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Tome quatrième. M - P.
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dans les pacages de la Basse-Normandie . & les ven-gent ensuite sous te nom de chevaux normans. Ontransporte des mines du Boulenois beaucoup de char-bon à terre en Artois , en Flandre , par le canal deCalais & par la rivière d’Aa, pòur lés corps de garde,pour les briqueteries. pour les fours à chaux, & pourles forges des maréchàux. 11 fort auíîì de la sosie duBoulenois beaucoup de beurre qu’on transporte enArtois, en Champagne, & même jusqû’à Paris.il y adans la forêt de la Fére plusieurs verreries où l’onfabrique toutes sortes d’ouvrages de terre , que l’ontransporte à Paris 8c ailleurs ; mais la manufacture desglaces est infiniment plus utile. Elle est àu milieu decette forêt, dans le château dé S. Gobin. Le volumeides glaces qu’on y fait n’est borné que par la difficulté dupoli -, car il est impossible qu’un ouvrier puisle polirdes glaces qui auroient plus de soixante pouces délarge. On en a vu sortir de cette manufacture quiavoient cent cinq pouces de hauteur, fur soixante delargeur. Pour les polir on les envoie à Paris , faux-bourg S. Antoine i c’est là qu’elles acquièrent leur der-niere perfection.

Lés côtes de la me r fournissent abondamment detrès-bon poisson frais de toute espèce , dont environ untiers est consumé dans le pays ; un tiers en Flandre ,en Artois ; & un autre tiers a Paris. Les ports de Bou-logne, d’Estâples, & de Saint Valeri font par an pour plusde quatre cens mille livres cn harengs 8c en maquereaux.

Cette province est si riche que toutes les autres duroyaume y envoient & y débitent une partie de leursdenrées. Les Anglois y apportent aussi beaucoup demarchandises.

Outre les harengs & les maquereaux, on pêche furles côtes de Picardie dés vives,des foles, des barbues,des turbots, des limandes, des fletes , des carlets, &c.tous d’une exc'ellente qualité.

Quant au gouvernement militaire de Picardie , ilcomprend les lieutenances générales de Picardie ôcd’Artois; six lieutenances de roi, savoir celle du Bou-lenois , de Ponthieu,de Vermandois, du pays deSan-terre, & deux pour le pays d’Artois , avec un grandnombre de gouvernemens particuliers. Les gouverne-mens particuliers de la lieutenance générale de Picardiefont la ville 8c citadelle de Calais, le fort de Nieulay,Ardes, Boulogne & le pays Boulenois. Le gouverne-ment de ce dernier pays est dépendant du gouverne-ment de Picardie. Les autres font la ville & citadellede Montreuil, S. Vailery fur Somme , Abbevilíe , dontles maires & échevins ont le commandement, suivantd’ancîens privilèges ; mais en tems de guerre le roi yétablit un commandant. Enfin ce font Dourlens , laville & citadelle d’Amiens, Saint Quentin, la ville &château de Ham , Cuise , la Ferré, Ríbemo'nt & Marie.La lieutenance générale de Santerre comprend les gou-vernemens de Péronne » de Roye, 8c de Montdidier.Dans la lieutenance générale d’Artois font les gou-vernemens de S. Orner, d’Aire, du fort de S. Françoisd’Aire, deBéthune, d’Hesdîn , de la ville &c citadelle■d’Ari as, & celui de Bapâume.

Le détail de ces gouvernemens pâtticuliers dispensede mettre ici les noms des placés fortifiées de cetteprovince. Au lieu de cette répétition , il vaut mieuxremarquer que lés habit ans du Boulenois forment uncorps de troupes, dans lequelìous ceux qui font en étatde porter les armes font engagés. Ces troupes ont plusd’hne fois dans ces dernieres guerres signalé leur valeur8c leur fidélité. Elles consistent en fix régimens d’I n sau-terie de dix compagnies chacun , dont les officiers fournommés par le gouverneur, ont commission du roi, demême que ceux des troupes réglées de fa Majesté, &roulent suivant-leur ancienneté avec les officiers desarmées du roi. La cavalerie est de cinq régimens, dequatre compagnies chacun. II y à encore une compa-gnie de carabiniers de trente maîtres 8c deux compa-gnies de dragons aussi de trente maîtres chacune. Tou-tes ces troupes composent un corps de trois mille hom-mes , 8c ont un inspecteur particulier , commis parfa Majesté.

compte jusqu’afept duchés-Pairies dans là Plcar-che: savoir.

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Guise * Bournonville,

Crouy, foix ,

Magnelers, Saint Simon.

Chaunes, .

11 y a dans le département de Picardie & d’Artois unprévôt général établi à Amiens , avec un lieutenant ,un assesseur, un procureur du roi & un greffier - RAbbevilíe un lieutenant, un assesseur , un procureurdu roi 8c un greffier : à Arras un lieutenant, un a esseur , un procureur du roi 8c un greffier, & a 0logue de même.

La Picardie est ordinairement divisée en haute, h' 0 )',,ne & basse. La haute renferme le Vermandois & ‘ arache : lá moyenne comprend le comté d’Amiens cpays de Santerre j, & la basse est composée du Bou enois, du pays reconquis , du comté de Ponthieudu Vimeu.

PICAUVïLLE, bourg de France, dans la Norman"die, diocèse de Coíkances, élection de Vaìognes, Ceiune grande paroisse où est situé le bourg du Pont lab-iée , qui appartient aux religieux Prémontrés de Blanche-Lande. Le château de IIsle-Mjuue appartient aux hç-l'itiers du maréchal de Bellefons , qui font en partieseigneurs de cette paroisse. Les.chanoines de la Saiu tcChapelle y ont un fief, & la meilleure partie des div-ines. Cette paroisse est presque par tout bordée demarais, & l’on y a fait plusieurs passages pour y arriverpar eau. Le terrein est fort bon pour les légumes.

P1CELLO , ville dans la Natolie , fur la mer noû' e *entre Pemderachie & Samastro. C’est l’aneienne Pi r'liumàe Ptolomée. Voyez, Psylium.

P1CENA REGIO. Voyez, Picenuw.

PICENDACA,ville de ! ’i de, en-deçà du Gang eiPtolomée, /. 7.0 . j. qui dit q.» elle étoit dans les terres*la donne aux Arvari.

1. PICENTIA, ville d’Itàlíe. Strabon, l. y. p- M 1 *Pomponius Mêla, /. 2 c. 4. & Pline, /. z. c. p. cn fontla capitale des Picentins. Pline donne à.entendre quecette ville étoit dans les terres , & Strabon nous ap-prend que les habítans de Picemìa furent chassés dsleur ville, pour avoir pris le parti d’Annibal. C’esl I 3ville l’icentum d’Ètienne le géographe j 8c Léandre,demême que Mazeìla , disent qu’on la nomme présen-tement Vicentia. Voyez Picentinorum gens.

2. PICENTIA , ville d’ltalie,dans le Latium , seDenis d’Halicarnasse ,/. 5. qui la met pies de Fidett&>mais Gelenius, Con interprète, au lieu de Picentia éc [iíPiculia. Elie étoit au-delà de l’Anio , ce que croí cOrtelius.

PICENTINORUM GENS enûni & PictntcS*peuples d’Italie. Ils habitoient -tu* la mer de Toscans'depuis le promontoire de Minerve , qui les sép at ^de la Campanie , jusqu’au fleuve Silarus, qui étoit

borne entre les Picentins & les Lucaniens. Dans

les

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terres ils s’étendoient jusqu’aux limites des Samnit eSdes Hirpini ; limites qui nous font néanmoins ab* 0ment inconnues. Les Campaniens occupèrent anc> elinment le pays ; ce qui est cause que Strabon, c . y. eM tr f .eh donnant les bornes de l’ancienne Campanie l aplus grande que la nouvelle ; car il l’étend jn 5C l ufleuve Silarus. Mais il appelle Picentes , ces P^’Pqu’un peu au-dessus il avoit appellés de leur vent ‘ l .ble noih Picentini : Pofi Campanes , dit il, &usque ad Fentanossuper Tyrrhenum mare Picentinordgem habitat , avulsa à Picentinis ( Picentibus ) i lt J ^Hadriatïeum mare habitant , à Romanis transdu _ad Picentimm Simm , qui nunc Paftanus nornvnt* 111 *^& plus bas il dit : Picentum ( Picentinorum) Cap’ds n ^Picentia. Pline,/. 3 .c. y. Le 13. est plus exact à j ^guet les noms de ces peuples dans cette occasion^ jnerpelle Picentes les habitans du Picenum , fur ostia j n sSupérieure , 8c nomme Picentini ceux que le* ceuXtransférèrent des bords de la mer Supérieur y lican ie.de la mer Inférieure , entre la Campanie 8c B*. ,Ptolomée distingue pareillement les Picentia ^ af-c cru et ou Piceni , mais il se trompe, en ce T' ^tribue aux premiers Nola , Nuceria , S api - ^ ans j aSurrenntm t lieux que tous les anciens mettent ^ ^

Câmpanie. Pomponius Mêla , l. f f-jjM tou3 lesencore davantage, en attribuant a la r- ^ £tì%