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Tome quatrième. M - P.
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PER

ï. PEROUSE, Perusia Sc Fenissium , & en italienPerugia, ville d’Iralie, dans l’état de l’Eglise, dansle Perugin auquel elle donne son nom. Elle est situéeentre le Tibre à l’orient, & la riviere Genna àl’occi-stent, à huit milles d’Alïïsc, fur une colline asiez éle-vée , & dont le Tibre arrose le pied vers l’orient. Pe-r ouse est íi ancienne, qu’on a recours aux fables pourtrouver la fondation. Elle fut autrefois une des douzePrincipales villes de l’Etrurie. Voyez Larticle Perusia.Durant les guerres civiles entre Auguste Sc Marc-An-toine, elle fut ruinée par les soldats d u premier. De-ptiis s : 'étant rétablie, elle soutint un siégé de sept ans,contre Totiia, roi des Goths, qui à la fin la prit, laruina, & passa au fil de l’épée un grand nombre deLes habitans. Les rois de France, Payant conquise auhuitième siécle, la donnerent au S. Siège. Elle fut dé-solée durant les guerres des Gitelphes & des Gibelins,& les Balogni la tyrannisèrent quelque tems ; mais el-le s’est si bien relevée, qu’on n’en volt aucune mar-que. Elle est grande , bien peuplée, bien bâtie, & très-Ptopre. On y voir quantité d'églises, de monastères Scde palais, avec une bonne citadelle bâtie par le papePaul III, pour tenir en bride les habitans qui affec-roient un peu le gouvernement républicain. La cathé-drale est dédiée à saint Laurent, Sc on prétend y con-server la bague nuptiale de la sainte Vierge. A Leu-rrée de Légiste on voir la statue de Paul III, jettée enhtonze par Vellano de Padoue. Au milieu de la grandePlace, il y a une fontaine qui "jette de l’eau en abon-dance. Cette eau vient d'un aqueduc qui est au nordde b ville, Sc que Jean Pisan a réparé; la fontaineest o m ée de différentes statues avec des bassins de mar-bre & de bronze, à quoi on prétend que la ville aemployé cent soixante mille ducats d or. Sut la grandeplace est la statue en bronze du pape Jules 111 . L’eghse deSaint Pierre > appartenante aux Bénédiétins, est soute-nue de colonnes de marbre , & on y voit, comme dansla plupart des autres églises de cette ville, des pein-tures excellentes. Les rues font pavées de carreaux debrique. L’évêque ne connoît point d’autre junsdictionque celle du pape. L’université est assez célèbre, Sclés trois collèges, l’un nommé des Bertolins, & lesdeux autres de la Sapience , font assez fréquentés. SaintConstance, dit Bailler, Topogr. des Saints , p. 373. furévêque de Perouse, vers la fin du troisième siécle,êc fut martyrisé apparemment du tems de Dioclétien.Saint Félin & saint Gratignan , dont les corps ont ététransférés dans le Milanez, furent aussi martyrisés dansc ette ville, de même que saint Florent & ses compa-ctions. Enfin saint Herculan , évêque de Perouse, y futtué par ordre de Totiia , roi des Goths, après la pri-se de la ville en 546. * Magin , carte du Perugin.Leander , Hetruria Mediterranea, p. 67.

Le Lac de PEROUSE est à plus de sept millesde la ville du côté de l’occidenc, aux confins du Pe-ril gin. On le nommoit anciennement Lacus Trafume-nus ‘ Les Italiens l’appellent Lago di Perugia . II estPresque rond, & a six à sept milles cie diamètre ento ut se ns< On y voit trois isles, savoir deux dans lapartie septentrionale, nommées Ijola Majore Sc Isola.■Minore. Celle qui est au midi, en tirant vers Lorient,s appelle Isola Polucse : cette derniere, & Y Ijola Mi-n s Ye - ont chacune un bourg assez considérable. Le lacde Perouse est rempli de poissons de plusieurs sortes,d°nt on fait un grand trafic dans la province & auxenvirons. * Magin , carte du Perugin.

z. PEROUSE (la) , bourg du Piémont, dans le Valde Perouse , sur la rive gauche de la riviere de Cluson,environ à deux lieues au-dessus dx Pignerol. Ce bourg,qni appartenoit au duc de Savoie, fur cédé à la Fran-? e en 1631 par le traité de paix de Quietasque; maisP fut rendu à son ancien maître en 1698. * Atlas,Robert de Vaugondy.

PERPERENE CIVITAS, ville de L’zEolide , selonune, /, y, Cm ji. Ptolomée, /. y. c. 1. la place dansa Lydie, & les notices grecques dans l’Asie Proconfu-est C * ^ e , Llardouin croit que c'est la ville dont il. parlé au concile de Nicée tenu Lan 325, auquelousçrivit Pollion episcopus P erperenfs Hardurn. Col-ect - Conç, u l. p. J18. ' •

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, PERPEZAT, bourg de France, dans LAuvergne»election de Clermont.

PERPIGNAN , Perpìnianum , ville de France idans le Roussillon, dont elle est aujourd’hui la capi-tale, fous le 41 d. 42. m. 10 sec. de latit. & à 33d. 20 m. a 1 orient de la méridienne de LOolervatof-re. Elle a été bâtie dans l’endroit où éroit autrefoisune ville municipale , appellée Flavìum Ebusum-. r .De Marca remarque qu’il étoit parlé de Perpignanlong-tems avant le comte Guinard. qui la fonda en1068, selon quelques-uns, puisqu’il en est fait men-tion dans une charte datée de la trentième année durégné de Charles le Simple, & dans une autre de lacinquième année du régné de Lothaíre, petit-fils déCharles le Simple, fans compter qu’çn 1026 > Beren-ger , évêque d’Elne, avoir fait la consécration de Lé-giste de Saint Jean de Perpignan. D ailleurs Guinardn’étoit point comte de Roussillon cn 1068, puisqu’ilne le fut qu’après la mort de son pere Gisalbert II,qui vivoit encore en 1102, tems auquel il fonda lacollégiale de Saint Jean de Perpignan. Toutes ces rai-sons prouvent évidemment que Perpignan n’a pas été.fondé par le comte Guinard ; mais comme il augmen-ta & embellit cette ville, on lui a fait Lhonnéur deLe n regarder comme le fondateur. Dé Marca, /. 1.p. 22. dit que c'est perdre son tems que de chercherla véritable étymologie des noms de Perpignan & deRoussillon. * Marca, Hispan. /.y. p. 22'. Figamol ,Descr. de la France , /. 7. p. 601.

La vide de Perpignan est située sur la rive droite daTêt, qui va se jetter dans la nier à une lieue de-là. Envenant de France on traverse cette riviere sur un pont,dont la moitié est de brique, & Laurve de pierre. II estfort long & aboutit au fauxbourg de Notre-Dame. II ya encore un autre pont, que l’on. appelle le Pont-Neuf.D’Albarer, premier président du conseil souverain Scintendant, a obtenu un fonds de cent mille écus pour ré-parer ces deux ponts & les bords du Têt : ícs deux tiersde cette somme seront pris fur la capitation. Sc Latinetiers fera levé fur la province par des impositions Unetrès-belle chaussée d’cnviroii 8yo roifes de longueur , Scsix de largeur , nommé chauflée du Verrier , vientaboutir au Pont-Neuf: elle a été faite par les ordres deM. Bauyn de dallais, alors intendant de Roussillon Lefauxbourg de Notre Dame est le seul qu’il y ait à Perpi-gnan, Sc dans lequel estime église succu, sale, avec 1 e sé-minaire épiscopal. Le couvent des Capucins estassiez prèsde ce fauxbourg, & fur les glacis de la ville neuve. Lariviere du Têt, dirigeant les eaux de ce côté-là , l’auroitpu par la fuite endommager, & aller jusqu’à entamerle grand chemin qui paúe le long de ce couvent : pouréviter cer accident , M. de Jallais y fit faire en 1730,un ouvrage en fassinages Sc en terre, dom il fit faire cnmême tems une belle promenade , boidée de deux ran-gées de mûriers, que par reconnaissance on appei.e lecours Jallais.

La Baffe , petite riviere qui prend son origine des sour-ces qui font du côté de Toulouges, à une lieue de Per-pignan , arrose une partie de la plaine de Roussillon,aboutit enfin à une des portes de Perpignan , appelléela porte de Ceret , & là fe partage en deux. Une pat-rie traverse par un canal, couvert eu plusieurs endroits,une moitié de la ville, & eqaporte ses immondices : Lau-tre patrie baigne le pied des anciennes murailles, du corequi regarde la France : en forte qu’il y a dessus une arca-de de pierre fur laquelle il faut passer pour entrer du faux-bourg dans la ville par la porte appellée de Notre Da-me , ou du Castslet, parce qu’elle est défendue par unpetit château , qui sert de prison pour les troupes, Sc for-,me un petit gouvernement, dont le gouverneur généralde la province est revêtu.

Perpignan est bâti partie dans la plaine, partie fur unecolline. Ses murs font de brique avec des chaînes & micordon de pierres de taille. Ils font très-hauts Sc ttes-épais, Sc l’on v compte plusieurs bastions. y a quatreportes principales 3 celle de None Dame, par laquelleon emre en venant de France ; celle de Caner qui est ex-trêmement fortifiée par des ouvrages ex.etieuts Sc detrès-larges fossés que l’on passe fur trois ponts de bois 3cellç fie Colioiue q u i est murée, & celle de Saint Mat-

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