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Tome quatrième. M - P.
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de monde , qu’on y compte jusqu’a dix-scpt pîàces bienpeuplées. Les campagnes y font couvertes de beaux jar-dins , où croissent d’excellens melons ; les champs y pro-duisent du grain en abondance; 8c l’on voit dans les val-lons 8c dans les montagnes des forêts d’arbres fruitiers ,qui produisent avec abondance. 11 s’y trouve aussi quan-tité d’arbrisseaux & de plantes odoriférentes & médicina-les , des romarins , des pommes de mandragores, quéles Espagnols appellent Cebollas deVdlano, &c des len-tisques qui portent le mastic. On y fait d’excellent vin ,& on y cultive le lin qui est d’un très-grand rapport. Lesfontaines y donnent de belle eau vive & lespetites riviè-res, qui serpentent dans les vallons, nourrissent des truitesfort délicates. Enfin tout est riant dans ce petit pays. *Délices d’Espagne , p. 363.

2. PLASENCIA, ville d’Espagne,danslaGuipuscoa,dans la vallée de Marquina , au bord de la riviere deDeva, à trois lieues au-dessous de Mondragon. Sa situa-tion est fort agréable. On y fabrique toutes fortes d’in-slrumens de guerre. * Délices d'Espagne , p. 87.

1. PLASS, abbaye d'hommes, ordre de Cîtcaux, dansle royaume de Bohême, au cercle de Pilfen.

2.FL ASS, monastère de religieux de Tordre de Cîteaux,dans le cercle de Raconitz, en Bohême.

PLASSAC, bourg de France , dans la Saintonge ,élection de Saintes.

PLASS A Y, bourg de France, dans la Saintonge , éle-ction de Saintes.

PLASSENDAL, fort des Pays-Bas Autrichiens, furle canal qui va à Bruges, à une lieue d’Oslende.

PLATA(la), ouChuquisaca , ville archiépisco-pale de TAmérique méridionale au Pérou , capitale deî’audience de los Charias, au nord-est du Potosi fur lapetite riviere de Cachimayo, latitude méridionale, 19deg. 3 2 minutes.

Les Espagnols, après avoir conquis tous les paysqui s’étendent depuis Tumbez jusqu’à Cusco, pensèrent àsubjuguer les nations plus éloignées. Ce fut pour exécuterce projet que GonzalèsPizarro partit en iyz8 de Cuscoavec un bon nombre d’Espagnols. 11 combattit d’abordquelques peuples avec succès. Mais quand >1 fut parvenuaux Chuquisacas, il y trouva une résistance fort opiniâtre.Cependant, avec le secours que lui envoya le marquisdon François Pizarro, son frere, il vint à bout de les ré-duire. L’année suivante 15 3 9, le même don François ì i-zarro jugea qu’il éroit à propos , tant pour aílurer sesnouvelles conquêtes , que pour en faire d’autres plusavant, de bâtir une ville parmi ces nouveaux sujets. 11en donna la commission au capitaine Pedro Anzures, quis’en acquitta fidèlement. Elle fut bâtie au même lieuoù étoit celle que les Chuquisacas avoient si bien défen-due; & on la nomma la Plata, l’Argent, à cause des minesqui font dans le voisinage.

Cette ville a quatorze mille habitans tant Espagnolsqu’Indiens, une cathédrale d’une belle architecture ,grande, 8c bien ornée en dorures & en peintures , plu-sieurs monastères d’hommes & de filles , un collège deJésuites, & un hôpital entretenu aux dépens du roi Ca-tholique , & gouverné par les freres de la Charité. II y aaussi une université dont le recteur du collège est re-cteur né. L’évêché de la Plata fut érigé en archevêchél’an 1628. * Relation del viage à la America méridionalde Ant. de Ulloa.

Ses Suffragans sont :

La Paz de Chuquiaga ,

Santa Crux de la Sierra , ou de Barança,

L’Assomption le Paraguai,

Saint Michel del Estero.

La Trinité de Buenos-Ayres.

* Commainville , Table des évêchés, &c. Table Chro-nol.p. 143.

2. PLATA, ou Rio de la Plata , riviere de l’Amé-que méridionale, au Paraguay. Elle gît par son embou-chure a 3 j d. delatit. sud. On lui donne vingt Sc trentelieues de large, à mesure qu’elle approche de la mer , oùson embouchure en a bien soixante & dix. Cette rivièredéborde en certains tems de Tannée ; ce qui rend le paysfertile. Pendant les débordemens les habitans sc mettent

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dàns des cânots, 8c errent de côté ou d’autie» Plusieursgrandes rivières sc joignent à Rio de la Plata; comme laParana , Rio Vermejo , 8c autres. Les Espagnols quife sont établis fur la riviere de la Plata, ou aux environs,comme à Buenos-Ayrès , à Santa Fe, ou à l’Assomption,ont remonté plusieurs fois jusqu’à la source de cette ri-viere , & couru les bords du Paraguay & de J a Paranade forte qu’inscnsiblement on s’est frayé un chemin jus-qu’au Potosi & au Pérou. Cette route est maintenanttrès-fréquentée , & le voyage peut sc faire en un mois.Tout le pays est fort beau le long de la côte, depuis CaboFrio, jusqu’à Rio de la Plata. II y a entre autres beau-coup de bois de Brésil & d’ébenetdu reste ces côtes ne sontpas trop bien connues. * Fr. Coreal , Voy. aux Indesocc. t. î, p. 253.

Juan Dias de Solis découvrit le premier cette granderiviere en 1 y iy. Ayant été porté dans son embouchure ,il monta jusqu’à une isle, qui est fur le 34 d. 40 m.de la ligne vers le sud. Il y vit plusieurs cabanes desauvages qui Tinvitoienc à descendre ; ce qu’il sir in-considérément , & il fur tué & mangé avec plusieursde ses gens par les sauvages. Le nom de Solis , quifut alors donné à cette riviere, lui demeura quelquetems. En 1326 , Sébastien Cabot, qui avoir laissé lesAnglois pour aller aux Espagnols , fut envoyé poufpasser par,le détroit de Magellan dans la mer du Sud,& delà aux Moluques ; mais la disette des vivres ayanE,porté ses gens à fe mutiner, cette mutinerie l’obligead’enrrer dans certe riviere, 8c de ia remonter environtrente lieues, jusqu’à une isle , à laquelle il donna Jenom de Saint Gabriel. Sept lieues plus haut, il trouvaune riviere qu’il nomma Saint Salvador, & trentelieues encore plus haut, il en trouva une autre appelléeZarcarana par les sauvages. Ce quartier étoit habitépar des sauvages d’une industrie peu commune à cesnations; ce qui fur cause qu’il donna le nom de SaintEsprit, ou de Cabot , à un château qu’il y fit bâtir.Après y avoir laissé une garnison , il entra dans lariviere de Parana, ou il trouva plusieurs isles, & passa,plusieurs rivières qui sc déchargent dans ce grand canal.Lorsqu’il eut monté deux cens lieues, il arriva à uneautre riviere que les sauvages appelloient Paraguay. IIla remonta environ jusqu’à trente - quatre lieues, laissantcelle dt Parana à main droite , & il rencontra dessauvages occupés à la culture des terres. II perdit vingt*cinq de scs gens dans un combat qu’il eut avec eux, &bâtit dans ce lieu un fort, auquel il donna le nom deSainte Anne. Ce fut dans ce fort que Diego GardasPortugais » trouva Cabot en 1 s 17,8c parce qu’ils recou-vrèrent quelque argent des sauvages , & qu’on n’enavoir point encore apporté de TAmérique en Espagne,ils appellerent cette riviere la riviere d’argent,ce quesignifie Rio de la Plata. Cabot étant retourné en Es-pagne , la découverte de cette riviere fut suspenduejusqu’en x j 3 5 » si ue P e dfo de Mendoza y fut envoyéavec onze navires & huit cens hommes. 11 monta dansla riviere jusqu à liste de Saint Gabriel, commença debâtir une Ville fur la rive gauche , en remontant lariviere , & qu il appella Nuefira Sennora de BttenosAyres. II y perdit la plus grande partie de scs genspar la famine : ce qui 1 obligea d’envoyer son lieutenantJuan de Ayola, pour en traiter avec les sauvages. Men-doza s’en retourna après cela ; mais il mourut en che-min. Les Espagnols ne sc donnèrent pas beaucoup demouvement pour s’établir dans ce quartier jusqu’en1540 , qu’Alvaro Nunnez Cabeça de Vaca y arriva,Le pays sc découvrit alors peu-à-peu, & sc peupla dediverses colonies espagnoles. * De Laét , Descr. des In-des occ. 7 . 14. s . 2.

j. PLATA , ou Rro de la Plata , province de TA-mérique méridionale au Paraguay. Elle s’étend des deuxcôtés de la riviere de la Plata , qui lui donne son iiom.On la borne au nord par les provinces de Chaco, deParaguay & cíe Parana ; à Torient par Uruguay ; au midipar le pays des Pampas ; 8c à Toccident par le Tucuman»La Conception a été une de scs principales villes ;niais elle est présentement détruite. Les villes qui sub-sistent sont :

Bnenos Ayres Corrientes,

Santa Fé , Santa Luciat,