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Tome quatrième. M - P.
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P F.

PFADELBACH, bourg de l’Allemagne dans la Fran-conie avec un château.

1. PFAFFENHOFEN, ville d’Allemagne, dans laHaute-Baviere, fur l’Ilme, & au passage de Munich à In-golstat, entre Geifenfeld & Reichershofen , au départe-ment de Munich. Elle a elle-même une juridiction, fouslaquelle font compris les bourgs de Hohenwart , & deGeisenfeld,quatre monasteresou convens, neuf châteaux,trois maisons de gentilshommes, dix neuf Heffmarchen ,& quelques villages & autres lieux.* Zeyler , Suev. to-pogr. p. 43.11 s’y est donné en 1745 , un combat très-opiniâtre.

2. PFAFFENHOFEN, village d’AIlemagne, dans leduché de Wurtenberg, fur la riviere de Zaber , qui fejette dans le Neckre. Corneille en fait une ville.

3. PFAFFENHOFEN , petite ville de la Basse-Alsacedans le comté de Lichttenberg.

1. PF^EFFIKEN, bourg de Suisse, dans le canton deZurich, au midi de Kybourg, fur le bord d'un petit lac.11 ne faut pas le confondre avec un autre Pf^ffiken ,qui est un village avec un château appartenant à Fabbayed’Einfilden, & qui est situé vers Fextrémité méridionaledu lac de Zurich , vis-à-vis de Rapperschwyl. * Etat &délices de la Suijje. t. z. p. 46.

z. PF/EFFIKEN, village de Suisse, dans le cantonde Zurich. Voyez. Farticle précédent.

x. PFALTZ, les Allemands nomment ainsi le Pa-iatinat. Voyez, ce mot.

2. PFALTZ. Quelques-uns écrivent Phaltz , châ-teau d’AIlemagne, dans le Bas-Palaúnat, fur une isleau milieu du Rhin , entre Bacharach & Caub. On lenommoit autrefois Pfaltz-Grevestein ; mais, com-me remarque Zeyler, Suev. topogr. p. x 1. on dit simple-ment Pfaltz. Ce lieu a été destiné pour percevoir lesdroits de passage. Ce château, dit il, est petit, mais joli,& bâti solidement fur la roche. Son nom ne veut direque le château du comte Palatin, c’est le sens du nom en-tier Pfaltz,-Greveftein , ainsi ceux-là fe trompent, quicroient, au rapport de Maty & Misson, que ce châ-teau a donné son nom au Palatinat. Le nom de Pfaltzest de plusieurs siécles plus ancien que le château.

PFEDERSHEIN, petite ville de l’évêché de Wormes.

1. PFEFERS, ou ad Favarias, T herma Fabarienjes ,Fabarïœ , bains en Suisse, au comté de Sargans. A demi-lieue de Fabbaye de Pfefers, il y a deux montagnes, en-tre lesquelles la Taminne a creusé son lit d une profon-deur prodigieuse, & où elle fe précipite à travers derochers affreux, avec un bruit épouvantable. C’est-là quefont, dans Fendroit le plus profond du vallon, les bainstant vantés de Pfefers. Ils furent découverts dans le trei-zième siécle du tems de Fempereur Frideric II, par unchasseur du pays, qui cherchoit des nids de corbeaux debois, à travers les rochers. Au commencement on n’ypouvoir descendre qu’avec des cordes comme dans unpuits. Dans la fuite on y a construit un chemin, com-pose de ponts de bois, attachés les uns au bout des au-tres, & suspendus entre ces rochers. On y avoir aussibâti des bains des hôtelleries. Tous ces édifices ayantété consumés pat le feu au m ois de Décembre 1629 ;i’année suivante 1 abbé de Pfefers sic bâtir d’autres bains& d'autres hôtelleries, dans un endroit plus agréable ôcplus éclairé, au-dessous de la source. II fit tailler des che-mins dans le roc, fit mettre des ponts de bois dans lesendroits où le terrein manquoit, & à f a i te un aqueducpour conduire Feau de la source dans les bains. Enfin cetendroit est à présent très-commode & très-agréabîe.

L’eau est extrêmement claire, fans goût ni odeur.Elle fort toujours au commencement du mois dc Mai,& tarit entierement vers le milieu de Septembre. On aremarqué qu’après un hiver pluvieux, Feau fort de meil-leure heure, en petite quantité néanmoins, & à peine est-elle tiède ; rnafs quand elle fort tard, elle tarit tard aussi.Gn fait à peu près quand elle doit paroître : c’en est unsigne ou pronostic, quand on volt venir dans le grandbassin du bain de petites ampoules d’eau , des feuilles dehetre, des fruits sauvages & une petite écume. L’eaucoule ensuite tout d’un coup avec un grand bruit, & en

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telle quantité , qu’elie pounoit faire tourner un moulin.Cette eau charie les esprit les plus subtiles de soufre , denitre, de vitriol & de divers métaux, entre autres deFor. Elle est^chaude au second degré> & propre pourdiverses maladies , soit en bain , soit en boisson. Elle estbonne contre les obstruerions du cerveau & des nerfs,contre les maux de tête , Fépilepsie, Fapopiexie, la sur-dité , la foiblesse de la vue, la paralysie. le tremblementdes nerfs, les obstructions des viscères, les fièvres in-vétérées, les fistules, les ulcérés & autres maladies.

2, PFEFERS, abbaye de Suisse, au comté de Sai gans,fur une haute montagne. Cette riche abbaye qui est del’ordre de saint Benoît, fut fondée vers Fan 720. Ses ab-bés portent le titre de princes de l’Empire, depuis quel’abbé Rodolf, né comte de Monrfort, reçut cet hon-neur de Fempereur Henri VI, en x 198. E’abbé est sei-gneur de tout le pays d’alentour ; mais les Cantons, sei-gneurs souverains du pays, ont droit d’infpection & deprotection fur cette abbaye & fur ses terres. Quoiquesituée fur une haute montagne, cette abbaye est dans unterrein uni, au milieu d’une belle plaine > partie couvertede bois, partie entrecoupée de prairies. La structure decette maison est fort belle. L’ancien bâtiment fur consu-mé par le feu le 29 d’Octobre 1665 ; mais il a été rebâtiavec plus de magnificence qu’auparavant. II est incrustéde marbre noir, rayé de blanc , depuis le rez-de-chausséejusqu’au toit. On commença cet ouvrage en 1673 , & ílfut achevé en 1677.

PFETER. Quelques-uns écrivent Pf^tter , petiteriviere d’AIlemagne , en Bavière. Elle a fa source assezprès d’Abach, qui est fur le Danube, & après avoir ar-rosé quelques villages, elle va fe perdre dans ce fleuve ,au-dessous de Racisbonne, &c au-dessus de Straubingen.A l’orient de son embouchure est un village de mêmenom, que quelques-uns croient avoir été 1111e placenommée par les Romains Vetf.ra Castra. II y a bienplus d’apparence que la riviere ait donné son nom aubourg. La ressemblance de quelques lettres n’est que tropsouvent le fondement d’une conjecture plus spécieuseque solide. * Zeyler , carte de la Bavière.

PFEFFINGEN ,château de Suisse, dans les terres delevêquc, titulaire de Bâle, prince de Porentru. Ce châ-teau situé à crois lieues de Bâle, est bien bâti & bien forrtissé. * Etat & délices de la Suijfe, t. 3. p. 267.

1. PFIN , Fines ou ad Fines , petite ville ou bourg deSuisse, dans la souveraineté de Tourgaw , mais qui avecson territoire fait un bailliage dépendant du canton deZurich, Pfin n’est pas grand ; en récompense il est bienbâti & fort agréable. On le trouve au bord de la Thour,dans le voisinage de Stein & dans une campagne fertileen bled, en vin & en fruits. La ville de Zurich y en-voie un bailli pour le gouverner, & il y a un châteauoù réside ce bailli. On prétend que l’origine du nom dePfin‘vient de ce que Cecinna , lieutenant de Vitellius ,ayant battu les Suisses ou Helvétiens, près de Bade, avecle secours des Grisons ouRhétiens, Fan 69 de Jefus-Christ ; ces derniers prirent de-là occasion de s’étendredans la Suisse, & s’avancerent jusqu’à Psin , où ils éta-blirent leurs bornes ou leurs frontières. Les Romains enfirent une place forte pour servir de barrière centre lesattaques des Germains & des Helvétiens. On voit en-core les murailles de l’ancienne ville & quelques autresmonumens des Romains, particulièrement des anneauxou bagues, & des médailles qu’on déterre dans les vi-gnes du voisinage. Dans leXVI siécle, cette place ap-panenoit aux comtes d’Eberstein, dont le dernier, nom-mé Othon , se noya à Anvers Fan IJ7 6, Ungentilhom -me,nommé Wambold, du duché de Deux-ponts, achetaPfin des héritiers de la maison d’Eberslein ; mais R sritiers des Wambolds vendirent cette place à M^* eZurich. Vis-à-vis de Pfin , de l’autre côté du ThoU r ’ onvoit Welleberg, qui est un ancien & fort château. * Et a& délices de la Suijfe , t. z.p. 37. & t. 3, p. 163.

2. PFIN, Voyez, Pene, 3.

PF 1 RTH. Fiyiet: Ferrette.

PFOERTON, Porta , petite ville avec un château ,dans la Basse-Luface en Allemagne. ...

PFORTEN, Porta cœli, ancien monastère d Alle-magne, dans le duché de Brcme , autrefois céì re, au

jourd’hui sécularisé.