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de ces étangs fournit assez d’eau pour arròfer íescampagnes de plus de soixante Peuplades. Comme leriz veut toujours avoir le pied dans Peau , jusqu’à cequ’il ait acquis fa parfaite maturité, lorsqu’après lapremiere récolte il reste encore de l’cau dans lesétangs, on fume les terre , & on les ensemence denouveau. Tout le temps de l'année est propre à fairecroitre le riz , pourvû que l’eau ne lui manque pas.
* l.eltre édf t. 13. /;. 4.
VAIHING, Voyez Baiennï.
VAILLY, Baronnie & Châtellenie de France,'dans le Berry , au Nord, & Election de Bourges.Cette Terre a eu des Seigneurs particuliers, qui enpcrtoient le nom avant l’an 1275. Elle passa ensuitedans la Maison de Sancerre, puis dans celle de Beuil,Com tes de Sancerre. Elle appartient aujourd’hui à laMaison de Bourbon-Condé. II y a à Vailly un Prieu-ré & des eaux minérales.
VAINEN , Ville d’Allemagne , dans la dépen-dance de l’Eîecteur Palatin. Voyez VEINHEM.
VAIPICOTA- Voyez VaypicOTA.
VAIPiN. Voyez Vaypin.
VAIRE , Bourgade d'Italie , dans l’Etat deGênes , selon Corneille. II ajoute que ce lieu estdans l’Apennin, à trois lieues de la Ville de Gènes,8c que les Latins le nomment Maira & Valhs-Regia. Baudran , de qui , fans doute, Corneillea emprunté cet article , ne cite aucun garant.Ce font, je crois, les seuls Géographes qui en fontmention. Peut-être est-ce Varagio qu’ils ont vouluhabiller à la françoise.
VAIRON, petit Pays de France, dans la Tou-raine. C'est dans ce Pays fertile 8c agréable qu’est si-tuée la Ville de Chinon. * Longuerue , Descr. de laFrance, part. 1. p. 107.
VAIS ON, ou VASlO, Ville de France, dans làProvence, au Comté Venaissin, dans la dépendancedu Pape. Cette Ville, dit Piganiol de la Force,Description de la. France , t. 4- p • Est fur Loveze ;
& du Verdier s’est lourdement trompe, quand ll a ditque Vaison étoit arrosé par la Sorgue. Corneillefe trompe aussi en nommant cette rivière Louvèse.Vaison, autrefois la Capitale des Vocontiens, a étéune des plus grandes Viles des Gaules, & du nombrede celles qu’on appelloit A'arfír a£tz, c’est-à-dire alliéesdes Romains,comme nous l’aprenons de Pline. Elle estdans une plaine & dans une belle situation, comme onle volt par ses ruines , qui s’étendent l’espace d’unelieue. Son Eglise a été sondée dès que la ReligionChrétienne fut prêchée en ce Pays-là. Son EvêqueDaphnus envoya un Député au Concile d’Arles Part314. & il est appelle Episccpus F'asenjis , au lieu dejFaJìonenjìs. Ses Evêques font depuis nommés en plu-sieurs actes & monumens Ecclésiastiques. On a tenuen ce même lieu deux Conciles dans le sixième sié-cle .- ensuite cette Ville a été ruinée par les Barbares :on ne stit pas en quelle année ni comment cela s’estfait, à cause du silence que gardent sur cela les an-ciens Ecrivains. On attribué la ruine de cette Villeaux Lombards d’Italie, qui, fur la fin du sixième sié-cle,ayant passé par les Monts, ravagèrent cruellementles Pays qui font entre le Rhône 8c les Alpes : il y ena qui assurent que ce font les Sarazins qui ont achevéde détruire cette Ville. * Longuerue , Descr. de îaFrance, part. 1. p. 380.
A la place de l’ancienne Ville de Vaiíon, on a bâtila nouvelle fur une montagne ; mais ce n est qu’uneméchante bicoque , qui n’est ni peuplee ni fortifiée ,& dont l’Evêque a si peu de revenus , qu il y a plu-sieurs Curés qui en ont davantage. Les ComtesGéo'roy & Bertrand , donnerent cependant dansle dixieme siécle la moitié de la Seigneurie deVaison à l’Eglise Cathédrale de cette Ville , sousle régné de Conrad le Pacifique. Le Pape Pas-chai II. au commencement du douzième siécle a faitmention de cette donation dans une Bulle accordéeà certe Eglise l’an 1108. dont les Evêques ont eulong-temps la Seigneurie entiere ; mais les Papes enont la moitié, ayant succédé au Comte de L oulouse,qui avoir uni au Comte de Venifíe la moitié de laSeigneurie de Vaison, dont ils croient les maîtres ;
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& c’est eux qui ont fait bâtir le Château qui est &u hautde la montagne íùr laquelle est le nouveau Vaison.
VAISSEAUX, f l’íste aux J Iíles de PAmériqueseptentrionale, sur la côte de la Louisiane. CetteIsle est située dans le Golfe compris entre les em-bouchures du Miffiffipi & de la Mobile, & vis-à-visde l’ancien Fort de Biloxi. II y a un Port qui afervïdans les premiers temps de rétablissement de la co-lonie, & lorsque le principal Fort des François étoità Biloxi. Ce Port a quatre ou cinq brasses de profon-deur. On P avoir abandonné dans la fuite, tant à causeque les terres voisines font toutes noyées , que parcsque le trajet de ce Port à la Terre-ferme étoit troplong ; mais depuis que le Port de l’Iste Dauphine s’est:bouché , on a été obligé de revenir au premier.Buache & Delisle , dans leur nouvelle Carte ne lanomment pas ; mais ils la désignent fort bien.
VAISSY, yallis Sana, Abbaye de Filles , Or-dre de Cîteaux , dans la baffe Auvergne , au Dio-cèse de Clermont.
VAISURE ou VOISURE. Corneille appelle ainsile Pays de Vaivre. Voyez VaivRE.
VÁIVRE ou VOIVRE , Valvenjîs P agas , Pays deFrance , au Duché de Bar, entreles rivières de Meu-se & de Moselle , & traversé par les petites rivières:.d’Yron, d’Hatton & de Maid. Les lieux principauxde ce Pays font Hatton-le-Châtel , Trognon-leChauffé, PAbbaye de Saint Benoit, la Tourd©Voire , &c.
VAKHSCH , nom d’une Ville nommée autre-ment KhOTLAN. C’est aussi le nom particulier d’uneBourgade de la Transoxane, de laquelle, ou de la.Ville du même nom, étoit natif l’Auteur surnomméVarkschi.
VAKHSCHAB, nom d’une rivière dela Provincede Transoxane, Sc qui tire ion nom de la Ville deKhotlan, nommée aussi Vakschach, par où elle paffe.La Ville Khotl ou de Khotlan est située entre cetterivière, que l’on appelle Nahar Vakhschab, 8c cellade Badakschan, nommée Nahar Badakschan.
VAKEBARÓ , Valée du Royaume d’Espagne *dans l’Asturie. C’est une des cinq valées qui compo-sent la petite Province de Liebana. Elle est fertileen froment & en vin , 3 c on y éleve beaucoup d©bétail. * Del ces L’Epagne , p. u c.
1. VAL. Voyez Vallée.
2. VAL ou Saint Germain du Val , Bourg dsFrance, dans l’Anjou, Election de la Fléché.
3. VAL, (le) Abbaye de France , au Diocèsede Bauvais. On attribué fa fondation à Autel dePiste, Seigneur de l’Iste-Adam & de Villiers. Elleest présentement unie aux Feuillans de Paris. Sonrevenu est de trois milles livres.
4. VAL, (le) Abbaye de France, dans la Nor-mandie , au Diocèse de B ay eux, en Latin Vcdlis ,ou S. Maria de Vaile Abbatia. Cette Abbaye , si-tuée sur la rivière d’Orne, près la Ville de Tury ,a cinq lieues au Midi, de Caen, fut sondée vers Paniiçç. par une Héroïne nommée Pétronille, & selond’autres, par Goffelin de la Pomeraye. Ce qu’il Ya de constant, c’est que Richard II. trente-troisiémeEvêque de Bayeux , ratifia la donation qu’un Sei-gneur nommé Goffelin de la Pomeraye fit à PAb-baye du Val de plusieurs Terres, Patronages Sc au-tres revenus consiérables. C’est une Abbaye de Cha-noines Réguliers de l’Ordre de Saint Augustin-* Corn. Dict. ílermant , Histoire du Diocèse deBayeux, t. 1.
VAL AVERS A, Jurisdiction du Pays des GtVsons , dans la Ligue de la Maison de Dieu, & l’un®des dépendances de la Communauté de Stallen. Cettevalée est située au pied du Mont Septimer , comm ecelle de Stallen, & dans un lieu rude 8c sauvage-on y compte sept Paroisses , dont les principales so sttMadris, Crotto, Platta 8c C asile. Les Habitans° nCeu des Seigneurs particuliers , Vassaux de l’EvêqU®-de Coite ; mais ils ont acheté leur liberté depu lSlong-temps. Les valées d’Aversa 8c de Stallen íbnÇséparées par un bras de Mont Septimer. * Etat &Délices de la Suif. t. 4. p. 33.
VAL D’AOUSTE. Voyez Aqste.