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Tome quatrième. M - P.
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k mont Gargan. Certe province servit de titre dansl’onziéme siécle à Robert Guischard Sc a son fils Roger,qui devint roi de Sicile après la mort deson oncle. Les La-tins la nommoient anciennement Apulia. Voyez, ce mot.Aujourd'hui les Italiens rappellent la Titglia . * La Fo-rêt de Bourgm , Géogr. hili. t. z. p. ppp.

POULAVA , ou Poutow, nom d’un château de Polo-gne, à deux lieues du village Wisiokikoìo, en allant deVarsovie à Léopold. II eít situé sur le sommet d’unepetite montagne, Sc passe pour la plus belle pièce mo-derne de ce royaume. Le château est bâti à l’italienneSc embelli de peintures au dedans.de vestibulesexhauffes,d’ornemens de marbre, avec un salon au milieu, &très bien pratiqué pour fa petitesse. Oh voit au dehorsdes terrasses avec des balullrades, des jardins propre-ment entretenus, un escalier à perron, Sc un portailqu’on peut dire magnifique. Ce château appartient à lamaison Lubomtrsky. * Com. Di Ct.sur les Mém . dit Che-valier de Beaitjeit.

POULDAVY, ou Poldavid, port Lc ville de Fran-ce, dans laBasl'e-Bretagne, au fond de labaie de Douar'nenez, Sc vis-à-vis de liíle de Tristan. * Jaillot, Atlas.

POULI, petit pays de la Tartarie. C’éroit un royau-me du tems des premiers Kans, Le roi demeuroit dansune vallée de même nom. 11 est éloigné de 9530 lide Signanfou, de 3396 vers le nord du gouvernementChinois, de J40 vers Lest de Chao-Tche ou Yerken, deppo au nord de Sole 011 Kaschgar, de J40 à l’ouest duroyaume de Vou-Loui. Au midi il confine au pays deTse-ho & de Si-Ye. Les peuples ont les même mœurs.On y comptoit fous les premiers Kans,6;c> familles,j 000 personnes, 2.000 Soldats. * fjijt. génér. des Huns.

POULIGNY, Tolcmmacum , bourg de France, dansle Berry , élection de Blanc.

POÛLLA1NES, bourg de France, dans le Blesois,élection de Romorantin.

FOULLE , bourg de France, dans le Beaujoîois, élec-tion de Vílle-Frariche.

POULO. Plusieurs écrivenr ainsi conformément à laprononciation françoise, le mot Fitlo, dont les Portu-gais se servent dans les Indes, pourdire uneifle.Voyez.PvLo.

POULTIERS , Pulteriense monajlerium , abbayed’hommes en France, de l’ordrede sainrBenoîr, congré-gation de Saint Vanne, dans la Bourgogne au diocèse deLangrcs, fur la rive gauche de la Seine, entre Mussy-rEvèque au nord, & Chârillon-sur-Seine au midi. Ellefut fondée dans le neuvième siécle par Gérard de Rous-sillon, Pun des plus puisians princes de son tems & parla princesse Berthe,fa femme : ils y ont chacun leur tom-beau dans le sanctuaire, l’un d’un côté, l’autre de l’au-tre, avec des inscriptions récentes qui marquent leurmort à Pan 890. L’épitaphe de leur fils Thierry, qui estsor le pavé devant le grand autel est bien plus ancienne& paroît être du dixième ou onzième siécle. Devant lemême autel se voient les restes de lepitaphe d’une dameillustre, encore bien plus ancienne, rapportée par DomMalienne en son premier voyage littéraire. On assureque le pape Jean VIII, étant venu en France, en sit ladédicace peu âpres fa fondation. Cette maison n’a riende son ancienne splendeur. La situation en est très-belle& très-agréable, le jardin est grand & comme partagépar trois canaux, dont la rivière de Seine en est un. Lesanctuaire de l’église paroît être de la premiere fonda-tion. II est pavé en partie de marbre blanc, & autour deLaurel > on voit plusieurs petites colonnes de marbre ;ce qui fait juger avec combien de magnificence cetteéglise avoir été construite. Le monastère est soumis im-médiatement au Saint Siège : le revenu de l’abbé est dedeux mille livres par an. * l’Abbé Lebeus.

jP-OULTON, bourg d’Angleterre, dans la provincede Lancastre. On y tient marché publie. * Etat ■présentde la Grande Bretagne , r. 1.

POUNTUN, forteresse de la Chine, dans la pro-vince de Chekiang, au département de Chinxan, pre-mière forteresse de la province. Elle est de j d .6 m. plus° r 'cntale que Péking, sous les 28 d. 10 min. de latitudeseprcntrio na ] e . * Atlas Sinenfis.

POUREIN 011 Pourain , village de France , audiocèse d’Auxerre, dans sélection de Tonnerre, géné-ralité de Paris, & non pas du diocèse de Langres, comme

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I’a marqué le dictionnaire universel. Ce lieu est renom-mé dans l’histoire d’Auxerre , comme étant une desparoisses subsistantes dès le sixième siécle sous le nom dePulverenus, de laquelle dépendoient alors plusieursaunes, qui ont été érigées depuis dans le voisinage. An-gelelme, évêque d’Auxerre sous Louis le Débonaire, ladonna aux chanoines de la cathédrale pour les encoura-ger à la pratique de la vie commune, qui venoit d’êtreétablie au concile d’Aix-la-Chapelle. Heribald,autre évê-que , leur donna des vignes au même lieu & à même fin.L’évêque Jean, fur la fin du dixième siécle, y ajouta Lé-giste qui est sous le titre de saint Serge & de saint Bâche,&enfinsevêqueRobert,au onzième siécle,affranchit cettererre de certaines servitudes. Elle n’est éloignée d'Auxerreque de trois lieues vers le couchant. 11 y a quelques terressablonneuses qui peuvenr avoir donné le nom au lieu.PPfi. de l’évêché d’Auxerre. II y a au bas de la monta-gne où l’église est située, une fontaine minérale.

FOURRIERES , Caftrum Porrera , bourg deFrance , dans la Provence , au voisinage de la villed’Aix. C’esl le lieu où Caius Marius remporta une célè-bre victoire fur les Teutons Sc les Ambrons. On y voieencore les trophées, qui fuient élevés à l’honneur de cegrand capitaine Romain, en mémoire de fa victoire.Henri III érigea cette terre en comté fan iy8i. Elle adepuis été honorée du titre de marquisat. Son égliseparoissiale est sous l’invocatjon de Notre-Dame du Bois,Beats, Maris de Bosca ou de Saltu. En J J 78 les Mini-mes Rétablirent dans ce lieu.

POUSANGES, petite ville de France, dans le Poi-tou , élection de Thouars.

POUSIN , ou le Pouzin , petite ville de France, danslé Vivarais, fur la rive occidentale du Rhône , entre laVoulte Sc Baix, presque vis-à-vis de Livron Sc deLauriol.

POUSSOL, ou Pozzuoio, ville d’Italie,au royau-me de Naples, à huit milles à l’occident de cette capita-le , au bord de la mer fur une basse pointe. On la nom-rnoit anciennement Puteoli. Voyez, ce mot. Cette villeeít bien déchue de ce qu’clle éroit autrefois. Les guerres,les tremblemcns de terre , les assauts de la mer Pontpresque entierement détruite. Quantité de superbes ma-sures témoignent encore son ancienne magnificence; &la douceur de Pair qu’on y respire, l’agrément de la situa-tion , l’abondance des eaux les plus excellentes, & lafertilité de la campagne sont voir que ce nétoit pas fansraison que les Romains faisoient leurs délices de ce lieu >& y employoient une partie de leurs richesses en bâtimens& en jardins de plaisance. A la vérité on ne peut rienvoir de si charmant que l’assiette de ce lieu : rien de sibeau que son port ; Sc l’on ne peut rien «'imaginer deplus agréable que la colline qui commence vers Pozzuo-lo, & régné le long de la mer qui en bat le pied. Cettecolline devoir recevoir un nouvel ornement des maisonsde plaisance de Cicéron, de Néron, d’Hortensius, dePison , de Marins, de César » de Pompée > de Servilius »Sc de tant d’autrcs. De plus, la mer est si tranquille dansce quartier, qu’on croit voir une rivicre. Enfin tour y estsi riant, que les poètes ont feint qu’Ulysse s’arrêta dansce lieu, dontles délices lui firent oublier les travaux Sc lespérils auxquels il avoir été exposé. * Journal d’nnvoyag ea Italie, p. p pi.

Les Romains envoyerent pendant quelques années unpréfet pour gouverner cette ville, Sc ils y établirent en-suite une colonie. Elle devint alors une place importan-te , soit pour fa grandeur, soit pour fa force, à cause àcses murailles & de fa situation fur une "colline ou si"' l,nrocher dans la mer, n’y ayant qu’un seul passage étroitavec un pont pour y rentier. Quoique la mer ait mmergé une partie de cette ville, on y trouve cepondandivers monumens de fa splendeur. Presque joignant 1 e-glise de saint Jacques, on trouve les ruines d'un amphi-théâtre bâti de pierres de raille, de dont les arenesavoient cent soixante & douze pieds de long, si ,r qnaire-vingt-huit de large. 11 étoit au milieu de l’ancienne ville.Joignantl’amphithéatte auquel ceux de Foiissol donnentfans beaucoup de fondement le nom de Colisée, on voitde grandes ruines presque toutes enterrées, e peup ecroit que ce sont les restes d’un labyrint e, maïs 1 k

pourroit faire que c’étoit un

réservoir. La cathédrale est

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