z 8 VAN.
-venu. On compte dans son diocèse cent soixante pa-roisses & plusieurs succursales. L’église cathédrale eítdédise à saint Pierre, 8c le chapitre elt composé d’unarchidiacre, d’un trésorier, d’un chantre , d’un éco-lâtre, d’un pénitencier, Sc de quinze chanoines. * Pi-ganiol , Descr. de la France, t. ç. p. 146.
Lc commerce le plus considérable de ce pays, estcelui des bleds, & le pays est riche lorsque la venteen est facile 8c à bon prix j il s’y recueille ordinaire-ment jusqu’àfix mille tonneaux de bled, 8c jus qu’à neufmille de seigle. Ces bleds font portés à S. Sébastien,Sc quelquefois en Portugal, fur la côte du golfe deGascogne à Bayonne, à Bordeaux & à la Rochelle.Les retours des bâtimens qui ont porté ces grains enEspagne font fort avantageux, parce qu’ils confirentprincipalement en especes. Les marchands de V aunesfont auífi quelque commerce de fer en verges, qu’ilstirent des forges de la Province. Ils font auffi com-merce de sardines 8c de congres qui se débitentsort bien, même à Bordeaux , à la Rochelle, àZn antes, 8c à saint Malo. O11 dit que la seule villede Port-Louis débite tous les ans quatre mille ban-ques de sardines aux marchands de saint Malo, quisont en poíseffion <Pen faire le débit par toute l’Espa-gne & la méditerranée. Les Plabitans de Belle-Islefont auífi un commerce de sardines qui leur est très-avantageux. On prétend que la pêche qu’ils en fontleur produit tous les ans mille ou douze cens ban-ques. Les bâtimens qui font cette pêche , font dedeux ou trois tonneaux, 8c montés de cinq hommesqui vont à voile 8c à rames. Chaque bateau porte aumoins douze filets de vingt à trente brasses, pour enchanger, selon la quantité de poisson qu’îl prend. Lesmarchands achetent les sardines au bord de la mer, lessalent 3 c les arrangent dans .des barriques, 011 on lespresse pour en tirer l’huile qui les feroit corrompre.II faut ordinairement neuf à dix milliers de sardinesp dur remplir une barrique ; 8c de trente ou quarantebarriques de ce poisson, on n’en fait qu’une barriqued’huile.
2. V ANNES , Fennec , bourgade du duché de Lor-raine , au diocèse de T ouï, dans la prévôté de Gon-dreville. Son église paroissiale est soiís l’invocationde saint Martin, Sc l’évêque de Toul est patron dela cure. Le chapitre de Briey perçoit les deux tiers desdixmes, 8c le curé l’autre tiers. IIy a à un quart delieue un château qui appartient aux Seigneurs de Li-gneville , qui font auffi seigneurs de Vannes, 8c dontles ancêtres oat fondé une chapelle fous l’invocationde saint Jacques 8c de sainte Marguerite.
VANNIA , ville d’Italie : Ptolomée , 1 . 3 , c. 1,la donne aux Bechuni. Le MS. de la bibliothèque Pa-latine YitFaunia au lieu de Vanni'a. Cluvier, suivi parBaudrand, croit que c’est aujourd’hui F ANNA , bourgde y état de V eniíe. •
VANNIANUM-REGNUM, royaume de la Sar-matie Européenne , dont Pline, 1 . 4, c, 12, fait men-tion. C’est le royaume de Vannius, que Druíus Cé-sar avoir donné aux Sueves 5 non a toute la na-tion des Sueves , mais à ceux de ces peuples queDruíus avoir envoyés fixer leur demeure au-delà duDanube, entre le Marus &t \e Cujus. Ce royaume nefut pas de longue durée. Vannius lui-même fut chasséde ses états par Jubilius, roi des Hermunduriens, 8cparVangion 8c Sidon , fils de fa sœur. Ces deuxderniers partagèrent entr’eux le royaume de leuroncle qui alla s’établir dans la Pannonie., avec ceuxde ses íujets qui lui étoient demeurés fîdeles. * Tacit ,An. 1.12.
VANMIDENSIS, siégé épiscopal d’Afrique,dansla Mauritanie Céfarienfe , selon la notice des évêchésde cette province, qui fait mention de Rogatianus ,son évêque.
VANNIEN , vÌU e de la Chine , dans la provincede Kiangsi, au département d’Iaocheu, seconde mé-tropole de la province. Elle est de o. d. 22’. plus oc-cidentale que P eking, fous les 29. d. 14’. de latitudeseptentrionale. * Atlas Sinens.
VANMENSES. Voyez Flamonienses.
V ANNUN G AN , ville de la Chine, íur la routede Canton à P eking, à la droite de la rivière Kiam,
VA R.
entre Kancheu, 8c Pekitsiven. Cette ville, située dansune plaine unie 8c fertile , n’est pas bien grande. Elleétoit autrefois bien bâtie 8c fort propre, comme onle peut encore voir par ses ruines, & par un portailfort superbe. Mais les Tartares y ont fait de grandsravages j l’herbe est si haute par tout, 8c les maisonsfont tellement ruinées qu’o n ne í’auroit trouver lesvestiges des rues. Un peu plus loin, en suivant la mê-me route, on trouve la bourgade appelìée Pektisi-ven, où les maîtres des navires ont coutume de sefournir de voiles, 8c détour ce quils ont besoin pourleurs valise aux. Son enceinte est grande. On trouveen y entrant des grottes faites de main d’homme ;mais que la guerre a ruinées pour la plupart. La plusconsidérable peut avoir autour de quarante pieds dehauteur. Elle est large à proportion, 8c elle a deuxvoûtes où l’on peut monter par un degré , dont lesmarches font baises 8c larges de quatre enjambées.Tout cet ouvrage est de terre glaise , mais si bientravaillé,qu'on prendroit cette grotte pour une choieque l’eau auroit faite , en se faisant chemin au traversd’une roche. * Foyage des Hollandais à Pek/ng, p.
VANS , ville de France , dans le bas Languedoc ,diocèse 8c recette d’Usez. On ne donne à cette petiteville que quinze cens soixante 8c dix-huit habitans.
VANSUI, petit lac de la Chine, dans la provincede Kiangsi, au voisinage de la ville de Naníung.* Atlas S'.nens.
VANTADOUR. Voyez VendATOUR,
VANTENA, ville d’Egypte , selon Ortelius,quïcire la lettre des évêques de cette province à P empe-reur Léon. Cette lettre se trouve clans le recueil desconciles.
VANTIEN, petite cité de la chine , dans la pro-vince d’Iunnan, au département de Lungchuen, pre-mière petite cité de la province. Elle est de 17. d. 36’.plus occidentale que B eking, fous les 24. d. 31’. delatitude septentrionale. * Atlas Sinens.
VANV EY, bourg de France, dans labourgogne,bailliage de châtillon, íur la riviere d’Ourse. 11 y adant ce bourg un prieuré de P ordre de saint Benoît,sous le titre de saint Barthelemi. Vanvey est une châ-tellenie royale. Jaillot écrit Vanney.
VANVRES , Finvcc , village de l’isle de France,à une lieue au midi de Paris. Ce lieu est fameux parla bonté de son beurre. On dérive son nom de Venna.ou Beuna , qui, en vieux srançois, signifient Piche ,parce qu’11 n’étoit habité que de pêcheurs de la rivierede Seine. M. le Prince de Condé y aune fort bellemaison,qui appartenoit ci-devant à M. de Montargis.
VANXIN , montagne de la Chine , dans la pro-vince de Queicheu , au midi de la ville de Sunan.Elle est extrêmement escarpée de tous côtés. II n’y aqu’un sentier fort étroit,par lequel on peut y monter.Dans le temps de guerre, les habitans de Sunan seretirent sur cette montagne , où ils font hors de tou-te insulte.
VAOR, commanderie de Malte, dans le hautLanguedoc, au diocèse d’Alby. .
VAPANES , lieu de Piste de Corse, selon Stra-bon, /. 5 ,p. 224.11 ne dit pas dans quelle partie dePiste il étoit situé.
VAPINCUM, Vapinquum 8c Vapingum, villede la gaule Narbonnoiíe. L’itinéraire d’Antonin lamarque fur la route de Milan à Arles, entre Caturigd8c Alabons , à dix-sept milles du premier de ces lieux,8c à dix-huit milles du second. C’est le nom anciestde la ville de Gap. Voyez GAP.
VAPLUARII, peuples qui habitoient vers Petn-bouchure du Rhin, selon B. Rhenanus , qui se fondesur un ancien fragment de la table de Peutinger. Vel-ser a substitué Apsuarii pour VAPLUARII, 8c il en-tend par-là les Ansuariì.
VAQUE VILLE, Episcopi Filla , bourg de Fran-ce , dans le pays Meffin, au bailliage de Vie. Soi*église paroiffiale est sous le titre de P invention de S.Etienne. Le hameau de Venay dépend de Vaque-ville , dont P évêque de Metz est seigneur.
VAR , (le) riviere qui fait la séparation de lTtali®8c de la France. Voyez VARUS. Elle prend sa s° ltr 'ee au mont Ceraélione, dans les Alpes, traverse une