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Tome quatrième. M - P.
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blé d’étoffc de même couleur, hormis ceux qui sontdocteurs en théologie, qui le doublent de violer. Cesdeux corps ont chacun leur boursier, qui portent unegrande bourse pendue au côté. Celle du boursier duchapitre eít de velours cramoisi, Sc l’autre de veloursviolet. Ces boursiers payent aux chanoines & aux cha-pelains le droit d’assistance à tous les offices ; & cetterétribution est payée en une espèce de monnoie de cui-vre qu’ils font,fraper exprès , & qu’ils nomment Païojse.Cette monnoie a une espèce de cours dans la ville ;car les marchands la prennent en payement, & en larapportant au boursier, il la reprend Sc donne des es-pèces frapées au coin du roi? Les chanoines Sc la com-munauté de Saint Jean ont un droit de boucherie par-ticulière , où tous les ecclésiastiques, même les simplesclercs tonsurés de la ville , & les communautés reli-gieuses , peuvent aller se pourvoir de viande, à meil-leur marché qu’à la boucherie particulière de la ville.Comme les simples clercs sont exemts de certaines en-trées , il y en a une prodigieuse quantité à Perpi-gnan.

Le chapitre de Notre-Dame de la Réale de Perpi-gnan est composé d’un doyen qui a cinq cens livresde revenu, d’un sacristain en dignité, qui a trois censlivres , & de huit chanoines qui n’onc tout au plus quedeux cens cinquante livres chacun. 11 y a auffiquelqueschapelains, qui ont depuis quatre-vingt jusqu’à centvingt livres tout au plus.

Le roi nomme à Tévêché de Perpignan & aux béné-fices consistoriaux qui sont situés dans ce diocèse. Cettenomination se fait en vertu d’un induit accordé parlepape Clément IX , à Louis le Grand & à ses successeurs,donné au mois d’Avril 1668.

Pierre, roi d’Arragon , érigea une université à Per-pignan en 1349. Elle est composée de trois facultés. Lerecteur est pris dans toutes les trois ; il est élu tous lesans aux Rois. Cette place est assez lucrative. Les chai-res de philosophie & de théologie sont données au con-cours.

Quant au gouvernement civil Sc militaire de Perpi-gnan, voyez, Tarticle Roussillon.

PERRANTHES, nom que l’on donnoit, selon Ti-te-Live, /. 38. c. 4. à une colline escarpée, qui com-mandoit la ville Ambracia , dansi’Epire.

PERRAY (Rivieredu), riviere de l’Amérique sep-tentrionale, dans la Nouvelle France. Son cours, quiest assez long, est fort interrompu de cataractes. Ellecommunique du lac d’Alemipigon à la riviere de Mon-sipi. Elle a pris son nom du sieur du Perray , officierFrançois, qui le premier est descendu à la baie d’Hud-son.

PERRAY NEUF (Le), Perretum novum , Porre-dium . abbaye d’hommes, en France ,de Tordre de Pré-montré, dans l’Anjou, au diocèse d’Angers, à une lieueau midi de Sablé , près de la riviere de Sarte. Elle futfondée Tan iijo, par Robert de Sablé , troisième dunom, Sc par Pierre de Brion , dans un lieu appellé ,le Bois Renon , autrement le Gaut. Pierre de Brion necontribua que d’un tiers pour cette fondation, Sc Ro-bert de Sablé donna le reste. Cette abbaye fut trans-férée au Perray-Neuf en 1209, P ar Guillaume des Ro-ches , & Marguerite de Sablé, fa femme, qui en au-gmentèrent considérablement le revenu. On lui donnale nom de Perray-Neuf , par rapport au Perray auxNonains, dont Tabbaye est plus ancienne que celle-ci.C’est encore pour distinguer ces deux abbayes que celledu Perray-Neuf est appellée le Perray-Blanc , à la dif-férence du Perray aux Nonains, où il y avoit ancien-nement des Bénédictins, ou Moines noirs. Le revenude Tabbé du Perray-Neuf est d’environ deux mille cinqcens livres. * Piganiol, D esc. de la France, tom. 7.p. 91.

PERRAY AUX NONAINS ( Le ) , abbaye de Fran-ce , dans l’Anjou , à une lieue Sc demie d’Angers. C’estune abbaye de filles de Tordre de Citeaux. On prétendqu’elle fut fondée pour des Bénédictins, à la place des-quels on mit dans la fuite des religieux de Tordre deÇîteaux. Cette abbaye ne jouit guère que de deux millelivres de rente. * Pigamol, Description de la France,

^ 7 - P- 89.

PER

PERRE, ville d’Asie , aux environs du mont Tau-rus, L’itincraire d’Antonin place la ville de Perre furla route de Mélitene à Samosate , entre Lacotena Sc Sa-mosate, à vingt-sept milles de la premiete Sc a vingt-quatre de la seconde. Selon la notice de Léon le Sage »Perte fut une ville épiscopale, dans l’Euphratense, sousla métropole d’Hierapolis.

PERRECCHO , ville de la Galilée, selon Josephe ;

/. 2 . C. 2 J. . ,

PERRECY, ouPersy, Patricìacum. C'eroxt, félon

Bailler, Topogr. des Saints , p. 375. une terre de Fran-ce , dans le pays que nous appelions Charolois, audiocèse d’Autun, en Bourgogne. Elle fut donnee auxreligieux de saint Benoît par Eckard, que Ton a PP e ecomte de Bourgogne , Sc mise entre les mains des ioot~nés de Fleury , qui y firent bâtir une église , Sc ensuiteun monastère, réduit depuis en prieuré dépendant d

leur abbaye. On y a toujours conservé le monastère des

religieux ; & de nos jours M. Ber rie r , qui en étoit prieurcommendataire , y a mis une réforme très-étroire. _

PERREULX, bourg de France, dans le Beatijolois,diocèse de Lyon, parlement de Paris , intendance deLyon , élection de Villefranche. 11 a environ 734 ^ a "bitans. * Diíl. Universel de la France.

1. PERRHAìBI, peuples de la Thessalie, le long dufleuve Penée , vers la mer. Ce fut, filon Strabon, >9. p. 439. leur premiere demeure. Chassés ensuhf P ardivers peuples > ils se reculèrent dans les terres touj° ursle long du Penée , Sc enfin ils furent tellement disp ersés, qu’une partie se retira vers le mont Olympe ; datitres vers le Pinde, Sc d’autres se mêlèrent avec les L apithes Sc avec les Pélasgiotes. Plurarque, in Fiâmesdit que les Perrhebes furent un des peuples que Fl2minius déclara libres , après qu’il eut vaincu le roi Fhi*lippe.

2. PERRELEBl, peuples de TEpire, selon Orrelíu S '

Thés. qui cite Isiacius fur Licophron. .

3. PERRHdEBI, peuples de l’Etolie. C’est Pline, *•

4. c. 2. qui en fait mention.

PERRHyEBIA , contrée de la Thessalie. Voyez, P£ R 'RHjEBr, n. x.

PERRH^BICUS MONS, montagne de la Thessa-lie , dans la Perrhebie. Strabon, l. 9. p. 442. dit q ufy avoit aussi un village que Ton appelloit Perrbœb‘ cllí

PERRFízESlUM. Etienne le géographe met cetteville au nombre des douze principales de TEtrurie. Voj! e ~Perusium.

PERRHE , siège épiscopal. Voyez. Perre. ,

PERRHID2E. Ce nom est donné par Etienne le g G °_graphe à une partie de la tribu Antiochide, que P* 13vorin, Lexic. place dans T Attique. , .

1. PERRINE, Perrina , ou Petrina , prieure ^France , dans la Normandie , au diocèse de Coutance >entre Saint Lo & Carantan. II est de Tordre des Fithurins, Sc fut fondé en i2yo, par Euslaria, ^de Guillaume du Nommer, connétable de Norm» 11

II vaut 4000 liv. de revenu.

2. PERRINE , abbaye de France , dans le M ain 'au diocèse Sc proche la ville du Mans. C’est un e abaye de filles, de Tordre de saint Augustin. C'étoittrefois un prieuré fondé sous le nom de Notre-D®par un vidame du Mans. En 1393, la fondation^^^

medp^nr ^ ^ ua £ re ni '^ e hvres de rente par -hîví r Uíl î 8es ’ cfl evalier, & le prieuré fut érigé en ab;gieusoà £ n ° ra de Sainc Louis. II y a douze relfc

PERRUSSON, bourg de France, dans h To*£ne, diocèse & intendance de Tours , parlement de Pa-ns, électron de Loches. II y a environ 790 h afairan *’

n a n U rr - est r, la coll ation de-Tabbé de Bearfficu.

J Mt. Universel de la France. A r

1 ERS A, ville qu’Etienne le géographe dit etre ii-tnee au voisinage de Samosate , Sc près de l’Euphrate.Orrehus Thés. soupçonne que ce pourroit être Ja meme

qi appdIe Por fi ca - u

itKSAC, bourg de France, dans le Poitou, cle-chon de Poitiers.

PERSACRA , ville de l’Inde, en -deçà du Gange-1 tolomée , l. 7. c . 1. la donne aux peuples Nanïchst.

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