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Tome sixième. T - Z.
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102, VER.

peinture représente le ciel, & une cour céleste. Lespans du mur font peints de figures en grand de tousles rois dePEurope chrétienne, 8c d'un assez mau-vais goût. Les appartemens à droite & à gauche fontbeaux & logeables. Le parterre est orné de plusieursfigures de divers papes mal exécutées ; 8c S. Pierreest placé fur un piédestal, au milieu de ce parterre.Ce goût de statues est tout-à-fait singulier; 8c répondà la sainteté du Seigneur de la maison. Le parc estfiur une éminence. II est grand , 8c peut avoir unebonne demì-lieue de tour. II est bien percé : les al-lées 8c les étoiles en font entendues 8c bien dispo-sées ; 8c on a pratiqué d’espace en espace des impé-riales ou berceaux, qui font un agréable effet. Cechâteau a été bâti par Jean de la Barre , comte d’Es-tampes, premier gentilhomme de la chambre du roi,8c prévôt de Paris. La paroisse ne contient que deux•cens qnarante-neuf feux. * Piganiol , Doser, de laFrànce, t. 7, p. <53.

VERETINUS. Voyez VAR.NUS.

VERETUM , ville d’Italie,danslaMessapie ouCalabre. Strabon, 1 . 6, p. 281, qui la place aux con-fins des Sdlentïni , dit qu’on la nommoit auparavantBaris. Je crois, dit Xyîander, que c’est la ville E'1-rìa Apulée de Pline , 1 . 3 , c. 1 x. II ne faut pas con-fondre cette ville avec Barium. On la nomme au-jourd’hui Santa Maria de sécréta. Elle étoit à quel-que distance de la côte ; ce qui fait que Ptolomée,qui ccrit Oc, 'ftror, la place dans les terres.

VERFEIL , Vtride Eolium , petite ville de Fran-ce , dans le haut Longuedoc, à quatre lieues au le-vant de Toulouse, dans lequel diocèse elle est com-prise avec titre d’archiprêtre.

VERGËE, ville d’Italie : Tite-Live, L 20, c. 19,la met chez les Brutiens. Gabriel Barri 8c Kolíten,'conjecturent que c’est aujourd’hui Rogïano.

VERGAMUM, ou BERGOMUM, noms latins dela ville de Bergame. Voyez BERGAME.

V E R G A R A , petite ville d’Espagne, dans îeGuipuscoa ., au bord de la Deva., entre Placentia &jYLj/itdragon.. Elle est célébré par îe commerce quis’y fait du fer, 8c des armes qu’on y fabrique : ce quifait qu’on l’a appellée la boutique de Mars. II y a uncollege de Jésuites. * Délices £ Espagne , p. 88.

VËRGATUR, ou VERGOTUR, petite ville dela Tartarie Moscovite , à soixante lieues de Kiou-menie, 8c à soixante 8c dix de Solikanska, fur lesbords de la riviere de Toira, qui se jette au-des-sous , dans celle de Tolbo. On permet aux Tartaresde loger dans cette ville , quoique ce soit un lieu oùl’on relègue les Moscovites qu’on punit par l’exil,8c qu’on destine à cultiver la terre des environs. San-son dans ses cartes place cette ville à 50 lieuesde Tumen, du côté de l’Occident. Witsen la metau couchant fort méridional, entre des montagnesqu’il nomme les montagnes de Vergotu.re , ou deSemino Poyas , 8c qu’il prend pour les monts Ri-phées des anciens.

VERGAVILLE, T” argavilla. Abbaye de filles enFrance , au diocèse de Metz, siir la riviere de Seil-le , proche la ville de Dieuze. Elle est de l’ordre deS. Benoit, 8c fut fondée Pan 966, parSigeric, comted,e Salins, 8c fa femme Berthe. Elle vaut à P abbesse6000 livres.

VERGELLUS, torrent ou fleuve d’Italie , dansla Fouille, au voifinage du lieu, où fe donna la ba-taille de Cannes. Ce cotent est fameux dans l’his-toire à cause du pont qu’Annibaly fit avec les corpsdes Romains, pour faire passer son armée. ValereMaxime , 1 . 9 , e. 2 8c Florus , 1 . 2, c. 6, rapportentcette circonstance. Silius Italiens , 1 . 8 , v. 670, aparlé de ce pont, 81 en même-temps du fleuve Au-fidus ; non qu’il veuille dire, comme Cluvier semblel’inrerprêter , que ce pont fut fait sur l’Aufidus, ceque fa grandeur n’auroit pas permis ; mais parce qu’ony jetta aussi divers cadavres Romains.

.... Pons ecce cadentumCorpnribus jlruitur j tacitusque cadaverafunditAujìdus.

VER.

Au lieu de influmine Vergello , quelques exemptai"res de Valere-Maxime lisent GelLo, d’autres GallO fSigelh , ou Cerbalo ; mais Florus écrivant VergtUosemble décider pour cette ortographe.

VERGEMINUM , petite ville de la Gaule Cis-padane , fur le bord du Ticinus , selon Gaud. Meru-la , cité par Ortelius. Cette ville , qu’HermolausBarbarus appelle Giglebanum , n’est pas éloignée deMilan, selon Sigonius. F'ergeminum 8c ViglebantiM*font deux noms modernes : l’un fabriqué pour fig n1 .'fier la beauté du lieu , 8c l’autre pour designer í astérilité. On nomme présentement cette ville Eig e 'vano. Voyez ce mot.

VERGENTUM,ville de l’Espagne B étique : Pline»1 . 3, c. 1, dit qu’elle étoit íùrnommé Juld-Geniustfans doute parce que les habitans la mirent fous 1*protection du génie de Jules Céíàr. II y a des exem-plaires , qui au lieu de Julii- Genius , lisen tJuld'Genitor ; c’est une saute, selon le pere Hardouin,qui ajoute que Vergentum est aujourd’hui G eh t*ou Guelva dans P Andalousie, entre la Guadiana 8Lle Guadalquivir , vers l’embouchure d’une petiteriviere , qui fe jette dans P Océan. Gelves est ustvillage de l'Andalousie, íùr le Guadalquivir, au-des-sous de Seville , selon de l’Isle. Saníon le met al’embouchure Derio - Tínto , 8c en fait un bourg-Baudrand est du premier sentiment.

1. VERGER , ou Notre Dame du VergieR»Mirgultum , yiridariunt. Abbaye de France, dansl’Artois, entre Douay 8cCambray , près de l’Escaut,8c de la seigneurie d’Oisy , au diocèse de Cambray-C’est une abbaye de filles de l’Ordre de CìteauX,fondée en 1227, par Guy-Hugues, seigneur d’Oiíy8c de Coucy. Les diocèses de Cambray 8c d’Arras f edisputent la juridiction spirituelle íùr cette abhayS-

2. VERGER , (stej château de France , en An'jou. C’est un château des plus réguliers , qui a servide demeure ordinaire aux princes de Guemené, dsla maison de Rohan. II consiste en deux grandescours carrées, qui font formées par six corps de lo'gis. Les angles íont coupés par autant de tours ron-des à l’antique. Tout est entouré d’un fossé fort haut,revêtu de brique, fur lequel est un pont qui donnel’entrée du château. Laface, de ce côté-là, est fermespar un muràcrénaux. La porte est accompagnée d edeux tours,fur lesquelles9.4 y a une terrasse. Des dev#côtés du château, font les parterres fermés par sep cpavillons, joints par un mur couvert de charmille 5 '* Piganiol , defer. de la France, t. 7, p. 107.

VERGILIA, OurjiM'a. ville de l’Epagne Tatrâ'gonnoife : elle étoit dans les terres, selon P toi ornes»1. 2, c. 6, qui la donne aux Bastitains.

■ VERGINIUS OCEANUS , o.V/mo;, PtoD'me'e donne ce nom à lapartiede l’océan, quibaign ela côte méridionale de l’Irlande, 8c les provincesP ouest de P Angleterre. II ne l’étend point entre ^côte orientale de l’Irlande , 8c la côte occidentale <*la Grande-Bretagne. Ce détroit, selon Ptolomée, ell’océan Píibernique , ou la mer d’Irlande. Cepend apresque tous les géographes modernes , font deux ifnonymes de l’océan Vergmien, 8c de la mer d’Id a ' fde. Cette mer, de tout tems, apaisé pour êtte* 0orageuse,8c cette réputation n’est pas absolument * afondement ; car la mer d’Irlande sent deux marées o\posées, dontl’une vient du sud, 8c l’autre du nord»elles se rencontrent à la hauteur de la baie de Cashford. Ces deux marées contraires, fe choquant aviolence, doivent émouvoir considérablement la lT V8c empêcher qu’elle ne soit tranquille dans leque le choc se fait ; 8c lorsqu’on navige d’un b° at ^ £lídétroit à l’autre, si, dans la premiere partie, 011 ^une marée favorable, on en rencontre enfintre qui est opposée, 8c qui doit tout au moins ret ® £tt ele cours du vaisseau. Cependant il est certain q ue ^ pé-mer 11’est ni si orageuse, ni, par conséquent, aUrilleuse au’on voudroit le nerfuader. On n y re ^ ffl ps

que point de tempêtes, qu’on ne fente cn meme-t^

les vents qui les causent ; 8c il ne s’y fait pas P a ys,naufrages qu’ailleurs. C’estl’ordinaire, par touj^ co-que durant l’hiver, la meríòit dangereuse P taS Qìi ps d etes, parce qu’on y est exposé à de grands c