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S. Ouen. On y trouve en outre les monastères des Car-mes , des 'Cordeliers','-des Carmélites, des Urlulines, unprieufé claustral de chanoines réguliers de S. Augustin,du titre de S. Gilles ; un hermïtage, & un hôpital. Sonélection comprend cent cinquante-neuf paroiíles. Lespetites barques qui viennent de la mer, remontent avecreflux près des écluses de cette ville > où le roi Louis leGrandafait creufer& revêtir de pierres un petit port, pourle cours de la Rille, qui entre dans la Seine à la Roque.Pont-Audemer a un gouverneur, un lieutenant de police,Uhmaire, deux échevins, & une maison de ville. Soncommerce consiste principalement en bleds, en laines,& en tanneries. Henri , roi d'Angleterïe , se disanthéritier & régent du royaume de France, unit cetteville au duché de Normandie. André de Villars , depuisamiral de France , la surprit en 1592 pour le parti de laligue. * Corn. Dict. sur des Mémoires drelïés fur les lieux«h 1704.
PONT-AUTOU , bourg de Normandie , avéc unpont fur la riviere de Rille. 11 est situé dans une vallée,cinq lieues au-deffus de Pont-Audertìer, Sc une lieue au-dessous de Brionne, derriere le parc de Tabbaye du Bec.Le vicomté de Pont-Audemer y vient tenir fa jurisdiction.Sc le bailli de la même ville se qualifie bailli de Pont-Au-tou, C’étòit autrefois un ville forte, qui s’étendoít jusqu’àAutou,paroisse située à un quart de lieue au-dessus dansla même vallée, diocèse de Lisieux, fur un ruisseau, nomméle Torrent, abondant en Pinpernos » espece d’anguille ,courte, & de bon goût. Ce torrent a fa íburce dans lavallée , Un peu au-dessus de la Neuville, & entre dansla Ville,au-dessûsdè Pont-Autou.* Corn. Mém. manu -scrits.
PQNT-BEAUVOIStN , ou Pont-de-Beauvoisin ,ville de France , dans le Dauphiné , élection de Greno-ble , fur la petite riviere de Giers ou Guyer > qui séparele Dauphiné de la Savoye, & divise cette petite ville endeux. La partie occidentale est du Dauphiné , Sc l’autreest de la Savoye, II y a une fontaine dont les eaux sont spé-cifiques pour la fièvre tierce.
On croie qu’elle occupe la place de Labisco de l’itiné-faire d’Antonin.
PONT-DE-CAMARÉS , lieu de France , dans leRouergue , au diocèse de V abres, élection de Milhaud.II y a auprès de ce lieu des eaux qui participent du vitriol.Elles purgent & rafraîchissent. Elles ne font guère fré-quentées que par les gens du pays,fans doute à cause de ladifficulté des chemins. * Mém. drejjésjur les lieux.
PONT-CHARRA, bourg de Fiance » dans le Dau-phine. Ilcstsitué vis-à-visduFort-Barrautjde l’autrecôtéide l’Isere. Proche de ce bourg, fur une côte , on voit unmonastère d’Augustinsdéchaussés, appellé Villars-Benoît.Ce couvent, qui est le premier de la congrégation deFrance, fut fondé Fan 1596 par Guillaume d’Avançon ,archevêque d’Ambrun , & prieur commendataire duprieuré de Villars-Benoît, donc il leur avoir cédé unepartie de la mense, par la permission du pape ClémentVIII, le 13 de décembre 1J9J. Le pere Matthieu Lorrain,Sc le pere François Amet de Montargis, tous deux pro-ses de la congrégation des Augustins déchaussés d’Italie,en prirent possession l’année suivante, vers le mois dejuillet, du consentement d’AndréFirtzani, qui étoit alorsgénéral de tout i’ordre des frétés Hermites dé S. Augu-stin. C’est à présent une maison complette , & assez bienbâtie, d où l’on découvre le fort de Montmélian , & labelle vallée de Gràisivaudan, fertile en vins, bleds, pâtu-rages Sc bois, avec des mines de fer.* Cor». Dict. fur desMémoires dressés fur les lieux en 1707.
PONT-CHARRAUD, bourg de France, fur les con-fins de l’Auvergne, au diocèse de Limoges, élection deCombraillcs. C’est une paroisse situcé dans un vallon en-touré de montagnes, SC dont le terroir est assez bon pourle seigle & pour lé bled noir. La petite riviere de Crusepasse à Pont-Charraud. II s’y fait un petit commerce debrebis Lc de moutons. Les habitans vont travailler dans lesprovinces voisines. Il y a dans cette paroisse une forêt »qui appartient à trois particuliers.
PONT-DU-CHASTEL , ou PoNí-nu-CîiATEAd ,*°nsGaJîelli. Petite ville de France , dans F Auvergne ,Comme cette petite ville est plus prochefie Clermontque Maringue, Sc par conséquent plus com-
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mode pour le commerce qui fe fait par eau, d'Auvergne àParis, la ville de Pont du Château devient tousles joursplus considérable aux dépens de Maringue. La seigneuriede cette ville a appartenu au Prince Alphonse , & aprèslui aux dauphins de Viennois. Humbert Dauphin donnale Ponc-du-Chastel,& plusieurs autres seigneuries, à Guil-laume Roger, seigneur de Chambon Sc de Saint-Exu-peri, le ry septembre 1345. Cette donation fut confirméepar leitresdu roi Philippe de Valois, données à Poissy le14 novembre 1665. Cette terre est venue par successiondans la maison de Montboîssier-Caniîlac, & a été érigéeen marquisat. * Piganïol , Description de la France, t. 6.jP- 3 54*
PONT-CHATEAU. Voyez. Pont-du-Chastel.
PONT-AUX-DAMES » abbaye de France, de l’ordréde Citeaux, diocèse de Meàttx. Hugues de Châtillon »Comte de Blois, Sc depuis comte de S. Paul-, fonda cettemaison lan 1236 pour des religieuses, & fit venir lespremieres de l’abbaye de S. Antoine de Paris. Ce mona-stère fut d’abord établi proche du Pont de Couiliy, sor lariviere de Morin , d’où lui vient le nom de l’abbaye dúPont simplement, ou du Pont Notre-Dame, comme onFappelloic dans son origine. Trois ans après, on le trans-féra où il est aujourd’hui, dans le village de Rues, qui àperdu par là son nom. Le fondateur donna trois cens ar-pens de bois dans la forêt de Crecy obtint des com-munautés des villages, qui y a voient leurs usages , d’enfaire cession. Plusieurs fëigneursde Châtillon ,1e roi Char-les le Bel, & Jeanned’EVreux, son épouse, en sont bien-faiteurs. Le fondateur qui mourut lé 9 avril 1249 , y socetiterré dans le chœur , áussi-bien que Marie d’Avenes ,son épouse. Dans la même église sont aussi inhumées lesentrailles de Blanche, duchesse d’Oiìeans. fille de Char-les le Bel, Sc deux autres enfans du même prince mortsau berceau. Cette abbaye a eu des abbesses d’un rang di-stingué ; sor-tout depuis le tems du concordat. Plusieursdames en ont aussi été tirées pour gouverner d’aurres ab-bayes ; mais la principale gloire de cette maison consistedans la grande régularité , qui y a toujours été observée ,Sc qui s’y pratique encore. On y conserve plusieurs reli-ques, dont les pins remarquables sont de S. Eloy , desainte Godeberte , S. Tresain, sainte Fare, sainte Julc ^sainte Telchide, tous saints Sc saintes de France. * BijhMeld. eP a lia.
PONT-DU-DI ABLE, pont dans la Suisse, au cantond’Ury, à une lieue de Geslinen, le chemin conduit à unpont de pierres d’une hauteur surprenante , d’une feulearcade, & dont les deux pieds rfi^osent sur deux rochersextrêmement élevés, aubasdesquels coule la Reus parmides rochers. On a de la peine à s’imaginer comment on apu bâtir là un pont. Aussi, dit-011 dans le pays , que c’estun ouvrage du Diable; c’est pourquoi on l’appelle com-munément Teujfelsbruk., c’est-à-dire le Pontdu DïabU’ iSc l’on rapporte une fable à ce sujet. * Etat & Délices delaSuiJfe , t. 1. p. 413.
PONT-ELIE» Voyez. Pontarlier.
PONT L’EVEQUE . Pons Episcopi , petite ville d*France, en Normandie , avec bailliage * vicomté, éle-ction , maîtrise des eaux & forêts, gouverneur , lieute-nant de police , maire, Sc autres officiers de ville.est située fur la Touque, à dix lieues de Caën , à sep 1Pont-Audemer, à quatre de Lisieux, à deux dU boiirg dTouque, & à trois de Honfleur Sc de la mer, Sc rou^ouverte, fans murailles ni forteresse. Son église P a .^ 0l Lsiale, dédiée à saint Michel, est bien bâtie, ôc a dixde chaque côté de sa longueur. Elle est assez belle >assez propre ; mais plusieurs de ses ornemens son 1meures imparfaits. La Calone entre dans la Touqu^ ^dessous du chœur de cette église, ôc une autre P et ‘ f eSviere coule près de l’hôpita 1. Le mottasteredes . ^vctsede saint Dominique est dans la grande rue , fl 111 ^,oulmstoute la ville, où l’on voit plusieurs ponts, Scd^ sà eau. Cete ville est renommée par ses bon 5 * c ® ra D ’dont on debire un grand nombre tous les lundisgros marché. Les Foires de la saint Michel Sc de laMartin contribuent fort à faire valoir soncomme^*territoire consiste principalement en hertóges ^ ^
ries, ou Ion nourrit quantité de gros betan, 7terres à grains, Sc des arbres à fruits. Son e
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