrémité de laquel-le on entre dans celle du Calvaire, ou est le couventdes religieuses du Calvaire, fondé en 16jô, par lecrédit du pere Joseph le Clerc, Capucin très-consi-déré du cardinal de Richelieu; son cœur y a été