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Tome quatrième. M - P.
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8v2. PAR

tel de Ville,' on a placé la statue équestre du roiHenri IV, » demi-bosse, en couleur de bronze, surun fond de marbre noir ; l’ouvrage est de PierreBiard ; il a voulu imiter le cheval de Marc Aurele duCapitole : on lit aú-dessus de la porte Proscriptionsuivante:

SUB LUDOVICO MAGNO FŒLICITAS URBIS.

La cour est petite, entourée de bâtimens, soute-nus fur des arcades, dont ^ordonnance est d’un goûtmédiocre & d’une maçonnerie . massive ; sous un arcdu fond, on a placé une statue de bronze de LouisXIV , habillé à la romaine. L’ouvrage est de Coyze-vox ; elle est élevée fur un piédestal de marbre blanc,dont les faces four chargées de bas-reliefs, qui repré-sentent divers sujets à la gloire de ce prince, avecrinferiprion suivante :

LUDOVICO MAGNO,

VICTORI PERPETUO,SEMPERPACIFICO,

ECCLESLE ET REGUM DIGNITATISASSERTORI,

PRiEFECTUS ET EDILESSTERNUM HOC FIDEI,OBSEQUENTLE, FIETATISETMEMORIS AN 1 MIMONIMENTUM POSUERUNTANNOR.S.H.

M. DC. LXXXIX.

L’arc est orné d’incrustations ou de placages de mar-bre & de deux colonnes ioniques, dont les chapiteaux ,les soubassemens & les autres sculptures sont de métaldoré. 11 y avoir auparavant une autre figure de marbrede même hauteur , qui étoit de Guerin : elle a été don-née au président de Fourcy, alors prévôt des marchands.Les inscriptions gravées en lettres d’or fur une frise demarbre, qui régné autour de la cour, sont la mémoi-re des principaux événemens du régné de Louis XIV&de Louis XV.

Pour rendre Tentrée de la Greveplus commode , l’ona percé un chemin depuis le Pont Notre-Dame jusqu’àcette place, le long de la riviere, & il a été revêtud’un beau quai de pierres de taille , où l’on a fait untrotoir de six pieds de large, qui est presque tout por-té fur une voussure, ouvrage d’une grande hardiesse ; cequi élargit le quai fans rétrécir le lit de la riviere. Cequai est nommé le Quai Pelletier , à cause qu’il a étéentrepris fous la prévôté de Claude le Pelletier, ci-devant controlleur général des finances.

De la Greve, après avoir passé sous une arcade, onvient à leglife de Saint Jean. C’étoit une chapelle dé-pendante de Saint Gervais, bâtie, comme on la volt, sousle régné de Charles le Bel en i ; 16. La voûte qui sou-tient les orgues, est d’un trait tout à fait hardi, ad-mire de tous les architectes, à cause de son étendue.L’hopital du Saint Esprit, qui a sa principale entréedans la Greve , en a une autre du côté de cette église,Sc renferme des Enfans Bleus. II fut établi vers l’an1361, pat les charités de plusieurs personnes pieuses,qui, touchées de la mi se te d’un grand nombre d’en-fans qui mouroient de faim, acheterent une maison &une grange en la place de Greve, proche l’hôtel duDauphin , ou est a présent l’hôtel de Ville , pour y re-tirer & nourrir ces malheureux orphelins. Après qu’ilsy eurent fait construire une chapelle, ils obtinrent deJean de Meulan, eveque.de Paris, la permission d’yétablir une confrérie du Saint Esprit, pour exciter lesfidèles à vouloir contribuer à 1 entretien de cet hôpital.L’an 1406, les administrateurs de cette confrérie, fi-rent bâtir 1 ’églisc que l’on voit^ présentement. Elle futbénite l’an 141/, le quatre Aout, par Gérard de Mon-tagu, évêque de Paris, & dédiée le 16 Juillet tyoz.Cet hôpital où on ne reçoit que des enfans légitimes,natifs de Paris, s’est beaucoup accru depuis ce tems.t-'églife de Saint Gervais, qu’on trouve un peu plus avant,Est une des plus anciennes paroisses de Paris. Son por-tail est magnifique, & considéré comme un des plus

PAR

beaux morceaux d’architecture que l’on puisse ' ' ^

est composé des trois ordres grecs l’un fur 'or-

dorique, Bionique & le corinthien, dont les P rc T n -rions sont si régulières, qu’il n’y a rien de plus ac ^de plus parfait dans les ouvrages modernes e^p^,somptueux. Ces trois ordres ensemble sont une yeque de vingt-six toises de hauteur , qui offre ^ ev éun très-grand objet ; ce magnifique portail fut ^en 1617. Ce fut Louis XIII qui y mit la ptewiete P ^re. Le corps de l’églife est assez bien bâti dans e ^ cjeSgothique ; elle a ses voûtes tout à fait élevées, a ^bas-côtés & des chapelles tout à l’entour,- mais 1 >nt ^en est triste & sort obscur. Derrière le chœur, danchapelle à main droite, est le tombeau de Michel ^glier, chancelier de France, mort le 30 d’Octo^f es &Son mausolée est tout de marbre, orné de seuil' 3 g __

d’autres choies semblables de bronze doré. 11 aCt f,duit par Mazeline & Utrelle , sculpteurs de l’aeadeMatthieu de Longuejoue, sieur dlverny, évêque desons & garde des sceaux ; Philippe de Champ 3 ® ’peintre fameux ; Charles du Fresne , sieur duauteur du glossaire j Charles-Maurice le Tellier , a£C {£vêqtte de Reims ; le chancelier Louis Boucherai ; 7 j aSDurier ; Roi Marin de Gomberville ; Abraham-

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Amelot de la Houssaye ; Claude le Pelletier, contro sgénéral des finances & Paul Scarron sont enterres^‘. ntcette église. En sortant, on passe devant le cimetiet' eJean 5 l’hôtel de Pierre de Craon » qui voulut ^ 3Iie „ n esassinei le connétable Olivier de Clisson, sous R 1de Charles VI, étoit autrefois en ce lieu. Pour Ption de cet attentat, fa maison fut entièrement detr ^Sc on donna la place qu’elle occupoit à la paroi"Saint Jean ; pour en faire un cimetiere , qui a été r ^verti depuis en un marché public , 1 un des plusde toute la ville. Ensuite après quelques.pas, 011ve à main droite la rue de Joui, dans. laquelle f° nthôtels d’Aumont & de Fourcy. L’architectnre du Pmier est fort estimée. L’hôtel de Fourcy est un bâtissgothique , qui a toutes les commodités qu’on peut yrer. En reprenant le chemin de la rue Saint Anf 0 ’ 11 ^on découvre l’hôtel de Beauvais , dont la face est ol , n .de quantité de moulures & de bossages, avec trois 0cons. De l’autre côté est l’églsse du petit Saint ôn'? 1 ^ 'qui est très-obscure. Elle a servi autrefois à un hop ,r ’ ’Sc appartient aujourd’hui à une communauté d e c j gnoines réguliers, qui servoient les maladestems qu’il y en avoir. Cet hôpital étoit destine pune espèce de maladie épidémique , appelle le feuAntoine, qui a duré en France pendant quatre ousiécles. L’hôtel de Saint Paul est à î’extrémité d’un erite tue qui s’y termine. On croit que les rois»François I, y ont demeuré. D’autres prétendent ss 1 £[Jtpalais des Tournelles fut ainsi nommé avant si u 1 t j t éété rebâti par le même roi, qui y fit mettre sij 13de petites tours fur les murailles. Cet hôtel n’a l ' ,£ Dé-mérité une attention particulière. L’églife qui a P^ a ,.j S ,noir aux Jésuites , l’une des mieux décorées de e ,est dédiée à saint Louis. L’infcription gravée s lir !j„ n émiere pierre qui fut posée par Louis XIII, acC ° p^fis>de François de Gondy, premier archevêque deen est une preuve fans réplique :

D. O. M.

S. Ludovico

QUI TOTUM OREE M IN TF.MPl.UMEEI ARMIS , ANIMOQUE DESTINAVt T

Ludovicus XIII. '

HOC tempeum erexit :

UT QUEM GALLIA COLUIT usREGEM , AMAVIT UT PATREM >HIC VENERETUR UT CiEElTEM.ANNO M. DCXXVII*

, dôm e à P anS

ne , avec un grand au j oin ,& que l’on volt de, ^ £I1

a fait à Paris ; elle a ^ifiee >