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que croît Ortelius, le nom moderne de ce village est
Pomereulx.
POMESANIE, contrée du royaume de Prusse . dansle cercle d’Hockerland. On a appelle Pomésanie la plusgrande partie de ce cercle , fans que ses bornes soientbiendistinctes. L’évêquede Pomésanie avoitsa résidenceà Risenburg.
POMETIA , ou Suessa-Pometia , ville d’Italie,Sc la capitale des Volsques, selon Strabon, l. y. Denisd’Halicarnasse, /. 6. p. 364. lui donne le même titre.Cet auteur de même que Tite-Live, L 1. c. y 3. Sel.L. c. ay. se sert du nom de Suessa-Pometia. Pometiaest un surnom qui fut donné à cette ville pour la di-stinguer' d’une autre Suejja , qui éroit chez les Arunci ;mais comme la capitale des Volsques étoit plus considé-rable que celle-ci, on la nomme quelquefois simple-ment Suessa , Sc quelquefois on ne la désigne quepar son surnom. Strabon , par exemple , dit que Tar-quin le Superbe prit Suefja, entendant par ce motSuessa-Pometia ; & Tite-Live, /. a. c. 16. qui dansíes deux endroits déja cités écrit Suejfa-Pometia % dit sim-plement Pometia dans deux autres endroits. De Pomê-tia , on fit Pometinus. Tire Live, l. 1. c. yy. en par-lant des dépouilles faites fur les habitans de Pometia ,les appelle Pometinje Manubije -, & par contraction,il dit , L 4. c. ay. Pomptinus Acer , en pariant duterritoire de cette ville. Strabon écrit noiixtvTioy Uíí'íov ,Pomentinus Campus , parce que la plupart des Grecsécrivorent Pomentia pour Pometia , que quelques-unsont écrit Pomtia Sc Pontia par contraction. Ce nom seconserve encore aujourd’hui dans les Marais Pon-tins.
PÛMMAREZ, bourg de France, dans la Gascogne,élection des Lan es.
POMMEREAU , forêt de l’Iíle de France , dans lamaîtrise des eaux & forêts de Villers-Cotterêts. Elle estde douze cens quatre-vingt-dix-neuf arpens treize ver-ges.
1. POMMERAYE ( la ), bourg de France, dans l’An*joli , élection d’Angers.
a. POMMERAYE (la) , bourg de France, dans lePoitou , élection de Thouars.
3. POMMERAYE (la), abbaye de France , dans laChampagne, à deux lieues de Sens, fur Ja route deEray, Vers le nord, au bord de la petite riviere d’Orou-se. Cétoit un monastère de filles, fondé au douzièmesiécle, par Mathilde ou Mahauld, veuve de Thibaud,comte de Champagne , & qu’elle soumit à celui duParader, au diocèse de Troyes, parce que le lieu oùelle fut construite avoit été cédé à la comtesse parl’abbesse Heloïíe. Les abbesses furent tirées du Para-der dans ces premiers tems, Sc l’abbesse de cette pre-mière maison devoir aller une foisl’an à la Pommerayey faire fa visite. La comtesse Mathilde y fut enterréeavec son mari. Cette maison étoit réduite à cinq ousix religieuses fans discipline , lorsque madame Bathil-de de Harlay, religieuse de Cheiles , en fut nomméeabbesse. Elle transféra la communauté au fauxbourg deSens, la rebâtit eruieremenr, & la mir en état d’a-voir jusqu’à soixante religieuses. Madame de Harlay »fa sœur lui succéda, & se démit ensuite entre les mainsdu roi, qui donna cette abbaye à madame de Crenant,dont le pere Martenne en son premier voyage littérai-re, p. 6z. dit que par humilité & par respect pour fadevanciere, elle ne voulut jamais porter la crosse, niprendre la place dabbesse tant qu’elle vécut. Ce reli-gieux Bénédictin remarqua aussi qu’elles ne porroientpoint de croix ni i’une nil’autre, contre la coutume desautres abbesses.
POMMERET, riviere de France , dans le Coten-’ tîn. Cette petite riviere a fa source à l’èxtiémité desLandes des Bouillons ; & après avoir passé par Saint Si-méon, & par Languetot, à l’occident du bois deBrì-quebec , elle va se perdre dans la riviere d’Ouve. *Corn. Dict. Mémoires martufc.
POMMERFELDEN, beau château de plaisance,dans l’évêché Sc à huit lieues deBamberg, en Allema-gne.
POMMIERS-AIGRES, ou Grammont , prieuréde France, dans la Touraine, près de Chinon. J 1 fur
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fonde par Henri II, roi d’Angleterre. Le revenu duprieur est de douze cens livres, Sc celui des religieux ,qui ne sont que deux, est de cinq cens livres.
1. POMONA. On trouve ce nom dans Solin , doncVoici le passage : Sed Tkyle ( Thule ) Larga & diutinaPomona copiosa est. J’avoue que cet endroit de Solinest fort obscur. H. Boëthius & Buchanan veulent ouepar Pomona Solin ait voulu parler de la pi us grandedes isles Orcades ; «Sc Cambden , qui est de même sen-timent , dit que Solin Fappelle Diutina , à cause q U èl’on y a les jours très-longs. Saumaise, P Uni an „ excr-cit.p. 2yo. n’y a point cherché tant de façon. Commeil ne connoistòit point d’ifle nommée Pomona, il &expliqué ce mot par l’abondance des pommes, à laquelleon donne quelquefois le nom de la déesse Pomone ; Sccomme répithete diutina devenoit pour lors embarras-sante , il l’a passée sous silence.
x. POMONA, ou Mainland.C’ estainsiqu’oíinom-me la plus glande Sc la plus considérable encre les isiesOrcades. Elle a environ neuf lieues de long du levant aucouchant, fur cinq de large du midi au nord. Kirkvall,la feule ville qui soit dans toutes ces isles est située danscelle-ci. Voyez, ce mot.
POMONAL, lieu d’Italie, à douze milles de Ro-me , fur la voie qui conduit de Rome à Qstie, dansle territoire d’une maison de campagne, appellée So~lonium. Tite-Live , /. 8. Sc Plutarque , in Mario , aler-tent Solonium , entre Rome Sc Ostíe. * Fejìus , déverbor. signif. 1. 14.
POMPADOUR, château de France, dans le Li-mousin, à neuflieues au midi de Limoges. C’étoit uneancienne baronnie que le roi Louis XV a érigée enmarquisat en faveur de madame d’Etioles.
POMPALONA. Voyez PoMpelon.
. POMPEIA-PALÏÍS, marais d’Italie, dans la Campa»hie, au voisinage de la ville Pompéi , qui lui donnoitson nom. Columelle ,/.io. RI zy. dit qu’il y avoit deslaìines dans le voisinage : ‘
Qua dulds Pompeía Palus vìcina SalinîsHerculeis.
POMPEIA-TROPHiEA, lieu maritime, dans l’Es-?pagne Tarragonnoiie, entre l’embouchure del’Iberus Sc['extrémité des Pyrénées, selon Strabon, /. z. p. iy£.Pline, l. 3. c. 3. met ce lieu dans les Pyrénées mêmes.Mais peut-être y avoit-il deux lieux de ce nom, l’unfur le bord de la mer, l’autre dans les Pyrénées, Voyez,Pàmpelune.
POMPEIAC , ou Poncy , Pompeiacum , petite villede l’Agenois.
POMPEDE, ou PoMPEi, ville de la Mœsie. L’iciné-raire d’Antonin la mec fur la route du mont d’Or à Chal-cédoine , entre Horea Margi & Naisoru , à trente-troismilles de la premiers, Sc à vingt-quatre milles de \zseconde.
POMPEI AN^E, port de la Gaule Narbonnoise, selonl’itinéraire d’Antonin, Peiner . Maritim. qui le place entréHeracïia Caccabaria Alconis Sc Telo Martins, à trentemilles du premier, & à quinze milles du second.
POMPElANI, peuples d’Italie. Appien, de Bel. Ci-vil. I. 1. p. 374. les met au nombre des ennemis dupeuple Romain. Je crois qu’il entend parler des habi-tans de la ville de Pompeium. Voyez ce mot.
1. POMPEII. Voyez Pompeium.
x. POMPEII VILLA. ferme ou maison de campasgne en Italie, fur le lac A verne. Elle appartenoit ap-paremment au Grand Pompée ; & elle etoit, dit Orte-lius , fur le témoignage de Ferd. Lofredus, dans le lieuqu’on nomme aujourd’hui Magnarello. Ne seroit-cépoint du surnom de Pompée, que ce lieu auroit pris lenom de Magnarello, qui pourroic erre forme de Ma-\gnus, grand?
POMPEII, ancienne ville d’Itahe, au royaume deNaples , dans la Campanie, un peu plus loin de la mecque ce qu’on appelle aujourd’hui Civita , & à la droitede Sarnosiple, selon le sentiment d’Ambroise Léon,dans son livre de Agro Nolano. En creusant la terre poutplanter des arbres, on a trouvé quelques vestiges decette ville, laquelle fut ensevelie sous les cendres & lespierres qui sortirent du Vesuyeau terris de l'empereuH