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de Ptolomée. L’endtiit & k nom du roi tombèrent dansquelques années, & l’on n y vit plus que linfciiptionqui en donnoic toute la gloire a Sostrate. Pline a pré-tendu que Ptolomée, par modestie ou par grandeurd’ame > magnanirtutate , voulut que Sostrate mît son nomfur la tour, fans qu’il fût fait mention de lui ; maisce fait n’est nullement croyable, & cette conjecture dePline n’a nulle vraisemblance. * Mém. de littér. del’Acad. Royale des Infor. t. j). p. 272.
Cette tour fut donc bâtie dans l ille de Pharos , quin’est éloignée de la terre ferme que de sept stades, oúd’un bon quart de lieue. II s’éleve làdeffus une questionà l’occasion d’Homere, qui fait dire à Ménélas, dansson Odyssée, qu’elle est éloignée de l’Egypte dune jour-née entiere d’un vaisseau , allant le vent en poupe.Quelques anciens ont pris cela pour une énorme bé-vue. ils disent qu’Homere se trompe en cet endroit :d’autres prennent son parti. Hérodote dit qu’une bonnepartie de la Basse-Egypte est un présent que le Nil afait peu à peu aux Egyptiens. Ce fleuve, dit-il , dansíes débordetnens, traîne un limon , qui, repoussé parles flots , s’arrete toujours fur les côtes, & aggranditinsensiblement la terre aux dépens de la mer. Sur celaPline , qui paroît avoir puisé ceci dans Hérodote, quoi-qu’il 11e le cite pas, tâche de justifier Homère , en di-sant , que depuis ce rems-là le Nil, en traînant toujoursson limon , a enfin approché la terre de Piste dePharos. Mais, si depuis le tems de Ménélas , jusqu’àPtolcmée Philadelphe , la terre a gagné fur la mer re-tendue d’une grande journée, quoiqu’il n’y ait guèreplus de mille ans de l’un à l’autre , d’où vient que dansdeux mille ans écoulés depuis Ptolomée , jusqu'à nosjours , la terre n’a presque rien gagné fur la mer , quoi-que le Nil traîne toujours du limon à son ordinaire.
D’habiles gens du siécle passé ont défendu ce grandPoète en une autre maniéré. Ils prétendent, que quandil est dit que Piste de Pharos est éloignée d’ane journéede PEgypte , il entend cela du Nil, qu’il appelle tou-jours /Egyptus :
fl tpív y ' Kry'jTrtOio Smti'tíoç troua/j-iiaA ôrs; vìap s/\ê;ií.
Le sens est donc, selon eux, que Piste de Pharos est àune journée loin de la principale embouchure du fleuve/Egyptus , qui est le Nil ; ce qui est vrai , selon Hé-rodote , qui dit que c’esl celle qui coupe le Delta endeux parties.
L’iíle de Pharos étoit donc éloignée du continent desept stades , ou selon César, de 900 pas , ce qui revientptesqu’au rncme. Elle étoit plus longue que large. Saplus grande longueur étoit opposée d’un côté à la terre,& de Parure à la pleine mer. Elle devint péninsule dansla fuite ; les rois d’Egypte la joignirent à la terre par unechaussée, & par un pont qui alloit de la chaussée à Pisse ;en sorte que du tems de Strabon elle étoit , selon cetauteur , ptesque terre-ferme. Elle avoir un promon-toire , ou une roche , contre laquelle les flots de lamer fe btisoient. Ce fut fur cette roche que PtoloméePhiladelphe fit bâtir de pierre blanche la tour du phare,ouvrage d’une magnificence surprenante , à plusieursétages voûtés, a peu près comme la tour de Babylone ,qui étoit à huit étages, ou, comme Hérodote s’exprime,à huit tours l’une furlautte. C’est ainsi qu’il faut ex-pliquer le TToXvdpapoç de Strabon , & non par mul-tis fasttgïu , à plusieurs fanes ou à plusieurs sommets,comme a traduit rinterprete : de même que quand nouslisons dans Hérodote , que les maisons de Babylonecroient t ptdpoçot, ou nrpápotpoi , nous entendons qu’el-les étoient à trois 011 quatre étages. ,
Le géographe de Nubie , qui écrivoit il y a environ600 ans, parle de la tour du phare » comme d’un édificequi fubsisloit encore de son tems. II l’appelle un can-délabre,à cause du feu & de la flamme,qui y paroissoienttoutes les nuits. II n’y en a point, dit-il > de semblabledans tout l’Univers ; elle est bâtie de pierres très-dures,jointes ensemble avec des ligatures de plomb. La hau-teur de la tour , pourfuit-il, est de 300 coudées , oude 100 statures, c’esl-à-dire de 100 hommes. Selon ladescription du géographe de Nubie , il falloir qu’elle
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fût fort large en bas, puisqu’il dit qu’011 y avoir bat: desmaisons. En effet, un Scholiaste de Lucien , manuscritcité par Isaac Voflius , ad Pompon. Melam,p• zo 5 ’assure que pour fa grandeur , elle pouvoir êire com-parée aux pyramides d’Egypte ; qu’elle étoit carree,que fes côtés avoient près cl one stade de long , & si uede son sommet on découvroit jusqu’à cent milles loin.Le même géographe ajoute que la partie d’en bas quiétoit si large, occupoit la moitié de la hauteur de cettetour ; que l’étage , qui étoit au-dt^is de la prem' erevoûte > étoit beaucoup plus étroit que le précédent : enforte qu’il laiffoit une galerie où l’on pouvoir fe pro-mener. II parle plus obscurément des étages supérieurs,& dit feulement qu’à mesure que l’on monte , 1 £Sescaliers sont plus courts, & qu’il y a des fenêtres detous côtés pour éclairer les montées.
Les Arabes & quelques voyageurs , ont bien rap-porté des fables sor ce phare. Isaac Voflius en a adoptéquelques-unes fur la foi d’un manuscrit , composé patun auteur qui s’en étoit rapporté aux bruits populaires.
L’extraordínaìre hauteur de cette tour failoit quele feu qu’on allumoit au-deflus , paroissoit comme unelune : c’est ce qui a fait dire à Stace :
Lumina noflivagœ tollït Pharos œmula Lunœ.
Mais quand on le voyoit de loin , il fembloit plus pé-rir, & avoir la forme d’une étoile assez élevée fur l’ho-tison , ce qui trompoit quelquefois les mariniers, qui ,croyant voir un de ces astres qui les guidoient pourla navigation , tournoient leurs proues d’un autre côté ,& alloient se jetter dans les sables de la Marmarí-que.
2. PHAROS, ouIssa-PhAros , ifle de la mer Adria-tique , fur la côte de l’Illyrie , selon Pline , /. 3. c. 21.qui dit qu’on la nommoir auparavant Paros. Le pereHardouin retranche cette isle dans le Pline qu’il nousa donné. On lisoit autrefois : Injtilœ ejus Sinus citmoppidis , prœter supra (îgniscatas , Abfirtium - Arba ,Tragurìum , Isa Pharos , Paros ante; il supprime en-core ces derniers mots : Tragurium , IJja Pharos , Pa-ros ante. Cependant Diodore de Sicile , l. iy. Strabon ,/. 7. p. 3 iy. & Polybe , /. y. n. 108 , font mention decette ville. Ptolomée , /. 1 c. 17. l’appelle Pharia :on la nomme présentement Lésina , Lexina , ou Lisna ,la plupart de ces auteurs y mettent une -ville nomméePharos : & Etienne le géographe dit qu’il y avoirun fleuve de même nom.
3. PHAROS, ou Pharus , nom d’un fleuve queXénophon , de Cy ri Exped. L 1. place aux environsde la Cilicie & de P Euphrate. Au lieu de Pharos »quelques manuscrits portent Pfarus ; & Ortelius croirque la véritable orthographe est Sarus.
4. PHAROS , isle fur la côte d’Italie, vis-à-vis deBrundusc. Pomponius Mêla, /. 2. c. 7. en fait men-tion. On l’appella Pharos , à cause du phare qui /fut élevé pour guider les vaisseaux.
y. PHAROS, famille chez les Israélites. Les enfanSde Pharos revinrent de Babylone , au nombre dedeu*mille cent soixante ôc douze. Les Hébraisans lison cPharhos. * I. Esdr t 2. 3. 8. 3. 10. 2y. & 11. Esdf-11. 2y. &c.
PHARPHAR. Dom Calmer Ditt. dit : Pharpharest un des deux fleuves de Damas , ou plutôt c’est unbras du Barrady ou du Chrysorrhoas , qui arrose l âville Sc les environs de Damas : Numquid non 7 »f"liores sunt Abana & Pharphar Fluvii Dam^ sCl *omnibus aquis Israël ? Le fleuve de Damas a fa s ° llt ^dans les montagnes du Liban : étant arrivé près deville , il fe partage en trois bras , dont l’un traV ^ ontDamas. Les deux autres arrosent les jardins ^
tout autour ; puis se réunissant , ils vont se P cl ,quatre ou cinq lieues de la ville , du côté ûu 11Voyez, ce qui a été dit de ce fleuve à l’article lARkAA»
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Strabon I 0 f maí a P ro pos à l’Eíìiotide, puisque& m» n ’i ?' à range parmi les villes de h Phiioticie ,que PoJ 7be, /, y. 99t ]a joim av cc Fera Ôc La -