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Tome quatrième. M - P.
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ediee à saint Jean, saint George & saint Nicolas, &S u i est la métropolitaine on voit quatre colonnes io-n,c l ue de marbre, Sc une pierre, qui étant írotée con-tle une autre, répand une fort mauvaise'odeur trois011 quatre pas à l’entour. Les Grecs, qui atribuent^ a à un miracle, disent que le juge qui condamna• André étoit astis sur cette pierre, lorsqu’il prononçaa sentence de mort contre cet Apôtre. Le négoce desa bitans est de foies qui se font dans la Motée, Scout on charge plus de trois cens balles tous les ans,, n enleve auflì delà des cuirs, Sc des cordouans,* bon marché, du miel, de la cire, de la laine, Scu fromage. Les arbres des montagnes voisines portent

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manne; mais les habitans ne la recueillent pas.

, Cs Juifs, qui font environ le tiers de la ville, éta-tisent des vieillards entre eux pour juger leurs diffé-rens » & ont quatre synagogues. Les Turcs y ont sixMosquées, & il y en a une où est pendue vers leC °it une chaîne de fer doré ; ils disent que cette chaï-fut cause qu’on pilla la ville, lorsqu’ilsla prirentur l es Vénitiens, parce qu’ils croyoient qu’elle étoit. or > & par conséquent que les habitans étoient fortjuches. A demi-lieue de la ville sont' les jardins dea ^as. Ce lieu est appelle Glycada, d’un mót grec^ veut dire doux, parce qu’il y vient des citrons,d e s oranges Sc des grenades , d’une douceur rrès-agréa-e * Quatre ou cinq citrons n’y valent qu’un fou,st ll °iqu’ils soient de la grosseur des deux poings. LaCfl air en est douce , & fe mange comme une pom-, mais le peu de suc qui est au milieu est aigre,tes oranges'font austi grosses que celles du Portugal,f-a chair en est amere, Sc le suc fort doux. Les cedresdont ont fait l’aigre de cedre, s’y trouvent auffi. Lebeu où croissent ces divers arbres est assez bas & àCouvert des vents, & quelques ruisseaux l’arroscnt fansÊtand artifice. On y admire fur-tout un fameux cy-près , dont le tronc a dix-huit pieds de circonférence," étend ses branches à vingt pieds de diamètre. Unedouzaine d’autres cyprès qui font à l’entour, ne luifervent que de lustre, quoiqu’ils soient fort grands,^ur le chemin de Patras à Glycanas est le monastèreHierocomium , où il y a environ douze Caloyers,une église dédiée à Panagia , c’est-à-dire à la sain-te Vierge. Elle est bâtie à la grecque, avec quelquesPetites colonnes d’ordre ionique , tirées des débris dera forteresse d’Achaia, à dix milles de Patras, com-llle il paroît par une pancarte de leur couvent. Entremonastère & la ville, on découvre un ancien aque-Uc , dont il reste encore plusieurs arcades debout »0u s lesquelles passe un petit ruisseau. 11 est incertainf c’est la riviere Milichus dont Paufanias fait men-ton. 11 y en a deux ou trois autres semblables de ce^me côté , que l’on passe fans pont & fans plan-c he. Les Vénitien* ont pris Patras en 1687, & Pontgardée jusqu en 1716. L’air en est mal sain. Cetteétoit nommé Neopatria par les Italiens, du temsJ* derniers empereurs Grecs. C’est de-là que les roispArragon ont pris le titre de ducs de Neo Patrie,a cause du droit qu’ils prétendoient y avoir par lesr ° ,S de Sicile, qui n’en ont néanmoins jamais joui,Puisqu’elle fut vendue il y a près de trois siécles par*" es Princes aux Vénitiens. * Spon, Voyage de Grece,* P* 5 •

çPATRASIS, ville d'Asie fur le Pont-Euxin, selontl ^ nil e le géographe, qui cire Hécatée.t A sRiA , petite ville de la Campanie, dans le, e °^me de Naples, au sud du lac de Patria, par oùClanio, vulgairement Lagno, se décharge dans lac 1 ' Tyrrhénienne. Au nord de cette embouchure est° rr edi P atria f qui est un reste du sépulcre de Sci-£? n f Africain. C’est là qu’étoit le Liternum , ou 1cdes anciens ; car Silius Italiens le nommen e ^ CUx f a Çons. C’étoit une ancienne, colonie romai-5 C P. stm fut fort augmentée par Auguste. Le grandde'^R 011 S ^ Exila lui-même ; Sc comme en se plaignant„ u -. ome, il disoit quelquefois Ingrata Patria nccvée tr> c °^ a mea ^ a ^ es » & que ces paroles furent gra-l’ins •• ^ on tombeau, dans la fuite des tems toutea ,cttption étant effacée, excepté le mot Patria, ononné ce nom à la tour, à la ville, au lac, Sc rnê-

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me à la riviere , qui est encore marquée dans les der-nieres cartes Rio Clanio overo Patria. Le Lac de Patriaest presque à égale distance dePouzzol Sc du Vultur-na. La ville de Patria a été épiscopale ; mais ce n’estplus aujourd’hui qu’une grosse bourgade. Le lac dePatria s’étend presque ati nord, le long de la côtede la mer, en dedans des terres, l’espace d’environ dixmilles ; mais il a peu de largeur. * D. Mattheo Egïlio ,Lettre à Langlet du Frenoy.

PATRIARCHAT, titre de dignité dans l’églife,Sc que l’on a donné aux évêques des premiers siègesépiscopaux. Ce mot Patriarchat vient du grec n«T ptúp-yj\i , en latin Patrurn Princeps , c’est-à-dire le prince desperes. II ne commença à la vérité à être en usage quelong-tems après le concile de Nicée ; mais la chosemême subsistoit auparavant. puisque ce concile approu-ve la discipline de l'ancien gouvernement ecclésiasti-que , en ordonnant que l’évêque d’Alexandrie éten-droit fa jurisdiction fur l’Egypte, la Libye & la Pen-tapole , parce que , dit ce concile, l’évêque de Ro-me en usoit de la même maniéré. On voit par là quedès les premiers commencemens de leglise il y avoirdes patriarches distingués des métropolitains. Ces der-niers avoient la jurisdiction fur une province; maisle patriarche exerçoit la sienne fur-tout un Diocèse ,en donnant à ce mot le sens le plus étendu qu’il peutavoir , c’est-à-dire en y renfermant plusieurs métropo-les ; en forte qu’il étoit le métropolitain des métro-politains. On fait que les apôtres choisirent dans pres-que toutes les provinces les villes métropoles pour lesiège des métropolitains; & comme on ne. peut dou-ter qu’ils n’euffent établi un grand nombre de métro-politains dans les provinces d’Egypte, de Libye Sc déPentapole, il s’enfuit que le concile de Nicée confir-ma la jurisdicton du siège d’Alexandrie, tant fur lesmétropolitains, que fur les évêques de ces provinces.11 en est de même du siège d’Antioche, dont le conci-le de Nicée confirma la jurisdiction fur tour le diocè-se d’Orient, comme le témoigne le premier concile deConstantinople, can. 2. qui adjuge à l’églisé d’Antiochel’honneur de la primatie sur tous les évêques Sc mé-tropolitains d’Orient, conformément à la disposition duconcile de Nicée. A l’égard de la jurisdiction du pa-triarchat de Rome, il feroit ridicule de vouloir la re-streindre à la province de Rome, comme quelques-unsl’ont prétendu; ce feroit contredire le concile de Ni-cée, qui n’adjuge à l’évêque d’Alexandrie la jurisdictionfur plusieurs provinces . que parce que l’évêque de Ro-me en usoit de la meme façon fur les diverses provin-ces de l’Occident. * Scheljlrate , Antiq. ecclef. t. 2.Dissert. 6. c. 2.

Les historiens anciens > & les géographes , avoientdivisé le monde en trois parties, savoir l’Asie ou 10-rient, FEurope ou l’Occident, & la Libye. Les apôtresse conformant à cette division , résolurent d’établir uneéglise principale dans la premiere ville de chacune deces parties du monde. Dans cette vue, saint Pierre,qui avoir déja institué une église a Antioche, capitalede la Cœléíyrie , Sc la vsile la plus considérable de l’O-rient, y ‘établit Evod évêque à fa place, &ie rendit àRome, la capitale du monde , où il fixa son siège. Ayantainsi fondé ces deux églises dans les deux principalesvilles de l’Asie & de l’Europe > il songea à en fonderune autre dans la ville la plus considérable de la Libye.Pour cet effet, il y envoya saint Marc , qui annonça lafoi à cette troisième partie du monde , Sc établit la prin-cipale église à Alexandrie. Pendant ce tems-là, les au-tres agptres créoient des évêques dans la plupart desvilles où ils prêchoient l’évangile ; mais les trois sièges,dont il vient d’être parlé, eurent constamment le pre-mier rang fur tous ceux qui furent créés dans la fuite.

Quoique ces trois patriarches décidaslent chacun dansleur district les affaires de plus grande Importance, onne doit pas les regarder comme égaux entre eux : 1 églisede Rome, où saint Pierre Sc saint Paul avoient prêchél’évangile, eut toujours le premier rang ; elle fut laprincipale église, Sc le centre à Urnite aceidotale. Sonévêque est appellé, par le concile d hphele, le gardiende la foi; Sc le concile de Chalcedoine , appelle l’églisede Rome la premiere de toutes les églises.