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Tome quatrième. M - P.
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PON

k la pointe du sort, en tirant vers le.sud, iî y en a nnautre plus gros presque joignant Pille. Eçye&'PoN-tia.

PONDADO. Voyez, Podando.

PONDAINS, ville de France , dans la Bresse , avectitre de marquisat, Cette ville est située sur la riviered’Ain , (Pou elle prend son nom. C’est un gouvernementparticulier, dans la lieurenance générale de Bresse, Elledépute aux assemblées de Bresse ; il y a un fort beauchâteau fur une éminence. Route de la messagerie deBeley à Bourg & à Maçon pour Dijon.

PONDEREYLE. Voyez. Pont de Veste.

PONDICHERY, ou Pontichery , ville des Indesorientales, fur la côte de Coromandel, au royaume deGingi, à la bande de Test de la presqu’isledes Indes, c n-deçà du Gange. Cest le plus bel établisiément que lesFrançois ayenraux Indes. La ville étoitentourée d’un fos-sé , d’une muraille flanquée de quatorze ba stions. La villeest grande , & les rues font tirées au cordeau. Les mai-sons des Européens font bâties de brique, ainsi que laplupart de celles des habitans. Toutes les rues fontplantées d’arbres, ainsi que dans toutes les villes d’Asie.Les peres Capucins y ont un couvent-, & Mrs desMissions étrangères, y ont aussi une maison & uneéglise. En 1693 , les Hollandois fe rendirent maîtres dePondichery , qui étoit alors très peu de chose ; mais ilsrestituerent cette place aux François environ cinq ansaprès. Les Anglois prirent Pondichery dans les guerresde 1756, & la rendirent à la France , après en avoirruiné les fortifications & démoli les maisons des Eu-ropéens , ainsi que la plupart de celles des Indiens. Lamémoire de M. Dupleix, ancien gouverneur de Pon-dichery, est toujours fort respectée dans l’inde. * LettresEdif. t. 1 y. p. 19.

Apres plusieurs observations des éclipses du premiersatellite de Jupiter, on a trouvé que la différence durems entre le méridien de Paris & celui de Pondicheryétoit de cinq heures onze ou douze minutes qui valentenviron 78 degrés ; & pat conséquent comme dans leshypothèses de l’OBservaroire de Paris, la longitude deParis est de 11 deg. 30 min. il faut conclure que lavéritable longitude de Pondichery est de 100 deg. 30min. Pac-là, on peut voir Ferrent énorme qui s’est glisséedans les cartes de géographie qui on r eu le plus de coursen Europe > comme sont celles de Sanson &: Duval, oùl’on éloignoit cette côte de plus de quatre cens lieuesqu’elle n’est éloignée effectivement.

Pour ce qui est de la latitude de Pondichery , on -trouvé qu’elle étoit nn peu plus considérable que celléqu’on avoit arrêtée dans les premières observations,où l'on n’avoit remarqué par la distance du zénith àl’équateur que fi deg. 76 min. 28 secondes. Peut-être y a-r-il de Ferrent dans lès chiffres.

PONDIGO , Pondico, ouPontico, isie de l’Ar-chipel, à la pointe septentrionale de Fisle de Négre-ponr. C’est celle que les anciens appelloient Cicyne-thus. Elle est petite & déserte. * Atlas, Robert deVaugondy.

PONEROPOLIS. Voyez. Phitippopolis.

PONESE (la), bourg de France, dans FAnjou,élection d’Angers.

PONEVATA. Voyez. NavatA.

PONFERR ADA, ville d’Espagne, dans la partieseptentrionale du royaume de Léon, à quatorze lieuesau nord-ouest d’Astorga , dans une vallée au milieu dehautes montagnes. Cette ville * qui est passablementgrande , est Y Interamnium Flavium des anciens. * Dé-lices d’Espagne, p. 146.

PONGARDIVA , ou Pangardiva, isle des Indes,fur la côte septentrionale de Fisle de Ceylan, à la pointedu royaume de Jafanapatan. Cette isle, qui n’est pasd’une. grande étendue , a environ neuf cens habitans, &Fou tient que les hommes sont d’une taille presque gi-gantesque. La chassé & la pêche sont très-bonnes danscette isle. II y a beaucoup de cerfs, de biches, de bustes& de paons, & fur la côte beaucoup de poissons. * JeanRìbeyro , Hift. de Fisle de Ceylan, 1 . 1. c. 2 f.

1. PONGO. Voyez Gabon.

PONGO. C’est le nom qu’on donne à un passagéétroit qui se trouve fur la riviere des Amazones,

élìtrè Sàh-Jàgo & Borja, précisément à i endroit oùcette riviere , aptes un cours de plus de deux cens lieuesau nord ^ tourne à 1 est en se creusant un lit entre deuxmontagnes parallèles de rochers coupés presque à plomb.Ce mot Pongo, anciennement Puncu, sianisic portedans la langue du Pérou. II y a plus d'un"siécle quequelques Espagnols de San-Jago découvrirent ce mas-sage , & se hasardèrent de le franchir. Deux mission-naires Jésuites de la province de Quito les suivirent de^ sondèrent en 1639, la mission de Maynas,qui s’étend fort loin le long du fleuve.

PONGONE, selon Corneille, Diél. & Robert deVaugondv, Atlas , riviere de FAfrique , dans la haute-Guinée. Elle a source dans le royaume de Melli, où ellefort d’un grand lac. Elle court du nord au midi en ser-pentant . & elle se jette dans la mer, entre le cap Verga& le Cap Tagrin.

PONLOUí, lac de la Tartarie, que quelques-unsappellent le lac de Lop. U a quatre cens lieues de cir-cuit. G est dans ce lac que viennent se jerrer les sleuvesqui ont leurs sources dans la montagne de Tçung-Ling ,près d'Yn-Tien ou Khoten. A trois cens lieues de ce lacest un détroit entre les montagnes que l'on appelloitanciennement Youmen-Kuan. On prétend qu’il est éloi-gné de huit cens lieues de Hami. Tous les environsíont d affreux déserts appelles Cbamo ou Gobi. * Hist.générale des Huns, r. ir.

1. PONS, ou Pontes. Voyez dans la liste des Ponts,Farticle Pont de Trajan.

2. PONS , nom d’un lieu de la Scytlaie, selon Jor-nandès, in Geticis , cité par Ortelius.

3. PONS, Pontes , petite ville de France, dans laSaintonge, à quatre lieues de Saintes. Elle est sor unecolline au pied de laquelle passe la riviere de Seigne ouSegne , fur laquelle elle a plusieurs ponts, d’où lui vient

E», ville de Pons, quoique petite, est assezcélébré. Elle étoit environnée de fortes murailles, &commandée par un bon château, i e tout fortifié àl’antique. Les Huguenots qui s’en étoienc rendus maî-tres, & qui la tenoient comme une place de furetéy avoient ajouté des fortifications à la moderne , ensorte qu’elle pouvoit pafier pour une place forte. Maisils la rendirent après la réduction de Saint Jean d'An-gely en 16 z 1, à Louis XIII, qui la fit démanteler. Ellese divise en haute ville , qu’on appelle Sain: Vivien &en basse que l'on nomme les Aires , ou Saint Martin.II y a trois églises paroissiales, trois convens, trois hô-pitaux & une commenderie de Malthe. * Longurrie ,Desc. de la France , part. 1. p. 161.

Pons a eu ses seigneurs qu’on appelloit Sires. C’estcette ville qui a donné son nom à la plus noble famillede la Saintonge : leurs prédécesseurs y étoienc fortpuissans 6c fort riches. La terre de Pons est soi r etendue,puisque cinquante-deux patoisses, & plus de deux censcinquante fiefs nobles en relèvent Elle a toujours ététenue par des seigneurs de la même maison, úe mâlesen maies, jusqu a la fin du seizième siécle. II y a seu-lement eu quelques annees durant lesquelles ils en ontété dépossédés pat l’autorité royale. Jacques, site dePons, ayant été condamné comme criminel de lefe-majelté ; & ses biens ayant été confisqués au profit duroi, par un arrêt du parlement de Paris, de Fan 1461,son fils Guy, qui épousa Isabelle de Foix , fille deGaston, comte de Foix, & ffEléonor d’Arragon ,obtint une révocation de ce qui avoir été fait contreson pere, & une abolition de ses crimes prétendus ;& il fut remis en possession de ses biens, & particuliè-rement de la fi rie de Pons , dont il ssi hommage au roi.Cest ce que ses successeurs prouvèrent lan rj 3 3 ,contre îe procureur du roi en Saintonge, qui vouloirlcuisit Pons au domaine- Antoine, dernier maie de lamaison de Pons laissa pour héritière Antoinette , ma-riée à Henri d’Albret, baron de Miossens, pere d Henrid’Albret, comte de Miossens & sire de Pons, qui eutplusieurs enfaus , dont il ne reste aujoutd hui aucunepostérité masculine. L’ainé, César - Pbcbus d Albret,maréchal de France, laissa une fille, qui épousant l ecomte de Marsan, de la maison de Lorraine , sojdonna en propre tous ses biens, & mourut fans enfans.Le comte de Marsan devenu propriétaire des biens d?

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