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Tome sixième. T - Z.
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trecht. C’est un pays de landes 8t de Briíyeres.

* D ici. Ge'ogr. des P ay s-Bas- _ _

Le Welaw, qui faisoit partie de l’ancien comté deTheysterband , appartenoit à l’Eglife ssUtrecht,comme le reste de ce comté, & fut donné en fief parLevé que vers l’an 1070 , à Godrefroi le Bct/su, Duc dela balle Lorraine ou du Brabant. Godefroi de Bouil-lon , neveu du Boffu ,'*allant k la Terre-Sainte , ven-dit ce pays à Otthon , comte de Gueldre, en s’en ré-servant néanmoins l’hommage , fans préjudice duhaut domaine , qui appartenoit à Pévêque d’Utrech :de forte que le W elaw fut un arrier e-fief de cette église.Cela dura jusqu’en izn , car alors Jean, Duc de Bra-bant, ayant négligé de rendre les devoirs ausquels ilétoit tenu envers l’églife d’Utrech, Guy de Hainaut,évêque d’Utrech , investit du comté de Welaw, Re-gnaud, comte de Gueldre , comme son Valsai,fans qu’à l’avenir il fut tenu de reconnoître le ducde Brabant. * Longuerue , Descr. de la France,part. 2,P- 4 p. .

Ce droit de l’eglifc d’Utrech n’étoit pas encoreaboli en 1363 , lorsqu’Edouard, duc de Gueldre, re-connut , par fes Lettres , que les évêques d’Utrechavoient alors dans le Welaw un grand nombre devassaux & de fiefs fervans, fur lesquels ces prélatspouvoient imposer telles tailles 8c tributs qu’ils ju-geaient à propos, fans que le duc y pût rien lever.Mais dans la fuite le duché de Gueldre étant tombéentre les mains de princes très-puissans, les évêquesn’eurent plus aucune seigneurie ni directe, ni utiledans ce pays ; 8c on ne voit point qu’il y en ait euaucune cession par les évêques ni par le chapitre.

Les principales places du Velaw font :

Arnheim, Elbourg,

Harderwick, Hattem,

Wagueningue.

VELAW-ZOOM , ou VELUWE-ZOOM. On ap-pelle ainíî cette partie du quartier de Velaw , qui s e-tenddes environs de Wagueningue jusqu’auprès deZutphen, où font les bois de Rhede 8c de Loonen.

VEL AY , (Le) contrée de France, bornée aunord par le Forez, àl’occident par la haute Auver-gne , au midi par le Gevaudan, & à l’orient par leV ivarez. Ce pays, qui fait partie de la lieutenancegénérale des Sevennes, dans le gouvernement mili-taire de Languedoc, a pris son nom des peuples Fe-lavi , que César, dans fes commentaires , dit avoir étédans la dépendance des Auvergnats , in clientendArvernorum , dont il reste encore aujourd'hui unetradition populaire , puisqu’on dit communément lePuy en Auvergne, quoique cette capitale du Velaysoit du gouvernement du Languedoc, 8c du ressortde Toulouse.

Ceux du Velay étoient du nombre des Celtes quifurent joints, par Auguste , à l'Aquitaine. Mêla ScPline ont omis ces peuples ; mais Strabon 8c Ptolo-jnée les ont marqués entre les Aquitains. Ptoloméesemble avoir écrit ce mot OTEAAINOI qu’on amis enlatin Felauni mais on le doit écrire Fellavi , commeil fe trouve par-tout ailleurs, dans les monumens deîa premiere 8c de la moyenne antiquité.

Le Velay, après la division de l’Aquitaine en deuxprovinces , fut mis fous la premiere,dans le quatrièmeíiecle. II vint dans le cinquième au pouvoir des Wisi-gots , 8c des François dans le sixième, après la mortd’Alaric. Ceux de Velay étoient, comme les Auver-gnats leurs voisins, sujets des rois d’Australie, quite-noient une partie de 1 Aquitaine.

Le duc Eudes fe rendit maître du Velay; & sonpetit-fils Gaifre en fut dépouillé par Pépin , dont lesdefeendans jouirent de ce pays jusqu’à Louis d’Ou-tremer. Ce rut ce roi qui donna le Velay à Guillaumetête d’étoupes, co mte de Poitiers, duc d’Aquitaine,comme nous 1 apprenons de la chronique de MailzaisSc de celle d Aimar, moine d’Angoulême. Ces ducsdonnerent le comte d Auvergne en fief, avec unepartie du Velay, laquelle est aujourd’hui du gouver-nement d’Auvergne. Le reste fut donné à l’évèque defe ville du Puy, çù on avoir établi le siège épiscopal,

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du Velay ; ces prélats ne tenoient leur temporel quSdes rois de France , qui leur avoient donné les mêmesdroits qu’aux grands princes. Ils étoient feulementténus de remettre leurs châteaux à la garde du rot,quand il le leur demandoit. On voit aulfi que Ray-mond de Saint-Gilles, qui avoir anticipé fur tpu s fesvoisins, s’étoit mis en possession d’un droit de supé-riorité fur le Velay: mais les usurpations de ce princen’établissent aucun droit certain 8c bien fondé, oiïpour lui, ou pour fes successeurs.

Le Velay est un petit pays de montagnes très-froi-des 8c couvertes de neiges plus de six mois l’année.On y recueille cependant plus de bled qu’il n’en fautpour la nourriture des habitans. Les bestiaux qu’on y.nourrit font la plus grande richesse de ce canton. Ostfait au Puy des dentelles qui y attirent des sommesconsidérables. * Piganiol , Description de la France,t. 4, p. 312.

Les états particuliers du Velay font composés a<?l’évêque du Puy,qui y préside, du commissaire princi-pal, du sénéchal, du vicomte de Polignac , qui prési-de en l’absence de l’évêque, de huit députés du cler-gé, de seize barons du pays, Sc de neuf consuls.

La capitale du Velai étoit autrefois Âovejio ou Ro“yejjìo , marquée parPtolomée, 8c qu’on trouve encoredans la carte de Peutinger. Elle quitta ce nom pet*après, pour prendre celui des peuples Fellavi. Cetteville Rovejìo étoit différente de celle d’Anis , ( qu’ortnomme aujourd’hui le Puy ) comme on voit pari’au-torité de Grégoire de Tours,au livre X, chap. XX V,où , parlant d’un imposteur qui couroit avec une pré-tendue prophétesse nommée Marie, il alla à la cité daVelay, civatem Fellavorum , 8c ensuite à un lieu nom-mé ^ mciiim. Le moine Falco, auteur de la chroniquede Tournus, dit que ce fut dans cette ancienne villequ’il nomme civitatem Fetulam, que saint Barnard ,archevêque da Vienne, assembla un concile dans leneuvieme siecle. II y a plusieurs actes dans le pays quifont voir que le siégé épiscopal a été transféré à Anis,-è civitate Fetula. Lepere Mabillon, bénédictin, dansune dissertation qui est à lafin de la premiere partie di*quatrième siecle, a bien prouvé que cette civitas F e-tula est la même que la bourgade de saint Pauliejten Auvergne ; il rapporte les inscriptions Romai-nes qu’on y trouve , lesquelles marquent f antiqui-té de ce lieu, qui a pris son nom du Saint qui y a étéenterré, 8c qui est honoré comme l’apôtre du pays*Plusieurs ont écrit que c’est Evodius, successeur dePaulien, qui a transféré le siège épiscopal de la cité deV elay à Anis ; ce que 1 autorité de Grégoire de T oursdétruit; 8c il n’est fait mention d’aucun évêque d’A-nis, mais seulement Fellavorum , de Velay, jusqu’ alídixieme siecle. C’est depuis ce temps que l’évêquea été appellé Anicienfis , 8c que ce nom a succédé »Fdlavenjïs. * Longuerue , D escr. de la F rance, part. J >

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II est certain que le Velay est du gouvememe^du Languedoc, 8c non de celui d’Auvergne.

VELCERA , ville de l’íllyrie : Ptolomée, l-

с. 17, la marque fur la côte , entre Pembûuchure ct*fleuve Oeneus 8c la ville Sema. Thevenet dit que I enom moderne est Buconi^a ; 8c qu’on nomme au® côlieu Neuchasteau , apparemment pour Castel-nuovo-

VELDBACH, monastère de filles, en France »dans l’Alsace, au comté de Pfirdt. Les comtes de ^nom l’ont fondé , 8c on y voit treize tombeaux stcomtes 8c des comtesses. * Zcylesr , Topogr. d’An a

CC VELDENTZ, château d'Allemagne, près de I*Moselle, à deux lieues au dessus de Traerbach > , <sechef-lieu d’un comté enclavé dans l’archevêcb e

Treves. C’est un fief de l’évêché de Verdun» c0 ^ e sen font preuve plusieurs investitures données P®* reSempereurs aux évêques de Verdun, Sc par din e sereprises, dans lesquelles les comtes de VU-st ne>qualifient les hommes liges de ces évêques. sentcomte Palatin du Rhin, acquit ce comté en e P° te' Anne, fille unique Sc héritière de Frédéric, c j ede Veldentz. Louis le Noir l’eut en partageduché de Deux-Ponts, 8c la moitié du comte C ^heim, 8c le donna à Robert, son fils puine, 4 c h e £