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Tome sixième. T - Z.
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YEN.

ên 1640. ou en 1647, en faveur de M. de Mégriny,conseill er d’état, qui avoir acheté cette terre de lasaison de Luxembourg. C’étoit auparavant une an-cienne baronnie. II y a à Vendeuvres un château &*l ne tour, qu'on dit être l’ouvrage des Vandales, quidansle cinquième siécle fe jetterent dans les Gaules.Bciugier , mém. de Champagne, t. 2, p. Z28.VENDIERES, Fenderiae , paroisse du duchés deLorraine, au bailliage de Nanci, dans la prévôté de, rny. Son église paroissiale est dédiée à saint Gé-* e °n, 8c l’abbesse de saint Pierre de Metz est patroneseule décimatrice. Le duc de Lorraine est seigneurhaut-jiiiHcier, 8c un particulier est seigneur foncier.Cendieres étoit autrefois un palais royal. La Cure fe^ait honneur d’avoir été desservie par le bienheureuxdean de Gorze. II y a une chapelle, qu'on appelle lachapelle des seigneurs fonciers : elle est de cinq cens■uvres de rente , 8c n’est chargée que de fíx Meífes parAn.

VENDOME, Fìniocinnm . ville de France, dansJa Beauce , 8c capitale d’un pays auquel elle donne*°n nom, chef-lieud’une élection, liège d’un baillia-ge, d’un grenier à sel, 8c d’une maréchaussée. Cetteville située fur le Loir, à neuí lieues de Château-*hm, 8c à sept de Blois, est une des plus connues dur °yaume , par les augustes seigneurs qu’elle a eus, fieSui font montés fur le thrône des François en la per-sonne du roi Henri le Grand. On trouve à Vendômej* église collégiale de S. George, où l'on voir les tom-beaux des seigneurs de Vendôme,depuis Bouchard I.ÌUsqu’àBouchard IV. inclusivement,8c ceux des prin-Ce sdelamaifondeBourbon,Ilya aulsi dans cette villecollege dirigé par les peres de l’Oratoire, desb-ordeliers, des Capucins, des Uríulines, des fillesCalvaire, 8c des Sœurs Grises. L’hôpital a qua-tante-six lits, n’a qu’un seul administrateur , qui estNotable bourgeois nommé par le seigneur. Les réfor-mes s’emparerent de Vendôme l’an 1562 , Sc y firentbeaucoup de dégât, fur-tout dans les églises. Vendô-me se déclara eníùite pour les Ligueurs ; fie Henri IV.btant à Chateaudun èn 1586, fit sommer cette villebe s e rendre ; sur son refus, il s J en rendit le maître ,^ les soldats y étant entrés , la ville fut pillée; maislendemain ce grand prince ayant fait sortir tous lesgens de guerre , il donna à cette ville une tranquilli-té qu’elle n’avoit pas eue pendant qu’elle avoir étédans le parti des Ligueurs. Pierre Ronsard, l’un de*ios premiers poètes, étoit né l’an 1524, au châteaude la Poissonnière, dans le Vendômois. * Piganiol ,b^escr. de la France, t. 6, p. 11^.

L e bailliage de Vendôme comprend le haut Scbas Vendômois, & est divisé en quatre châtellenies,Cu .Béges particuliers, qui font à Vendôme, à Mon-to ire, à Savigny , 8c à iaint Calés. Celui de Vendô-est Je principal ; il a dans son ressort la ville deVendôme 8c tout le haut Vendômois, composé deS Ua rante-cinq paroisses , dans lesquelles il y a plu-ïle urs hautes justices. Celle de la Roche-Turpin,S u oiq ue dans le bas Vendômois, est aussi de son res-Les autres fiéges établis à Montoire, a Savigny^ a saint Calés, partagent le bas Vendômois, qui estc oitîp 0 sé de trois petites villes, 8c de quarante-deuxpoisses. De ces trois sièges, celui de Montoire esty plus considérable : toutes les hautes justices du bas. Endômois y ressortiffent, excepté celles du Sen-j^ er 3 des Hermites, 8c de Ville-Dieu , qui vont àà > celles de Ferrieres 8c d’Espeigne, qui vontd w Urs ; celle de la Fiotte qui va à S avigny ; 8c cellerb? 7 -angé 8c de Riveroles, qui vont à saint Calés.e failli de Vendôme est ordinairement appelle Lieu-to f a nt-Général. II a droit de tenir des assises à Mon-p Q lre > a Savigny, 8c à saint Calés, dont les Juges*io salifiés Lieutenans - particuliers. Les appella-'îiéo 1S tous ces stéges font également portées aume >C ^ es grands jours , établi dans la ville de Vandô-blisfe âonr les Juges servent au bailliage. L’éta-î es j de cette jurisdiction fut accordé à Char-q Ue p Uc de Vendôme en 1515, peu de temps après/ an ÇoisI. eut érigé Vendôme en duché-pairiequ| r ( ^ Ve 1 V5 > f e bailliage a une coutume particulière,e gle l’état des personnes qui y demeurent, 8c ce-

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lui des biens qui y font situés. Pour le reste, il sirit lacoutume d’Anjou, excepté Mezangé , la Ville-aux-Clercs, 8c l’Isle , paroisse du haut Vendomois, où lesprocès font décidés conformément à la coutume deChartres. Une partie des rauxbourgs de Vendôme,8c quelques paroisses les plus voisines du Blafois, sui-vent aussi celle de Blois, en conséquence d’une an-cienne transaction passée entre les comtes de Blois, 8cles ducs de Vendôme. Quoique ce soit une disposi-tion générale de la coutume d’Anjou , que les cadetsnobles n’ont pas l’usufruit de leurs portions héréditai-res dans les successions de leurs peres 8c meres nobles»& que lé mari ou la femme qui survit, doive jouir parusufruit de la moitié des conquérs de la communautéqui appartient à l’un d’eux ; cependant dans les châ«tellenies de Vendôme 8c de Montoire, les cadetsnobles font propriétaires des biens qui leur viennentdes successions de leurs peres 8c meres ; 8c par unedisposition particulière à la châtellenie de Vendôme,le mari, ou la femme survivant, n’y a pas l’usufruitdes conquérs de la communauté.

La draperie, la tannerie, la ganterie 8e la brode-rie , font presque tout le commerce de Vendôme ;mais la ganterie est le plus considérable. Les peauxqu’on y employé viennent du Poitou 8c de la Sain-tonge ; 8c les gands font envoyez à Paris. Dans lesannees abondantes en yin 8c en bled, ce qui ne peutpas etre consume dans le pays, est porté danslaTou-raine, le Maine, le Perche 8c la Normandie. * Piga-niol, Descr. de la France, t.6, p. 74.

VENDOMOIS , pays de France, borné au nordpar le Perche , au levant par le JMafois, au midi patlaTouraine, 8c àl’occidentparle Maine. II étoit ci-devant de l’évêché de Chartres, comme il avoir étéautrefois de la dépendance des anciens Chartrains ouCarnutes ; mais aujourd’hui il est de l’évêché de Blois,Il faisoit dès le temps de Charles le Chauve un paysséparé , qu’on nommoit Pagus Vindusnisus , corrom-pu de Findocinenfis ; son véritable nom ancien étantFmdocinum , comme on le voir par Grégoire deTours, du temps duquel cette place étoit considéra-ble. Longuerue, Description de la France, part. 1.P- " 4 -

Le Vendômois a eu dès la fin du dixième siecle sescomtes héréditaires , 8c on ne voit point qu’ils ayenteu aucune dépendance des comtes de Chartres 8c deblois. Le premier des comtes de Vendôme , dont ilest fait mention , est Bouchard , dit le Fieux , quiétoit aussi comte de Melun : iln’eut que deuxenfans,Renaud, qui lui succéda au comté de Vendôme, quifut évêque de Paris , 8c chancelier du roi Robert :Adèle,fa sœur, épousa Foulque de Nerre,comte d’An-jou. De ce mariage il n’y eut qu’un e fille nomméeAdèle d’Anjou , mariée à Bodon, fils puîné de Lan-dry , comte deNevers. De ce mariage il y eut troisfils ; Bouchard, Foulques, 8c Guy. Bouchard fut misfous la garde de Geofroy-Martel, comte d’Anjou,8c il lui fit hommage de ce comté du consentementd’Henri I; roi de France. A Bouchard succéda sonsrere Foulques, qui fut surnommé XOison , par déri-sion , à cause de sa mauvaise conduite , qui contrai-gnit fa mere Adèle à vendre la moitié ds son comtéde Vendôme à Geofroi-Martel, qui sonda en cetteville un monastère enl’honneur de la Trinité, 8c luidonna des biens qu’il avoir dans ce pays. Sur la finde ce siecle, Urbain II. par ía bulle , établit le comtede Vendôme defeníeur de ce monastère, avec lecomte d’Anjou, 8c le comte de Poitiers, duc d’Aqui-taine.

Pour revenir à Foulques VOison, il entreprit uneguerre contre le comte d Anjou , qui le priva de toutce qu’il avoit dans le Vendomoîs,à cause de ía félonie;mais à la priere d’Henri I, Geofroy-Martel remit lecomte Foulques en possession de tout le comté de Ven-dôme , ne fe réservant que la garde 8c protection del’abbaye de laTrinité;ainfiFoulques redevint proprié-taire de ce comté, 8c laissa un fils en bas âge, nomméBouchard ; ce qui donna occasion à Gu^ de Nevers,srere du défunt, 'de s’emparer du comté de Vendô-me, dont Bouchard ne jouit qu’après la mort de Guy;8c Bouchard étant mort fans enfans, le comté échut à