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drcnrs dépendans de leur église, leurs vassaux pròfité-l'ent dc cette négligence, Sc cessèrent de faire les re-poses. Cela avoir diminué c.onsidérablement le domai-ne de ces évêchés. Mais, comme c’étoient des prin-cipautés ecclésiastiques de l’Empire, indivisibles Sc im-prescriptibles de leur nature, cédées à la France park traité de Munster, les évêques eurent recours aulQ i, comme à leur seigneur souverain, pour avoir rai-fon de ces aliénations, & pour obliger leurs vassauxreconnoître leur église, Sc de leur rendre la foi &hommage; quoique, par la plénitude de leurs droits,ik pussent rentrer dans ces stefs, comme étant tombésew commise. Le roi approuva cette requête, & pararr êt du conseil d’état du a; Octobre 1679, il éta-blit une chambre composée d’un certain nombre d’of-ficiers du parlement de Metz, pour prendre connois-sa «ce des usurpations & aliénations faites des biens& droits des évêchés de Metz , Toul & Verdun.Voyez, à l’article Metz la fuite de cette grande affaire.* D’Audifr et , Géogr. anc. & mod. t. z. p. 362.
PAYS DES TENEBRES, contrée de la grandeTartarie, dans la partie la plus septentrionale de cet-te grande région. On lui a donné le nom de Ténè-k s es, à cause que pendant la plus grande partie de1 hiver, les grands brouillards qu’il y fait empechentque l e soleil n’y paroisse. On n’y a point de nuit encte, H s’y trouve beaucoup d hermines Sc de renardsqui ont la peau extrêmement fine. Les habitans fontbeaux & de grande taille j mais ils font pales, ont 1 es*Prit grossier, & vivent presque comme des bêtes. Ilsportent en été leurs pelleteries dans les pays voisins,6c C es fournies vont même jusqu’en Russie, où l’onen fait commerce. Ces peuples ne reconnoissent ni roini prince. * Marco Paulo , 1. 3. c. 49.
1. PAZ, ville de l’Amérique méridionale, au Pé-rou , dans l’audicnce de los Charcas, vers la sourcede la riviere de Choqueapo, qui lui donne son nom 3car 00 appelle cette ville tantôt du nom la Paz, &rantôt de celui de Choqueapo. Elle est située à l’oc-ctdent du lac de Titicaca, & elle a un évêché suffragantrïe la métropole de la Plata.
a. PAZ ou la Paz , port de l’Amérique septentrio-nale » dans l’isle de saint Domingue. Voyez. Port-de-Paix , nom sous lequel ce port est connu présente-ment.
PAZAL JE , peuples de I’Inde, quelque part au voi-sinage du Gange, selon Arrien, in Indie. Ortelius,Tfee/. croie que c’est le même peuple que Pline appellePassaLìE. Voyez, ce mot.
PAZOUPERH1N, bourgade de la Perse, dans leKhorassan, proche de la ville de Thous, où est le sé-pulcre de l’ìman Riza, que les Persans appellent or-dinairement Maschad-Mocaddes, c’est-à-dire le SaintSépulcre. C’est le lieu qui a donné le nom à la mê-me ville, que nos géographes appellent communémentMexat . par corruption du mot Maschad.* D’Herbe-^ ot , Bibliot. or.
PAZUS, ville dç l’Asie mineure, vers la source dujktive Sangarius. II s’est tenu un concile dans cette vil-c , selon Ortelius , Thés. qui cite Calliste & Socrate.lieu de Fazits , Baronius, Annal, écrit Pepuzus ,Sozomene lit Gazus , mais peut-être est-ce unefaute.
PAZZI, ville de la presqu’isle de la Remanie, fur3 mer de Marmora, proche de Pisthme à deux outtais lieues de Gallipoli. Elle se nommoit anciennementat iya . Elle fut premierement épiscopale, fous la mé-tropoi e de Trajanopolis , Sc dans la fuite elle fut éle-slle-même à la dignité de Métropole. * Baudrand,O-ct. éd. 1677.
PE.
. *• PÊ, ville Sc forteresse de la Chine , dans la pro-vince de Peking, au département de Paoting, feton-® métropole de la province. Elle est ff un degré 30 m.Plus occidentale que Pekiug, sous les 39 d. 36m.de«titude septentrionale. * Atlas Sinensis.
1. PE est un grand lac que le P. Martini Jésuite,auteur de l’Atlas Sinensis , place en Yeslb, ou Kamat-
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schatka, M. Bestin, dans fa carte de ce grand pays.qui a été faite pour l’histoire du Japon du P. de Char-levoix , en met un dans la pointe occidentale , qui ter-mine au sud le détroit de Kamatschacka, Sc marqueune petite iste au milieu ; mais il ne lui donne pointde nom. * Le P. de Cbarlevoix , Mém. manuscrits.
PE, (Saint) ,bourg de France, en Gascogne, au paysde Labour.
PEAL , bourg d’Angleterre. Voyez. Pyl.
PEAMU. Voyez, Panopolis.
PEAN, ville de Corée, fur la merde la Chine,capitale de la province de Peando, une des plus con-sidérables de ce royaume. La ville étoit grande Sc peu-plée , bien fermée de murailles de pierres, assez bas-ses à la vérité , n’ayant guère que dix pieds de haut,mais si larges, que deux cavaliers y pouvoient mar-cher de front. En 1392, les Japonois ayant conquisla Corée, & fe doutant bien que les Chinois entre-prend rotent de les en chasser, en firent leur placed’armes, & le grand amiral Tsucamidono, roi deFingo, qui avoir fait presque seul cette conquête, s’yétablit avec l’élite de ses troupes. Les Chinois Sc lesCoréens ne tarderent pas en effet à l’y attaquer. Illes battit plusieurs fois, les chassa même de la villequ’il avoir abandonnée, n’ayant pas assez de troupespour la garder. Ensin les Chinois, qui appréhendoientqssil ne lui vint du secours, parlèrent de paix. Scelle fut conclue à des conditions très-honorables pourles Japonois. * Le P. de Cbarlevoix , histoire du Ja-pon , r. 1.
PEANDO, province maritime de Corée, du côtéde la Chine. Voyez l’article précédent.
PEAPOLIS. Voyez. Artaunum : c’est la même vil-le, selon Ortelius, T bej.
PEAUDOR, établissement françois fur la riviere deGambie. On y trouve beaucoup d’or Sc les Euro-péens y commercent avec les Maures.
PEBLIS. Voyez Peebles.
PEBRAC, Piperacwn j abbaye de France , dansl’Auvergne, au diocèse de Saint FJour, sur les bordsde la riviere de Diege, près de Langeac, au midi, àla gauche de l’Allier. Ce n’étoir (sabord qu’une prévô-té , que le pape Urbain II érigea en abbaye vers Fan1097. Elle est de l’ordre de saint Augustin Sc de la ré-forme. Sa fondation est mise à l’année 1062, & saintPierre de Cavanon, archiprêtre de Langeac , en est ditle fondateur. Elle étoit autrefois du diocèse de Cser-rnonr, Sc aujourd’hui de S. Flour.
“ PECA1S, ou Peccais , bourg de France, dans le Bas-Languedoc, fur la bouche occidentale du Rhône, àuqe lieue d’Aigues-mortes, Sc à pareille distance de lamer Méditerranée. Ce bourg, qui a un bon fort pourfa défense & pour celle de ses salines, est considéra-ble par la grande quantité de sel qu’on y fait. Le fortest situé fur le bord du canal de Boucdigue, du côtéde l’occident. La seigneurie de Pecais fut acquise parPhilippe le Bel en 1 290, de Bermònd, seigneur d’Uzès& d’Aimargues, qui céda au roi fa parc des salines. LouisHutin, fils Sc successeur de Philippe le Bel, acquit cequ’un Lucquois, nommé Zagni, avoir à ces salines; deforte que le tout fut alors réuni au domaine royal. * At-las, Rob. de Vaugondy. Longiterue , Defcr. de la Fran-ce, part. 1. p. 257.
PEGE-LE-ROBERT, bourg de France, dans se hsai-ne, diocèse du Mans, parlement de Paris > intendancede Tours, élection du Mans. Il a environ 7°7 íiabi “tans. *Difl. universel de la France.
PECENATI. Voyez. Patzìnac^c. .
PECH, ou Pechia , ville des états du Turc, dans lapartie occidentale de la Servie, fur se Drin blanc, a lo-rient occidental de Prisrend. C’est !ieu , ia jdence du patriarche Grec. * Atlas, Robert, de Vaugondy.
1. PECHANG, montagne de la Chine, dans laProvince de Queicheu, au voisinage de la vi e de Turig-gin. * Atlas Sinensis.
2. PECHANG . montagne de la Chine, dans laprovince de Kiangfi » au voisinage de la ville de Fung-sin. II y a dans cette montagne une chute d’eau quitombe de ccnt perches de haut. C’est ce qui lui a fait