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Tome quatrième. M - P.
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PON

dans le.Dans les terres,^ Pont Po- <:

lémonia-

-Bœnajsa ,

Sebaftopolis ,

Tebenda ,

Amafia ,dans le i Chologi ,

Pont Gala-J Etonïx ,tique, \Piala ,

1 PleuramisouPlcumaris ,

! Pwk,

Sermuta ,

Comana Pontica ,

.Eudoxiana.

ç Gozalina ,

5 uaiphus,

Carvanis ,ìarbanijsa,dblata ,

Neocœsarea ,

Saurania ,

Megaluàa ,que, ,

Danati ,

Sebajlia ,

I Mesorome »

Sabalia ,

L Megalojjus.

ÇZephyrium ,dans leV »

Pont Cap- yOocalia ,padocicn , ^Cordyle ,

ÌAJtba,

/ Mardara,\jCctmurijarbum.

Les notices ecclésiastiques ne connoissent que deuxprovince du Pont ; la piovince du Pont ou de Bithy-nie, & la province du Pont Polémoniaque. La noti-ce d'Hiéroclès met dans ces deux provinces Jes évêchésíuivans:

|" Chalcedon,Nìcomedia ,Prinetus ,

E lenopolis,Nicœa .Bajîlinopoliî,Cius,

Dans la province du Apamea ,Pont, ou de Bithynie fVw/ù 1 ,

| Cœsarea ,Apollon-as ,Dascilium ,Neocœsarea ,Adriani ,Regetataios ,, Regodorie.

Dans la province duPont Polémoniaque, .

Neocœsarea,JZomana ,Polemomim ,\Cerasus ,

T rapezjus.

t

è ?. PONTUS, fleuve de la Macédoine, près de laville de Sintia, selon Etienne le géographe, Orrelius ditque Nicander, i» Theriacis , le met dans la Thrace ,aux confins de laquelle il couloir. II avoir fa source dansles montagnes de l’IUyric : il cou roi r du nord au sud. enserpentant, & se jettoit dans le Strymon, un peu au-dessous de la ville de Scotusa. C’est ce même fleuvequ'Elien, ( Hifl. an\m. I. 9. f. ro.) dit être dans laMedie, & dans la Péonie, m Medica & Pœonìca regio-ne. * Atlas, Robert de Vdugondy. >.

4. PONTUS , fleuve que Galien , ( de Simpl. Me -dicam. ) place dans la Scythie. Aristote & Antigonusfont auísi mention de ce fleuve, qui doit être le mêmeque le précédent. * Ortel. Thés,

PON 104 s

j. PONTUS. L’auteur de la vie de saint Aníelmedonne ce nom à une contrée voisine de la Flandre, & ilest aussi parlé de cette contrée dans la vie de saint Ri*quiet, où elle est nommée Pontina Regio . C’est pré-sentement le Ponthieu. Voyez, ce mot. Cette même con-trée est appellée Pontinorum Oolum dans la vie de saintGéofroi d Amiens.

6. PONTUS. Les annales de Gueldre * dit Oíreliui *donnent ce nom à un canton de la Gueldre, au voisinagéde la ville de ce nom: il ajoute qu’ily a encore aujourd’huiun village qu’on nomme Pont.

PONTUS - CAPPADOCICtfS ou Cappadócius,Voyez. Pontus. n. z.

PONTUS EUXINUS, Pont-Euxín , Sc plus cottemunémcntlaMER-NoíRE ,merd’Asie, & qu’on nommesroit plus proprement un lac qu’une mer, parce qu’elléest enfoncée dans les terres , comme dans un cul de-sac.Pline, /. 4. c. 1 z. dit que cette mer s’appelloit autrefoisAxENus,qui veut dire inhospitalier , selon PomponiusMêla, l. 1. c. icf. qui ajoute que ce nom lui avoirété donné à cause de la barbarie des peuplesqui habitaientfur ses bords ; mais que ee nom fut changé en celuid’EuxiNus, lorsque ces mêmes peuples furent devenusplus humains par leur commerce avec les autres nations»Cette mer est entre la petite Tartarie & la Citcassieau nord, la Géorgie à rodent, la Natolie âu midi 5Sc k Turquie d’Europe à l’occídent. Elle setend en lon-gueur depuis les 45 deg. 1 2 min. de longitude , jusqu’aû60 deg. 10 min. en largeur, environ depuis les 40 deg.iz min. de latitude septentrionale, jusqu’au 45 deg.quoiqu'en certains endroits elle avance bien au-delà,'Pline, / 4. c. 12. lui donne la figure d’un arc* fcythique,Strabon,/. 1. c. 125 Sc Agathémérc, Geogr. I. r. c. 14»disent la même chose : sur quoi le pere Hardouih remar»que que la partie méridionale , en la prenant depuiSChalcédoine jusqu’au Phase, représentoir la corde decet arc , & id cote méridionale formoit comme les deuxbranches , dont les deux courbures croient représentéespar les deux golfes qui sont fur cette côte , parce queTare scytique avoir la figure du 1íyy.a. des Grecs. Cettemer a encore eu divers autres noms. Elle est nomméePontus Amazonìus par Claudien : Pontus-Scytbicui parValermsFljccus:,ScjfhíÉW-bwwj pat MarrianusCapellaíPontus-Tauricus par Festus-Avienus : Mare Cmme-rium par Hérodote & par Orosc : Mare Colchicum parStrabon : M art Caucajeum par Apollonius : Mare Pon~licum par Strabon, par Tacite ôc par Plutarque : Phasa^num-Mare par Aristide : Sarmatkum-Mare par Ovide iMare Boréale par Hérodote. Procope dit que les Gothsl’appelloient Tanais. Aujourd’hui les Italiens la nom*»ment Mar-Majore ; les Turcs lui donnent le nom deKara-D gnífì ; & les François celui de Mer-No'ire. Acette occasion, Tournefort, Voyage du. Levant , lett.16. remarque que la mer Noire n’a rien de noir , poufainsi dire, qne le nom. Les vents n’y soufflent pas avecplus de furie, & les orages n’y font guère plus fré-quens que fur les autres mers. Le fable de la mer Noireest de la même couleur que celui de la mer Blanche,& ses eaux en sont aussi claires. En un mot si les cotesde cette mer , qui passe pour si dangereuse, paroissenîsombres de loin, ce sont les bois qui les couvrent, oule grand éloignement, qui les font paroîrre commenoirâtres. De Tournefort ajoute qu’il a éprouvé , pen-dant un voyage fur cette mer, un ciel beau Sc serein ;ce qui l’obljgea de donner une espèce de démenti àVa-lerius Flaccus, qui, en décrivant la route des Argo-nautes , assure que le ciel de la mer Noire est tou-jours embrouillé . Sc qu’on n’y volt jamais de semsbien formé. 11 y a apparence qne dans l’état de perfe-ction où l’on a porté la navigation , on y voyageroif au-jourd’hui aussi sûrement que dans les autres mers, íîles vaisseaux étalent conduits par de bons pilotes. Maisles Grecs & les Turcs nc sont guère plus habiles queTiphys Sc Nauplius. qui conduisirent Jason, Thesée& les autres héros de la Grece, jusque fur les côtesde la Colchide, ou de la Mengrelie. On voit pat laroute qu’Apollonius de Rhodes leur fait tenir,route leur science aboutissait. suivant le conseil dePhinée , cet aveugle roi de Thrace , aevirer ïes écueilsqui. se trouvent sur la côte méridionale de la tuer Noire,