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Grisons , dans la ligue des Juridictions , &-Tunedes dépendances de la communauté de Schiers. Cevillage situé fur la rive gauche du Lanqúart, eít lelieu où réside la Régence de la Communauté.
VAL-SERENE , riviere. V-oyez Vaferine.
VALSERY, p'allis-Serena, lieu de France, dansla Picardie, élection de Soissons. II y a dans ce lieuune abbaye régulière d’hommes, de Perdre de Pré-ïnontré , située à trois lieues à í’ou-est de la ville-de Soissons. Elle fut fondée en 1122. Le titre ab-batial a été supprimé , & sa manié a été unie àl’évéché de Soissons.
VALTELINE. Voyez au mpt Val, l’articleVal-Telline.
VALTHA, ville de l’Arabie, selon la notice desDignités de PEmpire, où on lit : Co/iors oétova vo-luntarìa ahhoi.
VALU, ville de la Chine, dans la province d’Iun-nan, au département d’Iungning, onzième Métro-pole de la province. Elle est de iO d. 38’plus Occiden-tale que Peking, fous les 27 d. 49’ de latitude sep-tentrionale. * Atlas Sinenf.
VAL VA , montagne de la mauritanie Césariense :Ptolomée /. 4 , c. 2, la marque au nombre des mon-tagnes les plus considérables de la province.
VALVANARA ( Notre-Dame ) abbaye d’hom-mes j ordre de saint Benoit, de la congrégation deValladolid en Espagne, dans la vieille Castille, audiocèse de Calahorra.
VALUENSIS , siégé épiscopal d’Italie , selonOrtelius, qui cite le sixième concile de Constan-tinople, fous Constantinle grand. Sigonius, de regnoItalien , le fait suffragant de P archevêché de Milan.II y a dans le recueil des conciles un autre évêquequalifié JSaluenjìs , ou Penncnfis de la ville Pinna,qui étoit dans le voifinage , Sc qui dépendoit del’évêque de Sulmo, aujourd’hui Sulntona , Le motnational VALUENSIS venoit du nom du territoireappellé ager f^alua, dans lequel la ville de Sulmoétoit pareillement située. A
VALUINUM, BARBINUM, ouBAUINUM.Voyez BabiA.
VALVANERA. Voyez au mot VAL, l’articleVal-Vanere.
VALVERDE. Voyez au mot V A L , l’articleVal-Verde.
VALVERDE, ou VAL-VERDE, ville de Pâmé-tique méridionale au Pérou, dansl’audiencede Li-ma. Elle a été ainfi appellée d’une vallée de mêmejiom, plantée de vignes , de six lieues de longueur,Kc qui portent du vin en grande abondance. La ville.est belle, riche Sc habitée d’environ cinq cents Es-pagnols 11 y a une grande Eglise, trois monastèresde religieux, & un hôpital. L’air y est serain, &fort sain , & les femmes y font estimées les plusbelles du Pérou. Cette ville, qui est éloigné de Limade 35 lieues, selon Herrera , Se de douze dePisco,a un Lieutenant établi par le roi d Espagne merne ,& cette lieutenance est d’un revenu très-considé-rable. Valverde a un port fur la mer du íìid, à sixlieues de-là, & que les Espagnols appellent Puerto
£ uemaâs. C’ést où P on mene le vin qui se recueil!#ms la vallée d'Yca, qui est jointe à çellede Val-verde; on le transporte de-là aux autres provinces,sur-tout à Lima. Au mileu des douze lieues, qui fontentre Valverde & Pisco , on trouve plusieurs prai-ries avec de l’eau pour les bêtes dé charge cçqui est surprenant, c’est que la riviere qui coupe lavalée d’Yca, venant à s’enfler, Peau de ces prairiesdiminue & tarit, & au contraire , fi là riviere estfort basse , l’eau abonde dans ces prairies. * De Laet.Descr. des indes occ. /. 10, c. 25.
1. VA M A, fleuve de P Inde : Pline, /. 6, c. 18.le met au nombre des fleuves .navigables , qui sejettoient dans le Gange. Comme aucun des manus-crits qu’a consultés le pere Hardouin, ne connoissentce fleuve, au lieu de Canucam vamam, comme por-toient les éditions qui Pont précédé , il a cru devoirde ces deux noms n'en faire qu’un , ou plutôt les íùp-primer, & leur íùbststuer celui de Condochatem ,Jùu'/oxíìti))' ; panse qu’Arien, ia Indie. p. 314, donne
VAN.
un fleuve de ce nom parmi ceux qui se jetfèrit dan#le Gange , & dont Pline fait mention.
2. VAMA, ville del’Espagne Bétique : Ptolomée ,
1. 2 , c. 4 , la donne aux peuples appellés B&tici -Celtici.
VAMACURES, peuples de l’Afrique propre, se-lon Pline , 1 .5, c. 4. Peut-être , dit le pere Har^douin, sont-ce les mêmes peuples que Ptolomée >
1 . 4, c. 2, appelle Astacures, ou \cs,MachuJu , qu’ilplace dans la partie orientale de la Mauritanie Césa-riense , ou les Machures qu’il met à peu près dans lemême quartier. II y avoir un siège, épiscopal, dontP évêque Cafiìanus est nommé dans la conférence deCarthage , ainfi que Donatus , évêque donatiste.
VAMALLENSIS , fiege épiscopal d’Afrique^-,’dans la Mauritanie Sitifenle, selon la notice des évê-chés de la province , qui fait mention de Flavianus.Harduin. collect. conc. t. 2 , p. 876.
VAMICELA , ville de la Mauritanie Césariense,selon Ptolomée, 1 . 4, c. 2.
1. VAN, ville de la Chine , dans la Province deSuehuen, au département de Queicheu, sixième mé-tropole de la province. Elle est de 8. d. 42’, plus oc-cidentale que Peking, fous les 31. d. o’, de latitudeseptentrionale. * Atlas Sinenf.
2. VAN , ville de la Chine, dans la province deQuantung, au département de Kiuncheu , Sixièmemétropole de la province. Elle est de 6. d. 2-3’, plusoccidentale que Peking, fous les 18. d. 52’. de lati-tude septentrionale.
3. VAN, nom d’une ville & château, situés dansia grande Arménie , vers les sources de l’Euphrate ,à 70 lieues au sud-eíl d’Erzerom. Cette place , quiest fur les confins des empires des Turcs 8tdesPerses,a été prise & reprise à diverses sois. Selon Petit dela Croix, dans son histoire de Timur-Bec, /. 2, c. 58.Van est la même chose qu’Avenic. Lorsque les trou-pes de Timur y passèrent, Meser, fils de C ara Me-hemet, y faisoit sa résidence, 8t elle sut pillée par lesTartares. Van est aujourd’hui fous la domination duGrand-Seigneur. Elle a une bonne forteresse , furune montagne détachée de toutes les autres ; en-sorte qu’il n’y en a aucune qui la puisse commander.La ville est bâtie au bas de l a forteresse, du côtéqui regarde le midi. Les îiabitans font en fort grandnombre, & la plupart Arméniens. Le lac de Yan,qu’on nomme aulfi Actamar, & qui est le MantiannPalus de Strabon, est un des plus grands lacs de l’A-sie. II a environ cinquante lieues de tour , & il nes’y trouve qu’une forte de poisson, qui est un peuplus gros que nos sardines. On en pêche tous les ansune grande quantité au mois d’Avril, & il s’en laitun négoce considérable en Perse & en Arménie. UnSassez grande riviere appellée BendMAHI , qui vientdes montagnes d’Arménie, entre dans le lac à unelieue de la ville de Van ; & au mois de Mars, quandla riviere commenòe à groífir par les neiges, ces pois-sons ne manquent pas d’y entrer ; ce qui oblige lespêcheurs à faire une digue à son embouchure, le pluspromptement qu’il est possible, afin que le poisson nepuisse plus rentrer dans le lac, où, fans cela, il nemanqueroit pas de retourner au bout de quarantejours. C’est dans ce temps-là qu’on le prend avec desmannequins , auprès de la digue ; & il est permis àchacun d’y aller pêcher. On trouve dans le lac deVan deux isîes principales du côté du midi : l’une’s’appelle ADARETONS , & l’autre LlMADASl. II y adeux couvens d’Arméniens dans la premiere , l’u»nommé Soitrphague , & l’autre Sourpkara j 8t dans 1 »seconde il y a un couvent d’Arméniens nommé Lim-quia fi. Ces moines vivent fort austetement. A un<?portée de canon du lac du Van, est un Village nom-mé TADOUAN , dans l'endroit où la nature a fait m*bon havre à couvert de tous les vents. Ce havre estfermé de toutes parts par de hauts rochers ; & st>*entrée, quoique fort étroite, est très-aifée. II peutcontenir vigt ou trente grosses barques. Quand lesmarchands voyent que le temps est beau & le ventfavorable, ils font embarquer dans ce lieu leurs mar-chandises pour Van. On s’y peut rendre en vingjTquatre heives, plus ou moins , St la navigation n