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Tome sixième. T - Z.
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y8 VER. VER.

Enfin au commencement de l’an l ?oz, N trouva unsriviere, appellée par les bauvages Yebra, 8c il la nom-ma Béthleem. A une lieue de cette riviere il y enavoir un autre,que les Indiens appelloient Fer agita-, 8cce nom demeura ensuite à la province. Les Sauvagesqui demeuroient íìir Y Yebra, assuroient qu'il y avoirquantité d'or dans Feragua. ; mais ayant fondé l’em-bouchure de l’une & de l’autre riviere , Colombtrouva plus à propos d’entrer dans celle de Béth-léem, dont le canal étoit profond. * De Laet, descr.des Indes occidentales, 1 .7, c. 23.

Depuis ce temps les Espagnols ont mené des colo-nies dans la province de Veragua, où ils ont bâti plu-sieurs villes. Le gouverneur, 8c les autres officiers duroi , demeurent dans celle de la Conception. Onfond 8c on rafine l’or dans la ville de Santa Fé; 8cles officiers du roi y ont leurs commis.

La province de Veragua n’a aucun port remarqua-ble ; elle a seulement sur la côte de la mer du nord labaie de Carabayco , ou de saint Jérôme, 8c plus versEcrient les rivières de la Trinidad, de la Conception& de Belen. Sur la côte de la mer du sud, elle a lecap de saint Martin, la pointe de Guerra vers l’est,8c le cap de Borica vers l’ouest, Dom Louis Colomb,petit-fils de Christophle Colomb, fut créé duc deVeragua, 8c cette qualité , avec celle d’Amiral desIndes, & de marquis de la Jamaïque, ont passé, parune sœur de D. Louis, dans une branche de la maisonde Bragance, d’où elle vient d’entrer dans celle deLiria Barvich.

VERALA, ville de l’espagne citérieure. L’itiné-raire d’Antonin la marque fur la route d’Italie , dansles Espagnes, entre Calaguris 8c Tritium , àdix-huitmilles de chacun de ces lieux. L'ortographe du nomde cette ville varie beaucoup dans les manuscrits. Lesuns lisent Verala, 8c les autres portent Varala,VERAZA , Verada, Verel^e: , ou VEROtA. Mora-les oc Surira jugent qu'il faut lire VARIA ; que c’eíl laville de ce nom dont il eít parlé dans Strabon & dansPline , 8c qu’on l’appelle encore aujourd'hui V ARE A.

VERANOCA, ville de Phénicie , selon la noticedes dignités del’Empire, Seâf. 23.

1. VERANULA, isle des indes.

2. VERANULA, ville des Indes, dans l’isle demême nom. Elle est bâtie le long de la plage, fur unrocher haut 8c escarpé, dont les pointes ressemblenten quelques endroits à des tours. Lesmaiíons y fonthautes, 8c couvertes en plate-forme, enforte qu'onpeut fe promener dessus. II y a une grande mosquée,où l’on voit trois nefs spacieuses, 8c un lieu séparépour la lecture de l’Alcoran. Cette ville est bien peu-plée , 8c le terroir d'alentour est un des plus fertilesen clous de gérofle qui loit dans tout ce pays. Au-dedans de la ville,dans une situation avantageuse, onvoyoit le fort des Hollandois qui étoit rond, biencouvert, 8c bâti de pierre. Un peu plus loin , il yavoir aussi un autre fort, bâti tout de même de pier-re , avec plusieurs ravelins & guérites. Ce dernierétoit au roi de Ternate , qui étoit maître de cettepartie de Veramila. * Hist. de la conquête des Molu-ques , t. 2. p. 179.

VERANUS-AGER, champ du territoire de Ro-* me, fur la voie Tiburtine, selon Platine, in Xìsto //,q,ui dit que c’est dans ce champ qu'a été bâtie la Basi-lique de saint Laurent.

VERBALIS, lieu de l’Afrique , selon saint Au-gustin , Epist. 240, citée par Ortelíus.

VERBANUS - LACUS , lac d’Italie , dans laTranspadane. Strabon, /. 4,p. 209, lui donne quatrecens stades de longueur , 8c un peu moins de centcinquante stades de largeur. II ajoute que le fleuve1 icinu; le traverse ; 8c Pline l. 2 , c. 103, dit la mê-me chcfe. C en est assez pour faire voir qu’ils enten-dent parler du lac appellé présentement Lago-mag-giore, au travers duquel passe le Tesin.

VERBERLE , bourg de France, dans la Picardie,élection de Compiegne , fur l e bord de l’Oife , aubas d’une côte , à quatre lieues de Senlis, & à autantde Compiegne, dans le pays de Valois. Ce bourg,auquel quelques-uns donnent le titre de ville , estassez considérable. II a une église paroissiale, desser-

vie par un religieux de la Trinité. On y voit Une fon-taine d'eau minérales froides 8c insipides, 8c qui par-ticipent d’un sel semblable au sel commun. Verberieest connu dans les auteurs latins fous les noms de Ve-rimbrea villapubLca , Ferimbria , Fermeria , ou Fu-rembria. On y tint un concile, fous le régné de Pépin >l’an 853; on y en tint un autre en 863,8cun troisièmeen 869., * Pìganiol , Descr. de la France, t. 3 , p. 69.

VERBICtE, peuples de la MauritanieTingitane,selon Ptolomée, /. 4, c. 1.

VERBIGENUS-PAGUS. Voyez URBIGENUS-Pagus.

VERBINUM, ville de ía Gaule Belgique , dansle pays de Fetomandiiï. L’itinéraire d’Antonin laplace iiir la route de Bagacum-Nervíorum à Durocor-torum. Remorum ., entre Dnronu/n 8c Catujìacum, adix milles de la premiere de ces places, 8c à six milles'de la seconde. Dans la table de Peutinger, cette villeest appellée Ftronuni ; 8c Wesseling remarque que deValois a confondu mal-à-propos Fircnum avec Fe-rodunum , ce qui est contre i’ordre de la route. Lenom moderne de Ferb.num eït Fervins.

VERCEIL , ville d’ítalie , dans le Piémont, auxconfins du Milanez , dans l’endroit où la Selsia reçoitla Cerva, jointe à l’Elva 8c le vieux canal , vers le45. degré 12. m. de latitude. Cette ville, capitale d’u-ne province 8c d’une seigneurie, est épiscopale 8c fortancienne. Voyez Vercell.®. Sa cathédrale est dé-diée à saint Eufebe , évêque de cette même ville, 8cdont le corps repose en son église, ainsi que celui dubien heureux Amédée, duc de Savoye. Cette égliseest soutenue de quarante colonnes de marbre, 8c ony conserve un Evangile de saint Matthieu 8c de saintMarc, écrit de ta main de saint Eufebe, qui vivoitclans le quatrième siécle. II est couvert de lames char-gent historiées , 8c données par Béringer, roia’Ita-Iie , il y a plus de huit cens ans. On voit auífi dansVerceil plusieurs couvens de l’un 8c de l’autre sexe,8c les Jésuites y ont une fort belle maison. Le pavéde sainte Marie Majeure est de mosaïque , représen-tant l’histoire de Judith. L’hôpital est un des plusbeaux 8c des mieux servis d’ïtalie. L'église de saintAndré, des chanoines réguliers , a deux beaux clo-chers. Toutes les rues de Verceil font belles 8c lar-ges : il y a une grande place , dont les maisons fontsoutenues de portiques. La maison de ville , la fon-taine du milieu, 8c le palais du gouverneur , font sesplus beaux ornemens. La grande quantité de clochersque l’on apperçoit en y arrivant,la faitparoitre beau-coup ; mais elle n’eít pas peuplée à proportion de fagrandeur. * Atlas Rob. de Faugondy.

La ville de Verceil est une des places les plus ré-gulières de l’Italie. Elle a quatorze bastions tous re-vêtus. II y en a onze du côté de la terre : ils fontegaux , avec une fauffe-braye, qui prend à chaqueangle de l’épaule, 8c couvre les deux flancs 8c lacourtine. Cette fausse-braye est construite d’une fa-çon toute singulière. La muraille en est mince , sou-tenue pourtant par des éperons d’espace en espace,8c toute vuide. Les connoisseurs y remarquent un dé-faut de conséquence ; c’eíl que le chemin ou la ban-quette, qui régné le long de son parapet, n’a queneuf à dix pouces d’épaisseur, 8c est si étroit, qu’àpeine un Soldat y pourroit manier ses armes. Les ca-valiers, qu’on a laissés à quelques bastions, étran-glent aussi beaucoup le chemin le long des parapets,8c dans quelques-uns,il n’yadel’espace que pour deuxsoldats de front. On a voulu s’acquerir deux faces paf'là, le rasant 8c le fichant. Le côté des deux rivièresest le plus foible, tant pour la grande prolongationde ses lignes de défense, qu’à cause qu’il n’y a aucunsdehors qui en empêchent î’approche. On trouve am»un défaut considérable aux deux bastions qui voy eslCce côté , dont les flancs font perdus , 8c ne voye^point les faces opposées. On remarque encore unechose, qu’on croit qui embarrasseroitla défense qu onpourroit attendre de la fausse-braye ; c’est 4 ue com-mençant à sangle de l’épaule, par une ligne conti-nuée, qui prolonge la face du bastion; 8c cette ligflétant composée d’une simple muraille, fans terra e >nullement à l’épreuve du canon, la batterie, qu 1 v