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Tome quatrième. M - P.
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PENNE, PENNELOCOS on Pennelocus : ï’iti-néraire d’Antonin met une ville de ce nom sur la routede Milan à Mayence, en passant par les Alpes Penni-nes : il la place entre Tarnadœ & U bi i c us , à treize•milles de la premiere & à neuf milles de la seconde :selon Simler, c’est présentement Neuwenítadt , en fran-<Çois Villeneuve,

PENNENSES. Voyez. Pinna & Valuensis.

PEN.NINUS MONS : on a donne ce nom à unepartie des Alpes, Voyez ., au mot Alpes sarticie Al-pes Pennines.

PENNOCRUCIUM, ville d’Angleterre : l'icinérai-re d’Antonin la met entre Uxatona & Etocetum , à dou-ze milles de l’unc ôc de l’autre de ces places. Cambdendo nne pour certain que c’est présentement le bourg dePenkridge dans la Stafforshire.

PENNON , Penon, Pegnon, ou Pignon d’Alger,forteresse d’Afrique, au royaume d’Alger : le roi Fer-dinand, irrité des courses que faisoient les Corsaires surles côtes d’Espagne & dans les ides voisines, fit faire«n fort dans une petite ide qui est devant le port d’Al-ger & le nomma Pegnon , à cause qu’il étoit sur unroc. On battoir aisément de cet endroit les maisons dela ville; de forte que Celim-Beni-Tumi, prince d’Al-ger , fut contraint de faire une trêve pour dix ans avecle roi d’Espagne, & de lui payer tribut, Barberoudèayant tué Celim , & s’étant rendu maître d’Alger &d’autres endroits de cette province, fit une tentative furce fort, & ne le put prendre : son frété en vint à bout,parce que les vivres manquoient dans la place, & qu’ilen fut averti par un traître. Martin de Va> gas qui enétoit gouverneur , & qui s’étoit toujours défendu avechabileté & courage , voyant les Turcs monter à l’assautdonna lui-même l’exemple à la garnison : il se battit endésespéré : mais il eut un bras coupé , fut pris, & lefort fur soumis : Barberoudè offrit à de Vargas de leLaite capitaine de ses gardes, s’il vouloir embraslerle Ma-hométisme. Surson refus, il le fit mettre à mort. * Mar-mot, description de l’Afrique,/. 5. c. 41.

PENNON DE VELEZ, place importante d’Afri-que, dans une iffe ou plutôt dans un écueil de la merMéditerranée, à sept cens pas de la ville de Bedze,nommée par les Espagnols Velez de i.a Gomera ,dont elle est séparée par un canal. Elle est au 13 d20 m. de longit. &c au ;6 d. 25 m. de latit. DomPedie de Navarre, amiral du roi catholique, voulantcn 1508 , arrêter les pirateries des habitans de Velezde la Gomera, résolut de bâtir cette forrerede sur ccroc, que la mer environne de tous côtes. La situationétoit d’autant plus avantageuse, que cc roc se trouvoitfort élevé , escarpé par tout, & de si difficile accès,qu’on n’y monte que par un sentier étroit, où lin hom-me peut à peine grimper. 11 établit sur le haut uneforte tour à chaux & à sable > & après savoir mise enétat de défense, il planta dessus quelques canons. Ami-cote , il fit creuser une citerne , pour recueillir leseaux de la pluie ; & le gouverneur qu’il y mit tiroit surles maisons de la ville , si on ne lui envoyoit pas ce qu’ildemandoit. Le seigneur de Velez demanda du secoursau roi de Fez, pour se délivrer de cette servitude : laplace fut assiégée , & on la battoir des deux montagnesvoisines. Mais la défense que firent les Espagnols, obli-gea les Barbares à lever le siège. Le Lennon demeuraainsi entre les mains des Espagnols Lespace de quatorze ans. Un Espagnol ayant tué le gouverneur qu’ilsoupçonnoit d’avoir commerce avec sa femme, remitcerte place au pouvoir des Maures, en 1522, & detous les Chrétiens qui composoient la garnison , onn’épargna que le traître. Les Espagnols tentèrent deuxfois inutilement de repretidre le Lennon. 11 s le prirentpourtant de vive force en 1564, fous le régné de Lhí-lippe II. Depuis ce tems-là cette place leur est tou-jours demeurée : ils y tiennent une si bonne garnison,& ils ont soin de la fournir tellement de vivres &de munitions, qu’ils courent risque de la conserverlong-tems. * Marmot, l a. c. 67.

PENRETE 1 , ou Penrith, bourg d’Angleterre,dans le Cumberland. II est situé assez près du con-fluent des rivières Ulles & Lodcr. On y tient un mar-ché, Se il y » beaucoup de tanneurs : c’est dans ce

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lieu qu est le retranchement Rend, que ceux du paysappe ent La Table du roi Art us. On croit qire c’est ie

* fvat nréient de la

Voreda de l’itinéraire d’Antonin. * Etat préjiGrande Bretagne , t. 1. p. y z. Blaeiv , Atlas. .

PENRYN , ville d’Angleterre, dans la province cieCornouaille , proche du havre de Falmourh , ur ebord d une petite riviere qui a son embouchure ur^Lcôte occidentale du golfe. On y tient marche, eenvoie deux députés au parlement. * Blaew , tEtat préjent de la Grande Bretagne , t. t- P f 0,

PENSACOLE, baie, & porc de l’Amérique íepten-trionale , fur la cote de la Floride Espagnole, cnv ?!°à dix lieues à l’occident de fisse Dauphine, ou ^sacre. Cette baie fut premierement découverte PPamphile de Narvaez qui y entra pendant sa mareuse expédition de la Floride. Diégiie de Maldona^-un des capitaines de Ferdinand de Soto, y entra au&c lui donna le nom de port daínthuri. En U’í® ^Tristan de Luha la nomma port de Ste Marie, ey ajouta le nom de Galve , en l’honneur du conl j ede Galve, viceroi du Mexique. Les Espagnolsconnoissent encore que fous le nom de Ste Mai' ieGalve. Celui de Pensacolc qui étoit celui des fiauva^ges de ce pays-là, lesquels ont été détruits par d ^tres Sauvages est demeuré parmi eux à la provinslaquelle ils donnent une grande étendue. En i"? 6 ’

André de Arriola, avant été nommé premier g° u ' rneur de cette province, bâtit dans la baie un fortle nom de fort de S. Charles, que les François 1rent en 1719, fous la conduite dc M. de Sctigtss' ‘pi raine de vaisseau. 11 fur repris la même annee 1

les Espagnols , & M. de Champmelin s’en

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maître presqu’aussitôt, le démolit en bonne partie, june des conditions de la paix qui se sit Tannée futte entre la France , & 1 Espagne fut la restitution ^cette place atix Espagnols. La baie de Pcnfacoleun très bon port, si les vers n’y perçoient pas les _seaux , & si son entrée avoir un peu plus d’eau- ,

cidentale de Piste àe

te entrée est à l’extrémité occidentale

un

Rose ; elle est si étroite > qu’il n’y peut entrer st 11 ^vaisseau à la fois. * Le pere Charlevoix , Histoire^

France.

PENSATEMIDOS on Peusarcemidos , villesgypte. L’itinéraire d’Antonin la place fur la routePduse à Memphis, entre Antinou & Misson > 3 ^

milles de la premiere, & à trenre-quatre mil^s ^la seconde. La notice des dignités de l’Empite P° r all-Poifarternis & Pofarietendos. Mais Surira n’appr° uve ^^cime de ces leçons. II prétend qu’on doit Ii se ^APTEmIAOX c’est à dire la Caverne de Diane . --rf

PENSEN , ville d’Allemagne : Corneille > ^ :qui cire les mémoires & plans géographiques »i enlen dépend de l’électeur de Mayence, & n’eu \prement qu’un grand bourg fermé > qu’on n’a p aS jj ^lu laisser ouvert, à caisse qu’il est fur le passag^^a peu de rues & de maisons, & l’on y voie st ude jardinages. ,- v i nC e

PENSFORD, bourg d’Anglererre dans la ? X °*fraide Sommeric: : il adroit de tenir marché pub) lC ’présent de la Grande Bretagne, t. 1. tr j 0 -

PENSILVANIE. province de l’Amérique ^ e f re ^ j’o-nale , bornée au nord par le pays des lr°q l,OIS ’,rient par le nouveau Jersey; au midi parle Nj ar ',^ re n<F& à l’occideni parle pa'. scies Oniasontfce- Ç ., S e fa-depuis le quarantième , jusqu’au quarante < *f u3 ', ie *j e fcgté de latitude ; & la largeur est à peu prés eg ’ o3[trouvant comprise entre le 294 d. yo m âd. de longitude. * Atlas, Robert de Vaugondy• v ; n csLa propriété & le gouvernement dé cette P, t \furent donnés par Charles II, roi d‘Ang* c ■j' ren i-Guillaume Pen, chevalier, & de là feâe peu,bleurs, en considération des services de ^ ú> ^ e ce prin-son pere , comme il paroït par là patente ^ pays,ce, datée du z Avril 1681. Le terroir c fl. c ) 0 px&'quoiqu’inégal, est bon en général. L’aif f 13 . p | 0 id

pur. La meilleure partie dc l’hiver il y ^ait m °^ celT1 bfffqu’en Angleterre ; mais depuis le mois de „fes g c ‘jiisqu’au mois de Mars il y a quelquefois dc^rt^ ^ ^lées accompagnées d’ordinaicé d un tents c 'bârai-croît des noyers, des cadres , des cyprès, j csS ,