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Tome sixième. T - Z.
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van t pere Sattadcn, Motes manuscrites fur ce Diction.après s’être exprès transporté fur les lieux , aprèsavoir examiné les distances & les grands chemins ,après avoir lû avec attention la vie de saint Quentin,i'e de'cíare-absolument pour Vermand. Voyez in Pi'ui-ritm Galliœ. disqu Jitiones géographicee j index alphabe-ticus exercitationes geographometLcce a d utrumqueïtinerarium Romanum per Galbas. Jusqu’à ce qu’onait détruit ce quiréíulte de l’examen attentif de Ni-colas Samson, il doit rester pour constant que Mtr-mani eíl Auguste Feromanduorum , 8c l’on ne peutrien conclure, au contraire, de ce que la ville de S.Quentin poíféde le corps du Saint, dont elle porte lenom. Cela ne dit pas que S. Quentin ait été marti-rifé & enterré dans ce lieu. L o rs qu ’ .A u gas t a fut dé-truite par les barbares en 531,1’évêque S, Médards’en-fuit à Noyon; 8c cette ville étant trop petite pourrecevoir les habitans à’ Augustajceux-ci fe retirerent8c fe fortifièrent dans Tendroit, où depuis ils bâti-rent une ville, à laquelle on donna dans la fuite lenom de S. Quentin, parce que vraifemblablementilsy avoient porté avec eux le corps de ce S. martyr.Comme cette ville étoit l’ouvrage 8c la demeure desanciens habitans d ’ Auguste. Grégoire de Tours n’apas fait difficulté de l’appeller Oppidum Meromanduo-rumj & l’ancien auteur de la vie de S. Quentin , endisant que le corps de ce martyr fut mis dans le lieuappelle Augusta Feromanduorum , ne prouve rienautre chose, s’il eíl postérieur à la ruine de l’ancieneAugusta , fi cg n’est que les habitans de cette villes’étoien't efforcés de transporter à leur nouvelle villele nom de leur ancienne patrie.

VERMANDOIS, pays de France, faisant partiede la province & du gouvernement militaire de Pi-cardie. II est borné au nord par le Cambreíìs, àl’o-rientparla Thierasche, au midi par le Noyonnois,8c àl’occidentparle Santerre. Sa capitale est la ville'de S, Quentin fur la Somme. Ce pays comprend unepartie du terrein occupé autrefois par les Feroman-<lui , dont il a emprunté le nom II etoit beaucoupplus étendu fous les célébrés comtes de Vermandois,qui étoient les plus puiífans vassaux de la couronne, àla fin de la seconde race, & au commencement de latroisième. Ils descendoient de Bernard, roi d’Italie,petit-fils naturel de Charlemagne. Ils ctoient encorecomtes de Troyes , de Meaux , 8c de Roue y. Cetteillustre maison etant tombée en quenouille, PhilippeAuguste réunit le Vermandois à la couronne,8c donnadesserres en échange à Eléonor, comtessedeS.Quen-tin. Cet acte fut confirmé par un autre de l’an 1194. Etpar un autre acte de l’an 1213 , le Vermandois fut af-franchi de la redevance de l'Evêque de Noyon, pourles terres deSacenac 8c de Cuy.Ce pays est très-abon-dant en grains, 8c produit fur-tout du lin excellent,dont on fait une grande quantité de toiles. Larivierede Somme, qui y prend la source, le traverse. C estun des premiers bailliage du royaume, établi à saintQuentin, dont les habitans ont refusé de le changeren préíidial. Noyon est proprement du Vermandois,auíïi-bien que Laon. La province de Vermandois auxderniers états du royaume , suivoit immédiatementì’Isle de France, 8c ce qui marque son étendue , c’estque le maire de Châlons fur Marne en étoit députépour le tiers-état.

VERMANTES, bourg de France, dans l’Anjou,à deux lieues 8c demie.de Bourgueil, aunord-ouest,à un peu moins de Longue, 8c à trois, au nord, de laville de Saumur. Ce bourg, qui est gros, 8c assez bienbâti, a une assez belle église, avec un haut clocher depierre. II est renommé, à cause que c’est un grandpassage de Saumur à la Flèche. On y tient marché 8cfoire, & son territoire produit des grains, des vins ,des fruits Lc des chanvres. 1/abbaye de Loroux , del’ordre de CJteaux , en est à peu de distance. * Corn.Dict. Mémoires dressés fur les lieux en 1707.

VERMANTON, petite ville de France, dans laBourgogne , recette d’Auxerre, fur lariviere de Cu-re , à une lieue de Crevant, Sc à cinq, au midi, d’Au-xerre. Cette ville, qui est une prévôté royale ressor-tissante au bailliage d'Auxerre, a une mairie. Elledépute aux états de Bourgogne alternativement avec

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îes autres villes de l’Auxerrois. Ses vins sont esti-més. C’est un passage du Nivernois en Champagne oten Bourgogne. Le pays des environs a plus de ,mon-tagnes que de plaines. La paroisse est composée dedeux hameaux, qui font le Vaux-Saint-Martin, & leVaux du Puits de Vermanton : les métairies de Lour-tenay , la Loge , Greffot, 8c le fief des moulins deVermanton en dépendent auffi.

VERMEIL), ou Berme o, petite ville d’Espagne,dans la Biscaye propre, fur le bord de l’Océan. Lnrevenant de Guipuscoa , dans la Biscaye , on trouveVermejo, qui a un fort bon port. Son terroir est fer-tile en oranges. Délices d'Espagne , p. 99. C’est I emême que Vermeo.

VERMELAND, ou WERMELAND, province deSuede , dans les terres. Elle est b ornée,an nord par laDalekarlie , à l’orient par la Westmanie 8c la Neri-cie , au midi par lelac V ener; 8c du côté du couchant,elle confine à la Norwege. Salongueur peut être d’en-viron quarante lieues d’orient en occident, 8c devingt lieues du septentrion au midi. C’est un pays cou-pé d’un grand nombre de lacs 8c de marais. Ses priu-cipaux lieux font :

Philip s tad, Elwedal,

Carlostad, Koln,

Christinehamn, Arvik.

VERMENTON. Voyez VERMANTON.

VERMEO, ou PuertO-Vermeo., port d’Espa-gne, fur la côte de la Biscaye, au midi oriental ducap de Machitaco , 8c au nord oriental deBilbao. 11 yen a qui écrivent Vermejo, au lieu de Vermeo. Ma-riana, hist. hisp.l. 4, t, 4, croît que c’est la Flavio'briga des Anciens. * Jaillot, Atlas.

VERMERIA. Dans la seconde partie du décret deGratien, causa , 29, quocjl. 2 , il est fait mention d’urtconcile tenu apud yermeriam ; 8c il est dit que le r° £Pépin yaffista. C’est aujourd’hui Verberie. Voyez cemot.

VERN, bourg de France, dans l’Anjou, électiond’Angers : il est assez considérable.

VERNACIA , Venacia, VenEATIA, VenïA-tia , Vernatia, 8c VeniaN/E, ville d’Espagne,selon l’Itinéraire d’Antonin, qui la marque sur la rou-te de Bracara à Asturica , entre Complutica 8c Peta'vonium , à vingt-cinq milles du premier de ces lieux»8c à vingt-huit milles du second.

VERNANTES , château de France, dans l'An-jou , élection de Baugé. II y a auprès de ce château UNbourg de même nom. C’est la même chose que Ve r 'mantes.

VERNE , f La) chartreuse de France, dans la Pro-vence , viguerie & recette d’Hieres. Elle est situéesmilieu d’une grande forêt, consacrée autrefois à Di a "ne, la déesse des bois.

VERNEGUES, bourgade de France, dans lavence, viguerie 8c recette d’Aix. II y avoit autreso 1dans ce lieu un beau mausolée, avec quelques austmonumens, 8c quelques inscriptions dutems des R 0mains. II yen a qui croient que c’est l ’ernagìnum f ^anciens. Cependant Adrien de Valois, croir que cEragnac 8c son sentiment, eu égard aux distances, ele plus vraisemblable.

1. yERNEIL, bourg de France, dans l’Anj° u ’élection de laFleche.

2. VERNEIL, château de France, dansPAnj 0 9

élection de Baugé. . nS

VERNEMETES, lieu de la Gaule, aux envi^j.de Bordeaux , selon Fortunat, cité par Orteli uS ' eJlCnet soupçonne que ce pourroit être présest testlMerines.

VERNEMETUM. Voyez VEROMETUM. V

1. VERNEUIL, Fernogilum, Fernoilum, y ^nolium , ville de France, dans la Normandie, ^confins du Perche, dans le diocèse d’Evreux, ^ aJjSrive gauche de l’Aure. Son origine est obscure ^ s „l’antiquité ; mais cette ville est assez célébré dans^toire, depuis plus de cinq cens ans. Elle fut P r ^ ]C dele roi Philippe Auguste, fur Jean Sans-terre?,^ ^Normandie, 8c roi d’Angleterre, qui la C jr ra nce>