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à k mer vers Test. Le rraversier est le vent du nord-est.* Michelot, Portulan de la Méd. p. 64.
1. PORT-AU-PR. 1 NCE, ou Portdu Prince . ainsinommé en 1706, par M. de Saine André, capitainede vaisseau , du nom de son navire. 11 est situé à la côteoccidentale de Piste Espagnole, à sept ou huit lieuesau nord de Leogane, & à deux lieues du cul-de-fac.11 est très-íur & très-commode, & quelques 11ns croientque c’est le même que les Espagnols avoient établi sousle nom de Santa Maria del Puerto. Les François nom-mèrent d’abord cet endroit {'Hôpital. Un peu plus loinà l’ouest sont trois petites isies, qu’on a nommées lesrrois Maries, & au nord de ces istesily en a sept ouhuit à qui on a donné le nom d’Isles du Prince. Lemouillage y est fort bon par tour, & delà jusqu’auPort-au-prince il n’y a jamais moins de huit brassesd’eau. Lsembouchure de la grande rivière est vis-à-visdes Isles du Prince. * Le pere de Charlevoix , Hisl. deS. Doniingue, t. 2.
2. PORT-AU-PRINCE , Port-du-Prince, ouForto-del Principe", ville del’Amérique septentrio-nale , lu r la côte méridionale de Piste de Cuba, selonCorneille., D id. qui devoir dire fur la côte septentrio-nale , pour parler juste. Elle est située entre Porcalho,à Poccident septentrional, 8c Barracoa , qui est du côtéde 1 orient méridional. Corneille ajoute : Ocxmelin,dans son histoire des Indes occidentales, dit que cetteville a un porc appelle Sainte Marie, & qu'elle estíìcuée au milieu d’une grande prairie , où les Espagnolsont quantité de parcs qu’ils nomment Hatos, dans lesquels ils nourrissent q.iantité de bêtes à corne, pouren avoir le soif & les cuirs. Ils ont aussi beaucoup deMaterias , c’est à-dire des lieux , où les boucaniers scretirent pour tuer des bêres sauvages & y faire sécherJes cuirs. Ces cuirs sont áppellés de Havana, paicequ’on les porte de la ville de Porc-au-Prince à celle deHavana , capitale de Piste.
De Laët, dans fa Descr. des Indes occidentales ,l. 1. c. n. dic que Porto-del-Principe passe pourle quatrième lieu de Piste, & que son porc est fortestimé des navigateurs. Il le met pareillement fur lacôte septentrionale de l’isle , à quarante lieues de SanJago, vers le nord-nord-ouesl. Dans le voisinage dePorto del-Principe, près du rivage de la mer, il setrouve des fontaines de bitume, Monardès en a parlé,c. 5. Ce bitume est noir comme de la poix, d’unemauvaise odeur , & les Indiens s’en fervent contre lesmaladies froides. Les Espagnols en usent pour enduireleurs vaisseaux, & le mêlent avec du soif, pour lemieux étendre. Oviedo , 17. c, 8. parle aussi de ce
bitume : il dit que , quoiqu’il coule de tems en rems,on le tire le plus souvent hors de terre par morceaux.
PORT DU PRINCE > & non pas Port au Prince ,port & ville de l’Amérique, sor la côte septentrionalede Liste de Cuba. Ce port a été ainsi nommé par Chri-stophe Colomb, qui le découvrit à son premier voyagecn 1492. * Le pere de Charlevoix , Hist. de S. Domin-gue, t. 2.
PORT AUX PRUNES, port d’Astique, sor lacôte orientale de l’isle de Madagascar, entre Sahaveh& la riviere de Maroharats. On nomme aussi ce portTametavi. U est situé sous le 18 deg. 30 tnin. de latit.méridionale ; & il donne le nom à une assez grandeétendue de pays aux environs. * Flacourt , Hist. deMadagascar, c. 9.
Le Pays du Port aux Prunes s’étend le long de lacôte de la mer, depuis le port de Tametavi jusqu’àla baie d’Ancongil, nommée aussi Manghabei, qui estsituée pat les 15 degrés. II est bordé du côté de laterre par les montagnes & les provinces des Vohits-Anghombes & Ansianach. C’est un pays riche & fertileen riz & en excellais pâturages. Leshabirans sont bonsnaturellement, ennemis du meurtre & du vol, & fortlaborieux. 11s nourrissent des taureaux & des vachesuniquement pour le laitage & pour les sacrifier, lors-qu’il y a quelqu’un d’entre eux de malade. II n’y aparmi eux que ceux qui savent une certaine prière qu’ilsnomment Mivoreche , qui ont droit de couper la gorgeaux bêtes j en quoi ils sont si scrupuleux , qu’ils mour-loient de faim plutôt que de manger dc la viande d’une
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bete qu’un chrétien ou un autre homme auroit tuée.lis sont tous sortis d’une même race qu’ils nommentZaffehihrahim , c’est-à-dire de race d Abraham- Us neconnoissent point Mahomet, Sc nomment ceux de fasecte Caftes. 11 s connoissent Noé, Abraham , Moyfe&David ; mais ils n’ont aucune connoissance des autresprophètes, ni de Jésus-Christ. Ils sont circoncis, nerravailient point le samedi, Sc ne font aucune prièreni jeûne, mais seulement des sacrifices de taureaux,de vaches , de cabrits & de coqs. Ils sc sentent unpeu du Judaïsme. Us sont hospitaliers , & assistentvolontiers ceux qui sont dans quelque peine. Les esclavesne sont point chez eux en qualité d’esclaves ; mais leursmaîtres les nomment leurs en faus : ils leur donnentmême leurs filles en mariage, quand ils s’en rendentdignes par leurs services. Ils se gouvernent par villa-ges, dont les maîtres sc nomment Philoubei. Us éli-sent entre eux un ancien de la lignée, pour êtrearbitre des autres Philoubei ; Sc chacun exerce fa justicedans son village. 8 ils ont la guerre contre des peuplesqui ne sont point de la lignée, la querelle devientcommune : ils sarment pour sc soutenir; mais si ce sontquelques Philoubei qui ayent la guerre entre eux, ontâche de les accorder, ou on les laisse s’entrebattre. Lesvillages sont mieux situés & disposés qu’en aucun autrepays. Ils sont tous fur le haut des montagnes, quisont peu élevées & très - fertiles , ou le long desrivières, tout entourés de pieux. II n’y a que deuxportes à cette enceinte. L’une est pour le passage or-dinaire, 1 autre regarde le bois, & leur serr pours’enfuir quand ils font attaqués par leurs ennemis,& qu’ils se trouvent les plus soi blés. Us scment leur rizdans les montagnes & dans les vallées, après avoircoupé les bois qui sons pour la plupart des espècesde cannes creuses, que l’on nomme par toute l’isleVoulou , Sc dans les grandes Indes Bambu 011 Matr.bu.Lorsqu elles sont seches, Us y mettent le feu. Cesont les femmes 8c les filles quj sement, ou plutôtplantent le riz;ce quelles sont en Un même jours’asseitìblant pour cela dans tous les villages d e i a con-trée. Elles tiennent chacune un bâton pointu, avcclequel elles font un trou dans la terre & y jettent deuxgrains de riz qu’elles couvrent avec le pied cn dansant8c en chantant.
1. PORT-ROYAL, abbaye de l’isle de France, à sixlieues de Paris, entre Chevreusc & Versailles. C’étoicune abbaye de filles de Tordre de Cîteaux , & qui écoleélective&tricnnale depuis 1629. Elle avoir été fondée en1204, par Eudes de Sully , évêque de Paris, Sc patMathilde, fille de Guillaume de Garlande, seigneurde Livry, & femme de Matthieu de Montmorency,seigneur de Marly. Arnaud s’y étant retiré pendant iincertain tems , auprès de la mere Angélique , fa soeur,qui en étoit abbesse, plusseursecclésiastiques, Sc mêmedes séculiers, l’y suivirent, & y compose,ent diversouvrages françois, qui furent fort recherchés. Elle futdétruite dans le commencement de ce siécle. pat lesordres de Louis XIV. On nomtnoit aussi cette abbayePort-Royal des Champs, pour la distinguer de l’abbayede Port-Royal de Paris , qui étoit un démembrement dePort-Royal des Champs. Ce démembrement fut fait en1627. La fille a succédé à la m ere. On lui a uni lesrevenus de celle-ci, qui étoient de vingt-deux millelivres.
2. PORT-ROYAL, aujourd’hui Annapolis-Roya-ee , ville de l’Amérique septentrionale , capitale deFAcadie , ou de la Nouvelle Ecosse, fur la côte de labaie des Chaleurs. Elle est située à 44 deg. 40 min. delatitude > fur le bord d’un très-beau bassin , qui a prèsde deux lieues de long & une de large. Celui où lesFrançois rétablirent en 160s , ne consistoit qu’en unpetit nombre de maisons à double étage ou peu de gensde distinction habitoient. II ne fubsistoit que par le com-merce des pelleteries, que les sauvages y alloienc échangernpur des marchandises de FEurope. II s’aggrandit unpeu depuis le commencement de 1a guerre de 1689 ,par sabord de quantité d’habirans des côtes du voisinagede Boston, capitale de la Nouvelle Angleterre. U s ’yen jetta beaucoup par la crainte qu’ils eurent que lesAnglois ne les pillassent. Mais en 1690, Williams Phips,
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