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Tome quatrième. M - P.
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b- PASSAGE, Corneille, Diél. dit, sans cirer de ga-ranc > que c’est un bourg ou village de l’Anatolie, avecu, î porc, fur la côte de l’Archipel. II ajoute que ce lieua et * ainfi nommé , à cause que c’e 1 là qu’on s’embar-

9 ue ordinairement pour faire le trajet jusqu’à l’isle deocio

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- qui est vis - à - vis, à quatre lieues delà , au

couchant.

PASSAGE DE BELLE-ISLE. Voyez au mot DÉ-ÎR ? IT , l’article Détroit de Charles.

PASSAGE DE , BROUWER. Voyez au mot DÉ-TROîx s l’article Détroit de Brouwer.

* ASSAGE-DU-CANCEAU , détroit de l’Amériqueseptentrionale » dans la Nouvelle France. II est entre la.ote de l’Acadie à l’occident, & l’isle du Cap Breton

a r

orient.

PASSAJE, ou Passage, ville d’Espagjne , dans lelU 'puscoa, vis-à-vis d’un bourg nommé Lesso, à unquart de lieue de Saint Sébastien, tirant vers Fontara-?c. Cette petite ville est le lieu où le roi d’EspagneOent 1 escadre qu’ilentretient fur l’Océan. * Délices d’Es-V a gne , p. So & 81.

, PASSAIS. PaJJagienffs Trattus , archidiaconé du dio-Ce le du Mans.

PASSALA, port des Mylasséens, selon Etienne le géo-Staphe. Pline, /. 5. c. 31. place P affala dans le golfe'^ ei 'amique.

PASSALìE. Voyez. Passade & Pazal^®.PASSALON , ville d’Egypte , selon Ptolomée, /. 4.c ' S • Villanovanus dit que c’est la ville Pesta de l’itinérai-re d’Antonin ; mais Ortelius, Thefaur. n'en demeure pas^ accord. II semble qu’il aimeroit mieux dire avec Sim-Jer , que Passalon seroit la même ville que celle quiest nommée Peseta , dans la notice des dignités de"Empire.

PASSANÒA, lieu fortifié dans la Mysie Asiatique,selon Etienne le géographe, qui place ce lieu dans levoisinage de la ville Adramyttium & de celle de Ci-sthene.

PASSAO, cap de l’Amérique méridionale, au Pérou,ans l’audience de Quito. Au-dessous est un petit portque les Espagnols appellent communément el PortetoxUand François Pizarre fit son premier voyage au Pérou,i, avan Ça dans ces quartiers, où il trouva beaucoup^or & d'émeraudes qu’il enleva aux Sauvages. * Atlas,de Vaugondy. Corn. Dict. De Laét , Desc. des In-des occ. I. 10. c. 8.

PASSAPRUM. Ortelius, Thefaur. dit: Athénée, t.appelle ainsi une forte de vin du nom du lieu quij, e Ptoduisoit. Ortelius ne cite pourtant que Natalis,•nterpréte d’Athénée, parce que dans le texte grec,11 y a une petite lacune. Le mot Paffaprum y est tronqué :° n y lit seulement ces trois lettres n aar.

PASSARIA. Voyez. Passerg.

PASSARO» ou Passero. Voyez, au mot Cap l’arti-cie Cap de Passaro,

^ASSARON , lieu de l’Epire, dans la Moloffide. De'°p te ancienneté, dit Plutarque, in Pyrrho , les roiskpùe avoient accoutumé de tenir une assemblée danso e lieu ; Sc après avoir fait un sacrince à Jupiter Mar-1 - Hs prêtoient serment à leurs sujets, & recevoient

e jument d’eux.

^ 1 ASSAROWITZ , petite ville de la Servie , fur la°tave, remarquable par le traité de paix fait en 1718 ,ll p e ^ es Turcs & les Impériaux,j * ASSARVAN, ou Passaroewan , ville des Indes,^ ^ >sse de Java , fur la côte septentrionale, à six lieues

bl 1 ?,*^ e à Panarucan , fur le bord d’une rivicre agréa-v c C «oit une ville royale du tems que les Hollandoisnrent leur premier voyage. La principale marchan-à' c q u ’on y trouve, c’est le fin & périrgarnitre , fruitlit^u ^mblable aux fraises. Les marchands Quil-de^,liment beaucoup, parce qu’ils en font des grainsohapeletsou de bracelets. On y fait aussi des toiles deR 0n qu’on porte à Bantam , où on les échange pour desj ^ c nandises de la Chine. Quant à la province de Pas-j ou Passaroewan. Voyez, l’article Java. *

^ es Hollandais aux Indes orientales , p. 3 3 4.

g £^^AU , ou Passaw, ville d’Allemagne, dans lae ~ aviere, fur le Danube, au confluent de l’Inn &

del’Illz, vers le 48 degré 30 minutes de latitude. LesLatins modernes la nomment Patavia , Paffavia , Pa-taviurn , Paffavium, 8c Batava Cajtra. Ce dernier nomest le seul qui soit légitime , parce qu’il tire son origined’une cohorte des Bataves qui eut là ses quartiers d’hi-ver assignés fous l’empire d’Antonin. Aussi voyons nousdans la notice de l’Empire fub disposuìone viri fpeElabilisDtiás Provincu Rhetiapnmœ &secundœ, qu’il y avoirun tribun de la premiere cohorte des Bataves, en un lieunommé Batava. Ce sentiment est adopté pârMégiser,dans sa chronique de Carinthie; par le Scholiaste d’Eu-gippe cité par Zeyler. Depuis ce tems, ce lieu fur nom-mé Batavorum Castra , le Camp des Bataves , ousimplement Batava : les habitans ont dit d’abord Bat-taiu par une terminaison appropriée à leur langue > 8cen ont fait ensuite Paflau , par le penchant qu’à la lan-gue allemande de changer Jes deux t en deux f ; commede Chatti elle fait Haffl , les Hessos, & ainsi de quantitéd’autrcs mots. Passau n’est ni la Petorio de Tacite, ni leBoiodorum de Ptolomée, comme plusieurs l’ont cru.

II y a un évêché à Passau, qui, selon plusieurs a étédétaché de Laureacum.

La ville de Passau est située en long, à cause d’unemontagne qui la gêne. Zeiler nomme cette montagneDaldechtigen Berge : cette ville s’étend d’orient en oc-cident l’espace d’environ onze cens pas, & est environ-née de rivières ou de montagnes , qui lui font uneenceinte naturelle. Elle est imrÉédiatement soumise àson évêque. La cathédrale, qui est sous l’invocation desaint Etienne, premier martyr , a été bâtie des libérali-tés de Plectrude ( Pluìraud ) fille de Grimoald ( Grein-holds ) duc de Bavière & femme de Pépin d’Herstal, mai-re du palais des rois de France , laquelle se joignit à sonpere pour cette dépense. Près de cette église il y a lepalais épiscopal & la cour du chapitre. Les autres églisesde Passau font celles de Saint Paul, de Saint Michel, deSainte Croix, ou le monastère de Niederburg, bâtipour des filles de qualité, par Utel, duc de Bavière ,vers lad 739. Gilelle , sœur d’Henri II, empereur, 8cfemme d’Etienne, roi de Hongrie , y est enterrée. L'em-pereur Frédéric I donna cette abbaye à l’évêque de Passau& à S. Etienne, à la charge d’une redevance annuelle,& se réserva pour soi & ses successeurs certainsdroits.Les Jésuites ont un collège en cette ville 3 hors de la vil-le & au couchant, est l’église de Saint Nicolas, avecune maison de chanoines réguliers de l’ordre de saint Au-gustin : vers le midi, dans la ville nommée Instadt, estl’église de sainte Gertrude. Sur la montagne de SaintGeorge est une forteresse nommée Oher Hausz , donton jetta les fondemens en I a 19 Au pied de la montagneest une autre forteresse fort ancienne , nommée UnderHausz ; Lune 8c l’autre appartiennent à l’évêque. Cettemontagne est dans l’angle que forment l’Iltz & le Danu-be en se rencontrant ; l’Iltz la sépare d’Utzstadt.

L’évéché dePassau est entre la Bohême, la Basse-Baviere&la Haute- Autriche.Le Danube le coupe en deux partiesinégales, mais fertiles & fort peuplées. II fut fondé parThéodon III, duc de Bavière, après qu’Attilaeut ruinéla ville de Lorck( Laurìacum ) dont le siège archiépis-copal, c’est-à-dire, la dignité de métropole, fut transféréà Saltzbourg. C’est ainsi qu’en parle d’Audifret, que lamort enleva en 1733, en Lorraine, OLl il résidoit depuistrès-long-tems de la part du roi très-chrétien. II poursuitainsi : Erchenfrid en fut le premier évêque, & Théo-don lui fit donation du domaine de la ville : ses succes-seurs prirent durant un long espace de tems la qualitéd’archevêques de Lorck , prétendant qu’en possédant sondiocèse, ils dévoient aussi en avoir le titre: H midi u sfait mention dans son histoire de Saltzbourg, d’un granddifférent qu’eurent fur ce sujet Hérold, archevêque deSaltzbourg ,& Gérard, archevêque de Lorck ou de 1 as-sau. Comme les suites en pouvoient être funestes a e-glise , le Pape Agapit II interposa sa médiation, & ter-mina leur querelle ; de sorte qu’ayant divise leNoriqueen deux parties, il laissa l’occidentale a Herold, & don-na l’orientale à Gerald Christian. Un des successeurs deGérard au dixième siécle , s’abstint le premier de prendrele titre d’archevêque. L’empereur Otton III, confirmatous les privilèges de son église, à laquelle il unit l’ab-baye de KKemsmcjnster , le monastère de Maritale 8c