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Tome quatrième. M - P.
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quelle son: deux pavillons carrés. A droite & à gau-che cette cour est bornée d’un ouvrage de maçonne-rie , orné de colonnes rustiques. Le grand portail estau fond de cette cour, élevé fur seize degrés. II esten portique , soutenu de quatre grosses colonnes co-rinthiennes isolées ; il y a des niches de chaque côté,Sc l’on y a placé les statues de saint Benoît Sc de sainteScholastique en marbre blanc 0 avec les armes de Fran-ce Sc d’Autriche, dans le tympan, soutenu par deuxanges. Sur la frise de ce portique , cette inscriptionest en grosses lettres d’or de relief :

JESU NASCENTI ViRGINIQUE MaTRI.

La face de tout ce portail est de deux ordres de co-* lopnes corinthiennes Sc composites, avec tous les or-nemens qui peuvent leur convenir. Le second est en-gagé dans le vif du bâtiment. Toute 1 église est or-née d’un ordre corinthien en pilastres rudentés. Le pavéest divisé en grands Compartimens de marbre de différen-tes couleurs, assortis à la beauté des panneaux qui font àla voûte. Cette voûte est d une pierre blanche commele marbre, & enrichie d’ornemcns*par tout. De cha-que côté de la nef, on voie trois chapelles, séparéesl’une de l’autre par deux grand pilastres. Ils soutiennentla corniche qui régné autour de l’église, sur laquelleposent les arcs de la voûte. Le grand autel est directe-ment fous la coupole, à lextrémiré de la nef, de la-quelle il n'est séparé que par une grille de fer doré.Quatre grandes arcades supportent cette coupole, &le grand autel est placé sous celle du fond. II est décoréde six grosses colonnes torses composites, de marbre deBarbançon noir , veiné de blanc. Ces riches colonnesfont élevées fur des piédestaux aussi de marbre, ôc char-gées par tout de palmes & de feuillages de bronzedoré. Elles font fur un grand socle rond, élevé envi-ron de trois pieds, Sc un baldaquin formé par six con-soles est posé dessus. Ces consoles s’assemblent au mi-lieu pour soutenir un petit plafond, qui fait un amortis-sement fort agréable terminé par une croix : chacuneporte sur l’enrablement d une colonne , avec dessoubassemens de marbre, fur lesquels font des angesqui tiennent des encensoirs 5 & fur les mêmes enra-blemens s’appuient des festons de palmes , aux-quels sont suspendus de petits anges , qui tiennent desrouleaux où sont écrits des versets du Gloria in ex-celjts Deo. Les grands anges, les petits Sc le balda-quin sont d’or bruni, Sc les chiffres qui font dans ledé des piédestaux, les bases, les chapiteaux, les mo-dillons Sc les roses de brbnze qui font dans les com-parrimens du plafond de la corniche, font dorés d’orraat. Sur l’autel, qui est entre des colonnes , l’EnfanrJésus est représenté en marbre blanc dans la crèche,accompagné de la sainte Vierge Sc de saint Joseph. Lapeinture de la coupole est bien digne d’arrêter long-remsles curieux. Ce grand ouvrage représente la gloire desbienheureux dans le ciel, qui sont disposés par groupes :les prophètes , les martyrs, les vierges & les confesseurss’y font reconnoître par une marque particulière , ainsique les rois, les patriarches, les chefs d’ordres, les peresde 1 église, saint Benoît Sc sainte Scholastique, dansles parties les plus basses. Au plus haut la vue sc perddans les espaces infinis, qui ne font paroîrre que desobjets confus & mal formés, à cause de l’éloignementSc d’une grande lumière qui en sort. Toute cette bellepeinture est à fresque , & de Pierre Mignard : dans lafrise soUS la grande corniche qui règne autour du dô-me , on lit cette inscription en grandes lettres de bron-ze doré :

Anna Auflriaca D. G. Francorum Regina,

Regnique Rctìrix , Cuisubjecit Deus omnes hostes >

Ut conderet domum in nomine fuo.

Eccl. A. M. DC. L.

A droite Sc à gauche du grand autel, font deux gril-les d’une grandeur extraordinaire, qui occupent lesvuides des arcades, Lune & l’autre travaillées avec uneextrême délicatesse. Celle qui est à droite sépare de l’é-glisclc chœur des religieuses. II est grand Sc revêtu d’n-

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ne très-belle menuiserie. De l’autre côte est une cpelle tendue de deuil, an milieu de laquel!e ei un^de velours noir, élevé fur quatre 011 cinql’on aéoir mis le cœur de la reine mere Anne t 1che , de la feue reine & de plusieurs autres ptince e^,mais depuis quelque tems on a pratiqué fous. cettepelle une espèce de caveau qu’on a incruste de 1bre, & dans lequel tous les cœurs de cesont été placés. II faut y ajouter le cœur de toU ^, esfans de France, tant mâles que femelles dece esqu’à présent. Parmi les richesses que la saciili*ferme , il y a un soleil d’or émaillé de couleurgarni de diamans fur les arrêtes des rayons, fur ^cle Sc fur la croix, soutenu par un ange, ss ul .bords de fa robe aussi enrichis de diamans. Les __de l’église méritent qu’on les considéré à eau sc dechitecture 8c des ornemens qui sont autour de lapôle. La hauteur en paroît fort grande- Elle est cverre de plomb avec de grandes bandes dorees,sor le plus haut il y a une balustrade de fer , alU p lirde la petite lanterne, ôc ouverte de tous cotes,laquelle est une grosse boule, & la croix au »euU ^tout cela brille de loin par la dorure ; ôc par ss ueendroit qu’on puisse entrer dans Paris’, cette coupest si grosse ôc si élevée , qu’il est aisé de la distiu^u^Le couvent des Capucins, qui est près du *aGrâce, fut bâti l’an 1631 , & sert aujourd’hui cle nviciât. Ces peres ont un troisième couvent Bansquartier du Marais. Dans la rue de la Bourbe, fl’JLvis-à-vis des Capucins, & qui perce dans la rue ufer, on trouve le monastère des religieuses Beneunés réformées de Port Royal. La reine Anne B AU ^che les 6r venir lan 1 615 , de la fameuse abbayePort Royal des Champs, près de Montfott Law al î r 'où elles étoient en très-grand nombre, pour les ^blir au lieu qu’elles occupent présentement, Sc q u 0 £appelloir alors l'Hôtel de Clagny. Leur église est ^petite, bâtie très-proprement Sc avec art. Une ep 1de la couronne de Notre Seigneur , que l’on dit stl’on y conserve, y attire un grand concours de detìun. On prétend aussi y avoir une urne des nocesCana, fur laquelle on volt en caractère carré la l® 1 . E3 de l’alphabet hébreu : à lextrémiré du ffrnxbourg " ^Jacques, à l’entrée de la campagne, est un rnagn^que bâtiment apptllé 1 ’Objervatoire, qui a ete e ,pour loger les mathématiciens qu’entrerient sajesté.' Voyez. Observatoire. oíl

En entrant dans la ville , par la rue d’Enser, ^trouve d’abord la maison des peres de LOratoue,pellée l’institution : elle leur sert de noviciat,fondée l’an i 6 yo,par M. Pinette , secrétaire . ytyjston de France, duc d’Orléans, oncle de Louis ^l’église en est assez bien bâtie. Dans la chapelle^ j eVierge, paroît un tombeau de marbre noir,cardinal de Bertille est représenté à genoux. L e cíll --Pinette le fit faire pour y enfermer un bras d edînai. A peu de distance de-là, en descdndaP r ’couvent des Chartreux'. 11 est de la fondation j £ siXLouis, qui, les ayant d’abord établis au norr.b‘ e jjg,dans le village de Gentilli, leur accorda le vien*tenu de Vauvett, qui, selon ce qu’en ont ^ 3historiens de ce rems, éroit habité par les B' a j rC s>quoi ils ajourent qu’ils faisoient de si grands deque la porte qui y conduisoit fut bouchée ìrêt du parlement. C’est par cette raison °P equi est devant, est encore nommée la trut t ceSMais pour n’avoir égard qu’à la vérité , en r ^ et ‘ uC Js o ' 1fables, il faut revenir aux vieux titres dans l eS e lalit via inferior , qui ne signifie rien autre cn j a r uerue basse, pareeque cette rue est plus baffe ^ r lt periof tSaint Jacques , qu’on appelloit auparavant via ^ e péglifela rue haute. C’eít aussi pour cette raiso 11 ^^it P aS -paroissiale de Saint Jacques est nommée B 11 est

ab alto Pajfu. Ces peres occupent un tc !î rell ’fes de 1 *plus grand qu’aucun autre des maisons reb& oi>r

ville & des fauxbourgs de Paris Outre les cei 11 i( j ctoSchacune un jardin particulier, il y a un_fo st ' ° rol]te lade plusieurs arpens de terre, qui environ • illées :maison : les stales des religieux font très ôteu ^ ffe

la menuiserie en est ornée de pilastres cori