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Tome sixième. T - Z.
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H Lì,

Cette citadelle est garnie de palissades en plusieursendroits , 8c pourvue d’une assez bonne garnison,suíss-bien que les environs de la ville, pour s’opposeraux incursions des barbares. Les chantiers, pour laconstruction des vaisseaux font à côté de la citadelle ,a nlieu qu’ils étoient autrefois par-tout. Le magasinest de l’autre côté. C’est un grandbâtiment à trois éta-ges , dont les deux premiers font de pierre, 8c le troi-neme & le plus élevé, de bois. II est divisé en plu-sieurs appartemens, remplis de toutes les choses né-cessaires pour la marine : chaque forte est dans un en-oroit particulier, jusqu’aux habits Scjusqu’aUx moin-ores choses qu’il faut aux matelots. La maison où l’ontravaille aux voiles, est à côté de ce magasin. Oncompte qu’il y a près de dix’mille personnes danscette ville & aux environs. On volt cieux ou troisvillages dans la plaine. II y a à Veroms quelqueséglises. -

, Sur une montagne , auprès de Verouis, on volt devieux tombeaux. La montagne est ruinée par les.in-jures du tems, & entre ouverte en plusieurs endroits,°ù la terre s’est éboulée j de forte que ce cimetiereu'est plus qu’une petite montagne détachée , où l’ontrouve encore, du haut jusqu'en bas, des crânes 8c desossemens, avec des pièces de cercueils. On voit deuxar bres 8c deux tombeaux fur le sommet : l’un de cestombeauxn’estgueres endommagé, & l’autreest touttompu. Le terrein, qui est devant le cimetiere , y aété joint autrefois. Le passage, qui y conduit en deçàde lariviere , est au-dessous de cette montagne à gau-che; & on trouve SlESOFSKlE à la droite, dans le*dnd, près de la riviere, avec quelques moulins. A^Uelque distance de Veronis,on voit un moulin ,d’u-de forme extraordinaire, faitpar un Circassien. Sa fi-gure est octogone. IIy a au-dedans quatre moulins,1»! vont en même-tems, fans qu’il y ait des ailes, nitssoique ce soit par dehors, pour donner prise auvent ;tuais il y a sept voiles en-deaans, semblables à cellesd une barque, & il se ferme en-dehors par de gran-des fenêtres ou portes. Lorsque le vent est favorable,On ouvre du côté d’où il vient, deux ou trois de cesPortes, au travers desquellc-s le vent donne dans lesVoiles, Sc lait tourner la machine avec violence.VERONUM. V oyez VERE-TNUM.VEROVICUU Ai, nom latin que Leland donne àla ville de Warwik, en Angleterre. * Orlel. The-laur.

VERRA , ou Velea , riviere d’Italie, selon Cor-neille, qui ne cite aucun garant. VoyézVELLA, i.

VERRAH, ou WERRA. On dorme ce nom auV* eser, depuis fa source jusqu’à Minden.

VERRE, ou Vere, cap d'Italie, au royaume deNaples , dans la Calabre citérieure , fur la côte de latuer inférieure, entre Fi urne Freàáo 8c Fiume Oliva.st se jette dans la mer, près de ce cap, une petite ri-vière, appellée austi Verre ou Vere.* Mag:n, cartede la Calabre citérieure. Ce cap a été appellé par lesa ncìens, hmpi owontonum.

VERRE GIN IS-VILL Amaison de campagne,d a ns la Gaule, dans le territoire de Bourdeaux. f or-^Uat ,l.i, en parle dans ces termes :

Inter opima ferax quà vohitur unda OarumnoiFerreginis rtpis vernat amanus Ager.

p^et croit que c'est présentement Borechs ; mais aule u d e Ferrego , il lit Fcrreg'ivim.

-, TêRREGINUM, ou VERRUGO, ville d’Italie,a Hs l e larium, au pays des Volsques, selon Dio-y re de Sicile, l. 4, c. 100. Tite-Live, /. 4, c . 41. ScaJer e Maxime, /. 3, c. 2. On ne sait pas au juste lajd^ation de cette ville. Tite-I-ive dit que le consula > r onius, après avoir livré bataille aux VolsquesVo f c ZUelque désavantage , ramena son armée par lasaisi 7, av icane ; 8c Valere Maxime écrit que cette ba-r jp- e sot donnée auprès de Ferrugo ; mais commet j e "dstve, 7.4 , c. 3g, ajoute que le consul, ense re-ant ? ne prit pas le plus court chemin, il n’eíl pas

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possible de sixer la vraie situation de cette ville; Onfait seulement qu’elle ne devoit pas être éloignée dupays desseEques, parce que de la forteresse de Car-vente, que les Áïques avoient envahie , P armée futramenée à Verrugo. Cette derniere place avoit étéfortifiée par les Romains, pour servir de barrière con-tre les courses des Volsques, par qui elle fut prise plusd’une fois.

VERRETES , plaine de l’iste Espagnole , prèsd’une bourgade, presqu’au milieu de la côte occiden-tale , appellée le cul-de-sac. Cette plaine, dans falongueur, qui est de quatre lieues, est bordée demontagnes, 8c fa largeur, qui est de trois lieues, sé-pare l’étang du cul-de-sac d’un autre, que les Es-pagnols nomment RI quille. Sc les François l'Etangsalé.

V ERRIERE, boug de France dans l’Angoumois,élection de Cognac.

.VERRON, (Le) contrée de France dans laTouraine. Cette contrée est à peu près semblable àcelle des Varennes, si ce n’eft que son terroir est plusgras, Sc dans une situation plus élevée. On y re-cueille des bleds, des vins, Sc de très-bons fruits,entr’autres des noix , des amandes , Sc íur-tout desprunes, dont les habitans font commerce; * PiganíoFDescription de la France, t. 7, p. 2.

VERRON, bourg de France, dans l’Anjou, élec-tion de la Flèche.

VERRONENSIS , siège épiscopal d'Afrique;Dans la conférence de Carthage, n. 198. -TEmilianusest appellé episôopus Ftrronerîjis. On ignore de quelleprovince étoit ce siège.

VERRUE, bourg de France , avec un châteaudans le Berry , élection de Richelieu.

VERRUGO. Voyez VERREGlNUM;

VERSAILLES,ville, château, Sc bailliage royal ^prévôté dansl’isle de France , Sc dans sélection deParis , à quatre lieues à l’occident de cette capitale;Ce n’étoit autrefois qu’une paroisse 8c un prieuré dé-pendant de saint Magloire de Paris. Ce lieu avoit sesseigneurs particuliers, vassaux des évêques de Paris;Louis XIII. acheta cette terre, Sc y fit bâtir un châ-teau p'our loger ses équipages de chasse. Ce n’étoisencore proprement qu’une maison de campagne,que Bassompierre appelle toujours le chétif châteaude Fersailles. Louis XIV. le trouva agréable pour lachasse, Sc sit du village une ville, Sc du château unpalais dont la magnificence fut si grande, qu’elle mé-rita l’admiration du regnicole 8c de l’étranger.

On y arrive par trois longues Sc spacieuses ave-'nues : celle du milieu, qui est la plus grande , fur lechemin de Paris, commence au pied de la hauteur,qui conduit au parc de Chaville ,8ccontinue jusqu’aiicoude qu’elle faitàPorcheíontame, d où elle va, endroite ligne aboutir à la place durmes.

Cette avenue est plantée de quatre rangs d’arbres ,dont l’allée du milieu avingt-cinq toiles, Sc les deuxcontre-allées chacune dix : le village du petit Mon-treuil’est à son midi ; Sc à son nord est le grand Mon-treuil, qui forme une paroisse. De ce même cote onvoit la Venerie, Sc de l’autre l’hôtel du grand-maî-tre de la maison du Roi, avec tous les accompagne-mens en bâtimens, jardins Sc cours , qui rendent cesdeux maisons très-considérables : ensuite on apper-çoit, à droite 8c à gauche, la grande8cpetite écurie,qui aboutissent stir la place d’armes. I es derrières deces vastes édifices sont occupés par des maisons par-ticulières qui sont de la ville.

Les deux autres avenues sont celles de Seaux,’du côté du midi ; celle de saint Cloud, du côtédu nord : elles prennent leurs noms des endroits d’oùelles viennent ; elles sont tirees fur des alignemènsobliques , dont le point , qui fixe l’attenrion àmesure qu’on avance vers la ville, est la principaleporte du château , d’où on les voit d’un coup d’œiltoutes tróis en patte d’oye. Ces deux avenues (ònr,comme celle du milieu, plantées de quatre raags d ar-bres, qui forment des allées Sc des contre-allées demoindre largeur que la grande. Elies se partagent dece côté-ìà en deux parties, d’une assez grande éten»