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dònfté le titré dè provéditeiirs,de Comtes, de gouver-neurs , de capitaines , ou de châtelains , aux noblessoj elle envoyé dans les villes de Dalmatie , pour ad-ministrer la justice. Les magistrats des principales jcomme font les comtes de Zara & de Spalatro , quisont deux archevêchés, sont aíîîstés d’un conseil deîioiz nobles Vénitiens, fans lesquels ils ne peuventrien déterminer ; mais ces officiers obéissent au pro-vediteur général de la province, qui y a un comman-dement absolu dans les affaires de la paix, commedans celles de la guerre-. Les troupes que la républi-que entretient dans cette province, qui confine aux^tats du Grand Seigneur, sont néanmoins sous lecommandement d’un général étranger, qui ne peutpourtant rien entreprendre que par l’ordre duprové-tùteur généras Les isles de Corfcu, de Zante, & deLéphalonie , sont gouvernées chacune par un prové-citeur , assisté d’un conseil de trois nobles Vénitiens;Hy a outre cela un général de ces trois isles , aux-tyiels les provéditeurs particuliers obéissent, de mê-me que les magistrats des villes de Dalmatie sont sou-mis au provéditeur général de cette province;
La république envoyé ordinairement tous les cinqUns tenir les grands jours dans les provinces : ellechoisit pour cet effet trois des premiers sénateurs,uuxquels elle donne le nom d’Inquisiteurs de terre-sorme, pour les distinguer des Inquisiteurs d’état.h-lais comme cette commission n’eíl pas agréable, onne l’accepte, que par ce qu’on n’ose la refuser;. Cesinquisiteurs sont chargés de rechercher l’administra-tion des podestats , des capitaines , 8c autres officiersPublics : d’écouter les plaintes que les sujets font con-tr ’eux , & de leur rendre justice , par rapport auxtorts qu’ils ônt pû souffrir. Mais, si l’on en excepte laConcussion & la malversation, touchant les deniersPublics , les nobles Vénitiens n’ont guere à craindreso châtiment que méritetoit une administration peurégulière. Ces inquisiteurs marchent avec une com-pagnie de cavalerie , des officiers , & un bourreau >kssin qu’ayant l’autorité & la force en main , ilsPuissent rendre une prompte & rigoureuse jus-tice. Mais quelque bruit que fassent ces inquisi-teurs , c’est une tempête qui ne tûmbe le plus sou-dent que sor quelque misérable , ou fur quelquegentilhomme de terre-fermé; Cette noblesse ayantplus à craindre dans ces occasions, que qui que cesoit, parce qu’on en fait volontiers des exemples.Au reste, cette sévérité contient les magistrats dansleur devoir , fait vivre la noblesse de la campagnedans la crainte & dans la soumission, & persuade lespeuples de la douceur & de s équité du gouverne-ment. Ce seroit au-delà de la mer Adriatique , danssos gouvernemens de Dalmatie , & les isles du Le-yant, qu’une pareille recherche produiroit des effetssalutaires pour le bien des peuples ; mais lorsqu’on pa voulu envoyer les inquisiteurs , on n’a pas feule-ment trouvé de la difficulté à y procéder, comme enterre-forme, contre les magistrats ; les inquisiteursmeme n’ont pas cru qu’il y eût de la sûreté pour leursPersonnes, s’ils entreprenoient d’exécuter leur com-mission avec la sévérité ordinaire ; de sorte qu’il ne setrouve presque plus de sénateurs qui veuillent aller«Xercer ces fortes d’emplois au-delà de la mer.
L’état de la république de Venise se partage enQuatorze provinces , dont On en trouve six vers lemidi d’orient en occident ; savoir le Dôgado, le Pa-^ouan , le Vicentin, le V éronois, le Bressan , & le» ^rgamasc. Le Cfemasque est áu midi du Bressan,
P°lesinedeRovigo,a u sod du Vicentin. Les qua-
soivantes sont à son nord du mid au septentrion :£* av °ir la Marche Trevisane, le Feltrin , le Bellune-•p le Ca'dorin. A l’orient de celle-ci sont le^.rioul, q U l l u i est contigu } & l’Is'tríe fur le golfe de
c j r >ise , presque vis-à-vis leFerrarois.^
e .Psogado, ou duché de Venise,s’étendenlongjP-Aj' 1S l' em bouchure du Lisonzo , jusqu’à celle demfe * êr comprend les isles des Lagunes, de Ve-côte H C ^àran, & tout le quartier qui est vers laPrifie depuis Carvazere jusqu’à Grado, &
Les U,tS ^ es sod font aux environs de la capitale.
P ri soipales sont au nombre de neuf, dont lesTome Fl,
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cînq premières se trouvent au nòi'd & aù hórd-estde Venise ; les quatre autres sont vers le midi; Leurnom est :
Lido,Muranò ;Torcello ;Caorle,
Grado,Malamoccó ,Çhiosa,Brondolo ;Loredo.
tés principaux lieux du Dogado sont:
V enise ;
Lido,
Murand ;
T orcello,
Caorle ,
Grado * . ,
Chiosa oit Chîòzzá i
Malamochó ou MalamoCctì,Brondolo,
Loredo ou Loreo zFusine jMarghera ,
Mestre;
VENITTA-VILLÀ , lieu de France , dans ìéterritoire de Beauvais , fur l’Oise. II en est parlé dansla vie de saint Ansebert, citée par Ortelius:
VENKIANG, ville de la Chine , dans la provin-ce de Suchuen, au gouvernement de Chingtu, pre-mière métropole de la provice; Elle est de 12. d.55’. plus occidentale que Pékin , sous les 30 d. 4$’;de latitude septentrionale; * Atlas Sinenjìs ..
VENLEE, riviere de France , dans la Norman-die , aù Cotentim Elle a fa source dans le bois d’Ou-tot, & porte ses eaux en la mer aux Dogues , dans 1@petit havre de Cingreville. * Corn. Dict. Faudome tmanuscr. géog. . .
VENLO , ville dés Pays-Bas, dans lá partie de làprovince du Gueldre , appellée le Haut-Quartier *sor la rive droite de lá Meuse , à quatre lieues au-dessous de Ruremonde. Venlo tire son nDm de Ce,deux mots Flamands ,/^ren òcLoo j qui signifielitunéterre marécageuse 8c basse. Cé n’éroit autrefois qu’unbourg ; que Renaud III, duc de Gueldre j fitaggran-dir en 1343 , fie qu’il entoura de murailles, après lutavoir donné le titre fic les privilèges d’une ville; Ert1372, Arnou de Horn, évêque d’Utrecht, 8t imsei-gneur deBrederode s’emparerent de cette ville, aitnom du comte de Blois 8c de Mathilde de Guèldre»fa femme. Charles, duc de Bourgogne , la prit en1473 , fic l'archiduc Maximilien , enïiiite empereur *l’enleva en 1481 , au duc de Gueldre, qui s’en étoiéremis en possession; Les hahitans ayant pris en içisule parti de Charles d’Egmont, duc dé Gueldre , con-tre l’empereur Charles V. Marguerite d’Autriche»duchesse douairière de Savoye, tante de ce Monar^que, sit assiéger , mais inutilement, cette ville. Eti1543 , Charles V. assiégea cette ville en personne,8cla contraignit enfin de se rendre à des conditions ho*norables /& par un accord, qui fut appellé le traitéde Venlo. Elle ne resta pas long-temps sous la domi-nation de l’Espagne ; car les confédérés s’en empa-rèrent en 1568; mais le prince de Parme la leur re-prit le 28. Juin 1586, après sept ou huit jours d atta-que. Le prince Maurice l’affiégea inutilement en1606, 8c elle resta au pouvoir des Espagnols jusqu’attmois de Juin 1632, que Frédéric Henri, prmee d’O^radge, la prit en trois ou quatre jours d attaque. L©cardinal Infant la reprit au mois d A ou t 1637 S &uflîen trois jours d’attaque, par lálachete du gouverneursDepuis ce temps , Venlo resta au pouvoir de l’Espa-gne , jusqu’au traité de Munster , qu’il fut stipulépar l’article VII, que toUtle haut-quartìer de Guel-dre seroit échangé pour un équivalent ; mais cet.arti-cle n’eût point son exécution. Enfin ; la ville de Vetr-io filt prise le 23 Septembre 1702 , par l’armée deíAlliés , en cinq jours de tranchée ouverte : 8c par létraité de Barrière , l’empereur l’a cédée aux ÉtatsGénéraux en toute propriété 8c souveraineté , avecles forts de saint MichelôcdeStevenswaert, 8c P Ani-mante où bailliage de Montfort. * Janiçon , état pré-sent des Provinces-Unies, t. 2 , p. 40° > & sese-
C est dans la ville de Venlo, que Guillaume, duc-de Clèves, demanda pardon à genoux al’empereuéCharles V , pour s’être révolté contre lui en 1543.C’est aussi clans ^ette même place qu’òn fit le premie*
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