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Tome quatrième. M - P.
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Veau à cieux longueurs de cable loin de terre ; maistout auprès il y a trois braíTes d eau. Lorsqu’on veutmouiller du côté d u nord-est de cette ifle fous la vil-le, il ne faut pas s’approcher à plus d’un quart delieue de la plage , parce qu’il n’y a pas beaucoup d’eau.On doit rester fur une ancre , à moins qu’on ne veuilles’affourcher fur deux. On y est fort bien pour lesvents depuis le fud-est-fud iusqu’au sud-ouest. 11 y aà craindre du nord 8 c du nord-est, qui y donnent àplein .*■ Michelot, Port. de la Médit. p. i iy.

PROCLAIS, selon Ptolomée, /. y. c. i. & Pro-clis , selon Arrien , dans son Périple de la merRouge , p. 27 & 28, C’est une ville de l’Inde, en-deçàdu Gange.

PROCLÉ , ville de Lydie, selon Etienne le géo-graphe.

PROCLI-VALLUM. J>Vz.Patrocli.

PROCL1AN. Voyez. Scardonxus-Lacus»

PROCLIS. Voyez, Proclais.

PROCLONIUM, lieu de la Thessalie, selon Orte-lius , qui cite Héfyche.

PROCOBERA. Voyez, Porcifera.

PROCOLITIA , ville de la Grande-Bretagne. 11 enest parlé dans la notice des dignités de l’Etnpire , Setí.65. '8c Cambden juge que c’est présentement Cole-’CESTER , dans le Nortbumberland.

1. PROCONNESUS , isiede laPropontide, vis-à-visde Cyzique. Pline, /. y. c. 32. dit qu’on l’appelloitaussi Klaphonnejus 8c Neuris. Le périple de Scylax,

р, 33. paroît d’abord contredire ce témoignage, en cequ’il fait de Proconnefus une isle différente de celled’Elaphonnefus ; mais Strabon > /. 13. p. y88. leveladifficulté, en nous apprenant qu’il y avoir deux isiesProconnefus , Tune surnommée la nouvelle , Sc l’autrel’ancienne , 8 c séparées fans doute par un petit canal,C’esi de ces isles qu’on tiroir le marbre appelle le mar-bre de Cyzique.

2. PROCONNESUS. II y avoir un siège épisco-pal ; car parmi les évêques qui souscrivirent au concileA’Ephese, tenu l’an 43 r, on trouve Joannes Procon-nefi. * Harduin. Collect. conc. 1.1. p. 1426.

PROCOPIA. Busbec donne ce nom à la Cherson-nèfe Taurique ; mais je crains > dit Ortelius, qu’il n’yait dans ce mot quelque faute de copiste. Peut-être,ajoute-t il , faut-il lire r recopia de Precop, nom quel’on a donné à l'isthme de la Chersonnèsc Taurique,& à la ville qui y est située. Herberstein, de rébusMoscovit. est de même sentiment.

PROCOPIAS , nom de lieu » dont il est fait men-tion sor une médaille de l’empereur Adrien , rappor-tée dans le trésor de Goltzius, 8 c Ortelius remarqueque Félix Petancius fait mention d’un lieu qu’il appelleMagna Villa Propopïana , qui pourroit être la mêmechose.

1. PROCRUSTES, lieu qu’il semble que Plutar-que, in Romulo , mer au voisinage d’Athenes.

2. PROCRUSTES, peuples barbares > dont parleSidonius Apollinaris dans le panégyrique de Majo-rantis.

PROCUR1 Cl VIT A S , ville de l’iíle de Taproba-ne. Proîomee, l. 7. c. 4, J a place sor le grand ri-vage, & dit qu’elle étost située sor un promon-toire.

PRODANO , Probeno , Probino , ou Prote ,iíle sor la côte occidentale de la Morée, dans le golfede Zonchio. Elle s’étend du nord au sud, depuis l’em-bouchure du fleuve Cardia ou Selas, jusqu’à la hau-teur du vieux Navarin.

PROECONNESUS. Voyez Proconnesus.

PROERNA , ville de Phthiotide, selon Strabon , /.9.p. 434. II paroît par un passage de Tite-Live , /. -6,

с, 14. qu’elle étoic aux environs des Thermopyles. VoyezProana.

PROFASIA, ville de I’Asie-Mineure, dans la Lydie,félon Etienne le géographe.

PROFUNDUS PORTUS. Diodorede Sicile,/. i 9 .«sonne ce nom à un port voisin de la Bœotie.

. P^OGNÉ , ifle que Pline , /. y. c. 3 I. met aux en-virons de celle de Rhodes. Le nom de Progné lui avoit

été donné , à cause de la quantité d’birondelles qu’on yvoyoit.

PROJECTION , subst. fem. Projection en géogra-phie est la courbure des méridiens, selon laquelle ceslignes se rapprochent l’une de Vautre, à mesure qu’elless’écartent de Véquateur, pour s’approcher de l’un ou dcVautre des deux pôles. Ceux qtri auront lu avec attentionce que j’ai dit aux mots Equateur , Méridien &Parallèle , comprendront que Véquateur est un cercleperpendiculaire à un axe, que Von suppose passer patle centre de la terre, 8c par les deux pôles. Par con-séquent chaque point de Véquateur est à égale distancedu point central de chaque pôle. Donc toutes les li-gnes droites que l’on peut tirer de Véquateur à ce pointcentral sont égales. Cela est exactement vrai fur unglobe fait avec une extrême justesse. II n’en est pas demême de la mappemonde , 8c des cartes tant généralesque particulières, pour peu qu’elles contiennent un paysun peu grand. C’est Vusage que dans les cartes le mé-ridien du milieu est droit. Les autres ont unCj inclinaisonvers lui, à proportion de leur éloignement de Véqua-teur. L’optique demande ce changement ; comme toutesces lignes sont terminées par deux parallèles > il s’ensoitque la ligne droite, qui est celle du milieu, est pluscourte que toutes celles qui sont des deux autres cô-tés , puisqu’elles sont courbes.

Sur Véquateur, qui est de 360 deg. il est libre demarquer chacun de ces deg. séparément, 011 de ne lesmarquer que de dix en dix, pour ne pas faire un hé-misphère trop noir & trop confus. Or que du pointfinal de chaque dixième degré de Véquateur, on tireune ligne jusqu’au point central du pôle, il arriveraque chaque espace, enfermé entre des lignes, fera untriangle , dont le côté commun avec Véquateur sera dedix degres, & les deux autres , chacun de 90 degrés,sc termineront à un point qui est le pôle, selon la sup-position faite. 11 y a donc depuis Véquateur jusqn’aupôle une diminution progressive dans chacun de cesTriangles. Ce rapprochement des deux méridiens, commeje viens de dire, est égal dans la réalité Sc fur k globe;mais l’optique demande que le méridien du milieu dîmecaste, étant une ligne droite, le rapprochement desautres lignes ne se fasse que par une courbure, que J’œilleur prête en cette occasion, & c’est ce rapproche-ment que nous appelions id projection.

Si la projection 11’esl pas très-exacte , la carte esttrès-vicieusc. Pour entendre la proportion que cettediminution doit avoir depuis Véquateur jtisqu’au pôle,il faut sc souvenir de ce que nous avobs dit ailleurj,que chaque cercle, grand ou petit, sc divise en 360degrés. Cela est commun à tous les cercles quelconques,ll's’enfnit délà que, si un grand cercle 8c un petit sontégalement divisés , les divisions du petit, à proportionde la différence totale qu’il y a entre les deux cercles,quoique Véquateur soit plus grand que tous les parallè-les qui sont entre lui 8c les pôles, on les divise cepen-dant tous également, chacun en 360 degrés. II fautdonc qu’un dégré de Véquateur soit plus grand quecelui du parallèle qui fuit, & celui-ci plus grand quecelui qui le fuit immédiatement, 8c ainsi à proportionjusqu’au pôle , où les 360 deg. sont réduits à un seulpoint.

Pour trouver cette proportion , on divise chaquedegré de Véquateur en 6c min. chaque minutes en 60secondes , & chaque seconde en 60 autres parties ; maiscette extrême précision ne scroit presque d’aucune uti-lité , & l’artention qu’on y feroic ne produiroit qu’uneexactitude embarrassante, dont l’effet ne scroit presquepas sensible dans la pratique. Cependant, pour la sa-tisfaction de ceux qui aiment ces calculs rigoureux,je les mettrai dans la table qui fuit dans cet article-

J’ai dit qu’un petit cercle a autant de degrés q u L,ngrand : & que chacun de ses degrés a le même nom-bre de minutes, que chacune de ses minutes contient!soixante secondes, 8c ainsi du reste. Pour avoir unequantité qui serve de mesure à toutes les autres, onprend un degré de Véquateur , qui a, comme on vientde dire, soixante parties appellées minutes, 8c on ap-plique ces minutes sor le parallèle suivant de degre endegré ; il se trouve alors que ces minutes ou foixantie-s